Vous apprenez le japonais et vous vous demandez par quels kanji commencer ? La réponse est simple : commencez par les caractères les plus fréquents dans la vie quotidienne, et par les plus simples à mémoriser. Les kanji constituent l’un des plus grands défis pour les apprenants francophones — même les niveaux avancés y consacrent encore du temps. Mais avec la bonne méthode, c’est tout à fait accessible.

Dans ce guide, nous vous présentons les kanji essentiels pour les débutants, organisés par thème, avec leurs lectures kun’yomi et on’yomi. À la fin, vous réaliserez peut-être que les cent premiers ne sont que le début de l’aventure.

Qu’est-ce qu’un kanji ?

Les kanji (漢字) sont les caractères logographiques utilisés dans le système d’écriture japonais, empruntés à l’origine au chinois. Ils ont été introduits au Japon il y a plus d’un millénaire et progressivement adaptés à la langue japonaise. Certains ont conservé leur sens d’origine, d’autres ont évolué pour prendre des significations proprement japonaises.

Contrairement aux hiragana et katakana — qui sont des syllabaires phonétiques représentant des sons — chaque kanji représente un sens ou un concept.

Il existe deux types de lectures pour les kanji :

  • On’yomi : la lecture d’origine « sino-japonaise », souvent utilisée dans les mots composés.
  • Kun’yomi : la lecture « japonaise native », souvent utilisée quand le kanji apparaît seul.

Pour être considéré « bilingue » en japonais, les apprenants sont censés maîtriser les jōyō kanji — une liste de plus de 2 000 caractères d’usage courant officiellement établie par le ministère de l’Éducation japonais. Même les locuteurs natifs passent des années à les apprendre à l’école.

Une meilleure façon d’apprendre les kanji : les radicaux

basic kanji infographic
kanji jlpt n5 sheet for beginners

Les radicaux de kanji, ou bushu (部首・ぶしゅ), sont les éléments constitutifs des caractères kanji. Imaginez-les comme des pièces de LEGO qui s’assemblent pour former une figure plus grande.

Certains radicaux sont eux-mêmes des kanji et peuvent se combiner pour en créer d’autres. Par exemple, le radical 木 signifie « arbre ». En empilant trois 木, on obtient 森 (mori), qui signifie « forêt ».

Les radicaux donnent également des indices sur le sens d’un kanji, ce qui vous permet parfois de deviner la signification d’un caractère inconnu. Par exemple, le radical 氵 (variante de 水, « eau ») indique souvent qu’un kanji est lié à l’eau ou aux liquides. Ainsi :

  • 洗う (arau) — « laver »
  • 海 (umi) — « océan »

Apprendre les radicaux facilite grandement la lecture et l’écriture des kanji. C’est pourquoi de nombreux outils pédagogiques, comme WaniKani, s’appuient sur les radicaux pour aider les apprenants à mémoriser les caractères plus efficacement.

Tableau des kanji de base — à télécharger gratuitement

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Les 100 kanji essentiels pour le JLPT N5 (et quelques N4)

Les tableaux ci-dessous regroupent les kanji fondamentaux que les débutants rencontrent le plus souvent. Les lectures kun’yomi et on’yomi sont indiquées pour chaque caractère.

1. Les kanji des chiffres et des nombres

En japonais, les kanji numéraux s’utilisent surtout dans des contextes formels, juridiques ou financiers (contrats, chèques, événements traditionnels). Pour les usages quotidiens comme les achats, les SMS ou les horloges, les chiffres arabes (1, 2, 3…) sont bien plus courants.

KanjiSignificationKun’yomiOn’yomi
UnHitoIchi
DeuxFutaNi
TroisMiSan
QuatreYoShi
CinqItsuGo
SixMuRoku
SeptNanaShichi
HuitYaHachi
NeufKokonokaKyuu
DixTooJuu
CentHyaku
MilleSen
Dix milleMan
Yen / CercleMaruEn

2. Les kanji liés au temps

KanjiSignificationKun’yomiOn’yomi
SemaineShuu
Jour / Soleil / JaponHiNichi / Jitsu
Mois / LuneTsukiGetsu / Gatsu
AnnéeToshiNen
Heure / MomentTokiJi
Minute / PartFun / Bun
Moitié / MilieuHan
Intervalle / EspaceAida / MaKan
MidiGo
Avant / DevantMaeZen
Après / DerrièreAto / UshiroGo / Kou
MaintenantImaKon
Avant / PrécédentSakiSen
Venir / ProchainKuru / KiRai
Chaque / ToutMai
Quoi / CombienNaniKa / Nan

3. Les kanji de la famille et des amis

KanjiSignificationKun’yomiOn’yomi
PersonneHitoJin / Nin
Homme / MasculinOtokoDan / Nan
Femme / FémininOnnaJo
EnfantKoShi
PèreChichiFu
MèreHahaBo
Ami(e)TomoYuu

4. Les kanji du corps humain

kanji related to body parts
KanjiSignificationKun’yomiOn’yomi
VisageKaoGan
CorpsKaradaTai / Tei
MainTeShu
Pied / JambeAshiSoku
OreilleMimiJi
ŒilMeMoku / Boku
BoucheKuchiKou / Ku
NezHanaBi

5. Les kanji de la nature

KanjiSignificationKun’yomiOn’yomi
Or / ArgentKaneKin / Kon
Arbre / BoisKiMoku / Boku
EauMizuSui
FeuHiKa
Terre / SolTsuchiDo / To
MontagneYamaSan / Zan
Rivière / Cours d’eauKawaSen
Ciel / ParadisTen
Ciel / VideSora / AKuu
Air / Énergie / AtmosphèreKi / Ke
PluieAmeU
ÉlectricitéDen
PoissonSakanaGyo
FleurHanaKa

6. Les kanji de position et de taille

positions in japanese
KanjiSignificationKun’yomiOn’yomi
Grand / GrosOoDai / Tai
PetitChiisai / KoShou
Nombreux / FréquentOoTa
Peu / RareSukunai / SukoShou
Vieux / AncienFuruKo
NouveauAtara / ArataShin
Pas cher / Sûr / TranquilleYasuAn
Grand / Élevé / CherTakaKou
Long / Ancien / ChefNagaChou
BlancShiroHaku

7. Les kanji verbaux (actions courantes)

KanjiSignificationKun’yomiOn’yomi
Voir / OpinionMiKen
Dire / MotI / KotoGen
Parler / HistoireHanashiWa
Entendre / Écouter / DemanderKikuBun / Mon
LireYomuDoku / Toku
ÉcrireKakuSho
Boire / Prendre (médicament)NomuIn
Manger / NourritureTaberu / KuuShoku / Jiki
Vie / NaissanceI / U / HaeruSei / Shou
Entrer / InsérerHairu / IreruNyuu
Sortir / PartirDeru / DasuShutsu / Sui
Aller / VoyageIku / YukuKou / Gyou
Rencontrer / RéunionAuKai
Se reposer / VacancesYasumuKyuu
Se lever / Se dresserTatsuRitsu / Ryuu
AcheterKauBai

8. Les kanji nominaux (objets et lieux du quotidien)

KanjiSignificationKun’yomiOn’yomi
VoitureKurumaSha
GareEki
Rue / CheminMichiDou
Livre / OrigineMotoHon
Magasin / BoutiqueMiseTen
Entreprise / Sanctuaire / SociétéYashiroSha
PaysKuniKoku
NomNaMei / Myou
Mot / Langue / DiscoursKataruGo
Étude / ApprentissageManabuGaku
ÉcoleKou

Les mots composés kanji (jukugo)

Les kanji ne s’utilisent généralement pas seuls. En combinant deux caractères ou plus, on crée des mots composés appelés jukugo (熟語). Ces composés forment des mots aux sens nuancés, généralement lus en on’yomi. Ils désignent souvent des noms, des actions ou des concepts.

Par exemple :

  • 読書 (dokusho) — « lire des livres »
  • 缶詰 (kanzume) — « conserves alimentaires »
  • 今週 (konshuu) — « cette semaine » (今 « maintenant » + 週 « semaine »)

Même si vous ne connaissez pas le sens exact d’un composé, reconnaître ses éléments vous donnera de précieuses pistes de compréhension.

3 conseils pour apprendre les kanji efficacement

1. Pratiquez l’écriture à la main en respectant l’ordre des traits

De nos jours, beaucoup d’apprenants utilisent des applications pour étudier les kanji. Écrire les kanji à la main reste toutefois l’une des méthodes les plus efficaces pour les mémoriser durablement. Respecter l’ordre des traits — la façon dont chaque caractère doit être tracé — aide à ancrer les formes dans la mémoire et améliore la lisibilité de l’écriture.

2. La répétition espacée (spaced repetition)

Combinez la méthode traditionnelle avec les outils modernes. La répétition espacée est l’une des techniques de mémorisation les plus efficaces. Des applications comme Anki proposent des jeux de cartes (decks) dédiés aux kanji japonais. En révisant à intervalles réguliers, vous favorisez la rétention à long terme.

3. La régularité plutôt que le bachotage

Il est bien plus efficace d’étudier les kanji de façon régulière chaque jour plutôt que d’essayer d’en mémoriser un grand nombre en une seule session. Réviser la veille d’un examen comme le JLPT est l’une des pires stratégies qui soit. Des sessions courtes et quotidiennes — à l’écrit ou avec des applications de répétition espacée — renforcent la mémoire et évitent l’épuisement. Sur le long terme, cette approche progressive mène à une compréhension plus profonde et rend l’apprentissage des kanji à la fois durable et agréable.

Maîtrisez les kanji avec la Coto Academy !

Les kanji représentent l’un des plus grands obstacles dans l’apprentissage du japonais — mais à la Coto Academy, vous rejoignez des cours de japonais conçus pour vous aider à les maîtriser et à les utiliser dans des situations réelles.

Nos cours sont disponibles à Tokyo, Yokohama et en ligne, pour apprendre depuis n’importe où. Au-delà de la simple mémorisation, nos formations se concentrent sur l’application pratique : utiliser les kanji dans la vie quotidienne, en conversation, dans les e-mails et en contexte professionnel. Avec des enseignants expérimentés et un environnement d’apprentissage bienveillant, la Coto Academy rend l’apprentissage des kanji à la fois efficace et motivant !

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FAQ

Quelle est la meilleure façon d'apprendre à écrire les kanji ?

Pratiquer l’écriture à la main en respectant l’ordre des traits favorise la mémorisation et améliore votre graphie. Des sessions courtes et régulières sont bien plus efficaces que des séances de révision intensive occasionnelles.

Les applications suffisent-elles pour apprendre les kanji ?

Les applications et les outils en ligne sont très utiles, mais s’exercer à l’écriture à la main renforce la mémorisation et la compréhension. L’idéal est de combiner l’écriture traditionnelle avec des outils modernes comme Anki pour la répétition espacée.

Combien de temps faut-il pour apprendre les 100 premiers kanji ?

Cela dépend de votre emploi du temps et de votre régularité. Avec une pratique quotidienne, la plupart des débutants maîtrisent les 100 kanji de base en 1 à 2 mois. Des cours intensifs ou une immersion accélèrent ce processus.

Peut-on apprendre les kanji en ligne ?

Oui ! De nombreuses plateformes, dont la Coto Academy, proposent des cours en ligne qui enseignent les kanji avec une application pratique à l’oral, à l’écrit et en lecture.

Vous avez aimé cet article ? Explorez d’autres articles sur la culture et la langue japonaise sur notre blog.

Si vous apprenez le japonais, vous avez probablement déjà entendu parler des kanji — ces caractères complexes qui constituent une grande partie de l’écriture japonaise. Mais avec plus de 50 000 kanji existants, il est facile de se sentir dépassé et de se demander si vous parviendrez un jour à les lire et les écrire.

La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin de connaître ces 50 000 caractères pour lire et écrire correctement en japonais. Maîtriser seulement quelques centaines de kanji peut déjà vous mener très loin.

Mais alors, comment savoir sur lesquels se concentrer ?
Dans ce guide ultime pour maîtriser les kanji, nous verrons les caractères les plus courantscomment les apprendre efficacement, ainsi que des conseils pour les mémoriser et les utiliser au quotidien.

Et si vous avez besoin de conseils personnalisés ou d’un accompagnement pour apprendre le japonais, n’hésitez pas à nous contacter directement.

Qu’est-ce que le kanji ?

Les kanji sont l’un des trois systèmes d’écriture principaux du japonais, aux côtés des hiragana et des katakana.
Ils sont composés de caractères empruntés au système d’écriture chinois, et chacun représente une idée ou un concept spécifique.

Pourquoi est-il important d’apprendre les kanji ?

Les kanji sont une partie essentielle de la langue japonaise. Contrairement aux hiragana et katakana, qui sont des syllabaires phonétiques, les kanji forment un système logographique : chaque caractère représente une idée ou un concept.
Les phrases japonaises mélangent généralement kanji, hiragana et katakana, ce qui rend indispensable la maîtrise des trois systèmes d’écriture pour lire et écrire couramment.

Les kanji sont omniprésents : dans la littérature, les journaux, les magazines, la signalisation, les noms de rues, de bâtiments et d’entreprises. Ils font donc partie intégrante de la culture japonaise. Pour toute personne souhaitant devenir réellement fluente, apprendre les kanji est incontournable.

Mais au-delà de leur importance culturelle, vous remarquerez que lire un texte avec des kanji est beaucoup plus facileque lire un texte entièrement en hiragana ou katakana.
Pourquoi ? Parce que les kanji apportent des indices visuels et découpent le texte en unités de sens.

En japonais, contrairement à l’anglais, il n’y a pas d’espaces entre les mots. Par exemple :

わたしはいぬがすきです。
Watashi wa inu ga suki desu.

Imaginez lire une phrase en anglais sans espaces :

Jaimeleschiens.

Pas très agréable à lire, n’est-ce pas ?

Maintenant, si l’on remplace certains hiragana par des kanji :

私は犬が好きです。

Grâce à leurs formes distinctes et à leurs structures visuelles, les kanji permettent de transmettre l’information plus clairement et plus rapidement qu’avec du hiragana ou du katakana seuls. Le sens global d’une phrase devient ainsi plus facile à saisir.

Combien de kanji devriez-vous apprendre par jour ?

Le nombre de kanji que vous pouvez apprendre quotidiennement varie selon plusieurs facteurs :
votre style d’apprentissage, votre disponibilité, votre mémoire, et votre niveau actuel.

Pour donner un repère, on peut observer ce qui est enseigné dans les cours de japonais :

  • Dans la plupart des classes débutantes à intermédiaires, on apprend entre 5 et 10 kanji par jour.
  • Dans les cours intensifs, il est courant d’en apprendre jusqu’à 20 par jour.

Cependant, plus vous progressez, plus les kanji deviennent complexes et rares, et plus leur étude devient exigeante.

En général, il est raisonnable de viser 5 à 10 kanji par jour. Certains apprenants peuvent en gérer davantage, mais la plupart commettent l’erreur de vouloir mémoriser un maximum de kanji juste avant un test.

Notre conseil : ne faites pas ça.
Cela mène au surmenage, et vous retiendrez très peu d’informations.

L’objectif n’est pas d’apprendre beaucoup, mais d’apprendre bien : comprendre le sens, les lectures, l’ordre des traits et s’entraîner suffisamment pour garantir une mémorisation durable.

Combien de kanji devez-vous connaître ?

Pour commencer, prenons comme référence le nombre de kanji requis pour chaque niveau du JLPT.

  • JLPT N5 : environ 100 kanji.
    Si vous apprenez 5 à 10 kanji par jour, vous pourrez atteindre cet objectif en 10 à 20 jours.
  • JLPT N4 : il faut apprendre 200 kanji supplémentaires, soit environ 300 kanji au total.
    Cela peut généralement être accompli en un à deux mois.
  • JLPT N3 : le programme couvre environ 650 kanji.
    Vous n’avez pas besoin de tous les connaître pour réussir, mais il est impossible de prévoir lesquels apparaîtront à l’examen.
  • JLPT N2 : environ 1 000 kanji sont nécessaires.
  • JLPT N1 : environ 2 000 kanji sont recommandés.

Au moment où vous préparez le N1, vous aurez en général mis en place une routine d’étude solide pour les kanji et le vocabulaire.
Comme le JLPT N1 teste énormément de kanji dans des phrases complexes, il devient plus efficace d’apprendre les kanji en fonction de leur usage réel plutôt que de mémoriser uniquement leur sens ou leur prononciation.

Pour être considéré comme réellement fluide en japonais, il faut connaître environ 1 500 à 2 500 kanji, soit l’équivalent d’un niveau N2/N1.

Qu’est-ce que les Joyo Kanji ?

Bien qu’il existe plus de 50 000 kanji, le Japon utilise une liste officielle appelée joyō kanji (常用漢字).
Cette liste regroupe les caractères considérés comme « d’usage courant » par le gouvernement japonais.

Créée en 1981 par le ministère de l’Éducation, elle comprenait à l’origine 1 945 kanji, puis a été étendue à 2 136 caractères en 2010.
Ce sont les kanji enseignés dans les écoles japonaises et ils constituent la base de la littératie pour tous les locuteurs natifs.

8 étapes pour apprendre les kanji efficacement

1. Commencer par les bases : vocabulaire et systèmes d’écriture

Si vous suivez un cours de japonais débutant, n’attendez pas que l’enseignant vous plonge dans les kanji dès le premier jour !
Il est généralement recommandé de commencer par les bases :

  • apprendre les mots essentiels en japonais,
  • maîtriser les systèmes d’écriture hiragana et katakana.

Ces deux syllabaires sont fondamentaux pour lire et écrire, car ils représentent les sons du japonais.

Construire un socle de vocabulaire de base est également important : cela vous permet de communiquer même sans kanji. Apprendre les mots essentiels, les phrases simples et les premières structures grammaticales vous aide à comprendre la logique de la langue et à former vos premières phrases.

Une fois que vous maîtrisez les hiragana, les katakana et un peu de vocabulaire, vous pouvez introduire progressivement les kanji dans votre apprentissage.

2. Fixer des objectifs réalistes

Étudier les kanji tous les jours est important… mais seulement si vous fixez des objectifs réalistes !
Pensez à la vitesse à laquelle vous souhaitez maîtriser les environ 2 200 kanji nécessaires pour lire un journal japonais couramment. Est-ce vraiment faisable pour vous ?

Par exemple, si vous souhaitez atteindre cet objectif en un an, cela signifie apprendre environ 6 à 7 kanji par jour.

Demandez-vous :

  • Pourrez-vous vraiment étudier chaque jour, sans exception ?
  • Qu’en est-il des vacances ?
  • Et des jours où vous serez malade ou trop fatigué ?

Si vous pouvez vous engager à étudier quotidiennement, c’est formidable !

Mais si ce rythme vous semble trop élevé, pas d’inquiétude. Vous pouvez :

  • prolonger votre objectif à deux ans,
  • ou simplement trouver un rythme qui vous correspond mieux.

L’essentiel, ce n’est pas d’aller vite : c’est de trouver un équilibre qui vous permette d’apprendre durablement, sans vous épuiser.

3. Apprendre les radicaux des kanji

Les radicaux, appelés bushu (部首) en japonais, sont les blocs de construction des kanji. Ce sont de petits éléments ou caractères qui composent un kanji plus grand.
Ils peuvent indiquer un sens, donner un indice de prononciation, ou servir de marqueur sémantique.

Apprendre les radicaux permet de comprendre la structure et le sens des kanji, ainsi que les liens entre eux. C’est une base essentielle pour progresser plus facilement et rendre l’apprentissage plus intuitif.

Prenons un exemple simple :

Si vous voyez ce kanji : 森 (mori), qui signifie “forêt”, vous remarquerez qu’il est composé de trois radicaux 木 (arbre) empilés les uns sur les autres.

En reconnaissant le radical 木, vous pouvez deviner que le caractère aura un lien avec les arbres ou la nature.
Puisque 木 signifie “arbre”, il est logique que 森 signifie “forêt”.

Voici quelques radicaux courants, leur signification, et un exemple de kanji utilisant ce radical :

RadicalSignificationExemple de kanjiSens du kanji
人 (ひと)Personne休 (やす)Se reposer
日 (ひ)Soleil明 (あか)Lumineux
月 (つき)Lune朝 (あさ)Matin
木 (き)Arbre林 (はやし)Bois
火 (ひ)Feu灰 (はい)Cendres
水 (みず)Eau池 (いけ)Étang
山 (やま)Montagne岩 (いわ)Roche
口 (くち)Bouche唇 (くちびる)Lèvres
心 (こころ)Coeur愛 (あい)Amour
手 (て)Main持 (も)Tenir

4. Apprendre les composés de kanji

Si les radicaux sont les petites pièces qui forment un kanji, les mots composés (jukugo / 熟語) sont quant à eux des mots créés par l’association de plusieurs kanji.

Exactement comme des lettres qui forment des mots — sauf qu’ici, chaque “lettre” est porteuse d’un sens.

Par exemple :

  • 日 (soleil / jour)
  • 本 (origine / livre)

Pris séparément, ils ont leur propre signification.
Ensemble, ils forment 日本 (Nihon / Nippon), qui signifie “Japon”.

Un piège courant : apprendre les kanji individuellement mais oublier leurs composés, alors qu’ils sont indispensables pour comprendre le vocabulaire japonais.

Prenons 人 (hito / nin), que vous connaissez peut-être.

Combiné avec d’autres kanji, il donne :

  • 二人 (futari) — deux personnes
  • 社会人 (shakaijin) — adulte actif / personne dans la société
  • 人間 (ningen) — être humain / humanité

Vous le voyez : apprendre 1 000 kanji, c’est aussi apprendre leurs multiples combinaisons !

En maîtrisant les composés, vous accédez à un vocabulaire bien plus large et vous comprenez plus rapidement le sens des mots.

5. Pratiquer l’écriture des kanji

Même si vous n’êtes pas un apprenant visuel ou kinesthésique, l’apprentissage des kanji reste un processus très visuel.
Nous recommandons vivement de pratiquer l’écriture régulièrement pour renforcer la compréhension et la mémoire musculaire.

Utilisez du papier quadrillé ou des feuilles d’entraînement indiquant l’ordre correct des traits.

Si vous manquez de temps (ou de papier), il existe d’excellentes applications comme Kaizen, qui vous permettent de pratiquer les traits directement sur votre téléphone.

6. Apprendre l’ordre des traits

Connaître l’ordre des traits des kanji est utile pour plusieurs raisons :

  • Cela garantit une écriture correcte et lisible, car un bon ordre donne des caractères harmonieux et cohérents.
  • Cela aide à reconnaître et différencier les kanji, car de petites variations de traits peuvent changer complètement un caractère.
  • Cela améliore la mémoire visuelle et kinesthésique, puisque répéter les traits dans l’ordre renforce la mémorisation.
  • C’est essentiel pour la calligraphie, car cela influence l’équilibre et l’esthétique des kanji.

En bref, apprendre l’ordre des traits améliore votre écriture, votre reconnaissance des kanji et votre capacité à les mémoriser durablement.

7. Utiliser des flashcards ou la répétition espacée

Apprendre à lire les kanji est aussi important que d’apprendre à les écrire.
Une méthode simple consiste à utiliser des applications mobiles comme Anki ou Flashcards Deluxe, qui fonctionnent grâce au système de répétition espacée (SRS).

Comment cela fonctionne :

  • Vous créez vos propres cartes : kanji d’un côté, signification ou prononciation de l’autre.
  • Vous pouvez aussi utiliser des phrases contenant le kanji, ou essayer d’écrire le kanji correspondant à un mot de votre langue maternelle.
  • Le SRS adapte la fréquence en fonction de votre niveau :
    • si vous maîtrisez un kanji, il apparaîtra moins souvent ;
    • si vous avez du mal, il reviendra plus fréquemment jusqu’à ce que vous le reteniez.

Avec ces applications, l’apprentissage devient personnalisé, motivant et beaucoup plus efficace. Essayez et voyez vos progrès en lecture !

8. Lire beaucoup et souvent

Pas besoin d’être avancé pour commencer à lire en japonais.

Si vous avez un niveau intermédiaire, essayez de lire vos mangas préférés en version originale.
Bonne nouvelle : la plupart utilisent un japonais courant et comportent des furigana, ce qui facilite la transition du tout-hiragana vers la lecture avec kanji.

Les sites web, blogs et réseaux sociaux sont aussi d’excellentes ressources pour vous immerger dans des textes japonais. Explorez des sujets qui vous passionnent — culture, langue japonaise, cuisine, anime, actualité, etc.
Votre apprentissage sera bien plus agréable si vous l’alimentez avec des contenus que vous aimez.

Si vous préférez l’audiovisuel, des plateformes comme Crunchyroll proposent des anime et des films :

  • choisissez des dessins animés pour enfants,
  • activez les sous-titres en japonais,
  • suivez en même temps l’audio et le texte pour améliorer lecture et écoute simultanément.

Pour les lectures simples et authentiques, NHK News Web Easy est une ressource incontournable : des articles d’actualité en japonais facile, parfaits pour pratiquer dans un contexte réel.

📌 À lire aussi : 10 kanji parmi les plus difficiles

Erreurs courantes à éviter lorsqu’on apprend les kanji

Apprendre les kanji peut être difficile, et il est fréquent que les débutants commettent certaines erreurs. Voici celles qu’il vaut mieux éviter :

1. Négliger l’ordre des traits

Faites attention à l’ordre correct des traits lorsque vous écrivez un kanji.
Respecter l’ordre officiel aide à mieux reconnaître les caractères et à écrire plus facilement.
Sauter ou modifier un trait rendra le kanji plus difficile à identifier et à reproduire correctement.

2. Se concentrer uniquement sur la mémorisation

Ne considérez pas les kanji comme une simple liste de caractères à mémoriser.
Comprenez leur sens, leurs radicaux, leurs composants, et apprenez comment ils se combinent pour former des mots.
Le contexte est essentiel pour retenir un kanji durablement.

3. Négliger le contexte et le vocabulaire

Les kanji doivent être appris dans leur contexte.
Mémoriser un caractère et ses lectures sans connaître les mots et expressions dans lesquels il apparaît limite énormément la compréhension.

Étudiez les mots contenant ce kanji pour comprendre son usage réel.

Exemple : le kanji  signifie “écrire / livre”.
Mais c’est en le voyant dans des mots comme :

  • 図書館 (toshokan – bibliothèque)
  • 読書 (dokusho – lecture)
    …que vous saisirez vraiment son sens et ses nuances.

4. Ignorer les différentes lectures

Un même kanji peut avoir plusieurs lectures :

  • lecture on-yomi (origine chinoise)
  • lecture kun-yomi (origine japonaise)

Évitez de penser qu’un kanji n’a qu’une seule prononciation.
Le contexte détermine la lecture correcte.

Apprendre les mots réels dans lesquels apparaît le kanji est la meilleure solution pour mémoriser naturellement ses différentes lectures.

5. Vouloir aller trop vite

Les kanji constituent un domaine complexe de la langue japonaise.
Évitez d’essayer d’en apprendre des dizaines d’un coup sans compréhension réelle.

Misez sur la qualité plutôt que la quantité.
Établissez une routine régulière et apprenez un nombre raisonnable de kanji chaque jour, en révisant systématiquement.

6. Manquer de révision et de consolidation

Une révision régulière est indispensable pour retenir les kanji.
Sans répétition, ils s’oublient vite.

  • Programmez des sessions de révision.
  • Continuez à écrire les kanji pour renforcer votre mémoire visuelle et musculaire.
  • Faites des exercices avec des flashcards (30 minutes par jour peuvent suffire !)

Et n’oubliez pas :
revoyez non seulement la forme du kanji, mais aussi

  • sa signification,
  • ses mots composés,
  • ses lectures on-yomi et kun-yomi.

7. N’utiliser qu’une seule ressource

Variez les ressources pour enrichir votre apprentissage :

  • manuels,
  • sites web,
  • flashcards,
  • applications mobiles,
  • techniques mnémotechniques,
  • jeux de kanji,
    etc.

Plus votre exposition est diversifiée, plus votre mémorisation sera solide et durable.

Conclusion

Apprendre les kanji peut sembler difficile, mais avec une approche progressive et structurée, cela devient une expérience à la fois enrichissante et motivante.
Commencez par les bases, radicaux, ordre des traits, vocabulaire simple, puis avancez progressivement vers les joyō kanji.
Pratiquez régulièrement, utilisez différentes ressources en ligne et évitez les erreurs les plus courantes.

Avec constance et la bonne méthode, vous pouvez réellement progresser, gagner en confiance, et ouvrir la porte à de nouvelles opportunités au Japon.

Commencez à apprendre le japonais et maîtrisez les kanji !

Vous avez un objectif en japonais ? Nous pouvons vous aider à l’atteindre.
Si vous ne connaissez pas encore votre niveau, nous proposons un test de niveau gratuit pour vous guider dans votre parcours d’apprentissage.

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FAQ

Combien de caractères kanji existe-t-il au total ?

Le nombre de kanji est immense : on en recense des dizaines de milliers, y compris des caractères rares ou historiques.
Cependant, dans la vie quotidienne japonaise, on utilise généralement entre 2 000 et 3 000 kanji.

Combien de kanji dois-je connaître pour être fluent en japonais ?

Le nombre de kanji nécessaires pour être considéré comme “fluent” dépend du contexte et de votre utilisation du japonais.
En général, atteindre un bon niveau de fluidité implique d’apprendre entre 2 000 et 3 000 kanji, ce qui correspond aux kanji listés dans les joyō kanji.

Qu’est-ce que la liste des joyō kanji ?

Les joyō kanji sont les caractères officiellement désignés comme “kanji d’usage quotidien” au Japon.
La liste comprend 2 136 kanji, considérés comme essentiels pour la communication courante : journaux, magazines, livres, documents officiels, etc.
Elle sert de référence standard pour les apprenants et est fréquemment utilisée pour évaluer la maîtrise des kanji.

Combien de kanji devrais-je apprendre par jour ?

Commencez avec une quantité raisonnable, comme 5 à 10 kanji par jour, puis augmentez progressivement le rythme lorsque vous êtes plus à l’aise. C’est une approche efficace et durable.

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Foire aux questions

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常见问题

Proposez-vous un cours d'essai gratuit ?

Nous ne proposons pas de cours d’essai gratuit, mais vous pouvez réserver un cours ponctuel pour voir si nos leçons vous conviennent. Pour plus d’informations, contactez-nous à info@funjapanese.net.

Quels types de cours proposez-vous ?

Coto Japanese Academy propose plus de 60 cours répartis selon différents niveaux. La plupart de nos cours sont conçus pour développer les compétences de conversation en japonais.

Combien d'élèves y a-t-il par classe ?

Chaque classe est limitée à 8 élèves maximum, afin de garantir la qualité de l’enseignement et un suivi personnalisé par l’instructeur.

Coto Academy propose-t-elle un accompagnement pour le visa étudiant ?

De nombreux élèves étudient le japonais avec nous pendant un an ou plus, mais Coto Academy ne délivre pas de parrainage pour le visa étudiant. Si vous souhaitez étudier le japonais sur le long terme avec un visa étudiant, nous vous recommandons notre école sœur, Coto Japanese Institute, qui propose des programmes de longue durée éligibles au visa. Si vous vous intéressez à des écoles en dehors de Tokyo, notre équipe Coto School Finder peut également vous aider à trouver une école de japonais adaptée à vos besoins.

Comment se déroule l'inscription à Coto Academy ?

L’inscription se déroule en trois étapes simples :

  • Finalisez votre inscription et préparez-vous à commencer vos études de japonais avec Coto Academy.
  • Envoyez le formulaire de demande afin que nous puissions comprendre vos objectifs et vos besoins d’apprentissage.
  • Réservez une consultation gratuite avec notre équipe. Nous évaluerons votre niveau de japonais et vous recommanderons le cours le plus adapté.

Combien de temps à l'avance dois-je m'inscrire ?

Nous recommandons de vous inscrire au moins deux semaines avant la date de début souhaitée, afin de garantir une inscription fluide et de réserver votre place en classe.

Y a-t-il des frais d'inscription ?

Tous les nouveaux élèves de Coto Japanese Academy s’acquittent de frais d’inscription uniques de 10 000 yens lors de leur premier cours en présentiel. Ces frais contribuent notamment au développement de l’offre de cours et à l’organisation d’événements culturels et sociaux. Aucun frais d’inscription n’est requis pour les cours en ligne.

Les cours sont-ils dispensés en japonais ou en anglais ?

Les cours sont principalement dispensés en japonais, mais selon le niveau, l’anglais peut parfois être utilisé pour faciliter la compréhension.

À partir de quel âge peut-on suivre les cours ?

Nous proposons également des cours pour enfants, mais nos cours généraux sont ouverts aux élèves à partir de 16 ans. Les mineurs plus jeunes peuvent participer, sous réserve de documents parentaux supplémentaires.

Proposez-vous des cours le week-end ou en soirée ?

Oui, tout à fait. Nous proposons des cours le samedi ou en soirée pour s’adapter aux emplois du temps chargés de nos élèves. Consultez la page « Tous nos cours » pour connaître les créneaux disponibles.

Proposez-vous des cours de japonais spécialisé (professionnel, technique, etc.) ?

Nos instructeurs peuvent enseigner et intégrer du vocabulaire dans le cadre du japonais général. Nous ne proposons actuellement pas de cours portant sur la terminologie de domaines spécialisés, mais nos Cours Privés de Japonais permettent de bénéficier d’un programme personnalisé.

Conditions générales et politiques

Puis-je annuler ou reporter un cours et récupérer mes points ?

Cela dépend de votre cours et de votre formule de paiement. Pour la plupart des formules Package, vous pouvez annuler votre réservation avant 18h00 (heure du Japon) la veille du cours, et soit reprogrammer la leçon (cours en présentiel), soit récupérer vos points de cours (cours en ligne). Si vous êtes inscrit à une formule Abonnement, les cours de rattrapage et les remboursements de points ne sont pas disponibles.

Quelle est la politique d'assiduité du Cours de Japonais Intensif ?

Le Cours de Japonais Intensif applique une politique d’assiduité spécifique. Si vous nous prévenez avant 18h00 (heure du Japon) la veille du cours, vous pouvez :

  • Suivre le cours en ligne en mode auditeur (visionnage uniquement, sans participation aux exercices), ou
  • Bénéficier d’un cours particulier de rattrapage de 50 minutes, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité.

Les cours de rattrapage sont uniquement disponibles en cas d’absence complète pour les cours du lundi au jeudi. Le nombre maximal de cours de rattrapage dépend de la durée de votre cours.

Quels moyens de paiement acceptez-vous ?

Nous acceptons les paiements en espèces, par virement bancaire, par carte de crédit (VISA/JCB/Mastercard/Amex), via PayPal et Stripe. Pour les virements bancaires depuis l’étranger, nous acceptons également les paiements via Wise.

Y a-t-il des règles à respecter pendant les cours ?

Afin que tous les élèves puissent suivre les cours dans de bonnes conditions et en tirer le meilleur parti, nous demandons à chacun de respecter les consignes suivantes :

  • En général, si vous souhaitez recevoir les supports du cours suivant à l’avance, ils sont disponibles une semaine avant le début du nouveau niveau. Contactez le personnel de votre école pour plus d’informations.
  • Merci d’arriver en classe 5 minutes avant le début du cours afin d’éviter tout retard.
  • Merci de ne pas manger pendant le cours (les boissons sont autorisées).
  • Merci de mettre votre téléphone en mode silencieux et de ne l’utiliser qu’en cas de nécessité pendant le cours.
  • En cas d’absence en présentiel, merci de prévenir l’école avant 16h00 la veille. Vous pourrez, sous certaines conditions prévues par nos conditions générales, suivre le cours en ligne en mode auditeur ou bénéficier d’un cours de rattrapage.
  • En cas de devoirs, merci de les compléter avant le cours suivant afin de garantir un apprentissage fluide et efficace.
  • Pour les activités en binôme ou en groupe, merci de coopérer afin d’assurer le bon déroulement du cours.
  • Chaque cours est encadré par une équipe d’instructeurs qui collaborent étroitement afin de garantir la cohérence pédagogique.
  • Dans les cours de niveau débutant, l’anglais peut être présent dans les supports de cours, explications et consignes.
  • Il peut être demandé aux élèves de changer de niveau en cours de session, si l’instructeur estime que le niveau du cours n’est pas adapté.
  • Chaque cours a une capacité maximale d’élèves. Merci de vous inscrire tôt si vous souhaitez poursuivre le cours.

Je suis déjà élève dans l'un de vos campus, comment réserver mon prochain cours ?

Si vous suivez déjà des cours de japonais dans l’un de nos campus, vous pouvez envoyer un e-mail à info@funjapanese.net ou vous rendre à l’accueil, où notre équipe vous accompagnera. Merci de réserver au moins trois jours à l’avance pour garantir votre place.

Comment réserver un cours sur Coto Online Japanese School ?

Pour réserver un cours sur Coto Online Japanese School, utilisez le système de réservation en ligne afin de consulter votre planning ou d’annuler des cours. Les Cours à Temps Partiel peuvent être réservés jusqu’à un mois à l’avance. Pour réserver au-delà d’un mois, contactez online@funjapanese.net et notre équipe se chargera de la réservation.

Puis-je obtenir un remboursement ? (période de rétractation et annulation anticipée)

Les remboursements ne sont généralement pas possibles une fois le contrat arrivé à échéance, sauf cas particuliers.

Période de rétractation

Si vous avez souscrit une formule d’une durée de validité supérieure à deux mois et d’un montant total supérieur à 50 000 yens, vous pouvez annuler dans un délai de 8 jours calendaires à compter de la date de transaction enregistrée par votre prestataire de carte de crédit ou votre banque. Pour demander une annulation, contactez-nous à online@cotoacademy.com. Cette politique ne s’applique pas aux formules Abonnement.

Annulation anticipée

Si vous annulez une formule éligible avant la fin du cours, le solde restant peut vous être remboursé après déduction des frais applicables. Si vous n’avez utilisé aucun point de cours, des frais d’annulation de 15 000 yens seront déduits. Si vous avez utilisé des points, le remboursement sera calculé en déduisant la valeur des points utilisés ainsi que des frais d’annulation (jusqu’à 50 000 yens).

Les formules Abonnement ne sont pas éligibles au remboursement. Les frais de virement liés au remboursement sont à la charge du bénéficiaire. Les politiques de rétractation et d’annulation anticipée ne s’appliquent pas aux élèves résidant en dehors du Japon. Des frais supplémentaires peuvent s’appliquer si vous demandez des supports pédagogiques personnalisés non fournis par Coto Academy.

Si j'annule un cours particulier, mes points seront-ils remboursés ?

Si le cours est annulé dans les 24 heures précédant son début, les points seront recrédités sur votre compte, dans la limite de deux fois par mois. Au-delà de deux annulations, les points ne seront plus recrédités, même en cas d’annulation dans les 24 heures.

Si j'annule un cours en groupe, mes points seront-ils remboursés ?

En cas d’annulation d’un cours en groupe, l’élève n’a pas droit à un remboursement de points. Cependant, il peut visionner l’enregistrement vidéo du cours manqué dans les deux semaines suivant la séance.

Jusqu'à combien de temps avant le cours puis-je annuler ?

Les annulations effectuées jusqu’à 24 heures avant le début du cours sont intégralement remboursables : les points de cours sont recrédités sur le compte de l’élève. En revanche, les annulations effectuées dans les 24 heures précédant le cours ne sont pas remboursables.

Que se passe-t-il en cas de problème de connexion internet ?

Si le problème de connexion est imputable à l’instructeur, vos points de cours vous seront restitués. S’il est imputable à la connexion internet de l’élève, les points seront décomptés. L’instructeur fera tout son possible pour rétablir la connexion pendant le cours. Merci de tester votre connexion avant le cours. Nous déconseillons de suivre les cours via un Wi-Fi public, comme dans un café ou un restaurant. En cas de problème de connexion, merci de remplir le formulaire de signalement de problème afin que nous puissions vous venir en aide.

Que se passe-t-il si j'annule avant l'expiration de mes points ?

Si vous annulez avant l’expiration de vos points, ceux-ci restent valables pour une utilisation future. En revanche, si vous annulez après leur expiration, ils ne seront plus valables.

Que se passe-t-il si j'annule avant l'expiration de mes points ?

Les procédures d’évacuation sont affichées dans chaque salle de classe. Chaque école ayant ses propres itinéraires d’évacuation, merci de consulter celui correspondant à votre campus.

Iidabashi School
Shibuya School
MInato School
Yokohama School

Cours de japonais en présentiel

En quoi consiste le Cours de Japonais Intensif ?

Le Cours de Japonais Intensif de Coto Academy est un programme plus soutenu, destiné aux élèves qui souhaitent progresser rapidement : 3 heures de cours par jour, du lundi au vendredi, pendant 4 semaines. Le cours combine les supports originaux de Coto Academy et la méthode Genki.

Quand débutent les Cours Intensifs ?

Tous les Cours Intensifs débutent en début de mois. Consultez notre calendrier des cours intensifs pour connaître les dates. Vous pouvez vous inscrire dès maintenant via le formulaire de demande.

En quoi consiste le Cours JLPT ?

The JLPT Course is designed to help you reach your JLPT objectives optimally through expert guidance, practice exams, and in-house materials as you work towards your JLPT goals. Le Cours JLPT est conçu pour vous aider à atteindre vos objectifs au JLPT de manière optimale, grâce à un accompagnement d’experts, des examens blancs et des supports internes. Nous proposons des cours pour tous les niveaux du JLPT. Pour en savoir plus, consultez la page du Cours JLPT.

Quelle est la différence entre le Cours JLPT sur 3 mois et le Cours JLPT sur l'année ?

Le Cours JLPT sur 3 mois est un cours de préparation intensive conçu pour aider les élèves à progresser rapidement au JLPT. Il se concentre sur la pratique de questions au format JLPT et couvre l’ensemble des domaines de l’examen : grammaire, compréhension écrite, vocabulaire et kanji. Les cours ont lieu à raison de 3 heures par semaine. Le Cours JLPT sur l’année est un programme de plus longue durée, conçu pour bâtir des bases solides en vue de la réussite au JLPT. Il met l’accent sur le développement des connaissances grammaticales et de la compréhension écrite, à raison de 2 heures par cours.

En quoi consiste le Cours de Japonais à Temps Partiel ?

Le Cours de Japonais à Temps Partiel est un programme flexible destiné aux apprenants souhaitant se concentrer sur des domaines spécifiques du japonais, tels que la grammaire, l’expression orale, la lecture ou la conversation. Plutôt que de couvrir toutes les compétences en même temps, les élèves peuvent choisir des cours en fonction de leurs objectifs et de leurs centres d’intérêt. Des créneaux variés sont proposés, et les élèves peuvent s’inscrire à tout moment selon les disponibilités.

En quoi consiste le Cours Intensif Allégé (Lite Intensive) ?

À l’image du Cours Intensif, le Cours Intensif Allégé est conçu pour développer les compétences en expression orale, compréhension orale, lecture et écriture. Au lieu de suivre des cours cinq jours par semaine, les élèves suivent des cours de deux heures, deux fois par semaine, pendant quatre semaines, ce qui en fait une option plus flexible pour les emplois du temps chargés.

Proposez-vous des cours particuliers pour enfants ?

Oui, nous proposons des cours particuliers pour enfants sur demande. La disponibilité dépend toutefois des disponibilités de l’instructeur et de l’âge de l’enfant. Merci de remplir le formulaire de demande si vous êtes intéressé par ce cours.

Cours de japonais en ligne

Qu'est-ce que Coto Online Japanese School ?

Coto Online Japanese School est la plateforme en ligne de Coto Japanese Academy, qui permet aux apprenants d’étudier le japonais où qu’ils soient, à tout moment. Elle propose des cours allant du niveau débutant au niveau avancé.

Proposez-vous un cours de préparation au JLPT entièrement en ligne ?

Oui, Coto Academy propose un cours de préparation au JLPT entièrement en ligne. Nous proposons actuellement deux formats : un cours de 6 mois couvrant l’ensemble des éléments de l’examen, et un cours de 12 mois axé sur la grammaire et la compréhension écrite.

L'heure d'été a-t-elle un impact sur mes cours ?

L’heure d’été n’est pas appliquée au Japon. Selon la région de l’instructeur ou de l’apprenant, un décalage horaire peut apparaître lorsque l’une des deux parties applique l’heure d’été. En cas de décalage, merci de vous rapprocher de votre instructeur afin d’ajuster les horaires en conséquence.

Comment conserver mon horaire local si mon instructeur passe à l'heure d'été ?

Si vous souhaitez conserver votre horaire local, vous devrez vérifier auprès de votre instructeur s’il peut modifier son emploi du temps, puis annuler votre réservation récurrente au moins deux semaines avant la date souhaitée du changement, et effectuer une nouvelle réservation récurrente au nouvel horaire.

Que sont les points de cours ?

Les points de cours constituent la monnaie utilisée par le système de Coto Online Japanese School pour réserver des cours. Les tarifs varient selon les cours. Lorsque vous réservez un cours, le système déduit les points correspondants de votre solde afin de confirmer votre réservation. Le nombre de points disponibles s’affiche en haut à droite de la page.

Comment acheter des points de cours ?

Nous proposons deux formules pour acheter des points de cours : une Formule Abonnement, qui vous octroie un nombre défini de points tous les 28 jours avec paiement et renouvellement automatiques, et une Formule Points, qui vous permet d’acheter des points de cours en un seul achat.

Si j'ai des points avec différentes dates d'expiration, lesquels sont utilisés en premier ?

Les points sont toujours déduits en priorité de la formule ayant la date d’expiration la plus proche.

Puis-je transférer mes points de cours à quelqu'un d'autre ?

Non, les points de cours ne sont pas transférables.

Sur quelle plateforme les cours en ligne se déroulent-ils ?

Les cours se déroulent principalement via Zoom. Merci de vous assurer que votre application et votre navigateur sont à jour afin de garantir une expérience fluide.

Puis-je obtenir une facture pour mes cours en ligne ?

Oui, tout à fait. Contactez-nous à online@funjapanese.net ou via la page d’aide de Coto Online Japanese School. L’émission d’une facture prend généralement entre 2 et 3 jours ouvrés. Toutefois, cela peut prendre plus de temps pendant les périodes chargées, comme la fin d’année ou les fêtes.

Quels moyens de paiement sont acceptés pour les cours en ligne ?

Nous acceptons les cartes de crédit et les virements bancaires. Le paiement par virement bancaire n’est toutefois disponible que pour la Formule Points, et uniquement depuis un compte bancaire domestique. Pour effectuer un paiement par virement bancaire, merci de nous contacter directement.

Que faire si mon paiement échoue ?

Merci de vérifier et de mettre à jour vos informations de paiement. Si nécessaire, contactez également votre prestataire de carte de crédit. Le système réessaiera automatiquement la transaction jusqu’à 5 fois ; merci de NE PAS créer un nouvel abonnement de points, car cela pourrait entraîner un double débit et la création d’abonnements en double. Si vous avez des réservations récurrentes et que le paiement de votre abonnement de points n’est pas effectué avant la date limite, vos réservations récurrentes pourront être automatiquement annulées faute de points. Le cas échéant, merci de recréer de nouvelles réservations récurrentes.

Puis-je mettre en pause un cours particulier récurrent ?

Il n’est pas possible de mettre en pause un cours particulier récurrent. L’élève devra annuler les cours récurrents et les réserver de nouveau ultérieurement. Si l’élève dispose d’une formule d’abonnement de points, la réservation récurrente et l’abonnement de points doivent être annulés séparément. Merci de noter que l’annulation d’un cours récurrent prend deux semaines pour être traitée ; l’annulation prend effet deux semaines après la date de la demande. Une fois la réservation récurrente annulée, il est possible que l’instructeur ou le créneau horaire ne soit plus disponible lors de la reprise. Si vous souhaitez conserver le même instructeur et le même horaire, nous vous recommandons de conserver la réservation récurrente et d’annuler uniquement les cours auxquels vous ne pouvez pas assister. Notez toutefois que les annulations gratuites jusqu’à 24 heures avant le cours sont limitées à deux fois par mois.

Où puis-je trouver les supports de cours nécessaires ?

Cela dépend du cours. Si l’achat d’un manuel est requis, un lien vers celui-ci vous sera communiqué via le chat de Coto Online Japanese School. Merci de vous procurer les supports avant le début du cours.

Vous ne trouvez pas votre réponse ? Nous pouvons vous aider !

Le mot keigo (敬語) est composé du kanji signifiant « respecter » ou « admirer » (敬) et du kanji « langue » (語). La société japonaise a toujours accordé une grande importance à la hiérarchie, au point que le langage honorifique peut sembler constituer une langue à part entière. Si vous envisagez de faire carrière au Japon, maîtriser le japonais des affaires vous démarquera lors de votre recherche d’emploi.

Quelle que soit la raison qui vous pousse à étudier le japonais, on suppose que vous prenez du plaisir à apprendre. Vous avez savouré l’écriture de vos premiers hiragana et katakana. Petit à petit, vous êtes parvenu à vous exprimer et à tenir une conversation informelle en japonais. Du moins, c’était le cas au début.

En arrivant au niveau intermédiaire, le plaisir laisse souvent place au découragement face à la complexité du langage honorifique japonais.

Dans cet article, nous vous guidons à travers toutes les subtilités du keigo japonais, du point de vue d’un non-natif. Nous aborderons les formes honorifiques, les formes humbles, les conjugaisons et les expressions courantes.

Introduction au keigo japonais

Saviez-vous que le Japon avait autrefois un système de castes ? Jusqu’à la restauration de Meiji, les personnes de castes différentes ne parlaient pas le même japonais, en signe de respect des rangs sociaux. Bien que ce système de castes ait disparu, le langage honorifique continue de marquer le degré d’intimité ou de statut social entre les personnes.

Utiliser le keigo, c’est témoigner de sa considération envers une personne plus âgée ou occupant un rang social supérieur. L’âge n’est pas le seul facteur : la position ou l’ancienneté au sein d’une entreprise entre également en jeu, comme avec le concept de senpai (une personne plus expérimentée). Votre façon de parler variera donc selon que vous vous adressez à un ami, un collègue, un supérieur ou un client, et selon la personne dont vous parlez : vous-même, un ami, un collègue ou un client.

Mais ne croyez pas que le keigo soit plus simple pour les locuteurs natifs. Les enfants japonais apprennent le keigo à la dure, en entrant au collège et en découvrant la hiérarchie japonaise. Ils doivent alors soudainement distinguer les 先輩 (senpai, élèves plus âgés) des 後輩 (kōhai, élèves plus jeunes).

Si l’idée d’apprendre tout un nouveau style de langage japonais vous effraie, sachez que vous n’êtes pas seul. Mémoriser le keigo représente un défi même pour les Japonais eux-mêmes : il est donc rassurant de savoir que tout le monde est logé à la même enseigne. Bien souvent, les Japonais n’apprennent pas réellement le keigo à l’école, mais lors de formations intensives avant de commencer leur premier emploi.

Vous souhaitez faire progresser votre carrière au Japon ? Le cours de japonais des affaires de Coto Academy est conçu pour vous aider à maîtriser le keigo et à améliorer votre communication professionnelle. Gagnez en confiance pour échanger avec vos collègues et clients, gérer les réunions et ouvrir de nouvelles opportunités de carrière !

Rejoindre le cours de japonais des affaires

Le concept d’uchi et de soto

Pour mieux comprendre le langage respectueux, il faut se pencher sur le concept japonais d’uchi et de soto, ou « intérieur-extérieur » (内-外). L’idée peut sembler simple : uchi (内) signifie littéralement « intérieur », tandis que soto (外) signifie « extérieur ». Mais ces deux mots ne décrivent pas seulement une position physique : ils traduisent aussi une distance sociale.

Le concept d’uchi et de soto façonne la culture japonaise. En sociologie et en psychologie sociale, on parle de « endogroupe » et d’« exogroupe » ; la société japonaise prend cette distinction particulièrement au sérieux, au point qu’elle influence directement la langue.

Un endogroupe est le groupe social auquel vous vous identifiez. L’exogroupe, à l’inverse, désigne un groupe auquel vous n’appartenez pas.

En japonais, 内 signifie « foyer ». Le concept d’uchi (内) désigne l’endogroupe : toutes les personnes que vous connaissez au sein d’un cercle social précis — votre famille, votre entreprise, votre club. À l’intérieur de ce 内, par exemple, les membres d’une même famille peuvent se passer de titres honorifiques entre eux.

En japonais, soto (外) correspond à l’équivalent de l’exogroupe. Le concept de 外 englobe toutes les personnes extérieures à votre cercle social, comme un employé d’une entreprise concurrente.

Pourquoi ces notions sont-elles si importantes en matière de keigo ? Comme beaucoup de pays asiatiques à tendance collectiviste, le Japon accorde davantage d’importance à la conformité sociale, à l’inverse des cultures occidentales plus individualistes.

Autrement dit, appartenir à un groupe est un élément central de la vie japonaise. Le registre de langue varie selon le contexte social et selon ce que vous considérez, à un moment donné, comme votre endogroupe.

L’endogroupe peut se limiter à votre famille ou s’étendre à l’échelle d’un pays entier. Pensez à la logique du « nous » face au « eux » : cette dynamique influence les interactions sociales et se reflète directement dans la langue japonaise. Retenez donc que l’on n’utilise pas d’honorifiques pour parler de membres de son propre groupe à des personnes extérieures.

Le keigo japonais pour débutants

Avant même d’aborder le keigo à proprement parler, vous apprendrez probablement les formes verbales polies, appelées teinei (丁寧). Cette forme repose sur le radical du verbe suivi de la terminaison ~masu. Par exemple, le verbe « voir », 見(み)る, devient 見(み)ます.

Le keigo englobe à la fois la forme humble, kenjougo (謙譲語), et la forme polie honorifique, sonkeigo (尊敬語), avec différents niveaux de vocabulaire et d’expressions. À l’écrit, cette complexité est encore plus marquée.

En progressant en japonais, vous constaterez que la politesse revêt une grande importance face à des personnes plus âgées ou dans un cadre professionnel. Vous apprendrez à ajuster votre discours selon votre degré de familiarité avec votre interlocuteur, ou pour souligner un écart hiérarchique lorsque vous occupez une position supérieure. 

ご飯を食べます。 Gohan o tabemasu.

映画をみます。 Eiga o mimasu.

Mais que faire si vous souhaitez témoigner encore plus de respect à quelqu’un ? L’humilité occupe une place centrale dans la culture japonaise, aussi bien au travail que dans la vie sociale. Le tableau ci-dessous illustre trois niveaux de politesse.

FamilierFormelKeigo
お土産をもらった。Omiyage o morattaお土産をもらいました。Omiyage o moraimashitaお土産をいただきました。Omiyage o itadakimashita

Une de nos élèves a un jour plaisanté en disant que plus une phrase est longue, plus elle est polie et formelle. Nous ne garantissons pas que la règle soit absolue, mais c’est effectivement une tendance que l’on observe souvent.

Le registre familier s’utilise généralement avec votre endogroupe, avec qui vous entretenez une relation égalitaire ou décontractée : camarades de classe proches, amis intimes, frères et sœurs, voire parents.

Le registre formel, quant à lui, s’adresse à des personnes avec qui la distance sociale est plus marquée : enseignants, collègues ou inconnus.

Enfin, le keigo le plus poli s’utilise envers les personnes que vous considérez comme occupant un rang hiérarchique nettement supérieur : managers, supérieurs hiérarchiques, et bien sûr clients.

Rappelez-vous des notions d’endogroupe et d’exogroupe : les Japonais, en particulier les femmes, ont tendance à utiliser le keigo même face à des inconnus. Ne soyez donc pas surpris si l’on s’adresse à vous avec un langage très humble et honorifique.

Les règles de base du keigo

Maintenant que les notions d’endogroupe, d’exogroupe et de politesse sont posées, entrons dans le vif du sujet : les règles du keigo. La langue japonaise honorifique se divise en trois catégories : le style poli, le style humble et le style honorifique.

Certains mots sont remplacés par une version plus respectueuse en keigo. Par exemple, あした (demain) et ひと (personne) deviennent respectivement あす et かた. Cette forme de langage s’appelle aratamatta iikata (改まった言い方), le « langage formel ».

Deuxième élément à connaître : les préfixes honorifiques japonais o ou go peuvent s’ajouter à certains noms et verbes. L’exemple le plus courant est celui du thé, cha, qui devient « o-cha », ou de la famille, 家族, qui devient ご家族.

L’ajout d’un suffixe honorifique après un nom fait également partie du langage respectueux. Le suffixe poli さん, comme dans Tanaka-san (田中さん), devient Tanaka-sama (田中様).

1. Le japonais poli : teineigo (丁寧語)

Le style poli constitue la forme de keigo la plus simple, régie par une grammaire proche du langage courant. C’est donc la première forme de keigo enseignée aux apprenants de japonais. Utiliser です et ます à la place de la forme dictionnaire suffit déjà à adopter un ton poli et formel : c’est donc déjà une forme de keigo.

Pour rappel, la copule です se place après les noms, adjectifs et adverbes, généralement en fin de phrase, tandis que le suffixe ます se place après un verbe.

FrançaisRegistre courantTeineigo
Je vais acheter un livre.本を買いに行く。Hono kaini iku.本を買いに行きます。Hono kaini ikimasu.
Le téléphone est cassé.携帯が壊れた。Keitaiga kowareta.携帯が壊れました。Keitaiga kowaremashita.
Qu’est-ce que c’est ?これは何だ。Korewa nan da.こちらは何ですか。Kochirawa nandesuka.

2. Le japonais honorifique : sonkeigo (尊敬語)

Ce style permet de témoigner du respect envers une personne de rang supérieur, comme un supérieur hiérarchique ou un client, lorsqu’on s’adresse à elle. Le sonkeigo ne s’utilise jamais pour parler de soi-même. Cette forme est réputée difficile à maîtriser, car elle repose sur des phrases longues et élaborées, où les verbes courants sont remplacés par des formes plus polies, voire des formes honorifiques distinctes.

FrançaisRegistre courantForme honorifique
Monsieur Tanaka est-il présent ?すみません、田中先生はいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa imasukaすみません、田中先生はいらっしゃいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa irasshaimasuka
Comment s’est passé l’entretien ?面接はどうでしたか。Mensetsu wa dou deshitaka面接はいかがでしたか。Mensetsu wa ikaga deshitaka

3. Le keigo humble : kenjougo (謙譲語)

Les expressions humbles telles que おります, 参ります, いたします, いただきます, もうします ou 存じでおります appartiennent en réalité à une troisième catégorie, appelée chouteigo (丁重語). Cette forme de politesse courtoise s’utilise lorsque l’action ne concerne pas directement l’interlocuteur, mais que ce dernier reste une personne à qui l’on souhaite témoigner un profond respect.

FrançaisRegistre courantKenjougo
Je m’appelle Sakura.私はさくらです。Watashi wa sakura desu.私はさくらと申します。Watashi wa sakura to moushimasu.
J’ai lu le livre.この本を読みました。Kono hon o yomimashita.こちらの本を拝読しました。Kochira no hon o haidokushimashita.

Lorsque vous parlez de vous-même, vous devez rester humble. Il en va de même lorsque vous évoquez une personne de votre entourage proche, car le concept d’endogroupe implique qu’elle fait, en quelque sorte, partie de vous.

Le kenjougo sert à s’abaisser socialement lorsqu’on parle de soi-même. On l’utilise en s’adressant à une personne de rang supérieur, pour décrire ses propres actions ou celles d’une personne de son cercle. Comme pour le sonkeigo, le kenjougo remplace certains verbes par des formes spécifiques ; les noms peuvent également changer : le mot 人, mentionné plus haut, devient 者.

Cette distinction est particulièrement importante en entreprise au Japon. Lorsque vous vous adressez directement à votre manager, vous emploierez probablement une forme honorifique, puisqu’il occupe une position sociale supérieure à la vôtre. Simple, non ?

Mais que se passe-t-il lorsque vous parlez à un client de votre entreprise et que vous devez mentionner votre manager ? Faut-il alors employer la forme humble ou honorifique ?

La réponse est : la forme humble. À ce moment précis, votre manager fait partie de votre endogroupe (uchi), tandis que le client appartient à votre exogroupe (soto). Un point essentiel à retenir : on « élève » les personnes extérieures à son groupe et on « abaisse » celles qui en font partie, indépendamment de leur statut réel.

La conjugaison du keigo japonais

Pour les styles honorifiques et humbles, comme évoqué précédemment, certains verbes disposent d’expressions figées. Pour les autres, il existe des règles de conjugaison spécifiques au keigo. La première règle consiste à ajouter le préfixe poli « o » au radical du verbe.

On se concentre souvent sur les constructions verbales et les relations sociales entre locuteur et interlocuteur, mais le keigo va bien au-delà des expressions figées : la langue japonaise utilise également des préfixes honorifiques. Les préfixes お (o) et ご (go) peuvent en effet s’ajouter à certains noms et verbes.

Pour un nom, le préfixe お (o) ou ご (go) le précède, mais cette règle se limite généralement aux noms exprimant une action (verbes en suru). Pour un verbe, on retire ます et on ajoute になる.

FrançaisForme honorifique
Verbeお + radical du verbe (forme ます) + になる
Nomお/ご + nom + になる

部長はいつ海外からお戻りになりますか。

課長はお変えになりました。

Il est possible d’ajouter お (o) ou ご (go) devant presque n’importe quel nom pour le transformer en forme honorifique, mais attention : un excès de préfixes rendra vos phrases maladroites. Il existe d’autres façons de s’exprimer en keigo sans multiplier les お devant chaque objet.

Vous rencontrerez cependant très fréquemment ces noms honorifiques, sans même vous en rendre compte.

FrançaisJaponais honorifiqueRomaji
Théお茶Ocha
Eauお水Omizu
Alcoolお酒Osake
Repasご飯Gohan
Commandeご注文Gochuumon
Sucreriesお菓子Okashi
Tempsお時間Ojikan

Pour le style humble, la construction verbale suit le schéma suivant : お/ご + radical du verbe + する. Vous avez sans doute déjà entendu cette structure dans l’expression お願いします (« s’il vous plaît »).

Le style honorifique peut également s’exprimer via ce que l’on appelle le « keigo simplifié », en utilisant la forme passive du verbe (れる ou られる). Bien que présentée comme plus simple, cette forme peut facilement être confondue avec la voix passive classique et doit donc être utilisée avec précaution.

29 expressions de keigo utiles pour le travail

La première étape consiste à comprendre que certaines lectures de kanji et certains mots diffèrent selon que l’on parle en registre familier ou poli. L’exemple le plus simple est celui du mot « demain » : 明日 se lit あした en registre courant, mais vous rencontrerez rapidement la lecture あす en progressant dans vos études.

FrançaisJaponais courantKeigo professionnel
Demain明日(あした)明日(あす)
Après-demain明後日(あさって)明後日(みょうごにち)
Hier soir昨日の夜昨夜(さくや)
Demain matin明日の朝明朝(みょうちょう)
À partir de demain明日以降後日(ごじつ)
Cette année今年本年(ほんねん)
L’autre jourこの間先日(せんじつ)
Ce jour-làその日当日(とうじつ)
L’année dernière去年(きょねん)去年(さくねん)
Il y a deux ans一昨年(おととし)一昨年(いっさくねん)
Bientôtもうすぐまもなく
Maintenantいまただいま
Plus tôt前に以前(いぜん)
Plus tardあとで後ほど(あとほど)
Immédiatementすぐにさっそく
Cette fois今度このたび
Tout à l’heureさっき先ほど(さきほど)
どこどちら
Par iciこっちこちら
Par là-basあっちあちら
Par làそっちそちら
Lequelどっちどちら
Un instantちょっと少々(しょうしょう)
Beaucoup, énormémentとても大変(たいへん)
Beaucoup, grandementすごく非常に(ひじょうに)
Combienどのくらいいかほど
Un peu少し些少(さしょう)
Considérable多い多大(ただい)
Environ~ぐらい~ほど

Quand utiliser le keigo japonais ?

De manière générale, le langage respectueux s’emploie envers les personnes âgées, les personnes de rang élevé, et dans le cadre professionnel. Bien sûr, des exceptions existent, ce qui explique pourquoi le keigo reste un défi même pour les locuteurs natifs.

Le niveau d’exigence en matière de keigo peut varier fortement d’une entreprise à l’autre. Les étrangers bénéficient généralement d’une certaine indulgence, les Japonais n’attendant pas d’un non-natif qu’il maîtrise parfaitement ce registre.

La difficulté réside aussi dans l’inconnu : face à un groupe de personnes que vous ne connaissez pas, il est souvent difficile de savoir qui est éminent, qui a votre âge et qui est plus jeune. Dans certains contextes, le registre familier est même préféré comme brise-glace, le keigo pouvant alors paraître trop distant.

Parler keigo en tant qu’étranger au Japon

Si l’on attend des locuteurs natifs qu’ils maîtrisent parfaitement le keigo — au risque d’être jugés peu professionnels dans le cas contraire — ce n’est pas toujours le cas pour les locuteurs non natifs. Les étrangers sont généralement excusés pour leurs erreurs et leur maîtrise imparfaite de ce registre élevé de la langue.

Cela ne doit pas pour autant vous décourager d’apprendre le keigo japonais. Et la meilleure façon d’y parvenir reste d’explorer, patiemment et méthodiquement, toutes les subtilités du langage respectueux.

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FAQ

Qu'est-ce que le keigo ?

Le keigo désigne le système d’honorifiques japonais utilisé pour exprimer le respect, la politesse et l’humilité selon le contexte social.

Pourquoi le keigo est-il important ?

Il reflète le respect de la hiérarchie et des relations sociales. Bien maîtriser le keigo est essentiel dans les situations formelles : au travail, dans le service client, ou lors d’une première rencontre.

Quelles sont les trois formes de keigo ?

Teineigo (丁寧語) : le langage poli, avec les terminaisons -masu/-desu.

Sonkeigo (尊敬語) : le langage honorifique, utilisé pour élever autrui.

Kenjougo (謙譲語) : le langage humble, utilisé pour s’abaisser soi-même ou son entourage proche.

Quand utiliser le sonkeigo ?

Lorsqu’on évoque les actions d’une personne de rang supérieur : un manager, un client ou un enseignant.

Le teineigo suffit-il au quotidien ?

Oui ! Le teineigo convient parfaitement aux conversations polies courantes, notamment pour les apprenants ou dans des contextes semi-professionnels.

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Si les trains ont cessé de circuler pour la nuit ou si vous devez vous déplacer rapidement, le taxi reste la meilleure option.

Les taxis sont disponibles partout dans les grandes villes japonaises. Réputés pour être les plus propres au monde, ils reviennent souvent moins cher qu’un VTC réservé en ligne. La portière s’ouvre automatiquement, et le chauffeur porte généralement un costume et des gants blancs.

Cela dit, les chauffeurs de taxi japonais ne parlent pas toujours anglais, et certaines règles sont importantes à connaître. Comment héler un taxi et quelles phrases utiliser ? Ce guide vous enseigne les gestes et expressions essentiels pour voyager en toute sérénité.

Comment appeler un taxi au Japon

infographic of taxi signs in japan

Comprendre les panneaux des taxis japonais

Les taxis au Japon sont équipés d’un voyant lumineux indiquant leur disponibilité. Lorsque vous voyez un taxi affichant le kanji « 空車 (kuusha) », cela signifie que le véhicule est libre et peut être hélé. Si un taxi affiche « 賃走 (chinsou) », cela signifie qu’il est déjà occupé par un passager.

Voici d’autres panneaux courants à connaître :

JaponaisLecture (romaji)Signification / Action
空車kuushaTaxi disponible
回送kaisouTaxi indisponible / hors service
迎車geishaIgnorez, sauf si vous avez réservé ce taxi ; il va chercher un passager
賃走chinsouQuelqu’un est déjà à bord. Taxi occupé

Levez le bras

Pour héler un taxi depuis un trottoir, placez-vous en bordure de rue et levez le bras ou faites signe pour attirer l’attention du chauffeur. Il est utile de regarder directement le conducteur en le faisant.

Le chauffeur activera alors ses feux de détresse et se rangera sur le côté. Les portières s’ouvrent automatiquement : inutile de les ouvrir vous-même, attendez simplement que la banquette arrière soit accessible.

Le bord de la route ou les stations de taxis

Dans les zones à forte affluence piétonne, près des aéroports, des gares ou de certains hôtels, vous trouverez souvent une station de taxis (taxi stand) avec une file de véhicules déjà prêts à accueillir les voyageurs.

Repérez les panneaux marqués « Taxi » en anglais ou en katakana « タクシー ». Une longue file de taxis est également un bon indice qu’une station se trouve à proximité.

Montez toujours dans le taxi en tête de file plutôt que dans celui le plus proche de vous : cela facilite la sortie de la station et évite au chauffeur une manœuvre de stationnement compliquée.

Une conversation type en taxi au Japon

Voici un exemple de conversation que vous pourriez avoir en hélant un taxi au Japon.

Personne A (client)
すみません。
Sumimasen.
Excusez-moi.

Personne B (chauffeur)
はい、どうぞ。どちらまで行かれますか。
Hai, doozo. Dochira made ikaremasu ka?
Oui, bien sûr. Où souhaitez-vous vous rendre ?

Personne A (client)
新宿駅までお願いします。
Shinjuku-eki made onegaishimasu.
À la gare de Shinjuku, s’il vous plaît.

Personne B (chauffeur)
新宿駅ですね。こちらの道でよろしいですか。
Shinjuku-eki desu ne. Kochira no michi de yoroshii desu ka?
La gare de Shinjuku, c’est bien ça ? Cet itinéraire vous convient-il ?

Personne A (client)
はい、大丈夫です。
Hai, daijoubu desu.
Oui, c’est parfait.

Personne B (chauffeur)
お待たせしました。到着です。
Omatase shimashita. Touchaku desu.
Merci de votre patience. Nous sommes arrivés.

Personne A (client)
ありがとうございます。いくらですか。
Arigatou gozaimasu. Ikura desu ka?
Merci beaucoup. Combien vous dois-je ?

Personne B (chauffeur)
千二百円です。
Sen nihyaku-en desu.
Cela fait 1 200 yens.

Personne A (client)
ありがとうございます。
Arigatou gozaimasu.
Merci beaucoup.

Phrases clés pour prendre un taxi au Japon

Même si les taxis japonais sont très pratiques, de nombreux chauffeurs ne parlent pas anglais. Voici les expressions à mémoriser pour un trajet sans accroc.

Monter et indiquer sa destination

Une fois à bord d’un 空車 (kuusha), indiquez immédiatement votre destination au chauffeur, comme dans la plupart des pays.

Utilisez cette formule simple :

(Nom du lieu) までお願いします。
(Nom du lieu) made onegai shimasu.

Par exemple, pour vous rendre à Shibuya 109 :

渋谷109までお願いします。
Shibuya 109 made onegai shimasu.

Le chauffeur comprendra et vous conduira jusqu’à Shibuya 109.

Si votre destination est un lieu plus petit, un hôtel, un restaurant ou un endroit que le chauffeur ne connaît pas forcément, indiquez plutôt l’adresse.

Les chauffeurs japonais ont l’habitude de travailler avec des adresses écrites : avoir votre destination en japonais, ou l’afficher sur une application de carte, facilite grandement la communication.

Les adresses japonaises s’écrivent dans l’ordre inverse de la plupart des pays occidentaux, du plus général au plus précis :

Code postal → Préfecture → Ville/Arrondissement → Quartier → Bloc → Numéro du bâtiment → Nom du bâtiment → Numéro de l’appartement

Pour un trajet en taxi, il n’est généralement pas nécessaire de lire l’adresse complète à voix haute : le plus simple est de montrer la destination sur votre téléphone ou de la donner en japonais.

Demander au chauffeur de s’arrêter

Une fois arrivé à destination, dites :

ここでおろしてください。
Koko de oroshite kudasai.

« Koko de » signifie « ici », « oroshite » signifie « déposer », et « kudasai » signifie « s’il vous plaît ». Le chauffeur comprendra et s’arrêtera à l’endroit demandé.

Vous pouvez aussi dire « ここでいいです (Koko de ii desu) », qui signifie « ici, ça ira », une fois arrivé.

Payer et remercier

Les chauffeurs de taxi japonais acceptent généralement plusieurs modes de paiement : cartes IC, cartes de crédit internationales et espèces.

Une fois le paiement effectué, remerciez le chauffeur en disant :

ありがとうございます。
Arigatou gozaimashita.

Cela signifie « merci beaucoup ».

L’un des avantages des taxis japonais est la simplicité du paiement. Pour les paiements électroniques, il suffit généralement de sélectionner le mode de paiement souhaité sur l’écran devant vous. Les espèces sont aussi acceptées, et les chauffeurs ont généralement de la monnaie.

Si vous avez besoin d’un reçu, par exemple pour une note de frais, demandez-le avant de descendre :

領収書お願いします。
Ryoushuusho onegai shimasu.
Un reçu, s’il vous plaît.

Le savoir-vivre du taxi au Japon

japanese taxi driving by

Si vous êtes habitué aux taxis américains ou européens, sachez que les usages japonais sont assez différents. Voici quelques points à garder en tête avant d’en héler un.

1. Les portières sont automatiques

Les portières arrière des taxis japonais sont contrôlées par le chauffeur et s’ouvrent automatiquement. Une fois le véhicule arrêté, vous saurez que vous pouvez monter lorsque la portière s’ouvre d’elle-même.

2. Les modes de paiement

Dans les grandes villes, la quasi-totalité des taxis acceptent les paiements sans contact, comme les cartes IC ou les cartes de crédit. Les espèces sont également acceptées, mais privilégiez les petites coupures : les chauffeurs n’ont pas toujours de quoi rendre la monnaie sur un billet de 10 000 yens.

Plusieurs applications de paiement pour taxis existent, comme Taxi App Go, qui simplifient encore le règlement : la course est débitée automatiquement à la fin du trajet si vous réservez via l’une de ces applications.

Comptez une prise en charge d’environ 500 à 750 yens, le prix augmentant ensuite selon la distance et le temps de trajet. Un supplément de nuit peut aussi s’appliquer après minuit.

3. Le pourboire

Contrairement aux États-Unis, les chauffeurs de taxi japonais n’attendent pas de pourboire. De façon générale, le pourboire n’est pas dans les usages au Japon.

Comment les taxis japonais calculent-ils leurs tarifs ?

La plupart des taxis japonais utilisent un compteur. Les tarifs varient selon la région (généralement moins chers en zone rurale). À Tokyo, la prise en charge tourne autour de 500 à 600 yens pour la première distance fixe (environ 1 à 1,3 km). Au-delà, le tarif augmente d’environ 100 yens tous les 250 à 300 mètres. Si le taxi roule en dessous d’une certaine vitesse, la tarification peut basculer sur une base horaire plutôt que kilométrique.

Notez également qu’un supplément de nuit s’applique généralement entre 22h et 5h du matin.

Héler un taxi ou utiliser une application : que choisir ?

Héler un taxi dans la rue ou attendre à une station reste simple et pratique, mais de nombreuses applications permettent aussi de trouver rapidement un véhicule.

Quand utiliser chaque option

Si vous n’êtes pas à l’aise en japonais ou si vous craignez de vous perdre, une application peut être la meilleure option. Elle propose un paiement sans contact, mais peut inclure une tarification variable et des frais supplémentaires.

Dans une zone très fréquentée, héler un taxi reste très simple : il suffit de repérer le voyant rouge « 空車 » sur le tableau de bord du véhicule.

Des stations de taxis sont disponibles près de la plupart des grandes gares et aéroports. Il suffit d’attendre son tour et de monter dans le premier taxi de la file une fois arrivé devant.

Les applications de taxi les plus populaires au Japon

L’application la plus utilisée au Japon est GO, mais DiDi, S.Ride et Uber sont également de bonnes options. Vous pouvez régler directement votre course via ces applications en enregistrant une carte de crédit au préalable, ce qui est pratique si vous n’avez pas d’espèces ou de solde suffisant sur votre carte IC.

Gardez en tête qu’en cas de forte circulation, de mauvais temps ou après minuit, les tarifs peuvent être plus élevés qu’à l’accoutumée. Ces applications appliquent une « tarification dynamique », qui ajoute des frais supplémentaires au tarif habituel. En contrepartie, vous êtes assuré de trouver un véhicule, donc à vous de juger si cela en vaut la peine.

Les erreurs courantes à éviter

Le système de taxi japonais est simple à utiliser, mais évitez ces erreurs classiques pour que tout se passe bien.

N’essayez jamais d’ouvrir ou de fermer les portières vous-même : elles sont contrôlées à distance par le chauffeur. Tenter de le faire pourrait endommager le mécanisme, ou, pire, agacer le conducteur.

Aux heures de pointe, mieux vaut privilégier le train : les tarifs étant calculés en partie selon le temps de trajet, un embouteillage peut faire grimper la facture bien plus que prévu.

Fumer et manger sont également interdits à l’arrière d’un taxi. Ces véhicules accueillent de nombreux voyageurs chaque jour, et personne n’a envie de monter dans un taxi enfumé ou taché de nourriture. Les chauffeurs japonais sont fiers de la propreté de leur véhicule : évitez de leur donner du travail supplémentaire.

Enfin, inutile de laisser un pourboire : le chauffeur pourrait même vous rendre la différence.

Conclusion

Avec ces conseils en tête, vous voilà prêt à sillonner le Japon en toute simplicité. Profitez de votre trajet dans les taxis les plus propres du monde !

Vous aimeriez pouvoir échanger avec votre chauffeur et en apprendre davantage sur le monde des transports au Japon ? Apprenez à communiquer en japonais avec Coto Academy ! Que vous souhaitiez apprendre le japonais conversationnel ou professionnel depuis n’importe où dans le monde, ou directement dans nos campus de Tokyo et Yokohama, remplissez le formulaire ci-dessous pour vous inscrire dès aujourd’hui !

FAQ

Comment héler un taxi au Japon ?

Approchez-vous du trottoir, levez le bras et faites signe tout en regardant le chauffeur dans les yeux. Un taxi disponible affiche un voyant rouge sur le tableau de bord ; le chauffeur se rangera alors et les portières s’ouvriront automatiquement.

Existe-t-il des applications pour réserver un taxi au Japon ?

Oui, plusieurs applications de taxi sont disponibles. La plus populaire au Japon est GO.

Comment payer son taxi au Japon ?

Les chauffeurs acceptent les paiements via des applications comme GO ou DiDi, ainsi que les cartes IC, les cartes de crédit et les espèces.

Vaut-il mieux prendre un taxi ou le train au Japon ?

Cela dépend de la situation. En cas de forte circulation, mieux vaut privilégier le train, voire marcher. En revanche, si vous avez beaucoup de bagages ou si les trains ont cessé de circuler pour la nuit, le taxi est la meilleure option.

Faut-il laisser un pourboire au chauffeur de taxi au Japon ?

Non, il ne faut pas laisser de pourboire à un chauffeur de taxi au Japon. Il ne l’acceptera pas et pourrait même vous rendre l’argent.

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Comment Parler de sa Famille en Japonais

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Que ce soit en japonais ou en français, la famille est l’un des premiers sujets abordés lorsqu’on rencontre quelqu’un. Quand on se présente en japonais, sa famille proche fait généralement partie des toutes premières choses que l’on évoque. Et même en l’absence de sa famille, les conversations tournent souvent autour d’elle, surtout lorsqu’il s’agit de parler de qui vous êtes et d’où vous venez.

Au Japon, comme dans de nombreux pays, la famille est considérée comme un pilier central de la vie quotidienne et de la société. Savoir en parler est donc essentiel. Découvrons ensemble comment parler de sa famille en japonais, des parents et frères et sœurs jusqu’aux oncles, tantes, et même à la belle-famille.

Les termes de base pour la famille proche en japonais

Le terme le plus courant pour désigner la famille en japonais est 家族 (kazoku), qui renvoie généralement à la famille proche. Cependant, lorsqu’il s’agit de parler des membres de sa famille, les mots changent selon que l’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre. En japonais, il existe deux catégories de termes selon qu’on se trouve à l’intérieur ou à l’extérieur de son propre cercle familial :

  • 家 (Uchi/ie) : désigne sa propre famille ; de façon générale, le terme 家 (ie) renvoie à son propre foyer ou à sa propre famille
  • 外 (Soto) : 外 signifie littéralement « extérieur », et sert donc à désigner les membres de la famille en dehors de la sienne

Par exemple, pour parler de sa propre mère, on dira 母 (haha), mais pour parler de celle de quelqu’un d’autre, on utilisera お母さん (Okaasan). Le terme お母さん relève en réalité du keigo honorifique, une forme de langage plus formelle utilisée pour marquer le respect envers autrui. Cette même distinction s’applique aux autres membres de la famille, y compris les pères, frères et sœurs. Gardez aussi à l’esprit que les mots diffèrent selon que le frère ou la sœur est plus jeune ou plus âgé(e).

Voici donc un tableau présentant les différents termes pour la famille proche et leurs équivalents plus formels. Ce tableau montre comment désigner chaque membre de la famille lorsqu’on parle de lui ou qu’on s’adresse à lui, ainsi que comment désigner les membres de la famille de quelqu’un d’autre, ce qui est généralement plus formel.

FrançaisEn parlant de sa propre famille (formel/familier)En s’adressant à sa propre famille (familier)En parlant de la famille d’autrui
Parents両親 (ryoushin)両親 (ryoushin)両親 (ryoushin)
Mère母 (haha)・お母さん (okaasan)ママ (mama)・母ちゃん (kaachan)・お袋 (ofukuro)お母さん (okaasan)
Père父 (chichi)・お父さん (otousan)パパ (papa)・父ちゃん (touchan)・親父 (oyaji)お父さん (otousan)
Frères et sœurs兄弟 (kyoudai)兄弟 (kyoudai)兄弟 (kyoudai)
Frère aîné兄 (ani)・お兄さん (oniisan)兄ちゃん (niichan)お兄さん (oniisan)
Frère cadet弟 (otouto)Prénom弟さん (otoutosan)
Sœur aînée姉 (ane)・お姉さん (oneesan)お姉ちゃん (oneechan)お姉さん (oneesan)
Sœur cadette妹 (imouto)Prénomお妹さん (oimoutosan)

À noter : les jeunes enfants appellent généralement leur mère ママ (mama) et leur père パパ (papa). Mais les adultes peuvent appeler leur père 親父 (oyaji) et leur mère お袋 (ofukuro), ces mots véhiculant une certaine affection ou proximité.

Exemple :

家族は母、父、姉、私、妹の5人です。
Kazoku wa haha, chichi, ane, watachi, imouto no gonin desu.
Ma famille compte 5 personnes : ma mère, mon père, ma sœur aînée, moi, et ma sœur cadette.

Comment parler de ses proches (oncles, tantes, grands-parents, cousins) en japonais

Alors, comment parle-t-on de ses proches, ou 親戚 (shinseki), qui regroupe les oncles, tantes, grands-parents et cousins ? Tout comme pour la famille proche, les termes changent selon qu’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre.

FrançaisEn parlant de sa propre famille (formel/familier)En s’adressant à sa propre famille (familier)En parlant de la famille d’autrui
Grand-père祖父 (sofu)じいちゃん (ojiichan)・ジジ (jiji)おじいさん (ojiisan)
Grand-mère祖母 (sobo)ばあちゃん (obaachan)・ババ (baba)おばあさん (obaasan)
Oncle叔父・伯父 (oji)おじさん (ojisan)おじさん (ojisan)
Tante叔母・伯母 (oba)おばさん (obasan)おばさん (obasan)
Cousin(e)いとこ (itoko)いとこ (itoko) / Prénomいとこさん (itokosan)

Il est intéressant de noter que, contrairement à la plupart des autres termes familiaux, « oncle » et « tante » utilisent des kanjis différents selon que la personne est plus âgée ou plus jeune que le parent concerné. 伯父 (oji) et 伯母 (oba) désignent un oncle ou une tante plus âgé(e) que le parent, tandis que 叔父 (oji) et 叔母 (oba) désignent celui ou celle qui est plus jeune. Les deux se prononcent de la même façon : la distinction n’apparaît qu’à l’écrit, jamais à l’oral.

Notez également que ジジ (jiji) et ババ (baba) sont généralement utilisés comme des surnoms affectueux pour « papy » et « mamie ». Ces termes peuvent toutefois être perçus comme grossiers lorsqu’ils désignent une personne âgée en général, voire comme une insulte s’ils sont adressés directement à une personne âgée.

Exemple :

私の祖父と祖母はメキシコからきました。
Watashi no sofu to sobo wa mekishiko kara kimashita.
Mon grand-père et ma grand-mère sont venus du Mexique.

Comment parler de son/sa conjoint(e) et de ses enfants en japonais

Si vous êtes marié(e), votre famille proche est composée de votre conjoint(e) et de vos enfants. Quels mots faut-il connaître pour en parler ? Contrairement aux autres termes familiaux, les mots pour « mari », « femme », « fils » ou « fille » ne changent pas vraiment selon qu’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre. Voici donc tous les termes à connaître, du statut marital au conjoint et aux enfants.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Mariage結婚けっこんkekkon
Marié(e)既婚きこんkikon
Célibataire未婚みこんmikon
Divorcé(e)離婚りこんrikon
Mariおっとotto
Femmeつまtsuma
Fils息子むすこmusuko
Filleむすめmusume

À noter : 結婚 (kekkon) désigne le mariage ou l’action de se marier, tandis que 既婚 (kikon) désigne le statut de personne mariée.

Exemple :

去年、私の夫と結婚しました。
Kyonen, watashi no otto to kekkon shimashita.
L’année dernière, je me suis mariée avec mon mari.

Comment parler de sa belle-famille en japonais

Vous vous demandez peut-être maintenant comment désigner votre belle-famille en japonais. Bonne nouvelle : c’est assez simple ! Il suffit d’ajouter 義理 (giri) devant les termes familiaux déjà vus. Par exemple, pour parler de la mère de son/sa conjoint(e), on dira 義理の母 (giri no haha) pour « belle-mère ».

À noter : pour « belle-mère », on utilise haha plutôt que okaasan, ce dernier étant le terme plus général pour « mère ». La même règle s’applique à tous les autres membres de la belle-famille. Il existe également des formes abrégées : par exemple, « belle-mère » et « beau-père » peuvent aussi se dire 義母 (gibo) et 義父 (gifu). Voici un tableau récapitulatif des termes pour la belle-famille en japonais.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Beau-père義父・義理の父ぎふ・ぎりのちちGifu
Belle-mère義母・義理の母ぎぼ・ぎりのははGibo
Beau-frère aîné義兄・義理の兄ぎけい・ぎりのあにGikei
Beau-frère cadet義弟・義理の弟ぎてい・ぎりのおとうとGitei
Belle-sœur aînée義姉・義理の姉ぎし・ぎりのあねGishi
Belle-sœur cadette義妹・義理の妹ぎまい・ぎりのいもうとGimai
Gendre婿むこMuko
Belle-fille (bru)よめYome

La famille dans la culture et la société japonaises

Comme vous avez pu le remarquer, il existe de nombreux mots différents pour désigner un même membre de la famille en japonais. Cela s’explique en grande partie par le fait que la langue japonaise fait une distinction marquée selon les âges. L’âge d’une personne est essentiel pour déterminer qui mérite le plus d’attention ou de respect. Cela dépasse le cadre familial : on le retrouve par exemple dans la culture du travail japonaise. La hiérarchie est profondément ancrée dans la culture traditionnelle japonaise, et savoir qui est plus âgé, ainsi que la façon de s’adresser à lui avec respect, est indispensable pour parler la langue comme un natif.

C’est aussi pour cette raison que la notion de chef de famille est importante. Au Japon, il faut généralement remplir des documents administratifs pour diverses démarches officielles, qui demandent le nom du « chef de famille » ainsi que les personnes vivant avec lui. Nous verrons un peu plus loin comment fonctionnent les formulaires liés au foyer et à la famille.

Vous avez peut-être appris que 家 (ie/uchi) signifie « maison » ; en réalité, ce terme peut aussi désigner le « foyer », c’est-à-dire les membres de la famille, voire la lignée familiale. Le 家 traditionnel se composait généralement du mari, de ses parents, de sa femme et de ses enfants, le fils héritant généralement de la majorité des biens et étant chargé de s’occuper de ses parents une fois adulte. Le chef de famille était donc le mari, puisque la lignée familiale lui était rattachée.

Mais de nos jours, cette structure est moins répandue : les foyers se concentrent davantage sur le couple marié et ses enfants. Le modèle de la « famille nucléaire » est aujourd’hui privilégié, même si l’on trouve encore des grands-parents vivant avec la famille, du côté du mari comme de celui de la femme.

Parler de sa famille dans les documents officiels en japonais

Parler de sa famille en japonais n’est pas seulement utile pour se présenter, mais aussi pour l’enregistrer dans les registres publics, via le système du 戸籍 (koseki). Il est également souvent nécessaire de fournir des informations sur son foyer et sa famille pour d’autres démarches officielles, comme la déclaration d’impôts, l’enregistrement de son adresse ou l’ouverture d’un compte bancaire.

En remplissant ces documents, vous rencontrerez souvent des termes plus formels ou juridiques pour désigner les liens familiaux, différents des mots employés au quotidien. Comme ces termes apparaissent sur des documents officiels, il est utile de les connaître même si on ne les emploie pas souvent à l’oral. Voici quelques termes clés que vous êtes susceptible de rencontrer :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Registre familial戸籍こせきKoseki
Chef de famille世帯主せたいぬしSetainushi
Lien de parenté (avec le chef de famille)続柄つづきがらTsuzukigara
Conjoint(e)配偶者はいぐうしゃHaiguusha
Personne à charge扶養家族ふようかぞくFuyou kazoku
Foyer世帯せたいSetai
Colocataire/cohabitant(e)同居人どうきょにんDoukyonin

Le système du 戸籍 (koseki), propre au Japon, retrace les liens familiaux, y compris les naissances, mariages et décès, au sein d’un seul registre de famille, généralement placé sous la responsabilité du 世帯主 (setainushi). Ce système diffère du registre de résidence utilisé dans la plupart des autres pays, car il est rattaché à la lignée familiale plutôt qu’à une simple adresse physique.

続柄 (tsuzukigara) est un terme que l’on retrouve spécifiquement sur les formulaires, pour indiquer le lien qui vous unit au 世帯主 (setainushi) ou à un autre membre de la famille inscrit. Par exemple, si vous êtes le/la conjoint(e) du chef de famille, vous inscrirez 配偶者 (haiguusha) dans ce champ, plutôt que les termes plus familiers 妻 (tsuma) ou 夫 (otto) vus précédemment.

扶養家族 (fuyou kazoku) apparaît le plus souvent sur les documents fiscaux et d’assurance : il désigne les membres de la famille financièrement à votre charge (comme un(e) conjoint(e) ou un enfant), ce qui peut avoir une incidence directe sur vos déductions fiscales.

Conclusion : parler de sa famille en japonais, une compétence essentielle

La famille est le socle de la culture et de la société japonaises : c’est donc l’un des tout premiers sujets de conversation abordés. Pour pouvoir échanger et vous présenter correctement, vous et votre famille, il est essentiel de savoir en parler ! De plus, si vous décidez de vous installer au Japon avec votre famille, vous devrez fournir des informations la concernant sur des documents officiels. Alors, retenez bien quelques-uns des termes présentés dans cet article, et essayez de les utiliser lors de votre prochaine conversation en japonais !

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FAQ

Faut-il vraiment utiliser des mots différents selon qu'on parle de sa propre famille ou de celle d'un(e) autre ?

Oui, c’est l’un des aspects les plus délicats lorsqu’on parle de sa famille en japonais. Comme indiqué dans les tableaux précédents, on utilise généralement des termes simples et humbles (comme 母/haha ou 兄/ani) pour parler de ses propres proches à un tiers, mais on emploie les formes polies (お母さん/okaasan, お兄さん/oniisan) pour désigner la famille de quelqu’un d’autre.

Quelle est la différence entre 父 (chichi) et お父さん (otousan) ?

父 (chichi) est le terme simple et humble utilisé pour parler de son propre père à un tiers, par exemple en évoquant son père avec un collègue. お父さん (otousan) est la version polie, utilisée pour s’adresser directement à son propre père, ou pour parler du père de quelqu’un d’autre. Notez toutefois qu’il est fréquent d’appeler directement son père 親父 (oyaji).

Quelle est la différence entre 戸籍 (koseki) et 住民票 (juuminhyou) ?

戸籍Le koseki (戸籍) retrace les liens familiaux, naissances, mariages et décès au sein d’un seul registre familial, tandis que l’enregistrement d’adresse (住民票, juuminhyou) indique simplement où vous résidez actuellement. Il est possible de changer d’adresse sans que cela modifie votre koseki, mais des événements majeurs comme un mariage ou un divorce le mettront à jour.

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Savoir comment s’adresser à quelqu’un est l’un des aspects les plus importants lorsqu’on apprend une nouvelle langue. Il existe de nombreuses façons de s’adresser à autrui en japonais, et plusieurs mots se traduisent tous par « tu » ou « vous ». La politesse et le contexte occupent une place centrale dans la culture japonaise.

Même si ces mots se traduisent tous de la même façon en français, utiliser le mauvais terme en japonais peut être perçu comme impoli, voire offensant. Il est donc essentiel de comprendre dans quel contexte chaque mot est approprié. Vous voulez éviter d’appeler votre patron « chéri » par erreur ? Poursuivez votre lecture.

Au-delà du « tu/vous », il existe également plusieurs façons de se désigner soi-même en japonais, comme ore, boku ou watashi. C’est complexe, certes, mais bien les connaître fait toute la différence entre attirer des regards noirs et se faire des amis.

Façons polies de dire « vous » en japonais

貴方(あなた)Anata

Présent dans les manuels scolaires, 貴方 est le mot de base pour dire « vous ». Il est généralement utilisé par des inconnus qui ne connaissent ni le nom ni rien d’autre sur la personne à qui ils s’adressent. Il peut aussi signifier « chéri », lorsqu’il est employé par une épouse pour s’adresser à son mari. C’est pourquoi il est inapproprié de l’utiliser pour s’adresser à une personne que vous connaissez, comme votre supérieur.

諸君(しょくん)Shokun

諸君 signifie « vous tous » ou « mesdames et messieurs ». C’est une façon polie de s’adresser à un groupe de personnes.

Façons familières de dire « tu » en japonais

君(きみ)Kimi

Parfois utilisé pour s’adresser à autrui, 君 peut être perçu comme condescendant s’il est employé dans un contexte inapproprié. Il est censé être utilisé par des personnes de statut supérieur envers celles de statut inférieur, comme les adultes envers les enfants ou les enseignants envers leurs élèves. Il peut aussi exprimer une forme d’intimité romantique, comme dans le titre 君の名は (Kimi no Na wa, littéralement « Ton nom »), un anime romantique bien connu. C’est donc aussi un mot utilisé entre couples.

お前(おまえ)Omae

Couramment utilisé entre amis dans un contexte informel, il est en revanche impoli de l’employer avec une personne extérieure à votre cercle social. Ce mot à connotation masculine est également utilisé de façon romantique par les maris pour s’adresser à leur épouse.

あんた Anta

Une forme raccourcie de 貴方, également considérée comme moins formelle. Autrefois utilisée pour s’adresser à des personnes de statut supérieur, elle est aujourd’hui perçue comme irrespectueuse. Elle est surtout employée par des femmes ou entre proches, dans des conversations informelles.

Façons impolies de dire « tu » en japonais

手前(てめえ)Temee

Un mot très impoli, rarement utilisé dans la vraie vie, mais que l’on retrouve fréquemment dans les mangas et anime. Les personnages fictifs l’emploient pour s’adresser à d’autres lorsqu’ils sont en colère — un usage jugé moins choquant à l’écran que dans la réalité.

己 Onore

Semblable à 手前, ce mot n’est pratiquement utilisé que dans les médias japonais, pour insulter quelqu’un. Selon le contexte, il peut cependant aussi signifier « soi-même » ou « moi-même ».

貴様(きさま)Kisama

Bien qu’il ait autrefois été un terme respectueux, 貴様 est aujourd’hui considéré comme extrêmement impoli et n’est pratiquement plus utilisé que dans les médias japonais. C’est un mot très péjoratif, souvent employé par des personnages fictifs de haut rang, comme des rois s’adressant à leurs sujets.

Les variations régionales

Les différentes régions du Japon possèdent leurs propres dialectes, et certains mots peuvent changer de sens selon l’endroit où ils sont utilisés. Voici quelques exemples :

  • あんた (Anta) : dans le Kinki (ouest du Japon), c’est un mot affectueux et amical, alors que dans le Kanto (est du Japon), il est perçu comme impoli et insultant.
  • わい (Wai) : selon la région, ce mot peut signifier soit « je », soit « tu ».
  • 自分(じぶん)Jibun : en dialecte du Kansai, ce mot peut signifier « tu » selon le contexte, alors qu’il signifie à l’origine « je ».
  • きさん (Ki san) : dialecte de Kyūshū, une variante de 貴様(きさま)considérée comme moins impolie et jamais utilisée contre un ennemi.

Comment les Japonais s’adressent-ils les uns aux autres au quotidien ?

Au Japon, on s’adresse le plus souvent à quelqu’un en s’appuyant sur le contexte, en omettant totalement le pronom. Cela peut sembler étrange une fois traduit dans une langue comme le français, mais c’est tout simplement le fonctionnement naturel du japonais.

Lorsqu’ils s’adressent les uns aux autres, les Japonais utilisent le nom, le titre ou la fonction de leur interlocuteur. Cet usage se retrouve aussi bien dans les conversations formelles qu’informelles, selon le contexte. Des suffixes honorifiques sont ajoutés après le nom, en signe de politesse et de respect.

En cas de doute, il existe une solution plus simple pour dire « tu / vous » en japonais

Utilisez les suffixes honorifiques

Heureusement, la plupart des Japonais évitent d’utiliser le mot « tu / vous », car il est souvent superflu. Certains pourraient même trouver cela impoli. Alors, que faire en cas de doute ? C’est simple : ne l’utilisez pas.

Voici plutôt quelques solutions plus simples pour éviter les regards noirs et les points d’interrogation.

さん (San)

さん est un suffixe honorifique qui se traduit par « Monsieur », « Madame » ou « Mademoiselle » en français. C’est une façon polie de s’adresser à quelqu’un, et le suffixe le plus couramment utilisé, car neutre et applicable dans presque toutes les situations.

ちゃん (Chan)

Utilisé entre personnes qui se connaissent bien, ちゃん véhicule une notion de mignonnerie. Il est couramment employé pour désigner de jeunes femmes, des amis proches, des enfants, des partenaires amoureux ou des animaux de compagnie.

くん (Kun)

Un suffixe honorifique masculin, généralement utilisé pour désigner des hommes, ou par des supérieurs s’adressant à leurs subordonnés. Ce n’est pas un suffixe très formel : il s’utilise surtout entre hommes et femmes proches.

Vous souhaitez en savoir plus sur les honorifiques japonais ? Consultez notre guide complet sur les titres honorifiques japonais !

さま (Sama)

さま est le suffixe honorifique le plus formel, une version plus élevée de さん. Il est réservé à des situations spécifiques, comme s’adresser à des divinités japonaises, ou pour désigner un client dans le secteur du service client.

Le japonais formel peut sembler déroutant et complexe, mais maîtriser le keigo est essentiel en milieu professionnel. Consultez notre guide sur le keigo (japonais formel) pour apprendre à vous exprimer correctement dans un registre soutenu.

Prénom ou nom de famille ?

Nom de famille

Utiliser uniquement le nom de famille se fait généralement dans un contexte informel et amical, comme entre camarades de classe. Il est toutefois considéré comme impoli d’appeler quelqu’un uniquement par son nom de famille sans y ajouter de suffixe honorifique.

Prénom

S’adresser à quelqu’un par son prénom est perçu comme un signe de proximité important pour les Japonais. Règle d’or : ne jamais appeler quelqu’un par son prénom, sauf s’il vous y autorise explicitement. On utilise généralement le prénom entre membres de la famille, meilleurs amis ou partenaires romantiques.

Titre

Il est également courant de s’adresser à quelqu’un par son titre.

  • 先生(せんせい)Sensei : ne s’applique pas uniquement aux enseignants. Considérez-le plutôt comme un titre à part entière. Lorsque vous vous adressez à un médecin, un avocat, un auteur, un artiste ou un homme politique, ajoutez toujours « sensei » après son nom de famille.
  • 先輩(せんぱい)Senpai : utilisé pour s’adresser à une personne plus expérimentée, que ce soit à l’école ou au travail.
  • 社長(しゃちょう)Shacho : signifie « président » (d’entreprise).

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Le mot keigo (敬語) est composé du kanji signifiant « respecter » ou « admirer » (敬) et du kanji « langue » (語). La société japonaise a toujours accordé une grande importance à la hiérarchie, au point que le langage honorifique peut sembler constituer une langue à part entière. Si vous envisagez de faire carrière au Japon, maîtriser le japonais des affaires vous démarquera lors de votre recherche d’emploi.

Quelle que soit la raison qui vous pousse à étudier le japonais, on suppose que vous prenez du plaisir à apprendre. Vous avez savouré l’écriture de vos premiers hiragana et katakana. Petit à petit, vous êtes parvenu à vous exprimer et à tenir une conversation informelle en japonais. Du moins, c’était le cas au début.

En arrivant au niveau intermédiaire, le plaisir laisse souvent place au découragement face à la complexité du langage honorifique japonais.

Dans cet article, nous vous guidons à travers toutes les subtilités du keigo japonais, du point de vue d’un non-natif. Nous aborderons les formes honorifiques, les formes humbles, les conjugaisons et les expressions courantes.

Introduction au keigo japonais

Saviez-vous que le Japon avait autrefois un système de castes ? Jusqu’à la restauration de Meiji, les personnes de castes différentes ne parlaient pas le même japonais, en signe de respect des rangs sociaux. Bien que ce système de castes ait disparu, le langage honorifique continue de marquer le degré d’intimité ou de statut social entre les personnes.

Utiliser le keigo, c’est témoigner de sa considération envers une personne plus âgée ou occupant un rang social supérieur. L’âge n’est pas le seul facteur : la position ou l’ancienneté au sein d’une entreprise entre également en jeu, comme avec le concept de senpai (une personne plus expérimentée). Votre façon de parler variera donc selon que vous vous adressez à un ami, un collègue, un supérieur ou un client, et selon la personne dont vous parlez : vous-même, un ami, un collègue ou un client.

Mais ne croyez pas que le keigo soit plus simple pour les locuteurs natifs. Les enfants japonais apprennent le keigo à la dure, en entrant au collège et en découvrant la hiérarchie japonaise. Ils doivent alors soudainement distinguer les 先輩 (senpai, élèves plus âgés) des 後輩 (kōhai, élèves plus jeunes).

Si l’idée d’apprendre tout un nouveau style de langage japonais vous effraie, sachez que vous n’êtes pas seul. Mémoriser le keigo représente un défi même pour les Japonais eux-mêmes : il est donc rassurant de savoir que tout le monde est logé à la même enseigne. Bien souvent, les Japonais n’apprennent pas réellement le keigo à l’école, mais lors de formations intensives avant de commencer leur premier emploi.

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Le concept d’uchi et de soto

Pour mieux comprendre le langage respectueux, il faut se pencher sur le concept japonais d’uchi et de soto, ou « intérieur-extérieur » (内-外). L’idée peut sembler simple : uchi (内) signifie littéralement « intérieur », tandis que soto (外) signifie « extérieur ». Mais ces deux mots ne décrivent pas seulement une position physique : ils traduisent aussi une distance sociale.

Le concept d’uchi et de soto façonne la culture japonaise. En sociologie et en psychologie sociale, on parle de « endogroupe » et d’« exogroupe » ; la société japonaise prend cette distinction particulièrement au sérieux, au point qu’elle influence directement la langue.

Un endogroupe est le groupe social auquel vous vous identifiez. L’exogroupe, à l’inverse, désigne un groupe auquel vous n’appartenez pas.

En japonais, 内 signifie « foyer ». Le concept d’uchi (内) désigne l’endogroupe : toutes les personnes que vous connaissez au sein d’un cercle social précis — votre famille, votre entreprise, votre club. À l’intérieur de ce 内, par exemple, les membres d’une même famille peuvent se passer de titres honorifiques entre eux.

En japonais, soto (外) correspond à l’équivalent de l’exogroupe. Le concept de 外 englobe toutes les personnes extérieures à votre cercle social, comme un employé d’une entreprise concurrente.

Pourquoi ces notions sont-elles si importantes en matière de keigo ? Comme beaucoup de pays asiatiques à tendance collectiviste, le Japon accorde davantage d’importance à la conformité sociale, à l’inverse des cultures occidentales plus individualistes.

Autrement dit, appartenir à un groupe est un élément central de la vie japonaise. Le registre de langue varie selon le contexte social et selon ce que vous considérez, à un moment donné, comme votre endogroupe.

L’endogroupe peut se limiter à votre famille ou s’étendre à l’échelle d’un pays entier. Pensez à la logique du « nous » face au « eux » : cette dynamique influence les interactions sociales et se reflète directement dans la langue japonaise. Retenez donc que l’on n’utilise pas d’honorifiques pour parler de membres de son propre groupe à des personnes extérieures.

Le keigo japonais pour débutants

Avant même d’aborder le keigo à proprement parler, vous apprendrez probablement les formes verbales polies, appelées teinei (丁寧). Cette forme repose sur le radical du verbe suivi de la terminaison ~masu. Par exemple, le verbe « voir », 見(み)る, devient 見(み)ます.

Le keigo englobe à la fois la forme humble, kenjougo (謙譲語), et la forme polie honorifique, sonkeigo (尊敬語), avec différents niveaux de vocabulaire et d’expressions. À l’écrit, cette complexité est encore plus marquée.

En progressant en japonais, vous constaterez que la politesse revêt une grande importance face à des personnes plus âgées ou dans un cadre professionnel. Vous apprendrez à ajuster votre discours selon votre degré de familiarité avec votre interlocuteur, ou pour souligner un écart hiérarchique lorsque vous occupez une position supérieure. 

ご飯を食べます。 Gohan o tabemasu.

映画をみます。 Eiga o mimasu.

Mais que faire si vous souhaitez témoigner encore plus de respect à quelqu’un ? L’humilité occupe une place centrale dans la culture japonaise, aussi bien au travail que dans la vie sociale. Le tableau ci-dessous illustre trois niveaux de politesse.

FamilierFormelKeigo
お土産をもらった。Omiyage o morattaお土産をもらいました。Omiyage o moraimashitaお土産をいただきました。Omiyage o itadakimashita

Une de nos élèves a un jour plaisanté en disant que plus une phrase est longue, plus elle est polie et formelle. Nous ne garantissons pas que la règle soit absolue, mais c’est effectivement une tendance que l’on observe souvent.

Le registre familier s’utilise généralement avec votre endogroupe, avec qui vous entretenez une relation égalitaire ou décontractée : camarades de classe proches, amis intimes, frères et sœurs, voire parents.

Le registre formel, quant à lui, s’adresse à des personnes avec qui la distance sociale est plus marquée : enseignants, collègues ou inconnus.

Enfin, le keigo le plus poli s’utilise envers les personnes que vous considérez comme occupant un rang hiérarchique nettement supérieur : managers, supérieurs hiérarchiques, et bien sûr clients.

Rappelez-vous des notions d’endogroupe et d’exogroupe : les Japonais, en particulier les femmes, ont tendance à utiliser le keigo même face à des inconnus. Ne soyez donc pas surpris si l’on s’adresse à vous avec un langage très humble et honorifique.

Les règles de base du keigo

Maintenant que les notions d’endogroupe, d’exogroupe et de politesse sont posées, entrons dans le vif du sujet : les règles du keigo. La langue japonaise honorifique se divise en trois catégories : le style poli, le style humble et le style honorifique.

Certains mots sont remplacés par une version plus respectueuse en keigo. Par exemple, あした (demain) et ひと (personne) deviennent respectivement あす et かた. Cette forme de langage s’appelle aratamatta iikata (改まった言い方), le « langage formel ».

Deuxième élément à connaître : les préfixes honorifiques japonais o ou go peuvent s’ajouter à certains noms et verbes. L’exemple le plus courant est celui du thé, cha, qui devient « o-cha », ou de la famille, 家族, qui devient ご家族.

L’ajout d’un suffixe honorifique après un nom fait également partie du langage respectueux. Le suffixe poli さん, comme dans Tanaka-san (田中さん), devient Tanaka-sama (田中様).

1. Le japonais poli : teineigo (丁寧語)

Le style poli constitue la forme de keigo la plus simple, régie par une grammaire proche du langage courant. C’est donc la première forme de keigo enseignée aux apprenants de japonais. Utiliser です et ます à la place de la forme dictionnaire suffit déjà à adopter un ton poli et formel : c’est donc déjà une forme de keigo.

Pour rappel, la copule です se place après les noms, adjectifs et adverbes, généralement en fin de phrase, tandis que le suffixe ます se place après un verbe.

FrançaisRegistre courantTeineigo
Je vais acheter un livre.本を買いに行く。Hono kaini iku.本を買いに行きます。Hono kaini ikimasu.
Le téléphone est cassé.携帯が壊れた。Keitaiga kowareta.携帯が壊れました。Keitaiga kowaremashita.
Qu’est-ce que c’est ?これは何だ。Korewa nan da.こちらは何ですか。Kochirawa nandesuka.

2. Le japonais honorifique : sonkeigo (尊敬語)

Ce style permet de témoigner du respect envers une personne de rang supérieur, comme un supérieur hiérarchique ou un client, lorsqu’on s’adresse à elle. Le sonkeigo ne s’utilise jamais pour parler de soi-même. Cette forme est réputée difficile à maîtriser, car elle repose sur des phrases longues et élaborées, où les verbes courants sont remplacés par des formes plus polies, voire des formes honorifiques distinctes.

FrançaisRegistre courantForme honorifique
Monsieur Tanaka est-il présent ?すみません、田中先生はいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa imasukaすみません、田中先生はいらっしゃいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa irasshaimasuka
Comment s’est passé l’entretien ?面接はどうでしたか。Mensetsu wa dou deshitaka面接はいかがでしたか。Mensetsu wa ikaga deshitaka

3. Le keigo humble : kenjougo (謙譲語)

Les expressions humbles telles que おります, 参ります, いたします, いただきます, もうします ou 存じでおります appartiennent en réalité à une troisième catégorie, appelée chouteigo (丁重語). Cette forme de politesse courtoise s’utilise lorsque l’action ne concerne pas directement l’interlocuteur, mais que ce dernier reste une personne à qui l’on souhaite témoigner un profond respect.

FrançaisRegistre courantKenjougo
Je m’appelle Sakura.私はさくらです。Watashi wa sakura desu.私はさくらと申します。Watashi wa sakura to moushimasu.
J’ai lu le livre.この本を読みました。Kono hon o yomimashita.こちらの本を拝読しました。Kochira no hon o haidokushimashita.

Lorsque vous parlez de vous-même, vous devez rester humble. Il en va de même lorsque vous évoquez une personne de votre entourage proche, car le concept d’endogroupe implique qu’elle fait, en quelque sorte, partie de vous.

Le kenjougo sert à s’abaisser socialement lorsqu’on parle de soi-même. On l’utilise en s’adressant à une personne de rang supérieur, pour décrire ses propres actions ou celles d’une personne de son cercle. Comme pour le sonkeigo, le kenjougo remplace certains verbes par des formes spécifiques ; les noms peuvent également changer : le mot 人, mentionné plus haut, devient 者.

Cette distinction est particulièrement importante en entreprise au Japon. Lorsque vous vous adressez directement à votre manager, vous emploierez probablement une forme honorifique, puisqu’il occupe une position sociale supérieure à la vôtre. Simple, non ?

Mais que se passe-t-il lorsque vous parlez à un client de votre entreprise et que vous devez mentionner votre manager ? Faut-il alors employer la forme humble ou honorifique ?

La réponse est : la forme humble. À ce moment précis, votre manager fait partie de votre endogroupe (uchi), tandis que le client appartient à votre exogroupe (soto). Un point essentiel à retenir : on « élève » les personnes extérieures à son groupe et on « abaisse » celles qui en font partie, indépendamment de leur statut réel.

La conjugaison du keigo japonais

Pour les styles honorifiques et humbles, comme évoqué précédemment, certains verbes disposent d’expressions figées. Pour les autres, il existe des règles de conjugaison spécifiques au keigo. La première règle consiste à ajouter le préfixe poli « o » au radical du verbe.

On se concentre souvent sur les constructions verbales et les relations sociales entre locuteur et interlocuteur, mais le keigo va bien au-delà des expressions figées : la langue japonaise utilise également des préfixes honorifiques. Les préfixes お (o) et ご (go) peuvent en effet s’ajouter à certains noms et verbes.

Pour un nom, le préfixe お (o) ou ご (go) le précède, mais cette règle se limite généralement aux noms exprimant une action (verbes en suru). Pour un verbe, on retire ます et on ajoute になる.

FrançaisForme honorifique
Verbeお + radical du verbe (forme ます) + になる
Nomお/ご + nom + になる

部長はいつ海外からお戻りになりますか。

課長はお変えになりました。

Il est possible d’ajouter お (o) ou ご (go) devant presque n’importe quel nom pour le transformer en forme honorifique, mais attention : un excès de préfixes rendra vos phrases maladroites. Il existe d’autres façons de s’exprimer en keigo sans multiplier les お devant chaque objet.

Vous rencontrerez cependant très fréquemment ces noms honorifiques, sans même vous en rendre compte.

FrançaisJaponais honorifiqueRomaji
Théお茶Ocha
Eauお水Omizu
Alcoolお酒Osake
Repasご飯Gohan
Commandeご注文Gochuumon
Sucreriesお菓子Okashi
Tempsお時間Ojikan

Pour le style humble, la construction verbale suit le schéma suivant : お/ご + radical du verbe + する. Vous avez sans doute déjà entendu cette structure dans l’expression お願いします (« s’il vous plaît »).

Le style honorifique peut également s’exprimer via ce que l’on appelle le « keigo simplifié », en utilisant la forme passive du verbe (れる ou られる). Bien que présentée comme plus simple, cette forme peut facilement être confondue avec la voix passive classique et doit donc être utilisée avec précaution.

29 expressions de keigo utiles pour le travail

La première étape consiste à comprendre que certaines lectures de kanji et certains mots diffèrent selon que l’on parle en registre familier ou poli. L’exemple le plus simple est celui du mot « demain » : 明日 se lit あした en registre courant, mais vous rencontrerez rapidement la lecture あす en progressant dans vos études.

FrançaisJaponais courantKeigo professionnel
Demain明日(あした)明日(あす)
Après-demain明後日(あさって)明後日(みょうごにち)
Hier soir昨日の夜昨夜(さくや)
Demain matin明日の朝明朝(みょうちょう)
À partir de demain明日以降後日(ごじつ)
Cette année今年本年(ほんねん)
L’autre jourこの間先日(せんじつ)
Ce jour-làその日当日(とうじつ)
L’année dernière去年(きょねん)去年(さくねん)
Il y a deux ans一昨年(おととし)一昨年(いっさくねん)
Bientôtもうすぐまもなく
Maintenantいまただいま
Plus tôt前に以前(いぜん)
Plus tardあとで後ほど(あとほど)
Immédiatementすぐにさっそく
Cette fois今度このたび
Tout à l’heureさっき先ほど(さきほど)
どこどちら
Par iciこっちこちら
Par là-basあっちあちら
Par làそっちそちら
Lequelどっちどちら
Un instantちょっと少々(しょうしょう)
Beaucoup, énormémentとても大変(たいへん)
Beaucoup, grandementすごく非常に(ひじょうに)
Combienどのくらいいかほど
Un peu少し些少(さしょう)
Considérable多い多大(ただい)
Environ~ぐらい~ほど

Quand utiliser le keigo japonais ?

De manière générale, le langage respectueux s’emploie envers les personnes âgées, les personnes de rang élevé, et dans le cadre professionnel. Bien sûr, des exceptions existent, ce qui explique pourquoi le keigo reste un défi même pour les locuteurs natifs.

Le niveau d’exigence en matière de keigo peut varier fortement d’une entreprise à l’autre. Les étrangers bénéficient généralement d’une certaine indulgence, les Japonais n’attendant pas d’un non-natif qu’il maîtrise parfaitement ce registre.

La difficulté réside aussi dans l’inconnu : face à un groupe de personnes que vous ne connaissez pas, il est souvent difficile de savoir qui est éminent, qui a votre âge et qui est plus jeune. Dans certains contextes, le registre familier est même préféré comme brise-glace, le keigo pouvant alors paraître trop distant.

Parler keigo en tant qu’étranger au Japon

Si l’on attend des locuteurs natifs qu’ils maîtrisent parfaitement le keigo — au risque d’être jugés peu professionnels dans le cas contraire — ce n’est pas toujours le cas pour les locuteurs non natifs. Les étrangers sont généralement excusés pour leurs erreurs et leur maîtrise imparfaite de ce registre élevé de la langue.

Cela ne doit pas pour autant vous décourager d’apprendre le keigo japonais. Et la meilleure façon d’y parvenir reste d’explorer, patiemment et méthodiquement, toutes les subtilités du langage respectueux.

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FAQ

Qu'est-ce que le keigo ?

Le keigo désigne le système d’honorifiques japonais utilisé pour exprimer le respect, la politesse et l’humilité selon le contexte social.

Pourquoi le keigo est-il important ?

Il reflète le respect de la hiérarchie et des relations sociales. Bien maîtriser le keigo est essentiel dans les situations formelles : au travail, dans le service client, ou lors d’une première rencontre.

Quelles sont les trois formes de keigo ?

Teineigo (丁寧語) : le langage poli, avec les terminaisons -masu/-desu.

Sonkeigo (尊敬語) : le langage honorifique, utilisé pour élever autrui.

Kenjougo (謙譲語) : le langage humble, utilisé pour s’abaisser soi-même ou son entourage proche.

Quand utiliser le sonkeigo ?

Lorsqu’on évoque les actions d’une personne de rang supérieur : un manager, un client ou un enseignant.

Quand utiliser le kenjougo ?

Lorsqu’on parle de ses propres actions dans un contexte formel, notamment dans les métiers de service ou en entreprise.

Le teineigo suffit-il au quotidien ?

Oui ! Le teineigo convient parfaitement aux conversations polies courantes, notamment pour les apprenants ou dans des contextes semi-professionnels.

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