Le mot keigo (敬語) est composé du kanji signifiant « respecter » ou « admirer » (敬) et du kanji « langue » (語). La société japonaise a toujours accordé une grande importance à la hiérarchie, au point que le langage honorifique peut sembler constituer une langue à part entière. Si vous envisagez de faire carrière au Japon, maîtriser le japonais des affaires vous démarquera lors de votre recherche d’emploi.

Quelle que soit la raison qui vous pousse à étudier le japonais, on suppose que vous prenez du plaisir à apprendre. Vous avez savouré l’écriture de vos premiers hiragana et katakana. Petit à petit, vous êtes parvenu à vous exprimer et à tenir une conversation informelle en japonais. Du moins, c’était le cas au début.

En arrivant au niveau intermédiaire, le plaisir laisse souvent place au découragement face à la complexité du langage honorifique japonais.

Dans cet article, nous vous guidons à travers toutes les subtilités du keigo japonais, du point de vue d’un non-natif. Nous aborderons les formes honorifiques, les formes humbles, les conjugaisons et les expressions courantes.

Introduction au keigo japonais

Saviez-vous que le Japon avait autrefois un système de castes ? Jusqu’à la restauration de Meiji, les personnes de castes différentes ne parlaient pas le même japonais, en signe de respect des rangs sociaux. Bien que ce système de castes ait disparu, le langage honorifique continue de marquer le degré d’intimité ou de statut social entre les personnes.

Utiliser le keigo, c’est témoigner de sa considération envers une personne plus âgée ou occupant un rang social supérieur. L’âge n’est pas le seul facteur : la position ou l’ancienneté au sein d’une entreprise entre également en jeu, comme avec le concept de senpai (une personne plus expérimentée). Votre façon de parler variera donc selon que vous vous adressez à un ami, un collègue, un supérieur ou un client, et selon la personne dont vous parlez : vous-même, un ami, un collègue ou un client.

Mais ne croyez pas que le keigo soit plus simple pour les locuteurs natifs. Les enfants japonais apprennent le keigo à la dure, en entrant au collège et en découvrant la hiérarchie japonaise. Ils doivent alors soudainement distinguer les 先輩 (senpai, élèves plus âgés) des 後輩 (kōhai, élèves plus jeunes).

Si l’idée d’apprendre tout un nouveau style de langage japonais vous effraie, sachez que vous n’êtes pas seul. Mémoriser le keigo représente un défi même pour les Japonais eux-mêmes : il est donc rassurant de savoir que tout le monde est logé à la même enseigne. Bien souvent, les Japonais n’apprennent pas réellement le keigo à l’école, mais lors de formations intensives avant de commencer leur premier emploi.

Vous souhaitez faire progresser votre carrière au Japon ? Le cours de japonais des affaires de Coto Academy est conçu pour vous aider à maîtriser le keigo et à améliorer votre communication professionnelle. Gagnez en confiance pour échanger avec vos collègues et clients, gérer les réunions et ouvrir de nouvelles opportunités de carrière !

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Le concept d’uchi et de soto

Pour mieux comprendre le langage respectueux, il faut se pencher sur le concept japonais d’uchi et de soto, ou « intérieur-extérieur » (内-外). L’idée peut sembler simple : uchi (内) signifie littéralement « intérieur », tandis que soto (外) signifie « extérieur ». Mais ces deux mots ne décrivent pas seulement une position physique : ils traduisent aussi une distance sociale.

Le concept d’uchi et de soto façonne la culture japonaise. En sociologie et en psychologie sociale, on parle de « endogroupe » et d’« exogroupe » ; la société japonaise prend cette distinction particulièrement au sérieux, au point qu’elle influence directement la langue.

Un endogroupe est le groupe social auquel vous vous identifiez. L’exogroupe, à l’inverse, désigne un groupe auquel vous n’appartenez pas.

En japonais, 内 signifie « foyer ». Le concept d’uchi (内) désigne l’endogroupe : toutes les personnes que vous connaissez au sein d’un cercle social précis — votre famille, votre entreprise, votre club. À l’intérieur de ce 内, par exemple, les membres d’une même famille peuvent se passer de titres honorifiques entre eux.

En japonais, soto (外) correspond à l’équivalent de l’exogroupe. Le concept de 外 englobe toutes les personnes extérieures à votre cercle social, comme un employé d’une entreprise concurrente.

Pourquoi ces notions sont-elles si importantes en matière de keigo ? Comme beaucoup de pays asiatiques à tendance collectiviste, le Japon accorde davantage d’importance à la conformité sociale, à l’inverse des cultures occidentales plus individualistes.

Autrement dit, appartenir à un groupe est un élément central de la vie japonaise. Le registre de langue varie selon le contexte social et selon ce que vous considérez, à un moment donné, comme votre endogroupe.

L’endogroupe peut se limiter à votre famille ou s’étendre à l’échelle d’un pays entier. Pensez à la logique du « nous » face au « eux » : cette dynamique influence les interactions sociales et se reflète directement dans la langue japonaise. Retenez donc que l’on n’utilise pas d’honorifiques pour parler de membres de son propre groupe à des personnes extérieures.

Le keigo japonais pour débutants

Avant même d’aborder le keigo à proprement parler, vous apprendrez probablement les formes verbales polies, appelées teinei (丁寧). Cette forme repose sur le radical du verbe suivi de la terminaison ~masu. Par exemple, le verbe « voir », 見(み)る, devient 見(み)ます.

Le keigo englobe à la fois la forme humble, kenjougo (謙譲語), et la forme polie honorifique, sonkeigo (尊敬語), avec différents niveaux de vocabulaire et d’expressions. À l’écrit, cette complexité est encore plus marquée.

En progressant en japonais, vous constaterez que la politesse revêt une grande importance face à des personnes plus âgées ou dans un cadre professionnel. Vous apprendrez à ajuster votre discours selon votre degré de familiarité avec votre interlocuteur, ou pour souligner un écart hiérarchique lorsque vous occupez une position supérieure. 

ご飯を食べます。 Gohan o tabemasu.

映画をみます。 Eiga o mimasu.

Mais que faire si vous souhaitez témoigner encore plus de respect à quelqu’un ? L’humilité occupe une place centrale dans la culture japonaise, aussi bien au travail que dans la vie sociale. Le tableau ci-dessous illustre trois niveaux de politesse.

FamilierFormelKeigo
お土産をもらった。Omiyage o morattaお土産をもらいました。Omiyage o moraimashitaお土産をいただきました。Omiyage o itadakimashita

Une de nos élèves a un jour plaisanté en disant que plus une phrase est longue, plus elle est polie et formelle. Nous ne garantissons pas que la règle soit absolue, mais c’est effectivement une tendance que l’on observe souvent.

Le registre familier s’utilise généralement avec votre endogroupe, avec qui vous entretenez une relation égalitaire ou décontractée : camarades de classe proches, amis intimes, frères et sœurs, voire parents.

Le registre formel, quant à lui, s’adresse à des personnes avec qui la distance sociale est plus marquée : enseignants, collègues ou inconnus.

Enfin, le keigo le plus poli s’utilise envers les personnes que vous considérez comme occupant un rang hiérarchique nettement supérieur : managers, supérieurs hiérarchiques, et bien sûr clients.

Rappelez-vous des notions d’endogroupe et d’exogroupe : les Japonais, en particulier les femmes, ont tendance à utiliser le keigo même face à des inconnus. Ne soyez donc pas surpris si l’on s’adresse à vous avec un langage très humble et honorifique.

Les règles de base du keigo

Maintenant que les notions d’endogroupe, d’exogroupe et de politesse sont posées, entrons dans le vif du sujet : les règles du keigo. La langue japonaise honorifique se divise en trois catégories : le style poli, le style humble et le style honorifique.

Certains mots sont remplacés par une version plus respectueuse en keigo. Par exemple, あした (demain) et ひと (personne) deviennent respectivement あす et かた. Cette forme de langage s’appelle aratamatta iikata (改まった言い方), le « langage formel ».

Deuxième élément à connaître : les préfixes honorifiques japonais o ou go peuvent s’ajouter à certains noms et verbes. L’exemple le plus courant est celui du thé, cha, qui devient « o-cha », ou de la famille, 家族, qui devient ご家族.

L’ajout d’un suffixe honorifique après un nom fait également partie du langage respectueux. Le suffixe poli さん, comme dans Tanaka-san (田中さん), devient Tanaka-sama (田中様).

1. Le japonais poli : teineigo (丁寧語)

Le style poli constitue la forme de keigo la plus simple, régie par une grammaire proche du langage courant. C’est donc la première forme de keigo enseignée aux apprenants de japonais. Utiliser です et ます à la place de la forme dictionnaire suffit déjà à adopter un ton poli et formel : c’est donc déjà une forme de keigo.

Pour rappel, la copule です se place après les noms, adjectifs et adverbes, généralement en fin de phrase, tandis que le suffixe ます se place après un verbe.

FrançaisRegistre courantTeineigo
Je vais acheter un livre.本を買いに行く。Hono kaini iku.本を買いに行きます。Hono kaini ikimasu.
Le téléphone est cassé.携帯が壊れた。Keitaiga kowareta.携帯が壊れました。Keitaiga kowaremashita.
Qu’est-ce que c’est ?これは何だ。Korewa nan da.こちらは何ですか。Kochirawa nandesuka.

2. Le japonais honorifique : sonkeigo (尊敬語)

Ce style permet de témoigner du respect envers une personne de rang supérieur, comme un supérieur hiérarchique ou un client, lorsqu’on s’adresse à elle. Le sonkeigo ne s’utilise jamais pour parler de soi-même. Cette forme est réputée difficile à maîtriser, car elle repose sur des phrases longues et élaborées, où les verbes courants sont remplacés par des formes plus polies, voire des formes honorifiques distinctes.

FrançaisRegistre courantForme honorifique
Monsieur Tanaka est-il présent ?すみません、田中先生はいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa imasukaすみません、田中先生はいらっしゃいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa irasshaimasuka
Comment s’est passé l’entretien ?面接はどうでしたか。Mensetsu wa dou deshitaka面接はいかがでしたか。Mensetsu wa ikaga deshitaka

3. Le keigo humble : kenjougo (謙譲語)

Les expressions humbles telles que おります, 参ります, いたします, いただきます, もうします ou 存じでおります appartiennent en réalité à une troisième catégorie, appelée chouteigo (丁重語). Cette forme de politesse courtoise s’utilise lorsque l’action ne concerne pas directement l’interlocuteur, mais que ce dernier reste une personne à qui l’on souhaite témoigner un profond respect.

FrançaisRegistre courantKenjougo
Je m’appelle Sakura.私はさくらです。Watashi wa sakura desu.私はさくらと申します。Watashi wa sakura to moushimasu.
J’ai lu le livre.この本を読みました。Kono hon o yomimashita.こちらの本を拝読しました。Kochira no hon o haidokushimashita.

Lorsque vous parlez de vous-même, vous devez rester humble. Il en va de même lorsque vous évoquez une personne de votre entourage proche, car le concept d’endogroupe implique qu’elle fait, en quelque sorte, partie de vous.

Le kenjougo sert à s’abaisser socialement lorsqu’on parle de soi-même. On l’utilise en s’adressant à une personne de rang supérieur, pour décrire ses propres actions ou celles d’une personne de son cercle. Comme pour le sonkeigo, le kenjougo remplace certains verbes par des formes spécifiques ; les noms peuvent également changer : le mot 人, mentionné plus haut, devient 者.

Cette distinction est particulièrement importante en entreprise au Japon. Lorsque vous vous adressez directement à votre manager, vous emploierez probablement une forme honorifique, puisqu’il occupe une position sociale supérieure à la vôtre. Simple, non ?

Mais que se passe-t-il lorsque vous parlez à un client de votre entreprise et que vous devez mentionner votre manager ? Faut-il alors employer la forme humble ou honorifique ?

La réponse est : la forme humble. À ce moment précis, votre manager fait partie de votre endogroupe (uchi), tandis que le client appartient à votre exogroupe (soto). Un point essentiel à retenir : on « élève » les personnes extérieures à son groupe et on « abaisse » celles qui en font partie, indépendamment de leur statut réel.

La conjugaison du keigo japonais

Pour les styles honorifiques et humbles, comme évoqué précédemment, certains verbes disposent d’expressions figées. Pour les autres, il existe des règles de conjugaison spécifiques au keigo. La première règle consiste à ajouter le préfixe poli « o » au radical du verbe.

On se concentre souvent sur les constructions verbales et les relations sociales entre locuteur et interlocuteur, mais le keigo va bien au-delà des expressions figées : la langue japonaise utilise également des préfixes honorifiques. Les préfixes お (o) et ご (go) peuvent en effet s’ajouter à certains noms et verbes.

Pour un nom, le préfixe お (o) ou ご (go) le précède, mais cette règle se limite généralement aux noms exprimant une action (verbes en suru). Pour un verbe, on retire ます et on ajoute になる.

FrançaisForme honorifique
Verbeお + radical du verbe (forme ます) + になる
Nomお/ご + nom + になる

部長はいつ海外からお戻りになりますか。

課長はお変えになりました。

Il est possible d’ajouter お (o) ou ご (go) devant presque n’importe quel nom pour le transformer en forme honorifique, mais attention : un excès de préfixes rendra vos phrases maladroites. Il existe d’autres façons de s’exprimer en keigo sans multiplier les お devant chaque objet.

Vous rencontrerez cependant très fréquemment ces noms honorifiques, sans même vous en rendre compte.

FrançaisJaponais honorifiqueRomaji
Théお茶Ocha
Eauお水Omizu
Alcoolお酒Osake
Repasご飯Gohan
Commandeご注文Gochuumon
Sucreriesお菓子Okashi
Tempsお時間Ojikan

Pour le style humble, la construction verbale suit le schéma suivant : お/ご + radical du verbe + する. Vous avez sans doute déjà entendu cette structure dans l’expression お願いします (« s’il vous plaît »).

Le style honorifique peut également s’exprimer via ce que l’on appelle le « keigo simplifié », en utilisant la forme passive du verbe (れる ou られる). Bien que présentée comme plus simple, cette forme peut facilement être confondue avec la voix passive classique et doit donc être utilisée avec précaution.

29 expressions de keigo utiles pour le travail

La première étape consiste à comprendre que certaines lectures de kanji et certains mots diffèrent selon que l’on parle en registre familier ou poli. L’exemple le plus simple est celui du mot « demain » : 明日 se lit あした en registre courant, mais vous rencontrerez rapidement la lecture あす en progressant dans vos études.

FrançaisJaponais courantKeigo professionnel
Demain明日(あした)明日(あす)
Après-demain明後日(あさって)明後日(みょうごにち)
Hier soir昨日の夜昨夜(さくや)
Demain matin明日の朝明朝(みょうちょう)
À partir de demain明日以降後日(ごじつ)
Cette année今年本年(ほんねん)
L’autre jourこの間先日(せんじつ)
Ce jour-làその日当日(とうじつ)
L’année dernière去年(きょねん)去年(さくねん)
Il y a deux ans一昨年(おととし)一昨年(いっさくねん)
Bientôtもうすぐまもなく
Maintenantいまただいま
Plus tôt前に以前(いぜん)
Plus tardあとで後ほど(あとほど)
Immédiatementすぐにさっそく
Cette fois今度このたび
Tout à l’heureさっき先ほど(さきほど)
どこどちら
Par iciこっちこちら
Par là-basあっちあちら
Par làそっちそちら
Lequelどっちどちら
Un instantちょっと少々(しょうしょう)
Beaucoup, énormémentとても大変(たいへん)
Beaucoup, grandementすごく非常に(ひじょうに)
Combienどのくらいいかほど
Un peu少し些少(さしょう)
Considérable多い多大(ただい)
Environ~ぐらい~ほど

Quand utiliser le keigo japonais ?

De manière générale, le langage respectueux s’emploie envers les personnes âgées, les personnes de rang élevé, et dans le cadre professionnel. Bien sûr, des exceptions existent, ce qui explique pourquoi le keigo reste un défi même pour les locuteurs natifs.

Le niveau d’exigence en matière de keigo peut varier fortement d’une entreprise à l’autre. Les étrangers bénéficient généralement d’une certaine indulgence, les Japonais n’attendant pas d’un non-natif qu’il maîtrise parfaitement ce registre.

La difficulté réside aussi dans l’inconnu : face à un groupe de personnes que vous ne connaissez pas, il est souvent difficile de savoir qui est éminent, qui a votre âge et qui est plus jeune. Dans certains contextes, le registre familier est même préféré comme brise-glace, le keigo pouvant alors paraître trop distant.

Parler keigo en tant qu’étranger au Japon

Si l’on attend des locuteurs natifs qu’ils maîtrisent parfaitement le keigo — au risque d’être jugés peu professionnels dans le cas contraire — ce n’est pas toujours le cas pour les locuteurs non natifs. Les étrangers sont généralement excusés pour leurs erreurs et leur maîtrise imparfaite de ce registre élevé de la langue.

Cela ne doit pas pour autant vous décourager d’apprendre le keigo japonais. Et la meilleure façon d’y parvenir reste d’explorer, patiemment et méthodiquement, toutes les subtilités du langage respectueux.

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FAQ

Qu'est-ce que le keigo ?

Le keigo désigne le système d’honorifiques japonais utilisé pour exprimer le respect, la politesse et l’humilité selon le contexte social.

Pourquoi le keigo est-il important ?

Il reflète le respect de la hiérarchie et des relations sociales. Bien maîtriser le keigo est essentiel dans les situations formelles : au travail, dans le service client, ou lors d’une première rencontre.

Quelles sont les trois formes de keigo ?

Teineigo (丁寧語) : le langage poli, avec les terminaisons -masu/-desu.

Sonkeigo (尊敬語) : le langage honorifique, utilisé pour élever autrui.

Kenjougo (謙譲語) : le langage humble, utilisé pour s’abaisser soi-même ou son entourage proche.

Quand utiliser le sonkeigo ?

Lorsqu’on évoque les actions d’une personne de rang supérieur : un manager, un client ou un enseignant.

Le teineigo suffit-il au quotidien ?

Oui ! Le teineigo convient parfaitement aux conversations polies courantes, notamment pour les apprenants ou dans des contextes semi-professionnels.

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Le mot keigo (敬語) est composé du kanji signifiant « respecter » ou « admirer » (敬) et du kanji « langue » (語). La société japonaise a toujours accordé une grande importance à la hiérarchie, au point que le langage honorifique peut sembler constituer une langue à part entière. Si vous envisagez de faire carrière au Japon, maîtriser le japonais des affaires vous démarquera lors de votre recherche d’emploi.

Quelle que soit la raison qui vous pousse à étudier le japonais, on suppose que vous prenez du plaisir à apprendre. Vous avez savouré l’écriture de vos premiers hiragana et katakana. Petit à petit, vous êtes parvenu à vous exprimer et à tenir une conversation informelle en japonais. Du moins, c’était le cas au début.

En arrivant au niveau intermédiaire, le plaisir laisse souvent place au découragement face à la complexité du langage honorifique japonais.

Dans cet article, nous vous guidons à travers toutes les subtilités du keigo japonais, du point de vue d’un non-natif. Nous aborderons les formes honorifiques, les formes humbles, les conjugaisons et les expressions courantes.

Introduction au keigo japonais

Saviez-vous que le Japon avait autrefois un système de castes ? Jusqu’à la restauration de Meiji, les personnes de castes différentes ne parlaient pas le même japonais, en signe de respect des rangs sociaux. Bien que ce système de castes ait disparu, le langage honorifique continue de marquer le degré d’intimité ou de statut social entre les personnes.

Utiliser le keigo, c’est témoigner de sa considération envers une personne plus âgée ou occupant un rang social supérieur. L’âge n’est pas le seul facteur : la position ou l’ancienneté au sein d’une entreprise entre également en jeu, comme avec le concept de senpai (une personne plus expérimentée). Votre façon de parler variera donc selon que vous vous adressez à un ami, un collègue, un supérieur ou un client, et selon la personne dont vous parlez : vous-même, un ami, un collègue ou un client.

Mais ne croyez pas que le keigo soit plus simple pour les locuteurs natifs. Les enfants japonais apprennent le keigo à la dure, en entrant au collège et en découvrant la hiérarchie japonaise. Ils doivent alors soudainement distinguer les 先輩 (senpai, élèves plus âgés) des 後輩 (kōhai, élèves plus jeunes).

Si l’idée d’apprendre tout un nouveau style de langage japonais vous effraie, sachez que vous n’êtes pas seul. Mémoriser le keigo représente un défi même pour les Japonais eux-mêmes : il est donc rassurant de savoir que tout le monde est logé à la même enseigne. Bien souvent, les Japonais n’apprennent pas réellement le keigo à l’école, mais lors de formations intensives avant de commencer leur premier emploi.

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Le concept d’uchi et de soto

Pour mieux comprendre le langage respectueux, il faut se pencher sur le concept japonais d’uchi et de soto, ou « intérieur-extérieur » (内-外). L’idée peut sembler simple : uchi (内) signifie littéralement « intérieur », tandis que soto (外) signifie « extérieur ». Mais ces deux mots ne décrivent pas seulement une position physique : ils traduisent aussi une distance sociale.

Le concept d’uchi et de soto façonne la culture japonaise. En sociologie et en psychologie sociale, on parle de « endogroupe » et d’« exogroupe » ; la société japonaise prend cette distinction particulièrement au sérieux, au point qu’elle influence directement la langue.

Un endogroupe est le groupe social auquel vous vous identifiez. L’exogroupe, à l’inverse, désigne un groupe auquel vous n’appartenez pas.

En japonais, 内 signifie « foyer ». Le concept d’uchi (内) désigne l’endogroupe : toutes les personnes que vous connaissez au sein d’un cercle social précis — votre famille, votre entreprise, votre club. À l’intérieur de ce 内, par exemple, les membres d’une même famille peuvent se passer de titres honorifiques entre eux.

En japonais, soto (外) correspond à l’équivalent de l’exogroupe. Le concept de 外 englobe toutes les personnes extérieures à votre cercle social, comme un employé d’une entreprise concurrente.

Pourquoi ces notions sont-elles si importantes en matière de keigo ? Comme beaucoup de pays asiatiques à tendance collectiviste, le Japon accorde davantage d’importance à la conformité sociale, à l’inverse des cultures occidentales plus individualistes.

Autrement dit, appartenir à un groupe est un élément central de la vie japonaise. Le registre de langue varie selon le contexte social et selon ce que vous considérez, à un moment donné, comme votre endogroupe.

L’endogroupe peut se limiter à votre famille ou s’étendre à l’échelle d’un pays entier. Pensez à la logique du « nous » face au « eux » : cette dynamique influence les interactions sociales et se reflète directement dans la langue japonaise. Retenez donc que l’on n’utilise pas d’honorifiques pour parler de membres de son propre groupe à des personnes extérieures.

Le keigo japonais pour débutants

Avant même d’aborder le keigo à proprement parler, vous apprendrez probablement les formes verbales polies, appelées teinei (丁寧). Cette forme repose sur le radical du verbe suivi de la terminaison ~masu. Par exemple, le verbe « voir », 見(み)る, devient 見(み)ます.

Le keigo englobe à la fois la forme humble, kenjougo (謙譲語), et la forme polie honorifique, sonkeigo (尊敬語), avec différents niveaux de vocabulaire et d’expressions. À l’écrit, cette complexité est encore plus marquée.

En progressant en japonais, vous constaterez que la politesse revêt une grande importance face à des personnes plus âgées ou dans un cadre professionnel. Vous apprendrez à ajuster votre discours selon votre degré de familiarité avec votre interlocuteur, ou pour souligner un écart hiérarchique lorsque vous occupez une position supérieure. 

ご飯を食べます。 Gohan o tabemasu.

映画をみます。 Eiga o mimasu.

Mais que faire si vous souhaitez témoigner encore plus de respect à quelqu’un ? L’humilité occupe une place centrale dans la culture japonaise, aussi bien au travail que dans la vie sociale. Le tableau ci-dessous illustre trois niveaux de politesse.

FamilierFormelKeigo
お土産をもらった。Omiyage o morattaお土産をもらいました。Omiyage o moraimashitaお土産をいただきました。Omiyage o itadakimashita

Une de nos élèves a un jour plaisanté en disant que plus une phrase est longue, plus elle est polie et formelle. Nous ne garantissons pas que la règle soit absolue, mais c’est effectivement une tendance que l’on observe souvent.

Le registre familier s’utilise généralement avec votre endogroupe, avec qui vous entretenez une relation égalitaire ou décontractée : camarades de classe proches, amis intimes, frères et sœurs, voire parents.

Le registre formel, quant à lui, s’adresse à des personnes avec qui la distance sociale est plus marquée : enseignants, collègues ou inconnus.

Enfin, le keigo le plus poli s’utilise envers les personnes que vous considérez comme occupant un rang hiérarchique nettement supérieur : managers, supérieurs hiérarchiques, et bien sûr clients.

Rappelez-vous des notions d’endogroupe et d’exogroupe : les Japonais, en particulier les femmes, ont tendance à utiliser le keigo même face à des inconnus. Ne soyez donc pas surpris si l’on s’adresse à vous avec un langage très humble et honorifique.

Les règles de base du keigo

Maintenant que les notions d’endogroupe, d’exogroupe et de politesse sont posées, entrons dans le vif du sujet : les règles du keigo. La langue japonaise honorifique se divise en trois catégories : le style poli, le style humble et le style honorifique.

Certains mots sont remplacés par une version plus respectueuse en keigo. Par exemple, あした (demain) et ひと (personne) deviennent respectivement あす et かた. Cette forme de langage s’appelle aratamatta iikata (改まった言い方), le « langage formel ».

Deuxième élément à connaître : les préfixes honorifiques japonais o ou go peuvent s’ajouter à certains noms et verbes. L’exemple le plus courant est celui du thé, cha, qui devient « o-cha », ou de la famille, 家族, qui devient ご家族.

L’ajout d’un suffixe honorifique après un nom fait également partie du langage respectueux. Le suffixe poli さん, comme dans Tanaka-san (田中さん), devient Tanaka-sama (田中様).

1. Le japonais poli : teineigo (丁寧語)

Le style poli constitue la forme de keigo la plus simple, régie par une grammaire proche du langage courant. C’est donc la première forme de keigo enseignée aux apprenants de japonais. Utiliser です et ます à la place de la forme dictionnaire suffit déjà à adopter un ton poli et formel : c’est donc déjà une forme de keigo.

Pour rappel, la copule です se place après les noms, adjectifs et adverbes, généralement en fin de phrase, tandis que le suffixe ます se place après un verbe.

FrançaisRegistre courantTeineigo
Je vais acheter un livre.本を買いに行く。Hono kaini iku.本を買いに行きます。Hono kaini ikimasu.
Le téléphone est cassé.携帯が壊れた。Keitaiga kowareta.携帯が壊れました。Keitaiga kowaremashita.
Qu’est-ce que c’est ?これは何だ。Korewa nan da.こちらは何ですか。Kochirawa nandesuka.

2. Le japonais honorifique : sonkeigo (尊敬語)

Ce style permet de témoigner du respect envers une personne de rang supérieur, comme un supérieur hiérarchique ou un client, lorsqu’on s’adresse à elle. Le sonkeigo ne s’utilise jamais pour parler de soi-même. Cette forme est réputée difficile à maîtriser, car elle repose sur des phrases longues et élaborées, où les verbes courants sont remplacés par des formes plus polies, voire des formes honorifiques distinctes.

FrançaisRegistre courantForme honorifique
Monsieur Tanaka est-il présent ?すみません、田中先生はいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa imasukaすみません、田中先生はいらっしゃいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa irasshaimasuka
Comment s’est passé l’entretien ?面接はどうでしたか。Mensetsu wa dou deshitaka面接はいかがでしたか。Mensetsu wa ikaga deshitaka

3. Le keigo humble : kenjougo (謙譲語)

Les expressions humbles telles que おります, 参ります, いたします, いただきます, もうします ou 存じでおります appartiennent en réalité à une troisième catégorie, appelée chouteigo (丁重語). Cette forme de politesse courtoise s’utilise lorsque l’action ne concerne pas directement l’interlocuteur, mais que ce dernier reste une personne à qui l’on souhaite témoigner un profond respect.

FrançaisRegistre courantKenjougo
Je m’appelle Sakura.私はさくらです。Watashi wa sakura desu.私はさくらと申します。Watashi wa sakura to moushimasu.
J’ai lu le livre.この本を読みました。Kono hon o yomimashita.こちらの本を拝読しました。Kochira no hon o haidokushimashita.

Lorsque vous parlez de vous-même, vous devez rester humble. Il en va de même lorsque vous évoquez une personne de votre entourage proche, car le concept d’endogroupe implique qu’elle fait, en quelque sorte, partie de vous.

Le kenjougo sert à s’abaisser socialement lorsqu’on parle de soi-même. On l’utilise en s’adressant à une personne de rang supérieur, pour décrire ses propres actions ou celles d’une personne de son cercle. Comme pour le sonkeigo, le kenjougo remplace certains verbes par des formes spécifiques ; les noms peuvent également changer : le mot 人, mentionné plus haut, devient 者.

Cette distinction est particulièrement importante en entreprise au Japon. Lorsque vous vous adressez directement à votre manager, vous emploierez probablement une forme honorifique, puisqu’il occupe une position sociale supérieure à la vôtre. Simple, non ?

Mais que se passe-t-il lorsque vous parlez à un client de votre entreprise et que vous devez mentionner votre manager ? Faut-il alors employer la forme humble ou honorifique ?

La réponse est : la forme humble. À ce moment précis, votre manager fait partie de votre endogroupe (uchi), tandis que le client appartient à votre exogroupe (soto). Un point essentiel à retenir : on « élève » les personnes extérieures à son groupe et on « abaisse » celles qui en font partie, indépendamment de leur statut réel.

La conjugaison du keigo japonais

Pour les styles honorifiques et humbles, comme évoqué précédemment, certains verbes disposent d’expressions figées. Pour les autres, il existe des règles de conjugaison spécifiques au keigo. La première règle consiste à ajouter le préfixe poli « o » au radical du verbe.

On se concentre souvent sur les constructions verbales et les relations sociales entre locuteur et interlocuteur, mais le keigo va bien au-delà des expressions figées : la langue japonaise utilise également des préfixes honorifiques. Les préfixes お (o) et ご (go) peuvent en effet s’ajouter à certains noms et verbes.

Pour un nom, le préfixe お (o) ou ご (go) le précède, mais cette règle se limite généralement aux noms exprimant une action (verbes en suru). Pour un verbe, on retire ます et on ajoute になる.

FrançaisForme honorifique
Verbeお + radical du verbe (forme ます) + になる
Nomお/ご + nom + になる

部長はいつ海外からお戻りになりますか。

課長はお変えになりました。

Il est possible d’ajouter お (o) ou ご (go) devant presque n’importe quel nom pour le transformer en forme honorifique, mais attention : un excès de préfixes rendra vos phrases maladroites. Il existe d’autres façons de s’exprimer en keigo sans multiplier les お devant chaque objet.

Vous rencontrerez cependant très fréquemment ces noms honorifiques, sans même vous en rendre compte.

FrançaisJaponais honorifiqueRomaji
Théお茶Ocha
Eauお水Omizu
Alcoolお酒Osake
Repasご飯Gohan
Commandeご注文Gochuumon
Sucreriesお菓子Okashi
Tempsお時間Ojikan

Pour le style humble, la construction verbale suit le schéma suivant : お/ご + radical du verbe + する. Vous avez sans doute déjà entendu cette structure dans l’expression お願いします (« s’il vous plaît »).

Le style honorifique peut également s’exprimer via ce que l’on appelle le « keigo simplifié », en utilisant la forme passive du verbe (れる ou られる). Bien que présentée comme plus simple, cette forme peut facilement être confondue avec la voix passive classique et doit donc être utilisée avec précaution.

29 expressions de keigo utiles pour le travail

La première étape consiste à comprendre que certaines lectures de kanji et certains mots diffèrent selon que l’on parle en registre familier ou poli. L’exemple le plus simple est celui du mot « demain » : 明日 se lit あした en registre courant, mais vous rencontrerez rapidement la lecture あす en progressant dans vos études.

FrançaisJaponais courantKeigo professionnel
Demain明日(あした)明日(あす)
Après-demain明後日(あさって)明後日(みょうごにち)
Hier soir昨日の夜昨夜(さくや)
Demain matin明日の朝明朝(みょうちょう)
À partir de demain明日以降後日(ごじつ)
Cette année今年本年(ほんねん)
L’autre jourこの間先日(せんじつ)
Ce jour-làその日当日(とうじつ)
L’année dernière去年(きょねん)去年(さくねん)
Il y a deux ans一昨年(おととし)一昨年(いっさくねん)
Bientôtもうすぐまもなく
Maintenantいまただいま
Plus tôt前に以前(いぜん)
Plus tardあとで後ほど(あとほど)
Immédiatementすぐにさっそく
Cette fois今度このたび
Tout à l’heureさっき先ほど(さきほど)
どこどちら
Par iciこっちこちら
Par là-basあっちあちら
Par làそっちそちら
Lequelどっちどちら
Un instantちょっと少々(しょうしょう)
Beaucoup, énormémentとても大変(たいへん)
Beaucoup, grandementすごく非常に(ひじょうに)
Combienどのくらいいかほど
Un peu少し些少(さしょう)
Considérable多い多大(ただい)
Environ~ぐらい~ほど

Quand utiliser le keigo japonais ?

De manière générale, le langage respectueux s’emploie envers les personnes âgées, les personnes de rang élevé, et dans le cadre professionnel. Bien sûr, des exceptions existent, ce qui explique pourquoi le keigo reste un défi même pour les locuteurs natifs.

Le niveau d’exigence en matière de keigo peut varier fortement d’une entreprise à l’autre. Les étrangers bénéficient généralement d’une certaine indulgence, les Japonais n’attendant pas d’un non-natif qu’il maîtrise parfaitement ce registre.

La difficulté réside aussi dans l’inconnu : face à un groupe de personnes que vous ne connaissez pas, il est souvent difficile de savoir qui est éminent, qui a votre âge et qui est plus jeune. Dans certains contextes, le registre familier est même préféré comme brise-glace, le keigo pouvant alors paraître trop distant.

Parler keigo en tant qu’étranger au Japon

Si l’on attend des locuteurs natifs qu’ils maîtrisent parfaitement le keigo — au risque d’être jugés peu professionnels dans le cas contraire — ce n’est pas toujours le cas pour les locuteurs non natifs. Les étrangers sont généralement excusés pour leurs erreurs et leur maîtrise imparfaite de ce registre élevé de la langue.

Cela ne doit pas pour autant vous décourager d’apprendre le keigo japonais. Et la meilleure façon d’y parvenir reste d’explorer, patiemment et méthodiquement, toutes les subtilités du langage respectueux.

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FAQ

Qu'est-ce que le keigo ?

Le keigo désigne le système d’honorifiques japonais utilisé pour exprimer le respect, la politesse et l’humilité selon le contexte social.

Pourquoi le keigo est-il important ?

Il reflète le respect de la hiérarchie et des relations sociales. Bien maîtriser le keigo est essentiel dans les situations formelles : au travail, dans le service client, ou lors d’une première rencontre.

Quelles sont les trois formes de keigo ?

Teineigo (丁寧語) : le langage poli, avec les terminaisons -masu/-desu.

Sonkeigo (尊敬語) : le langage honorifique, utilisé pour élever autrui.

Kenjougo (謙譲語) : le langage humble, utilisé pour s’abaisser soi-même ou son entourage proche.

Quand utiliser le sonkeigo ?

Lorsqu’on évoque les actions d’une personne de rang supérieur : un manager, un client ou un enseignant.

Quand utiliser le kenjougo ?

Lorsqu’on parle de ses propres actions dans un contexte formel, notamment dans les métiers de service ou en entreprise.

Le teineigo suffit-il au quotidien ?

Oui ! Le teineigo convient parfaitement aux conversations polies courantes, notamment pour les apprenants ou dans des contextes semi-professionnels.

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En 2026, le Japon compte plus de 57 000 supérettes, familièrement appelées konbini. N’allez pas les imaginer comme la petite supérette de station-service que vous connaissez chez vous. Les konbini au Japon jouent dans une tout autre catégorie : vous pouvez y imprimer des documents, obtenir vos relevés fiscaux et votre justificatif de domicile, payer vos factures, et transférer de l’argent, tout ça juste avant de craquer pour votre premier onigiri (boulette de riz japonaise) au thon-mayonnaise (tsunamayo) de la journée, aussi délicieux soit-il.

Une chose que nos étudiants de la Coto Academy adorent plaisanter, c’est à quel point ils utilisent le fameux daijoubu desu (大丈夫です) pour répondre à tout ce que le personnel du konbini leur demande. Mais on pense que ça n’a pas à être votre réponse par défaut, une fois que vous savez réellement ce qu’on vous demande. J’ai travaillé dans un Family Mart pendant environ deux ans à l’université, donc je connais un peu ces expressions.

Si vous voulez paraître plus à l’aise en japonais, nous avons rassemblé les expressions courantes que vous entendrez (et pourrez utiliser) au konbini.

Les expressions japonaises que vous entendrez au konbini

Expressions japonaises à connaître au konbini

Cela varie d’une personne à l’autre, mais la plupart des employés de konbini sont formés pour suivre quelques étapes standard avec les clients : demander si vous avez besoin d’un sac plastique, si vous souhaitez utiliser une carte de fidélité pour la transaction, et ainsi de suite.

Ces expressions utilisent souvent le keigo (langage honorifique), donc elles peuvent sembler un peu différentes de ce que vous trouveriez en traduisant les choses directement à partir d’un dictionnaire.

Je n’ai jamais reçu de formation formelle en keigo, mais ma première semaine en tant que nouvel employé de konbini a été consacrée à observer un autre employé. Voici les expressions qui revenaient sans cesse.

1. Bienvenue ! いらっしゃいませ (Irasshaimase)

L’une des salutations les plus courantes que la plupart d’entre nous connaissent déjà est いらっしゃいませ (irasshaimase). Cela signifie essentiellement « bienvenue, entrez ». Le mot vient de irassharu (いらっしゃる), la forme honorifique de « être » (iru, いる), « venir » (kuru, くる) ou « aller » (iku, いく). Eh oui, ce seul verbe poli couvre les trois sens selon le contexte.

Le personnel du konbini n’a même pas forcément besoin de vous voir : dès que vous entrez dans un konbini, vous entendrez un jingle distinctif, c’est aussi comme ça que le personnel sait qu’un client vient d’arriver. Parfois, vous entendrez aussi d’autres employés reprendre le mot en chœur, une pratique standard qui fait partie de la culture du service client.

2. Avez-vous besoin d’un sac ? 袋はご利用ですか (Fukuro wa goriyou desu ka)?

Fukuro signifie « sac », bien que le terme complet soit en réalité binibukuro (sac plastique).

Le verbe utilisé ici est riyou (利用), qui signifie « utiliser ». Comme les employés parlent en keigo, ils ajoutent le préfixe go- pour rendre la phrase plus polie.

Vous entendrez aussi parfois une autre variante :

袋にお入れしますか? Fukuro ni oire shimasu ka? « Voulez-vous que je mette (vos articles) dans un sac plastique ? »

La version plus « manuel scolaire » est en fait :

袋は、要ります? Fukuro wa irimasu ka? « Avez-vous besoin d’un sac plastique ? »

3. Avez-vous besoin d’un ticket de caisse ? レシートはご利用ですか (Reshiito wa goriyou desu ka)?

Comme pour la question du sac plastique, le personnel est formé pour demander si vous voulez un ticket de caisse (puisque la plupart d’entre nous vont de toute façon le jeter). La plupart des konbini ont même une petite poubelle près de la caisse pour que vous puissiez le jeter directement, mais ils demandent généralement avant.

Un point important à noter : vous entendrez souvent les mots reshiito (レシート) et ryoushuusho (領収書). Les deux se traduisent par « reçu » dans le dictionnaire, mais ils ne sont pas interchangeables dans la pratique.

Reshiito est le ticket de caisse standard que vous obtenez par défaut. Ryoushuusho, en revanche, est un reçu officiel avec un tampon (hanko), généralement utilisé lorsque vous voulez vous faire rembourser un achat ou le comptabiliser. Il faut le demander spécifiquement, et le personnel vous demandera généralement le nom du payeur pour l’inscrire dessus.

4. Voulez-vous que je réchauffe ceci ? 温めますか (Atatamemasuka)?

Si vous achetez un bento, un burrito, ou même un onigiri (la plupart des onigiri sont servis légèrement froids, et bien qu’ils ne soient généralement pas destinés à être réchauffés, certaines saveurs sont en fait recommandées chaudes), le personnel pourrait vous demander :

お弁当、温めますか? Obentou, atatamemasu ka? « Voulez-vous que votre bento soit réchauffé ? »

Les micro-ondes des konbini sont généralement très puissants (un bento entier peut être réchauffé en deux minutes), donc cela ne prendra pas beaucoup de temps. Si cela prend quelques minutes, le personnel pourrait vous demander de vous mettre sur le côté pour continuer à servir d’autres clients pendant que ça chauffe.

Si vous voulez que ce soit réchauffé, dites : お願いします Onegaishimasu « Oui, s’il vous plaît. »

Sinon, dites : 大丈夫です Daijoubu desu « Non, ça va, merci. »

5. Avez-vous besoin de baguettes ? お箸は、お付けしますか (Ohashi wa otsuke shimasu ka)?

Par défaut, sauf s’il s’agit d’un dessert, les Japonais ont tendance à utiliser des baguettes (oui, même pour les pâtes). Le personnel demandera généralement :

お箸は、お付けしますか? Ohashi wa otsuke shimasu ka? « Voulez-vous des baguettes avec ça ? »

Si vous préférez utiliser autre chose, voici d’autres ustensiles que vous pouvez demander :

  • Fourchette : フォーク (fooku)
  • Cuillère : スプーン (supuun)
  • Paille : ストロー (sutoroo)

6. Avez-vous une carte de fidélité ? ポイントカードはお持ちですか (Pointo kaado wa omochi desu ka)?

Le Japon a des systèmes de cartes de fidélité pour à peu près tout, de votre supermarché local au pressing. Les konbini ne font pas exception, et chaque chaîne a tendance à gérer son propre système. Malheureusement, ils sont tous complètement séparés les uns des autres.

Par exemple, FamilyMart accepte à la fois les points T-Point et Rakuten. 7-Eleven a le nanaco. Lawson a le Ponta. Ces cartes n’ont pas besoin d’être physiques : la plupart peuvent être liées à un code-barres dans une application sur votre téléphone.

Le fonctionnement est généralement simple : chaque transaction vous rapporte des points en fonction du montant dépensé (généralement autour d’un point pour 100 à 200 yens). Les points s’accumulent au fil du temps et peuvent être utilisés pour de futurs achats.

Nous recommandons de vous inscrire si vous êtes un habitué de la même enseigne de konbini. Si vous avez plutôt tendance à changer de magasin, en revanche, les points ne s’accumuleront probablement pas de manière significative.

Si vous avez une carte et souhaitez l’utiliser, le personnel demandera :

ポイントは、ご利用ですか? Pointo wa go-riyou desu ka? « Souhaitez-vous utiliser vos points ? »

7. Est-ce que je peux vous le donner comme ça ? こちらでよろしいですか (Kochira de yoroshii desu ka)?

Si vous achetez seulement un petit article, le personnel pourrait vous demander s’il est acceptable de vous le donner tel quel, sans sac. Il collera ou scannera généralement quand même le code-barres comme preuve d’achat.

Une autre façon d’entendre cette question est avec sono mama (« tel quel ») :

そのままでよろしいですか? Sono mama de yoroshii desu ka? « Est-ce que ça vous convient comme ça (sans sac) ? »

8. Comment souhaitez-vous payer ? お支払いはどうなさいますか (Oshiharai wa dou nasaimasuka)

Le personnel pose cette question lorsque plusieurs modes de paiement sont disponibles : espèces, carte, monnaie électronique comme Suica ou PASMO, ou paiement par QR code comme PayPay.

Petite explication grammaticale : お支払い (oshiharai) est la forme polie de 支払い (shiharai), qui signifie « paiement ». どう (dou) signifie « comment ».

Pour répondre, vous pouvez simplement nommer votre mode de paiement directement :

  • Espèces : 現金 (genkin)
  • Carte de crédit : カード (kaado)
  • Suica : Suicaで (Suica de)

9. Votre total est de OOO. お会計は、◯◯円になります (Okaikei wa, ◯◯en ni narimasu).

C’est ainsi que le personnel vous annoncera le total. Par exemple, si votre total s’élève à 150 yens, il dira :

お会計は、150円になります。Kaikei hyaku gojuu en ni narimasu « Votre total est de 150 yens. »

Une chose qui déroute pas mal d’entre nous, c’est l’utilisation de になります (ni narimasu). Littéralement, 会計◯◯円になります se lit comme « le total devient ◯◯ yens », ce qui sonne étrange en français comme en anglais.

C’est une convention d’adoucissement propre au keigo. Narimasu (issu de naru, « devenir ») est utilisé dans le japonais de service à la place du plus direct desu (« être »), car cela paraît moins abrupt et plus poliment distancié. Comparez :

お会計は、◯◯円です。 Kaikei ◯◯en desu « Le total est de ◯◯ yens. »

お会計は、◯◯円になります。 Kaikei ◯◯en ni narimasu « Le total s’élève à ◯◯ yens. »

10. Voici votre monnaie. ◯◯円のお返しです (◯◯en no okaeshi desu).

Le personnel dit cela en vous rendant votre monnaie. Il la compte souvent à voix haute en la plaçant dans votre main, ce qui est un bon moment pour vérifier qu’elle est correcte.

Par exemple, si vous donnez 500 yens en espèces pour un article à 150 yens, on vous dira ceci en vous rendant votre monnaie :

350円のお返しです Sanbyaku gojuu en no okaeshi desu « Voici vos 350 yens de monnaie. »

Notez que cette expression ne s’applique que lorsque vous payez en espèces. Si vous payez avec une carte cadeau ou une carte prépayée, le personnel pourrait plutôt vous indiquer votre solde restant :

残高は500円です Zandaka wa gohyaku en desu « Votre solde restant est de 500 yens. »

11. Client suivant, s’il vous plaît. 次のお客様どうぞ (Tsugi no okyakusama, douzo)

Bien que le service en konbini soit généralement très rapide, vous pourriez tomber sur des heures d’affluence, typiquement le matin, le midi, et juste au moment où les gens quittent le travail, surtout dans les konbini situés près des gares. Lorsqu’il y a une file d’attente, le personnel pourrait dire « 次のお客様どうぞ (Tsugi no okyakusama, douzo) » pour signaler à la personne suivante qu’elle peut s’avancer.

Le personnel peut aussi dire :

次のお待ちのお客様、どうぞ Tsugi no omachi no okyakusama, douzo « Client suivant en attente, s’il vous plaît (avancez). »

12. Veuillez patienter un instant. 少々お待ちください (Shoushou omachi kudasai)

Vous entendrez cette expression si quelque chose prend un peu de temps, comme réchauffer un plat, ou lorsqu’on effectue une tâche qui ne peut pas être interrompue en cours de route.

13. Désolé de vous avoir fait attendre. お待たせしました (Omatase shimashita)

Cette expression suit généralement la précédente, une fois que ce que vous attendiez est prêt.

Réponses que vous pouvez donner au konbini

Nous avons vu jusqu’ici tout ce qu’un employé de konbini pourrait vous dire. Voyons maintenant toutes les réponses possibles que vous pouvez lui donner.

1. Non, je ne l’ai pas / ne l’ai pas apporté(e). 持っていません (Motte imasen).

持っていません (motte imasen) peut techniquement avoir deux sens : ne pas posséder quelque chose, ou ne pas l’avoir sur soi.

Vous pouvez généralement l’utiliser quand le personnel vous demande si vous avez quelque chose avec vous, comme une carte de fidélité ou votre propre sac (cela revient de plus en plus souvent maintenant que certains konbini facturent les sacs plastique).

2. Non, merci. いらないです (Iranai desu).

En japonais, on ne dit pas vraiment « non » directement avec le mot brut いいえ (iie), car cela peut paraître un peu froid. いらないです (« je n’en ai pas besoin ») est la façon naturelle de refuser un sac, des baguettes ou un reçu. Vous entendrez aussi les gens adoucir encore plus avec けっこうです (kekkou desu), ou simplement se rabattre sur 大丈夫です.

3. Oui, s’il vous plaît. お願いします (Onegaishimasu)

Le mot onegaishimasu a de multiples sens (et une grande polyvalence). Vous pouvez même l’utiliser pour dire merci, demander un service, ou comme formule de clôture dans un e-mail professionnel.

Dans ce contexte, vous pouvez utiliser cette expression chaque fois que le personnel vous propose quelque chose et que la réponse est oui : un sac, un bento réchauffé, ou l’utilisation de vos points.

4. Ça va, merci ! 大丈夫です (Daijoubu desu)

Daijoubu desu est une façon flexible et polie de refuser quelque chose sans paraître brusque. Rappelez-vous simplement : cela signifie « non merci », pas « oui ». Beaucoup d’apprenants s’y perdent et acceptent accidentellement quelque chose qu’ils voulaient refuser.

5. En espèces / par carte, s’il vous plaît ! 現金/カードでお願いします (Genkin/kaado de onegaishimasu)

À dire lorsque le personnel vous demande comment vous souhaitez payer, ou si vous voulez préciser avant qu’on vous le demande. Remplacez par 現金 (genkin, espèces) ou カード (kaado, carte) selon votre mode de paiement. Vous pouvez aussi simplement tendre votre carte ou vos espèces.

Attention : le konbini keigo et le vrai keigo, ce n’est pas tout à fait la même chose

konbini staff in japan smiling

Jusqu’ici, nous avons mentionné plusieurs fois l’usage du keigo par le personnel, mais à proprement parler, il ne s’agit pas d’une représentation totalement fidèle du « vrai » keigo, celui qu’on trouve dans les manuels scolaires.

En réalité, ce que le personnel utilise s’appelle コンビニ敬語 (konbini keigo), une variante du バイト敬語 (baito keigo), littéralement le « keigo des petits boulots ».

Le baito keigo désigne des expressions basées sur le keigo, standardisées dans des manuels officiels de service client, utilisés par de nombreuses entreprises qui forment un grand nombre d’employés en contact direct avec la clientèle. C’est aussi pour cette raison que ce style est parfois surnommé le keigo « manuel », ou マニュアル敬語 (manyuaru keigo).

S’il est traité comme une catégorie à part, plutôt que comme du « vrai » keigo, c’est parce qu’il est techniquement considéré comme incorrect. Il repose sur des formules non conventionnelles et, dans certains cas, applique de façon incohérente le système hiérarchique honorifique propre au japonais.

Par exemple, lorsque vous tendez des espèces, le personnel dira souvent :

1万円からお預かりします
Ichiman-en kara oazukari shimasu
« Je reçois à partir de 10 000 yens. »

Le point délicat ici, c’est l’utilisation de から, la particule japonaise signifiant « à partir de ».

La forme grammaticalement correcte serait en réalité :

1万円、お預かりします
Ichimaen, oazukari shimasu
« Je reçois 10 000 yens. »

La raison pour laquelle から est utilisé dans le baito keigo, c’est que le client est souvent en train de fouiller dans son porte-monnaie pour rassembler l’appoint exact, sans vraiment y arriver. À ce moment-là, から signale poliment : « Je vais simplement calculer sur la base de ces 10 000 yens, alors. »

Cela dit, tout le monde n’apprécie pas cette formule. Certains clients trouvent la tournure un peu présomptueuse, car elle peut donner l’impression que le personnel a déjà décidé que vous n’alliez pas trouver l’appoint exact.

Un autre problème vient du fait que ces expressions sont tellement standardisées, dans un souci d’efficacité et de rapidité de formation, qu’elles finissent par être utilisées de manière uniforme, peu importe la situation : que le client soit un enfant, une connaissance, un supérieur ou un subordonné.

C’est en partie pour cette raison que, dans les médias japonais, ce style de keigo est souvent associé à un discours plus large sur le « déclin de la langue ». Les jeunes, qui constituent la majorité de la main-d’œuvre à temps partiel utilisant le baito keigo, sont perçus comme s’appuyant fortement sur ce style, et le transposant même par la suite dans leur vie professionnelle.

Les choses changent : des transactions sans échange verbal

Si vous avez visité un konbini récemment, vous avez peut-être remarqué que les choses évoluent. Ces dernières années, de nombreux magasins se sont numérisés, et les paiements sont désormais souvent traités par une machine plutôt que gérés manuellement par le personnel. Les employés restent présents pour l’emballage des articles, mais ce système de paiement automatique permet à la fois d’éviter les erreurs humaines dans le calcul de la monnaie et de gagner du temps.

Certains magasins vont encore plus loin : Lawson a commencé à employer des employés à distance depuis l’étranger pour servir les clients via des avatars numériques. L’entreprise tire parti du décalage horaire pour permettre à un employé basé à l’étranger de couvrir le service de nuit au Japon, tout en travaillant pendant ses propres heures de journée habituelles.

Le libre-service en caisse devient également la norme dans de nombreux établissements : vous scannez vous-même vos articles et payez sans passer par un caissier.

Ces changements signifient que certaines des expressions que nous avons évoquées plus haut deviennent progressivement moins courantes. Autrefois, le personnel vous annonçait le total à voix haute et comptait votre monnaie à la main. Aujourd’hui, vous n’avez même plus besoin de connaître les chiffres en japonais pour savoir combien vous devez payer.

Quelques règles de savoir-vivre au konbini

La révérence (l’inclinaison)

Même dans un « konbini » où tout va vite, vous remarquerez que le personnel fait souvent une légère révérence en vous tendant vos articles ou votre monnaie. C’est un signe de respect et de gratitude, un petit geste qui dit : « Merci d’avoir fait vos achats chez nous. »

L’échange à deux mains

Lorsque le caissier vous tend votre ticket, votre monnaie ou vos articles, il le fait souvent avec les deux mains. C’est un autre signe de politesse et d’attention, montrant qu’il traite votre transaction avec soin. Parfois, le caissier peut vous demander si vous souhaitez votre reçu.

Le geste de pointer du doigt

Lorsque le personnel pointe quelque chose du doigt, c’est souvent pour clarifier une question ou une action liée à votre achat. Par exemple, on pourrait vous demander こちらを温めますか (Kochira wo atatamemasu ka?), ce qui signifie « Voulez-vous que je réchauffe ceci ? »

Vous pouvez simplement répondre はい、お願いします (Hai, onegaishimasu) si vous le voulez chaud, ou いいえ、大丈夫です (Iie, daijoubu desu) si vous ne le voulez pas. C’est un moyen rapide et simple de vous assurer que votre commande est comme vous le souhaitez !

En utilisant ces expressions et ces gestes, vous facilitez votre expérience tout en montrant du respect envers les gens et la culture qui vous entourent. Et puis, il y a quelque chose d’incroyablement satisfaisant à réussir un « Arigatou gozaimashita ! » parfait en quittant le magasin. C’est une petite victoire qui apporte beaucoup de joie à votre journée.

Quelques conseils en plus !

Prêt à mettre vos nouvelles connaissances à l’épreuve ? Voici comment commencer à pratiquer le japonais du konbini dès aujourd’hui :

  1. Commencez petit : lors de votre prochaine visite au konbini, utilisez juste une ou deux expressions que vous avez apprises. Même un simple « Onegaishimasu » en tendant votre article peut faire une grande différence.
  2. Observez et imitez : regardez comment font les habitants. Écoutez les expressions qu’ils utilisent, prêtez attention aux signaux non verbaux, et n’ayez pas peur d’imiter ce que vous voyez. C’est le moyen le plus rapide d’apprendre !
  3. Prenez confiance : plus vous pratiquerez, plus cela deviendra naturel. Ne vous inquiétez pas si vous faites des erreurs, chaque effort est apprécié, et le personnel est généralement très patient.
  4. Posez des questions : n’hésitez pas à demander où se trouve quelque chose ou si un produit spécifique est disponible. Des phrases comme « XX wa doko desu ka ? » ou « Kono shouhin wa arimasu ka ? » vous aideront à trouver ce dont vous avez besoin, tout en vous donnant plus d’occasions de pratiquer.
  5. Amusez-vous : apprendre le japonais du konbini, ce n’est pas seulement une question d’utilité, c’est aussi l’occasion de se connecter à une culture différente. Alors amusez-vous, et profitez du voyage !

Qui aurait cru qu’une simple visite au magasin puisse être aussi agréable ? Maintenant que vous êtes équipé de ces expressions et de ces conseils, vous êtes prêt à conquérir le monde des konbini comme un véritable habitué. Que vous payiez en espèces, par carte ou avec Suica, que vous demandiez un sac plastique ou que vous partiez à la recherche de votre en-cas préféré, vous pouvez naviguer rapidement et en toute confiance.

Conclusion : apprendre le japonais pour la vie quotidienne

Les expressions japonaises du konbini peuvent sembler compliquées au premier abord, mais après quelques visites, vous remarquerez qu’elles s’écartent à peine de celles que nous avons abordées ci-dessus.

Si vous souhaitez continuer à approfondir ce japonais authentique et pratique du quotidien, la Coto Academy propose des cours à Tokyo et à Yokohama pour tous les niveaux, des débutants complets aux apprenants avancés en préparation du JLPT. Nos enseignants se concentrent sur un japonais naturel et pratique que vous utiliserez réellement, pas seulement la grammaire des manuels scolaires.

Découvrez nos formations et trouvez le cours qui correspond à vos objectifs, ou passez par l’un de nos campus à Shibuya, Shinjuku, Iidabashi, Yokohama, ou Minato pour découvrir ce que c’est que d’étudier à la Coto Academy.

FAQ

Puis-je payer avec ma carte de crédit étrangère dans un konbini ?

La plupart des konbini au Japon acceptent désormais les cartes de crédit internationales (Visa, Mastercard, JCB, etc.), ainsi que les paiements sans contact et certaines applications de paiement mobile. Cela dit, il est toujours utile d’avoir un peu d’espèces sur vous, surtout dans les zones plus rurales.

Dois-je répondre quand le personnel dit いらっしゃいませ (irasshaimase) ?

Non, ce n’est pas nécessaire. いらっしゃいませ est une salutation à sens unique destinée à souhaiter la bienvenue aux clients ; vous n’avez pas besoin d’y répondre verbalement. Un simple signe de tête ou sourire suffit si vous croisez le regard du personnel.

Qu'est-ce qu'un konbini ?

Un konbini (コンビニ) est une supérette japonaise ouverte 24h/24 et 7j/7, comme 7-Eleven, Lawson ou FamilyMart. Contrairement aux petites supérettes qu’on connaît en Occident, les konbini offrent bien plus que de la nourriture : impression de documents, paiement de factures, retrait d’argent, achat de billets d’événements, et bien plus encore.

Comment puis-je pratiquer mon japonais au konbini si je suis débutant ?

Commencez petit : essayez d’utiliser une ou deux expressions à chaque visite, comme お願いします (onegaishimasu) ou 大丈夫です (daijoubu desu). Observez aussi comment les employés et les autres clients interagissent, c’est l’un des meilleurs moyens d’apprendre du japonais naturel et pratique au quotidien.

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Où que l’on vive, se rendre à l’hôpital est parfois inévitable. Alors, à quoi doit-on s’attendre lorsqu’on va à l’hôpital au Japon ? L’idée d’aller consulter dans un hôpital japonais peut sembler intimidante, mais rassurez-vous : les hôpitaux japonais sont très accueillants et font de leur mieux pour vous offrir les soins dont vous avez besoin, même si votre niveau de japonais n’est pas très élevé.

Alors, ne laissez pas la barrière de la langue vous décourager de consulter, surtout si vous sentez que quelque chose ne va pas. Mais pour rendre votre visite à l’hôpital aussi fluide et efficace que possible, voyons ensemble quelques mots et expressions clés à connaître !

Mots et expressions japonais de base pour une visite à l’hôpital

Avant de voir comment trouver le bon hôpital au Japon ou comment décrire votre état, passons en revue quelques termes et expressions de base à connaître. Il est utile de savoir comment dire « médecin », « infirmier(ère) » ou même « médicament » en japonais avant de vous rendre réellement à l’hôpital.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Médecin医者いしゃisha
Infirmier(ère)看護師かんごしkangoshi
Carte d’assurance保険証ほけんしょうhokensho
Carte de patient診察券しんさつけんshinsatuken
Poids体重たいじゅうtaijuu
Taille身長しんちょうshinchou
Tension artérielle血圧けつあつketsuatsu
Groupe sanguin血液型けつえきがたketsuekigata
Température corporelle体温たいおんtaion
Hospitalisation入院にゅういんnyuuin
Vaccinワクチンわくちんwakuchin
Traitement処置しょちshochi
Anesthésie麻酔ますいmasui
Allergiesアレルギーあれるぎーarerugii

Parfois, on ne va pas à l’hôpital parce qu’on se sent malade, mais pour un besoin précis, comme se faire vacciner ou faire une prise de sang. Savoir comment le formuler peut donc s’avérer très utile.

Trouver le bon hôpital au Japon

Même si vous n’êtes pas à l’aise pour parler japonais, les réceptionnistes et les infirmier(ère)s feront de leur mieux pour vous aider, quoi qu’il arrive. L’objectif principal de chaque hôpital et de chaque clinique est d’aider les patients, qu’ils parlent japonais ou non. Bien sûr, connaître quelques expressions peut les aider à vous offrir les soins dont vous avez besoin.

Commencez par rechercher les hôpitaux près de chez vous. Au Japon, il existe des 総合病院 (sougou byouin), de grands hôpitaux comportant plusieurs services, ainsi que de petits hôpitaux ou cliniques spécialisés dans un domaine particulier, comme la médecine interne ou la pédiatrie. Voici quelques types d’établissements à connaître pour vous aider à trouver celui qui vous convient.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Hôpital病院びょういんByouin
CliniqueクリニックくりにっくKurinikku
Médecine interne内科ないかNaika
Chirurgie外科げかGeka
Orthopédie整形外科せいけいげかSeikeigeka
Pédiatrie小児科しょうにかShounika
Gynécologue婦人科医ぐじんかいFujinkai
ORL (oreilles, nez, gorge)耳鼻科じびかJibika
Dermatologue皮膚科ひふかHifuka
Gynécologie-obstétrique産婦人科さんふじんかSanfujinka
Ophtalmologue眼医者めいしゃMeisha
Dentiste歯医者はいしゃHaisha
Clinique dentaire歯科しかshika

En général, vous pouvez vous rendre dans un hôpital général ou une clinique si vous vous sentez mal ou si vous présentez des symptômes dont vous n’êtes pas certain(e). Habituellement, les Japonais préfèrent se rendre dans de petites cliniques plutôt qu’à l’hôpital pour tout ce qui n’est pas urgent, par exemple pour obtenir un traitement contre certains symptômes.

Comment se déroule une visite à l’hôpital au Japon, et ce qu’il faut apporter

Où que vous alliez, l’élément le plus important à avoir sur vous est votre 保険証 (carte d’assurance maladie), ainsi que de l’argent liquide ou une carte bancaire. Sachez que certaines petites cliniques japonaises n’acceptent pas systématiquement les cartes de crédit, bien que cela devienne de moins en moins fréquent.

Cependant, si vous ne résidez pas au Japon, vous n’aurez pas de carte d’assurance maladie japonaise. Il est tout à fait possible de consulter sans assurance, ce qui coûte généralement entre 5 000 et 10 000 yens. Que vous viviez au Japon ou non, les hôpitaux et cliniques vous fourniront toujours des soins.

Ainsi, si vous résidez au Japon, voici ce que vous devrez apporter :

  • 保険証 (hokenshou) : carte d’assurance maladie
  • 在留資格 (zairyuu shikaku) : carte de résident
  • 現金・クレジットカード (genkin/kurejitto kaado) : argent liquide ou carte de crédit

Pour la plupart des hôpitaux généraux et des cliniques, il n’est pas nécessaire de prendre rendez-vous à l’avance pour voir un médecin, car les hôpitaux japonais fonctionnent généralement sans rendez-vous. Cependant, pour certains services comme les bilans de santé annuels, une réservation est requise, car les cliniques proposent en général des créneaux horaires spécifiques à choisir, souvent organisés par votre entreprise ou votre établissement scolaire.

En revanche, pour les cliniques plus spécialisées comme les dentistes ou les gynécologues, une réservation sera nécessaire.

Expressions japonaises à votre arrivée à l’hôpital

À votre arrivée à l’hôpital, vous devez d’abord vous adresser au 受付 (uketsuke), c’est-à-dire la réception, où vous expliquerez généralement le motif de votre visite. En vous adressant au/à la réceptionniste, vous pouvez commencer par dire :

昨日から熱がありますので、診察をお願いします。 Kinou kara netsu ga arimasu node, shinsatsu o onegaishimasu. J’ai de la fièvre depuis hier, alors j’aimerais consulter un médecin.

Même si les rendez-vous ne sont pas nécessaires, le/la réceptionniste pourra vous demander si vous avez un rendez-vous et si c’est votre première visite dans cet établissement :

受付:予約はありますか?
Uke tsuke: yoyaku wa arimasuka?
Réceptionniste : Avez-vous un rendez-vous ?

あなた:いいえ、ないです。
Anata: iie, naidesu.
Vous : Non, je n’en ai pas.

受付:初診ですか?/初めてですか?
Uke tsuke: shoshindesuka? / hajimetedesuka?
Réceptionniste : Est-ce votre première visite ici ?

あなた:はい、初診です。/ はい、初めてです。
Anata: hai, shoshindesu / hai, hajimetedesu.
Vous : Oui, c’est ma première visite.

En général, vous devrez remplir un questionnaire médical appelé 問診票 (monshin-hyou), qui porte généralement sur le motif de votre visite, votre état de santé actuel, les médicaments que vous prenez, ainsi que vos antécédents médicaux. Voici quelques termes que vous rencontrerez probablement sur ce formulaire :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Nom名前なまえNamae
Date de naissance生年月日せいねんがっぴSeinengappi
Sexe性別せいべつSeibetsu
Âge年齢ねんれいNenrei
Maladies actuellement traitées現在治療中の疾患げんざいちりょうちゅうのしっかんGenzai chiryouchuu no shikkan
Médicaments actuellement pris現在服用中の薬げんざいふくようちゅうのくすりGenzai fukuyouchuu no kusuri
Enceinte / pas enceinte妊娠している・していないにんしんしている・していないNinshin shite iru / shite inai
Antécédents médicaux既往症きおうしょうKioushou
AllergiesアレルギーアレルギーArerugii

Expressions japonaises pour parler à votre médecin

Une fois le questionnaire rempli et votre inscription enregistrée à la clinique, on vous demandera d’attendre d’être appelé(e) en salle de consultation, ou 診察室 (shinsatsushitsu). Une fois appelé(e), vous pourrez parler avec un médecin, ou お医者さん (Oisha-san), de votre état général et du motif de votre visite. Si vous présentez un symptôme particulier comme de la fièvre ou des maux de ventre, ou si vous pensez avoir attrapé quelque chose comme la grippe, c’est le moment d’en informer le médecin.

Voici quelques symptômes courants que vous pourriez avoir besoin de décrire à votre médecin ou infirmier(ère) :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
J’ai de la fièvre熱があるねつがあるNetsu ga aru
J’ai 38 degrés de fièvre38度の熱があるさんじゅうはちどのねつがあるSanjuu hachi do no netsu ga aru
Je ne me sens pas bien気分が悪いきぶんがわるいKibun ga warui
J’ai la nausée吐き気がするはきけがするHakike ga suru
J’ai la diarrhée下痢ですげりですGeri desu
Je suis constipé(e)便秘ですべんぴですBenpi desu
J’ai des frissons寒気がするさむけがするSamuke ga suru
J’ai la grippeインフルエンザですいんふるえんざですInfuruenza desu
J’ai le rhume des foins花粉症がするかふんしょうがするKafunshou ga suru

Exemple :

お医者さん:どうしましたか?
Oishasan: doushimashitaka?
Médecin : Qu’est-ce qui ne va pas ?

あなた:今朝から38度の熱があります。
Anata: kesa kara san juu do no netsu ga arimasu.
Vous : J’ai 38 degrés de fièvre depuis ce matin.

Décrire ses symptômes en japonais à son médecin

Si vous n’êtes pas tout à fait sûr(e) de ce qui ne va pas, ou si vous souhaitez savoir comment traiter au mieux vos symptômes, vous devrez trouver comment les décrire à votre médecin afin qu’il puisse établir un diagnostic précis. Cela peut être difficile même dans sa propre langue maternelle, tant il peut être compliqué d’exprimer exactement ce que l’on ressent.

Pas d’inquiétude : les médecins savent très bien poser les bonnes questions pour cerner le problème. Passons donc en revue quelques symptômes courants, ou 症状 (shoujou), et la façon de les communiquer à votre médecin.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Symptômes症状しょうじょうShoujou
Mal de tête頭が痛い・頭痛がするあたまがいたい・ずつうがするAtama ga itai / Zutsuu ga suru
Mal de ventreお腹が痛い・腹痛がするおなかがいたい・ふくつうがするOnaka ga itai / Fukutsuu ga suru
Mal de gorgeのどが痛いのどがいたいNodo ga itai
Mal d’oreille耳が痛いみみがいたいMimi ga itai
Rhume des foins花粉症がするかふんしょうがするKafunshou ga suru
Nez bouché鼻詰まりがするはなずまりがするHanazumari ga suru
Yeux irrités目が痒いめがかゆいMe ga kayui
Mal de dos腰痛ようつうyoutsuu
Rhume風邪かぜkaze
Touxせきseki
Éternuementくしゃみくしゃみkushami
Vertigeめまいめまいmemai
Nausée吐き気がするはきけがするhakike ga suru
Vomissement嘔吐おうとouto
J’ai mal aux dents歯が痛いはがいたいHa ga itai
J’ai une carie虫歯があるむしばがあるMushi ba ga aru
J’ai mal iciここが痛いここがいたいKoko ga itai

Lorsque vous décrivez vos symptômes au médecin, il vous posera généralement des questions complémentaires, par exemple depuis combien de temps vous les ressentez ou si vous avez d’autres symptômes, afin de déterminer le meilleur traitement. Voici quelques questions que votre médecin pourrait poser, et comment y répondre :

Exemple 1 :

お医者さん:症状はいつから始まりましたか?
Oisha-san: Shoujou wa itsu kara hajimarimashita ka?
Médecin : Depuis quand avez-vous ces symptômes ?

あなた:2週間前からです。
Anata: Ni shuukan mae kara desu.
Vous : Depuis 2 semaines.

Exemple 2 :

お医者さん:他の症状がありますか?
Oisha-san: Hokano shoujou ga arimasuka?
Médecin : Avez-vous d’autres symptômes ?

あなた:喉の痛みもあります。
Anata: nodo no itami mo arimasu.
Vous : J’ai aussi mal à la gorge.

Exemple 3 :

お医者さん:3月ごろは、いつも花粉症の症状がありますか?
Oisha-san: san gatsu goro wa, itsumo kafunsho no shoujou ga arimasu ka?
Médecin : Avez-vous généralement des symptômes de rhume des foins vers le mois de mars ?

あなた:はい、あります。
Anata: Hai, arimasu.
Vous : Oui, c’est le cas.

Parler de ses blessures à son médecin

Si vous vous êtes blessé(e) et devez vous rendre à l’hôpital ou dans une clinique, savoir décrire clairement votre blessure peut vraiment faire la différence pour obtenir rapidement le bon traitement. Qu’il s’agisse d’une entorse à la cheville en randonnée ou d’une coupure lors d’un accident de cuisine, voici les mots et expressions clés à connaître :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Blessure怪我けがKega
Entorse捻挫ねんざNenza
Fracture / os cassé骨折こっせつKossetsu
Coupure/lacération切り傷きりきずKirikizu
Bleu/contusion打撲だぼくDaboku
Brûlure火傷やけどYakedo
Gonflement腫れはれHare
Saignement出血しゅっけつShukketsu
Douleur musculaire筋肉痛きんにくつうKinnikutsuu
Luxation脱臼だっきゅうDakkyuu
PlaieきずKizu

Voici quelques exemples d’échanges naturels que vous pourriez avoir avec votre médecin en décrivant une blessure :

Exemple 1 :

お医者さん:どうされましたか?
Oisha-san: Dou saremashita ka?
Médecin : Que s’est-il passé ?

あなた:階段で転んで、足首を捻挫してしまいました。
Anata: Kaidan de koronde, ashikubi o nenza shite shimaimashita.
Vous : Je suis tombé(e) dans les escaliers et je me suis foulé la cheville.

Exemple 2 :

あなた:ここがすごく腫れていて、動かすと痛いです。
Anata: Koko ga sugoku harete ite, ugokasu to itai desu.
Vous : C’est très gonflé ici, et ça fait mal quand je bouge.

お医者さん:レントゲンを撮りましょう。骨折していないか確認します。
Oisha-san: Rentogen o torimashou. Kossetsu shite inai ka kakunin shimasu.
Médecin : Nous allons faire une radio pour vérifier s’il y a une fracture.

Exemple 3 :

あなた:料理中に火傷をしてしまいました。水ぶくれができています。
Anata: Ryouri chuu ni yakedo o shite shimaimashita. Mizubukure ga dekite imasu.
Vous : Je me suis brûlé(e) en cuisinant. Des cloques se forment.

Vous pouvez utiliser 怪我をしました (kega o shimashita), soit « je me suis blessé(e) », comme expression simple et naturelle à la réception avant d’entrer dans les détails avec votre médecin. Associée au geste de pointer la zone concernée, elle permet de communiquer l’essentiel de votre blessure même avec un japonais limité.

Expressions japonaises à l’hôpital pour les traitements et examens

Une fois que votre médecin a évalué vos symptômes et votre état, il vous indiquera le type de traitement ou d’examen qu’il recommande. C’est le moment où connaître quelques termes clés peut vraiment vous aider à comprendre ce qui vous est prescrit ou demandé, et à vous sentir plus en confiance quant aux soins que vous recevez. Voici quelques traitements et examens courants que vous pourriez entendre lors de votre visite :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Ordonnance処方箋しょほうせんShohousen
MédicamentくすりKusuri
Comprimé/pilule錠剤じょうざいJouzai
Antidouleur痛み止めいたみとめItamitome
GéluleカプセルかぷせるKapuseru
Pommade/crème塗り薬ぬりぐすりNurigusuri
Gouttes滴下剤てきかざいTekikazai
Inhalateur吸入器きゅうにゅうきKyuunyuuki
Suppositoire坐薬ざやくZayaku
Perfusion点滴てんてきTenteki
Examen/bilan検査けんさKensa
RadiographieレントゲンれんとげんRentogen
Scanner (CT)CT検査CTけんさCT Kensa
IRMMRI検査MRIけんさMRI Kensa
Prise de sang (analyse)血液検査けつえきけんさKetsueki Kensa
Prélèvement sanguin採血さいけつSaiketsu
Analyse d’urine尿検査にょうけんさNyou Kensa
Piqûre/injection注射ちゅうしゃChuusha
Pharmacie薬局やっきょくYakkyoku
Chirurgie手術しゅじゅつShujutsu
Lettre d’orientation紹介状しょうかいじょうShoukaijou
Consultation de suivi再診さいしんSaishin

Un point très important à retenir ! Après avoir reçu votre ordonnance à l’hôpital, vous devrez apporter votre 処方箋 (shohousen), le bon de prescription du médecin, à une 薬局 (yakkyoku), c’est-à-dire une pharmacie, pour récupérer vos médicaments. Au Japon, les hôpitaux et les pharmacies sont souvent séparés, alors ne repartez pas sans votre ordonnance !

En général, on trouve une pharmacie à proximité de la clinique ou de l’hôpital, parfois même dans le même bâtiment, car elles ont souvent un partenariat. Voici maintenant quelques expressions naturelles que votre médecin pourrait utiliser pour vous expliquer votre traitement, et comment y répondre ou demander des précisions :

Exemple 1 :

お医者さん:薬を処方しますので、この処方箋を薬局に持っていってください。
Oisha-san: Kusuri o shohou shimasu node, kono shohousen o yakkyoku ni motte itte kudasai.
Médecin : Je vais vous prescrire des médicaments, veuillez donc apporter cette ordonnance à la pharmacie.

あなた:わかりました。ありがとうございます。
Anata: Wakarimashita. Arigatou gozaimasu.
Vous : Compris. Merci beaucoup.

Exemple 2 :

お医者さん:血液検査をしますので、少し血を採らせていただきます。
Oisha-san: Ketsueki kensa o shimasu node, sukoshi chi o torasete itadakimasu.
Médecin : Nous allons faire une prise de sang, je vais donc prélever un peu de sang.

あなた:はい、わかりました。
Anata: Hai, wakarimashita.
Vous : Oui, compris.

Exemple 3 :

あなた:この薬はどのように飲めばいいですか?
Anata: Kono kusuri wa dono you ni nomeba ii desu ka?
Vous : Comment dois-je prendre ce médicament ?

お医者さん:1日3回、食後に飲んでください。
Oisha-san: Ichinichi san kai, shokugo ni nonde kudasai.
Médecin : Veuillez le prendre trois fois par jour, après les repas.

Exemple 4 :

あなた:また来院する必要がありますか?
Anata: Mata raiin suru hitsuyou ga arimasu ka?
Vous : Dois-je revenir ?

お医者さん:はい、一週間後にまた来てください。
Oisha-san: Hai, isshuukan go ni mata kite kudasai.
Médecin : Oui, veuillez revenir dans une semaine.

Conclusion : un japonais minimal suffit pour se faire soigner à l’hôpital

Se rendre à l’hôpital dans une langue totalement différente peut être intimidant, surtout en japonais, mais cela ne doit pas vous décourager d’obtenir les soins dont vous avez besoin. Essayez de retenir quelques expressions clés de cet article : cela devrait suffire à indiquer au personnel médical comment vous soigner au mieux ! Sachez que, quel que soit votre niveau de japonais, aucun hôpital ne vous refusera de soins et fera tout son possible pour vous offrir la prise en charge dont vous avez besoin.

Vous pouvez également trouver des hôpitaux et cliniques anglophones un peu partout au Japon, ce qui peut aider à réduire la barrière de la langue et le stress lors de votre visite.

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FAQ:

Comment dit-on « je suis malade » en japonais ?

L’expression la plus naturelle et la plus courante est 気分が悪いです (kibun ga warui desu), qui signifie « je ne me sens pas bien / je me sens malade ». Pour quelque chose de plus précis, vous pouvez décrire directement vos symptômes : 熱があります (netsu ga arimasu), signifiant « j’ai de la fièvre », ou 頭が痛いです (atama ga itai desu), signifiant « j’ai mal à la tête ».

Comment dit-on « je suis blessé(e) » en japonais ?

L’expression la plus naturelle est 怪我をしました (kega o shimashita), signifiant « je me suis blessé(e) ». Vous pouvez ensuite pointer la zone concernée en disant ここが痛いです (koko ga itai desu), signifiant « j’ai mal ici », ce qui, combiné, donne au médecin suffisamment d’informations pour commencer à poser les bonnes questions, même avec un japonais limité.

Faut-il prendre rendez-vous pour se rendre dans un hôpital japonais ?

Pour la plupart des hôpitaux généraux et cliniques au Japon, les consultations sans rendez-vous sont acceptées, et vous n’avez pas besoin de réserver à l’avance. Cependant, pour les cliniques plus spécialisées comme les dentistes ou les gynécologues, une réservation est généralement requise. À votre arrivée, dirigez-vous vers le 受付 (uketsuke), la réception, et expliquez le motif de votre visite. On vous demandera probablement si c’est votre première visite dans cette clinique, et de remplir un questionnaire médical appelé 問診票 (monshin-hyou).

Que faut-il apporter à un hôpital japonais ?

L’élément le plus important à apporter est votre carte d’assurance maladie, ainsi que votre 在留カード (zairyu kaado), c’est-à-dire votre carte de résident, et de l’argent liquide ou une carte de crédit pour le paiement. Notez que certaines petites cliniques n’acceptent pas les cartes de crédit, il est donc toujours utile d’avoir de l’argent liquide sur soi. Si vous n’avez pas d’assurance maladie japonaise, une visite à l’hôpital coûte généralement entre 5 000 et 10 000 yens sans couverture.

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Que ce soit en japonais ou en français, la famille est l’un des premiers sujets abordés lorsqu’on rencontre quelqu’un. Quand on se présente en japonais, sa famille proche fait généralement partie des toutes premières choses que l’on évoque. Et même en l’absence de sa famille, les conversations tournent souvent autour d’elle, surtout lorsqu’il s’agit de parler de qui vous êtes et d’où vous venez.

Au Japon, comme dans de nombreux pays, la famille est considérée comme un pilier central de la vie quotidienne et de la société. Savoir en parler est donc essentiel. Découvrons ensemble comment parler de sa famille en japonais, des parents et frères et sœurs jusqu’aux oncles, tantes, et même à la belle-famille.

Les termes de base pour la famille proche en japonais

Le terme le plus courant pour désigner la famille en japonais est 家族 (kazoku), qui renvoie généralement à la famille proche. Cependant, lorsqu’il s’agit de parler des membres de sa famille, les mots changent selon que l’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre. En japonais, il existe deux catégories de termes selon qu’on se trouve à l’intérieur ou à l’extérieur de son propre cercle familial :

  • 家 (Uchi/ie) : désigne sa propre famille ; de façon générale, le terme 家 (ie) renvoie à son propre foyer ou à sa propre famille
  • 外 (Soto) : 外 signifie littéralement « extérieur », et sert donc à désigner les membres de la famille en dehors de la sienne

Par exemple, pour parler de sa propre mère, on dira 母 (haha), mais pour parler de celle de quelqu’un d’autre, on utilisera お母さん (Okaasan). Le terme お母さん relève en réalité du keigo honorifique, une forme de langage plus formelle utilisée pour marquer le respect envers autrui. Cette même distinction s’applique aux autres membres de la famille, y compris les pères, frères et sœurs. Gardez aussi à l’esprit que les mots diffèrent selon que le frère ou la sœur est plus jeune ou plus âgé(e).

Voici donc un tableau présentant les différents termes pour la famille proche et leurs équivalents plus formels. Ce tableau montre comment désigner chaque membre de la famille lorsqu’on parle de lui ou qu’on s’adresse à lui, ainsi que comment désigner les membres de la famille de quelqu’un d’autre, ce qui est généralement plus formel.

FrançaisEn parlant de sa propre famille (formel/familier)En s’adressant à sa propre famille (familier)En parlant de la famille d’autrui
Parents両親 (ryoushin)両親 (ryoushin)両親 (ryoushin)
Mère母 (haha)・お母さん (okaasan)ママ (mama)・母ちゃん (kaachan)・お袋 (ofukuro)お母さん (okaasan)
Père父 (chichi)・お父さん (otousan)パパ (papa)・父ちゃん (touchan)・親父 (oyaji)お父さん (otousan)
Frères et sœurs兄弟 (kyoudai)兄弟 (kyoudai)兄弟 (kyoudai)
Frère aîné兄 (ani)・お兄さん (oniisan)兄ちゃん (niichan)お兄さん (oniisan)
Frère cadet弟 (otouto)Prénom弟さん (otoutosan)
Sœur aînée姉 (ane)・お姉さん (oneesan)お姉ちゃん (oneechan)お姉さん (oneesan)
Sœur cadette妹 (imouto)Prénomお妹さん (oimoutosan)

À noter : les jeunes enfants appellent généralement leur mère ママ (mama) et leur père パパ (papa). Mais les adultes peuvent appeler leur père 親父 (oyaji) et leur mère お袋 (ofukuro), ces mots véhiculant une certaine affection ou proximité.

Exemple :

家族は母、父、姉、私、妹の5人です。
Kazoku wa haha, chichi, ane, watachi, imouto no gonin desu.
Ma famille compte 5 personnes : ma mère, mon père, ma sœur aînée, moi, et ma sœur cadette.

Comment parler de ses proches (oncles, tantes, grands-parents, cousins) en japonais

Alors, comment parle-t-on de ses proches, ou 親戚 (shinseki), qui regroupe les oncles, tantes, grands-parents et cousins ? Tout comme pour la famille proche, les termes changent selon qu’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre.

FrançaisEn parlant de sa propre famille (formel/familier)En s’adressant à sa propre famille (familier)En parlant de la famille d’autrui
Grand-père祖父 (sofu)じいちゃん (ojiichan)・ジジ (jiji)おじいさん (ojiisan)
Grand-mère祖母 (sobo)ばあちゃん (obaachan)・ババ (baba)おばあさん (obaasan)
Oncle叔父・伯父 (oji)おじさん (ojisan)おじさん (ojisan)
Tante叔母・伯母 (oba)おばさん (obasan)おばさん (obasan)
Cousin(e)いとこ (itoko)いとこ (itoko) / Prénomいとこさん (itokosan)

Il est intéressant de noter que, contrairement à la plupart des autres termes familiaux, « oncle » et « tante » utilisent des kanjis différents selon que la personne est plus âgée ou plus jeune que le parent concerné. 伯父 (oji) et 伯母 (oba) désignent un oncle ou une tante plus âgé(e) que le parent, tandis que 叔父 (oji) et 叔母 (oba) désignent celui ou celle qui est plus jeune. Les deux se prononcent de la même façon : la distinction n’apparaît qu’à l’écrit, jamais à l’oral.

Notez également que ジジ (jiji) et ババ (baba) sont généralement utilisés comme des surnoms affectueux pour « papy » et « mamie ». Ces termes peuvent toutefois être perçus comme grossiers lorsqu’ils désignent une personne âgée en général, voire comme une insulte s’ils sont adressés directement à une personne âgée.

Exemple :

私の祖父と祖母はメキシコからきました。
Watashi no sofu to sobo wa mekishiko kara kimashita.
Mon grand-père et ma grand-mère sont venus du Mexique.

Comment parler de son/sa conjoint(e) et de ses enfants en japonais

Si vous êtes marié(e), votre famille proche est composée de votre conjoint(e) et de vos enfants. Quels mots faut-il connaître pour en parler ? Contrairement aux autres termes familiaux, les mots pour « mari », « femme », « fils » ou « fille » ne changent pas vraiment selon qu’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre. Voici donc tous les termes à connaître, du statut marital au conjoint et aux enfants.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Mariage結婚けっこんkekkon
Marié(e)既婚きこんkikon
Célibataire未婚みこんmikon
Divorcé(e)離婚りこんrikon
Mariおっとotto
Femmeつまtsuma
Fils息子むすこmusuko
Filleむすめmusume

À noter : 結婚 (kekkon) désigne le mariage ou l’action de se marier, tandis que 既婚 (kikon) désigne le statut de personne mariée.

Exemple :

去年、私の夫と結婚しました。
Kyonen, watashi no otto to kekkon shimashita.
L’année dernière, je me suis mariée avec mon mari.

Comment parler de sa belle-famille en japonais

Vous vous demandez peut-être maintenant comment désigner votre belle-famille en japonais. Bonne nouvelle : c’est assez simple ! Il suffit d’ajouter 義理 (giri) devant les termes familiaux déjà vus. Par exemple, pour parler de la mère de son/sa conjoint(e), on dira 義理の母 (giri no haha) pour « belle-mère ».

À noter : pour « belle-mère », on utilise haha plutôt que okaasan, ce dernier étant le terme plus général pour « mère ». La même règle s’applique à tous les autres membres de la belle-famille. Il existe également des formes abrégées : par exemple, « belle-mère » et « beau-père » peuvent aussi se dire 義母 (gibo) et 義父 (gifu). Voici un tableau récapitulatif des termes pour la belle-famille en japonais.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Beau-père義父・義理の父ぎふ・ぎりのちちGifu
Belle-mère義母・義理の母ぎぼ・ぎりのははGibo
Beau-frère aîné義兄・義理の兄ぎけい・ぎりのあにGikei
Beau-frère cadet義弟・義理の弟ぎてい・ぎりのおとうとGitei
Belle-sœur aînée義姉・義理の姉ぎし・ぎりのあねGishi
Belle-sœur cadette義妹・義理の妹ぎまい・ぎりのいもうとGimai
Gendre婿むこMuko
Belle-fille (bru)よめYome

La famille dans la culture et la société japonaises

Comme vous avez pu le remarquer, il existe de nombreux mots différents pour désigner un même membre de la famille en japonais. Cela s’explique en grande partie par le fait que la langue japonaise fait une distinction marquée selon les âges. L’âge d’une personne est essentiel pour déterminer qui mérite le plus d’attention ou de respect. Cela dépasse le cadre familial : on le retrouve par exemple dans la culture du travail japonaise. La hiérarchie est profondément ancrée dans la culture traditionnelle japonaise, et savoir qui est plus âgé, ainsi que la façon de s’adresser à lui avec respect, est indispensable pour parler la langue comme un natif.

C’est aussi pour cette raison que la notion de chef de famille est importante. Au Japon, il faut généralement remplir des documents administratifs pour diverses démarches officielles, qui demandent le nom du « chef de famille » ainsi que les personnes vivant avec lui. Nous verrons un peu plus loin comment fonctionnent les formulaires liés au foyer et à la famille.

Vous avez peut-être appris que 家 (ie/uchi) signifie « maison » ; en réalité, ce terme peut aussi désigner le « foyer », c’est-à-dire les membres de la famille, voire la lignée familiale. Le 家 traditionnel se composait généralement du mari, de ses parents, de sa femme et de ses enfants, le fils héritant généralement de la majorité des biens et étant chargé de s’occuper de ses parents une fois adulte. Le chef de famille était donc le mari, puisque la lignée familiale lui était rattachée.

Mais de nos jours, cette structure est moins répandue : les foyers se concentrent davantage sur le couple marié et ses enfants. Le modèle de la « famille nucléaire » est aujourd’hui privilégié, même si l’on trouve encore des grands-parents vivant avec la famille, du côté du mari comme de celui de la femme.

Parler de sa famille dans les documents officiels en japonais

Parler de sa famille en japonais n’est pas seulement utile pour se présenter, mais aussi pour l’enregistrer dans les registres publics, via le système du 戸籍 (koseki). Il est également souvent nécessaire de fournir des informations sur son foyer et sa famille pour d’autres démarches officielles, comme la déclaration d’impôts, l’enregistrement de son adresse ou l’ouverture d’un compte bancaire.

En remplissant ces documents, vous rencontrerez souvent des termes plus formels ou juridiques pour désigner les liens familiaux, différents des mots employés au quotidien. Comme ces termes apparaissent sur des documents officiels, il est utile de les connaître même si on ne les emploie pas souvent à l’oral. Voici quelques termes clés que vous êtes susceptible de rencontrer :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Registre familial戸籍こせきKoseki
Chef de famille世帯主せたいぬしSetainushi
Lien de parenté (avec le chef de famille)続柄つづきがらTsuzukigara
Conjoint(e)配偶者はいぐうしゃHaiguusha
Personne à charge扶養家族ふようかぞくFuyou kazoku
Foyer世帯せたいSetai
Colocataire/cohabitant(e)同居人どうきょにんDoukyonin

Le système du 戸籍 (koseki), propre au Japon, retrace les liens familiaux, y compris les naissances, mariages et décès, au sein d’un seul registre de famille, généralement placé sous la responsabilité du 世帯主 (setainushi). Ce système diffère du registre de résidence utilisé dans la plupart des autres pays, car il est rattaché à la lignée familiale plutôt qu’à une simple adresse physique.

続柄 (tsuzukigara) est un terme que l’on retrouve spécifiquement sur les formulaires, pour indiquer le lien qui vous unit au 世帯主 (setainushi) ou à un autre membre de la famille inscrit. Par exemple, si vous êtes le/la conjoint(e) du chef de famille, vous inscrirez 配偶者 (haiguusha) dans ce champ, plutôt que les termes plus familiers 妻 (tsuma) ou 夫 (otto) vus précédemment.

扶養家族 (fuyou kazoku) apparaît le plus souvent sur les documents fiscaux et d’assurance : il désigne les membres de la famille financièrement à votre charge (comme un(e) conjoint(e) ou un enfant), ce qui peut avoir une incidence directe sur vos déductions fiscales.

Conclusion : parler de sa famille en japonais, une compétence essentielle

La famille est le socle de la culture et de la société japonaises : c’est donc l’un des tout premiers sujets de conversation abordés. Pour pouvoir échanger et vous présenter correctement, vous et votre famille, il est essentiel de savoir en parler ! De plus, si vous décidez de vous installer au Japon avec votre famille, vous devrez fournir des informations la concernant sur des documents officiels. Alors, retenez bien quelques-uns des termes présentés dans cet article, et essayez de les utiliser lors de votre prochaine conversation en japonais !

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FAQ

Faut-il vraiment utiliser des mots différents selon qu'on parle de sa propre famille ou de celle d'un(e) autre ?

Oui, c’est l’un des aspects les plus délicats lorsqu’on parle de sa famille en japonais. Comme indiqué dans les tableaux précédents, on utilise généralement des termes simples et humbles (comme 母/haha ou 兄/ani) pour parler de ses propres proches à un tiers, mais on emploie les formes polies (お母さん/okaasan, お兄さん/oniisan) pour désigner la famille de quelqu’un d’autre.

Quelle est la différence entre 父 (chichi) et お父さん (otousan) ?

父 (chichi) est le terme simple et humble utilisé pour parler de son propre père à un tiers, par exemple en évoquant son père avec un collègue. お父さん (otousan) est la version polie, utilisée pour s’adresser directement à son propre père, ou pour parler du père de quelqu’un d’autre. Notez toutefois qu’il est fréquent d’appeler directement son père 親父 (oyaji).

Quelle est la différence entre 戸籍 (koseki) et 住民票 (juuminhyou) ?

戸籍Le koseki (戸籍) retrace les liens familiaux, naissances, mariages et décès au sein d’un seul registre familial, tandis que l’enregistrement d’adresse (住民票, juuminhyou) indique simplement où vous résidez actuellement. Il est possible de changer d’adresse sans que cela modifie votre koseki, mais des événements majeurs comme un mariage ou un divorce le mettront à jour.

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Savoir comment s’adresser à quelqu’un est l’un des aspects les plus importants lorsqu’on apprend une nouvelle langue. Il existe de nombreuses façons de s’adresser à autrui en japonais, et plusieurs mots se traduisent tous par « tu » ou « vous ». La politesse et le contexte occupent une place centrale dans la culture japonaise.

Même si ces mots se traduisent tous de la même façon en français, utiliser le mauvais terme en japonais peut être perçu comme impoli, voire offensant. Il est donc essentiel de comprendre dans quel contexte chaque mot est approprié. Vous voulez éviter d’appeler votre patron « chéri » par erreur ? Poursuivez votre lecture.

Au-delà du « tu/vous », il existe également plusieurs façons de se désigner soi-même en japonais, comme ore, boku ou watashi. C’est complexe, certes, mais bien les connaître fait toute la différence entre attirer des regards noirs et se faire des amis.

Façons polies de dire « vous » en japonais

貴方(あなた)Anata

Présent dans les manuels scolaires, 貴方 est le mot de base pour dire « vous ». Il est généralement utilisé par des inconnus qui ne connaissent ni le nom ni rien d’autre sur la personne à qui ils s’adressent. Il peut aussi signifier « chéri », lorsqu’il est employé par une épouse pour s’adresser à son mari. C’est pourquoi il est inapproprié de l’utiliser pour s’adresser à une personne que vous connaissez, comme votre supérieur.

諸君(しょくん)Shokun

諸君 signifie « vous tous » ou « mesdames et messieurs ». C’est une façon polie de s’adresser à un groupe de personnes.

Façons familières de dire « tu » en japonais

君(きみ)Kimi

Parfois utilisé pour s’adresser à autrui, 君 peut être perçu comme condescendant s’il est employé dans un contexte inapproprié. Il est censé être utilisé par des personnes de statut supérieur envers celles de statut inférieur, comme les adultes envers les enfants ou les enseignants envers leurs élèves. Il peut aussi exprimer une forme d’intimité romantique, comme dans le titre 君の名は (Kimi no Na wa, littéralement « Ton nom »), un anime romantique bien connu. C’est donc aussi un mot utilisé entre couples.

お前(おまえ)Omae

Couramment utilisé entre amis dans un contexte informel, il est en revanche impoli de l’employer avec une personne extérieure à votre cercle social. Ce mot à connotation masculine est également utilisé de façon romantique par les maris pour s’adresser à leur épouse.

あんた Anta

Une forme raccourcie de 貴方, également considérée comme moins formelle. Autrefois utilisée pour s’adresser à des personnes de statut supérieur, elle est aujourd’hui perçue comme irrespectueuse. Elle est surtout employée par des femmes ou entre proches, dans des conversations informelles.

Façons impolies de dire « tu » en japonais

手前(てめえ)Temee

Un mot très impoli, rarement utilisé dans la vraie vie, mais que l’on retrouve fréquemment dans les mangas et anime. Les personnages fictifs l’emploient pour s’adresser à d’autres lorsqu’ils sont en colère — un usage jugé moins choquant à l’écran que dans la réalité.

己 Onore

Semblable à 手前, ce mot n’est pratiquement utilisé que dans les médias japonais, pour insulter quelqu’un. Selon le contexte, il peut cependant aussi signifier « soi-même » ou « moi-même ».

貴様(きさま)Kisama

Bien qu’il ait autrefois été un terme respectueux, 貴様 est aujourd’hui considéré comme extrêmement impoli et n’est pratiquement plus utilisé que dans les médias japonais. C’est un mot très péjoratif, souvent employé par des personnages fictifs de haut rang, comme des rois s’adressant à leurs sujets.

Les variations régionales

Les différentes régions du Japon possèdent leurs propres dialectes, et certains mots peuvent changer de sens selon l’endroit où ils sont utilisés. Voici quelques exemples :

  • あんた (Anta) : dans le Kinki (ouest du Japon), c’est un mot affectueux et amical, alors que dans le Kanto (est du Japon), il est perçu comme impoli et insultant.
  • わい (Wai) : selon la région, ce mot peut signifier soit « je », soit « tu ».
  • 自分(じぶん)Jibun : en dialecte du Kansai, ce mot peut signifier « tu » selon le contexte, alors qu’il signifie à l’origine « je ».
  • きさん (Ki san) : dialecte de Kyūshū, une variante de 貴様(きさま)considérée comme moins impolie et jamais utilisée contre un ennemi.

Comment les Japonais s’adressent-ils les uns aux autres au quotidien ?

Au Japon, on s’adresse le plus souvent à quelqu’un en s’appuyant sur le contexte, en omettant totalement le pronom. Cela peut sembler étrange une fois traduit dans une langue comme le français, mais c’est tout simplement le fonctionnement naturel du japonais.

Lorsqu’ils s’adressent les uns aux autres, les Japonais utilisent le nom, le titre ou la fonction de leur interlocuteur. Cet usage se retrouve aussi bien dans les conversations formelles qu’informelles, selon le contexte. Des suffixes honorifiques sont ajoutés après le nom, en signe de politesse et de respect.

En cas de doute, il existe une solution plus simple pour dire « tu / vous » en japonais

Utilisez les suffixes honorifiques

Heureusement, la plupart des Japonais évitent d’utiliser le mot « tu / vous », car il est souvent superflu. Certains pourraient même trouver cela impoli. Alors, que faire en cas de doute ? C’est simple : ne l’utilisez pas.

Voici plutôt quelques solutions plus simples pour éviter les regards noirs et les points d’interrogation.

さん (San)

さん est un suffixe honorifique qui se traduit par « Monsieur », « Madame » ou « Mademoiselle » en français. C’est une façon polie de s’adresser à quelqu’un, et le suffixe le plus couramment utilisé, car neutre et applicable dans presque toutes les situations.

ちゃん (Chan)

Utilisé entre personnes qui se connaissent bien, ちゃん véhicule une notion de mignonnerie. Il est couramment employé pour désigner de jeunes femmes, des amis proches, des enfants, des partenaires amoureux ou des animaux de compagnie.

くん (Kun)

Un suffixe honorifique masculin, généralement utilisé pour désigner des hommes, ou par des supérieurs s’adressant à leurs subordonnés. Ce n’est pas un suffixe très formel : il s’utilise surtout entre hommes et femmes proches.

Vous souhaitez en savoir plus sur les honorifiques japonais ? Consultez notre guide complet sur les titres honorifiques japonais !

さま (Sama)

さま est le suffixe honorifique le plus formel, une version plus élevée de さん. Il est réservé à des situations spécifiques, comme s’adresser à des divinités japonaises, ou pour désigner un client dans le secteur du service client.

Le japonais formel peut sembler déroutant et complexe, mais maîtriser le keigo est essentiel en milieu professionnel. Consultez notre guide sur le keigo (japonais formel) pour apprendre à vous exprimer correctement dans un registre soutenu.

Prénom ou nom de famille ?

Nom de famille

Utiliser uniquement le nom de famille se fait généralement dans un contexte informel et amical, comme entre camarades de classe. Il est toutefois considéré comme impoli d’appeler quelqu’un uniquement par son nom de famille sans y ajouter de suffixe honorifique.

Prénom

S’adresser à quelqu’un par son prénom est perçu comme un signe de proximité important pour les Japonais. Règle d’or : ne jamais appeler quelqu’un par son prénom, sauf s’il vous y autorise explicitement. On utilise généralement le prénom entre membres de la famille, meilleurs amis ou partenaires romantiques.

Titre

Il est également courant de s’adresser à quelqu’un par son titre.

  • 先生(せんせい)Sensei : ne s’applique pas uniquement aux enseignants. Considérez-le plutôt comme un titre à part entière. Lorsque vous vous adressez à un médecin, un avocat, un auteur, un artiste ou un homme politique, ajoutez toujours « sensei » après son nom de famille.
  • 先輩(せんぱい)Senpai : utilisé pour s’adresser à une personne plus expérimentée, que ce soit à l’école ou au travail.
  • 社長(しゃちょう)Shacho : signifie « président » (d’entreprise).

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Au Japon, il existe plusieurs façons de répondre à un remerciement, selon le niveau de formalité et le contexte. Bien que l’expression « どういたしまして (Dou itashimashite) » soit souvent enseignée aux débutants, elle est rarement utilisée dans les conversations quotidiennes entre locuteurs natifs. Voici quelques alternatives plus courantes et naturelles.

WAYS TO SAY YOURE WELCOME IN JAPANESE INFOGRAPHIC

La façon la plus courante de dire “De rien !” en japonais

Commençons par la façon la plus courante d’apprendre à dire « de rien » en japonais : どういたしまして (dou itashimashite). C’est généralement le premier résultat qui apparaît lorsque vous cherchez « de rien » dans un dictionnaire japonais.

Douitashimashite est une forme de keigo japonais, c’est-à-dire le langage respectueux utilisé dans les situations formelles ou professionnelles. La phrase se traduit littéralement par « comment ai-je fait », une façon humble de dire que vous ne méritez pas la gratitude de l’autre. Décomposons le mot :

  • Dou (どう) signifie « comment »
  • Itashimashite (いたしまして) est la forme keigo du verbe suru (する), qui signifie « faire »

À l’origine, cette expression servait à exprimer l’humilité et à dévier les compliments. Dans le japonais moderne, elle fonctionne simplement comme une réponse polie aux remerciements, reconnaissant la gratitude de l’interlocuteur.

Astuce mnémotechnique : Si vous avez du mal à vous en souvenir, douitashimashite ressemble à « Don’t touch my mustache » prononcé très vite en anglais. Essayez ! Même si la ressemblance ne vous semble pas évidente, ce petit truc peut quand même vous aider.

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Est-ce que « Dou itashimashite » est souvent utilisé ?

En réalité, douitashimashite est assez peu utilisé. La phrase est rarement employée dans les conversations courantes. Tout comme « vous êtes le bienvenu » en français, elle peut paraître formelle et un peu rigide — parfois même déplacée en milieu professionnel.

Selon le ton, elle peut donner l’impression d’« accepter officiellement » les remerciements, ce qui peut créer une certaine distance. Comme la communication japonaise valorise la modestie, les locuteurs évitent souvent les expressions qui pourraient les mettre en avant. C’est pourquoi les Japonais préfèrent d’autres formules.

Comment dire « De rien » en japonais dans des situations formelles

1. 恐縮でございます (Kyoushuku de gozaimasu)

C’est l’une des façons les plus formelles de dire « de rien ». Le mot 恐縮 (kyoushuku) exprime le sentiment d’être redevable. でございます (de gozaimasu) est la forme keigo de です, signifiant « être ». Ensemble, la phrase signifie « je suis touché » ou « je suis honoré », à utiliser dans une situation formelle lorsque quelqu’un vous remercie.

2. お役に立ってよかった (Oyaku ni tatte yokatta)

お役に立って (yaku ni tatte) signifie « être utile ». Le préfixe honorifique お (o) placé devant le mot le rend plus poli envers l’interlocuteur. よかった (yokatta) se traduit par « je suis content(e) », et peut même s’utiliser seul de manière informelle. Ensemble, la phrase signifie : « Je suis content(e) d’avoir pu vous être utile. » Elle convient parfaitement en contexte professionnel et peut aussi s’utiliser de façon décontractée en supprimant le devant 役に立って.

3. こちらこそありがとうございます (Kochirakoso arigatou gozaimasu)

こちら (kochira) signifie « ici » mais peut aussi désigner la personne qui parle. こそ (koso) sert à mettre en valeur le mot qui précède. Cette expression est souvent utilisée en réponse à un remerciement, même si elle ne signifie pas exactement « de rien ». C’est une façon polie de dire « c’est moi qui devrais vous remercier ».

Par exemple, si vous avez travaillé ensemble sur un projet difficile et que votre collègue ou supérieur vous dit « merci pour votre travail », vous pouvez répondre : こちらこそありがとうございます — « C’est moi qui devrais vous remercier. »

À noter : cette expression se situe à mi-chemin entre le formel et l’informel. Vous pouvez la rendre formelle en ajoutant arigatou gozaimasu, ou décontractée en disant simplement arigatou.

Comment dire « De rien » en japonais dans des situations informelles

Dans certaines situations, trop de formalité peut paraître déplacé ou un peu guindé. Voici des expressions plus naturelles pour les contextes décontractés.

4. いえいえ (Ie ie)

Littéralement, いえいえ signifie « non, non » en japonais. Cette expression est très populaire et courante pour dire « de rien » de façon décontractée. Elle reste néanmoins polie, même entre collègues, et équivaut à « mais non, il ne fallait pas ». Vous pouvez aussi la combiner avec d’autres expressions :

いえいえ、こちらこそありがとう Ie ie, kochirakoso arigatou Non non, c’est moi qui te remercie.

5. とんでもない (Tondemo nai)

Cette expression signifie « c’est rien » dans une conversation informelle. Certains Japonais l’utilisent comme une façon décontractée de dire « de rien ». Littéralement, tondemo nai signifie « c’est impossible » ou « il n’y a aucune chance », mais le sens implicite est « il n’y a pas de quoi ». Vous pouvez même la combiner avec いえいえ :

いえいえ、とんでもないです Ie ie, tondemo nai desu. Non non, c’est rien du tout.

6. よかった (Yokatta)

よかった se traduit généralement par « je suis content(e) » ou littéralement « c’était bien ». Utilisé seul comme alternative à « de rien », il exprime des nuances comme « je suis content(e) que ça t’ait plu » ou « je suis content(e) d’avoir pu aider ». On peut l’associer à d’autres mots :

好きで、よかった Sukide yokatta Je suis content(e) que ça t’ait plu.

助けになれて、よかった Tasuke ni narete, yokatta Je suis content(e) d’avoir pu t’aider.

Une expression naturelle et polyvalente, qui ne sonne pas trop rigide.

7. 気にしないで (Ki ni shinaide)

Cette phrase signifie « ne t’inquiète pas » ou « pas de souci », et peut s’utiliser dans certains contextes pour dire « de rien ». Par exemple, si quelqu’un dit : « Oh, merci beaucoup, puis-je faire quelque chose pour te rendre la pareille ? », vous pouvez simplement répondre 気にしないで — « C’est rien, pas de souci. »

8. いえいえ、いつでも声かけて (Ie ie, itsu demo koe kakete)

Cette expression combine いえいえ et いつでも声かけて. いつでも signifie « à tout moment », et 声かけて signifie « dis-le-moi » ou « fais-le-moi savoir ». Ensemble : « Je suis là si tu as besoin d’aide » ou « N’hésite pas à me demander à nouveau. » La phrase complète signifie donc : « C’est rien. Dis-moi si tu as encore besoin d’aide ! »

9. 大丈夫だよ (Daijoubu dayo)

Vous avez peut-être déjà entendu daijoubu pour dire « ça va » ou « c’est bon ». Utilisé en réponse à des remerciements, daijoubu dayo équivaut à « c’est bon, t’inquiète pas ». C’est une façon très décontractée et chaleureuse de dire à quelqu’un qu’il n’a pas à vous remercier — à réserver entre amis et en famille.

10. 遠慮しないで (Enryo shinaide)

遠慮 (enryo) signifie « retenue » ou « se retenir », et しないで est la forme négative du verbe suru, signifiant « ne fais pas ». Ensemble, 遠慮しないで signifie littéralement « ne te retiens pas » ou « ne te gêne pas ».

Normalement, la forme impérative en japonais peut sembler impolie, mais dans le cas de 遠慮しないで, elle fonctionne bien comme façon de dire « de rien » — avec la nuance d’encourager l’autre à ne pas hésiter à demander de l’aide la prochaine fois.

助けてくれてありがとう! Tasukete kurete arigatou! Merci de m’avoir aidé(e) !

遠慮しないで。 Enryo shinaide! Il n’y a pas de quoi.
Cela revient à dire : “Mais non, n’hésite pas à me demander si tu as encore besoin d’aide.”

Dans une situation plus formelle

Dans un contexte plus professionnel ou formel, voici quelques expressions utiles :

こちらこそ (Kochirakoso)

Cela signifie : “C’est moi qui vous remercie.” Une belle façon de renvoyer la gratitude avec encore plus de politesse.

恐縮でございます (Kyoushuku de gozaimasu)

“恐縮” exprime une forme de gratitude mêlée d’humilité. Avec “でございます”, c’est une manière très polie de dire : “Je suis honoré(e) que vous me remerciiez.”

お役に立ってよかった (Oyakunitatte yokatta)

Cela signifie : “Je suis content(e) d’avoir pu vous être utile.” C’est poli et chaleureux à la fois.

Allez plus loin que « de rien » et parlez japonais avec confiance !

Tout comme en français, dire « de rien » à répétition peut sembler formel et guindé — il est donc naturel d’utiliser d’autres expressions qui expriment la même idée. En japonais, c’est pareil ! Essayez de retenir quelques-unes des expressions ci-dessus et utilisez-les la prochaine fois que quelqu’un vous dit « merci ».

Bien sûr, parler japonais couramment va au-delà de la mémorisation de phrases. Développez votre confiance et vos compétences à l’oral en rejoignant les cours ludiques et flexibles de la Coto Academy ! Notre cours débutant couvre les bases — des hiragana et katakana à la grammaire — pour que vous puissiez commencer à parler japonais en seulement quatre semaines.

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FAQ

How do you say "you're welcome" in Japanese?

The most common and polite way is どういたしまして (dō itashimashite). For informal situations, いえいえ (iie iie) or とんでもない (tondemo nai) are often used.

What is the polite way to say "you're welcome" in Japanese?

Use どういたしまして.

What are some casual ways to say "you're welcome" in Japanese?

You could use いえいえ or とんでもない.

Are there regional variations in how to say "you're welcome" in Japanese?

You could use いえいえ or とんでもない.

Are there regional variations in how to say "you're welcome" in Japanese?

While these are the most common ways, regional variations or nuances may exist.

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Série populaire “Comment dire…”

Vous cherchez des expressions d’anime japonais que vous pouvez vraiment utiliser dans la vie de tous les jours ? Bonne nouvelle : apprendre le japonais grâce aux anime est tout à fait possible — à condition de choisir des phrases naturelles et adaptées à la réalité.

Le piège, c’est de copier mot pour mot ses personnages préférés. Beaucoup d’anime, surtout les genres seinen et shounen, utilisent un langage très familier qui peut sonner exagéré dans une conversation normale. Mal utilisées, ces expressions peuvent vite vous faire passer pour quelqu’un d’un peu étrange.

Dans cet article, nous avons sélectionné phrases d’anime courantes, simples et faciles à intégrer dans vos échanges quotidiens. Vous les entendrez dans des séries populaires comme Naruto, Attack on Titan et Demon Slayer, mais ici, vous apprendrez surtout à les utiliser naturellement.

Le japonais utilisé dans les anime est-il réaliste ?

La réponse courte : ça dépend. Le japonais des anime peut être à la fois réaliste… et complètement irréaliste, selon le genre.

Si vous regardez des anime de type slice of life ou des comédies, les dialogues sont souvent assez proches du japonais du quotidien. On y entend des tournures modernes et naturelles, utilisées entre amis, camarades de classe ou membres d’une même famille. Même si certains traits de caractère sont exagérés pour l’effet comique, la grammaire et le vocabulaire restent généralement réutilisables dans la vraie vie — à condition de faire attention au ton.

En revanche, certains genres s’éloignent davantage de la façon dont les gens parlent réellement. Les anime seinen — destinés à un public masculin jeune adulte — mettent souvent en scène un langage plus brut, très familier, parfois stéréotypé comme « masculin ». Les personnages peuvent abandonner les formes polies, utiliser des fins de phrases abruptes ou adopter un ton dur et dominant. Dans une fiction, cela construit un personnage. Dans la réalité, surtout à l’école ou au travail, imiter ce style peut vous faire paraître impoli ou agressif.

À l’autre extrémité, les anime historiques ou fantastiques emploient fréquemment un japonais ancien ou excessivement formel. Dans une série se déroulant dans un royaume ou à l’époque féodale, un personnage peut par exemple utiliser 我 (ware) au lieu des pronoms modernes 僕 (boku) ou 私 (watashi) pour dire « je ». On peut aussi entendre des structures dramatiques comme « 〜である » au lieu des formes standards です ou だ. Ces expressions conviennent parfaitement à un samouraï ou à un roi — mais dans le Japon contemporain, elles paraîtraient théâtrales et peu naturelles.

Phrases d’anime que vous pouvez vraiment utiliser dans la vraie vie

Toutes les répliques d’anime ne sont pas faites pour être répétées telles quelles. Certaines sonnent dramatiques, d’autres trop familières. Mais il existe aussi beaucoup d’expressions naturelles, simples et courantes que les Japonais utilisent réellement au quotidien.
Voici des phrases d’anime que vous pouvez utiliser sans paraître étrange :

1. あきらめないで : N’abandonne pas !

L’esprit de combat et la persévérance sont au cœur de presque tous les anime d’action ou de héros. Pensez à Naruto, Attack on Titan ou Haikyuu!!.

Quand vous êtes sur le point d’abandonner, dites-vous : « Je ne peux pas abandonner (あきらめないで) ! »
Si votre ami japonais a du mal à apprendre l’anglais, encouragez-le avec cette phrase populaire d’anime.

あきらめなくてよかった!
Akiramenaide yokatta!
Je suis content(e) de ne pas avoir abandonné !

2. ちょっとまって(ください): Attends un instant !

Une autre expression basique que l’on retrouve dans tous les genres : ちょっとまって.

C’est une forme raccourcie et familière de ~てください (« s’il te plaît, fais… »).
ちょっとまってください est plus poli, mais peut quand même sonner un peu directif.

Nous recommandons d’utiliser ちょっとまって avec des amis ou des personnes de votre âge. Par exemple, si votre ami marche trop vite, dites : ちょっとまって !

Cette expression correspond à « attends une seconde ». Techniquement, « une seconde » se dit いちびょう, mais ce n’est pas utilisé de la même façon culturellement. Pour éviter les malentendus, assurez-vous que la traduction directe fonctionne vraiment en contexte.

急いで!電車に間に合わないよ!
Isoide! Densha ni maniawanai yo!
Dépêche-toi ! On ne va pas attraper le train !

ちょっと待って!
Chotto matte!
Attends !

3. よかった : Dieu merci !

L’adjectif japonais よかった (yokatta) peut se traduire de plusieurs façons selon le contexte. Il s’agit du passé de 良い, qui peut se lire よい ou いい, et signifie « bon » ou « bien ».

Selon la situation, よかった correspond le plus souvent à « Dieu merci » ou « Je suis soulagé(e) / content(e) ». Dans les anime, on voit par exemple des parents s’exclamer よかった! lorsqu’ils retrouvent leur enfant perdu.

On peut aussi l’utiliser dans des situations plus ordinaires, comme lorsque quelqu’un retrouve son téléphone ou son portefeuille égaré. Après un soupir de soulagement, il dira simplement : よかった! — « Ouf, tant mieux ! »

Enfin, la forme よかったね~ s’emploie pour réagir à la bonne nouvelle de quelqu’un. Elle peut signifier « Tant mieux pour toi ! » ou « C’est super ! » selon le ton utilisé.

Autre exemple : retrouver son portefeuille perdu.

財布をなくしてしまったと思ったけど、テーブルの上にあった!
Saifu o nakushite shimatta to omotta kedo, teburu no ue ni atta!
Je pensais avoir perdu mon portefeuille, mais il était sur la table !

よかったね!
Yokatta ne!
Super nouvelle !

4. しかたない / しょうがない : On n’y peut rien

しかた signifie « méthode » ou « façon ».
しかたがない se traduit littéralement par « il n’y a pas de solution ».

Cette expression signifie « On n’y peut rien » et s’utilise quand une situation négative est inévitable.

Par exemple, si un voyage est annulé à cause du mauvais temps : しかたない.

C’est une expression familière, à utiliser entre collègues ou amis. Évitez de la transformer en しかたがありません dans l’espoir de paraître plus professionnel.

5. りょうかい : Reçu !

りょうかい ou りょうかいです signifie « Compris ! »

On l’utilise pour montrer que l’on a compris et que l’on va exécuter la demande.

宿題を終わってから、必ず提出してください。
Shukudai o owattekara, kanarazu teishutsu o kudasai.
Après avoir terminé les devoirs, merci de les remettre.

りょうかい!
Ryoukai!
Compris !

6. ちがう : Ce n’est pas ça !

Le mot 違う (chigau) signifie « faux » ou « différent » et s’utilise généralement pour nier ou corriger quelque chose. Comme よかった, c’est une expression très fréquente en japonais. Selon le contexte, elle peut vouloir dire « Non », « Ce n’est pas ça » ou « Ce n’est pas pareil ».

Un ami japonais dira souvent ちがう si vous vous trompez ou s’il n’est pas d’accord avec vous. La forme plus polie est ちがいます, adaptée aux situations formelles.

Cela dit, la société japonaise valorise l’harmonie et le fait d’être conciliant. Dans un cadre professionnel, il est souvent préférable d’éviter de contredire quelqu’un trop directement. Insister pour prouver que vous avez raison — surtout face à votre supérieur — pourrait être perçu comme impoli.

自分のシャツ、これでしょう?
Jibun no shatsu, kore deshou?
C’est ma chemise, non ?

違う!それは私の!
Chigau! Sore wa watashi no!
Non ! C’est la mienne !

7. がんばって : Fais de ton mieux !

Vous entendrez très souvent cette expression dans les anime — et encore plus dans la vraie vie au Japon. Le mot がんばって (ganbatte) vient du verbe 頑張る(がんばる / ganbaru), qui signifie « faire de son mieux » ou « tenir bon ».

La forme がんばって (et plus poliment がんばってください) sert à encourager quelqu’un à faire des efforts. Selon le contexte, cela peut aussi se traduire par « Bon courage » ou « Bonne chance ». On l’entend fréquemment lors d’événements sportifs, comme les matchs ou les marathons, où les spectateurs crient がんばって pour soutenir les participants.

Une version plus familière et plus énergique est がんばれ (ganbare), souvent utilisée entre amis ou pour encourager quelqu’un avec enthousiasme.

もう諦めたいよ。
Mou akirametai yo.
Je veux abandonner.

あと少し!頑張ってください!
Ato sukoshi! Ganbatte kudasai!
Encore un peu ! Courage !

8. いやだ : Hors de question !

いやだ (iyada) signifie « Pas question » ou « Hors de question ». Cette expression marque un refus clair ou le fait de ne pas vouloir faire quelque chose. Elle traduit un sentiment négatif et s’utilise généralement pour exprimer qu’une situation est désagréable, pénible ou indésirable.

Par exemple, si l’on vous force à entrer dans une maison hantée, vous pourriez protester en disant : いやだ! — « Non, je ne veux pas ! »

À l’oral, surtout lorsque l’on parle rapidement, いやだ est souvent raccourci en やだ (yada), une forme plus familière et spontanée.

ボクちゃん、野菜食べてくれる?
Boku-chan, yasai tabete kureru?
Mon petit, tu peux manger tes légumes ?

やだ!
Yada!
Non !

9. すげえ / すごい : Incroyable !

Même si la langue japonaise n’est pas grammaticalement genrée, certaines façons de parler sont perçues comme plus « masculines » ou « féminines ». Par exemple, certains pronoms à la première personne et certaines tournures sont davantage utilisés par les garçons.

すげえ (sugee) est une version très familière et plutôt masculine de すごい (sugoi), qui signifie « incroyable » ou « génial ». Au lieu de terminer par le son « oi », la voyelle est allongée en « ee », ce qui donne un ton plus brut et décontracté. On entend souvent cette forme dans les anime, surtout chez des personnages masculins.

Par exemple, si vous êtes un garçon et que votre ami japonais obtient une excellente note à un examen, vous pourriez dire :
すげえ! — « Trop fort ! »

Dans un registre plus neutre et courant, vous pouvez simplement dire :
ええ?すごいじゃん!
« Hein ? C’est génial ! »

10. しんじられない : Incroyable !

Vous est-il déjà arrivé de tenter quelque chose sur un coup de tête — et que cela fonctionne vraiment ? Pour exprimer votre surprise ou votre incrédulité, vous pouvez dire 信じられない (shinjirarenai), qui signifie « Incroyable » ou « Je n’arrive pas à y croire ». Ajouter la particule à la fin renforce encore davantage votre étonnement.

Imaginez qu’un ami cuisine pour vous. Vous avez toujours entendu dire qu’il n’était pas très doué… mais en goûtant son plat, vous découvrez qu’il est délicieux. Vous pourriez alors vous exclamer :

信じられないほど美味しい!
Shinjirarenai hodo oishii!
C’est incroyablement bon ! / Je n’arrive pas à croire que ce soit si bon !

11. 相変わらず : Comme d’habitude

Il s’agit d’une expression japonaise (ou d’un élément de phrase) souvent utilisée pour décrire une personne ou son comportement. Le mot 相変わらず (aikawarazu) s’écrit avec le kanji 相, qui signifie « mutuel » ou « ensemble », et 変わる, qui veut dire « changer ». Ensemble, l’idée devient « comme d’habitude » ou « sans changement ».

相変わらず peut être employé aussi bien dans un sens positif que négatif. Dans les anime, on l’entend lorsqu’un personnage est impressionné par la constance de quelqu’un… ou au contraire agacé par le fait qu’il ne change jamais.

相変わらず彼女が美しい。
Aikawarazu kanojo ga utsukushii.
Elle est toujours aussi belle.

相変わらず彼が酷い。
Aikawarazu kare ga hidoi.
Il est toujours aussi cruel.

12. ドキドキ : Mon cœur bat la chamade !

Il s’agit d’une onomatopée japonaise qui décrit le son du cœur qui bat. Elle est particulièrement utilisée lorsque vous êtes nerveux ou troublé, par exemple en parlant à quelqu’un qui vous plaît.

Si vous regardez des anime romantiques ou des comédies romantiques, vous avez sûrement entendu cette expression de nombreuses fois. Les Japonais adorent les onomatopées et utilisent souvent des mots répétés comme ドキドキ (doki doki).

Même si « doki doki » ne ressemble pas exactement au bruit d’un battement de cœur, l’image est assez parlante. Si vous vous sentez nerveux et que votre cœur s’emballe, au lieu d’utiliser 緊張 (kinchou), vous pouvez dire ドキドキ pour décrire votre émotion.

先美人と話したんで、めっちゃドキドキだったよ!
Saki bijin to hanashitan de, meccha dokidoki datta yo!
Je parlais avec une jolie fille tout à l’heure, et mon cœur battait à toute vitesse !

13. 気をつけて : Fais attention

気をつけて (ki o tsukete) signifie simplement « fais attention » ou « prends soin de toi ». Comme l’expression utilise la forme en て, elle peut fonctionner comme une demande ou une petite instruction.

Cependant, en japonais, ce type de « commande » n’est pas perçu comme strict. C’est plutôt une remarque amicale que l’on dit à quelqu’un qui part quelque part. Pour la rendre plus polie, on peut ajouter ください, ce qui donne 気をつけてください.

14. びっくりする : Être surpris

びっくりする (bikkuri suru) signifie « être surpris » ou « être choqué ». Cette expression est extrêmement courante et apparaît dans presque tous les genres d’anime.

Le verbe する (suru) est parfois omis à l’oral, et l’on entend simplement びっくり! pour exprimer la surprise. Dans les deux cas, le sens reste le même : montrer un étonnement soudain.

15. めんどくさい : Quelle galère !

めんどくさい (mendokusai) s’utilise pour exprimer de la frustration. Assez simple à comprendre, ce mot signifie « quelle galère » ou « c’est pénible ». On l’emploie pour parler d’une situation contraignante, ennuyeuse ou de quelque chose dont on préférerait se passer.

Ce n’est pas une expression assez forte pour des situations très graves. Elle convient plutôt à des petits tracas du quotidien ou à des moments légèrement stressants ou agaçants.

16. ぎりぎり : Juste à temps

Elle est souvent utilisée avec des indications de temps ou de situation limite. Par exemple, ぎりぎりセーフ (girigiri seefu) signifie « tout juste sauvé » ou « ça passe de justesse ». On peut l’utiliser lorsque l’on arrive à l’heure à la dernière minute ou que l’on évite un problème de peu.

終電にギリギリ間に合った。
Shuuden ni giri giri maniatta.
J’ai attrapé le dernier train de justesse.

17. 申し訳ございません : Je suis profondément désolé(e)

Sans doute l’une des expressions les plus utiles de cette liste en contexte formel, 申し訳ございません (moushi wake gozaimasen) est une excuse très polie et sincère, souvent utilisée dans le monde professionnel ou le service à la clientèle.

Cette phrase emploie le keigo (langage honorifique humble). Elle signifie littéralement « Je n’ai aucune excuse » et s’utilise pour présenter des excuses sérieuses ou importantes.

Au Japon, les excuses ne passent pas seulement par les mots. Le langage corporel compte tout autant : il est essentiel de s’incliner profondément et d’adopter une attitude respectueuse pour montrer votre sincérité.

18. とりあえず : Pour l’instant

Cette expression est généralement utilisée au début d’une phrase en japonais pour signifier « pour l’instant » ou « en attendant ». Même si on l’entend souvent dans les anime, elle est tout à fait naturelle et s’emploie dans de nombreuses situations du quotidien.

Elle peut être utilisée aussi bien dans un contexte informel que formel. On l’entend d’ailleurs fréquemment en milieu professionnel, notamment pour introduire une explication ou indiquer la prochaine étape à court terme.

19. 久しぶり : Ça fait longtemps !

久しぶり est une expression très courante dans les anime — et dans la vraie vie — qui signifie « Ça fait longtemps ! ». Il n’y a pas de durée précise pour l’utiliser : cela dépend simplement de votre ressenti. Cela peut être après quelques semaines… ou plusieurs années.

Utilisez 久しぶり avec des amis ou des membres de votre famille. Si vous souhaitez être plus poli, dites お久しぶりです. Le préfixe お et la terminaison です rendent l’expression plus formelle et respectueuse.

お久しぶりです。お元気ですか?
Ohisashiburi desu. Ogenki desu ka?
Ça fait longtemps. Comment allez-vous ?

20. 任せてください : Laissez-moi faire !

Vous avez probablement déjà entendu cette phrase dans de nombreux anime. Elle s’utilise lorsque vous prenez les choses en main ou que vous proposez votre aide.

La forme familière que l’on entend souvent est 任せとけ (makasetoke) ou simplement 任せて (makasete). Ces expressions signifient « Laisse-moi faire » ou « Je m’en occupe ! » et sont plutôt utilisées entre amis ou dans un contexte détendu.

Même si cette phrase apparaît souvent dans des scènes de combat ou dramatiques, elle est tout à fait utilisable dans la vie quotidienne. Dans un contexte professionnel ou plus formel, privilégiez la version polie :

任せてください
Makasete kudasai
Laissez-moi m’en charger, s’il vous plaît.

Faut-il apprendre le japonais avec les anime ?

Il existe d’excellents anime qui peuvent vous aider à apprendre le japonais. Ils vous exposent à la prononciation réelle, au rythme naturel de la langue et à du vocabulaire courant. Cependant, les anime ne devraient pas être votre méthode principale d’apprentissage — surtout si vous ne possédez pas encore de bases solides en grammaire et en structure de phrases.

Les anime fonctionnent mieux comme complément. Ils sont aussi une formidable source de motivation. Beaucoup d’apprenants sont tombés amoureux du Japon et de la langue japonaise grâce à leurs séries préférées. Cet attachement peut vous aider à rester motivé et régulier dans votre apprentissage, ce qui est essentiel pour progresser.

Cela dit, tout ce qui est dit dans les anime n’est pas forcément réaliste — tout comme dans les films hollywoodiens. Sans une bonne base, il peut être difficile de distinguer ce qui est naturel de ce qui ne l’est pas. Vous risquez d’utiliser un japonais trop formel, trop rigide, trop théâtral… ou au contraire trop familier et impoli selon la situation.

En résumé : oui, utilisez les anime pour enrichir votre apprentissage. Mais veillez à ce qu’ils complètent une étude structurée, et non qu’ils la remplacent.

Lire la suite : Les 15 meilleurs anime pour apprendre le japonais

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FAQ

Peut-on vraiment apprendre le japonais grâce aux anime ?

Oui, mais comme complément. Les anime sont excellents pour améliorer l’écoute, la prononciation et enrichir le vocabulaire. Toutefois, ils ne remplacent pas un apprentissage structuré de la grammaire et de l’écriture.

Le japonais des anime est-il identique à celui de la vie réelle ?

Pas toujours. Certains genres utilisent un langage très familier, exagéré ou ancien. Il est important de comprendre le contexte pour éviter d’utiliser un ton inadapté dans la vraie vie.

Quels types d’anime sont les plus utiles pour apprendre ?

Les anime de type slice of life ou comédie sont généralement plus proches du japonais quotidien. Les séries historiques ou fantastiques, en revanche, utilisent souvent un langage peu naturel pour la vie moderne.

Est-il recommandé d’apprendre uniquement avec les anime ?

Non. Pour progresser efficacement, il est essentiel de combiner les anime avec des cours structurés, des exercices de grammaire, de la pratique orale et écrite.