Le mot keigo (敬語) est composé du kanji signifiant « respecter » ou « admirer » (敬) et du kanji « langue » (語). La société japonaise a toujours accordé une grande importance à la hiérarchie, au point que le langage honorifique peut sembler constituer une langue à part entière. Si vous envisagez de faire carrière au Japon, maîtriser le japonais des affaires vous démarquera lors de votre recherche d’emploi.

Quelle que soit la raison qui vous pousse à étudier le japonais, on suppose que vous prenez du plaisir à apprendre. Vous avez savouré l’écriture de vos premiers hiragana et katakana. Petit à petit, vous êtes parvenu à vous exprimer et à tenir une conversation informelle en japonais. Du moins, c’était le cas au début.

En arrivant au niveau intermédiaire, le plaisir laisse souvent place au découragement face à la complexité du langage honorifique japonais.

Dans cet article, nous vous guidons à travers toutes les subtilités du keigo japonais, du point de vue d’un non-natif. Nous aborderons les formes honorifiques, les formes humbles, les conjugaisons et les expressions courantes.

Introduction au keigo japonais

Saviez-vous que le Japon avait autrefois un système de castes ? Jusqu’à la restauration de Meiji, les personnes de castes différentes ne parlaient pas le même japonais, en signe de respect des rangs sociaux. Bien que ce système de castes ait disparu, le langage honorifique continue de marquer le degré d’intimité ou de statut social entre les personnes.

Utiliser le keigo, c’est témoigner de sa considération envers une personne plus âgée ou occupant un rang social supérieur. L’âge n’est pas le seul facteur : la position ou l’ancienneté au sein d’une entreprise entre également en jeu, comme avec le concept de senpai (une personne plus expérimentée). Votre façon de parler variera donc selon que vous vous adressez à un ami, un collègue, un supérieur ou un client, et selon la personne dont vous parlez : vous-même, un ami, un collègue ou un client.

Mais ne croyez pas que le keigo soit plus simple pour les locuteurs natifs. Les enfants japonais apprennent le keigo à la dure, en entrant au collège et en découvrant la hiérarchie japonaise. Ils doivent alors soudainement distinguer les 先輩 (senpai, élèves plus âgés) des 後輩 (kōhai, élèves plus jeunes).

Si l’idée d’apprendre tout un nouveau style de langage japonais vous effraie, sachez que vous n’êtes pas seul. Mémoriser le keigo représente un défi même pour les Japonais eux-mêmes : il est donc rassurant de savoir que tout le monde est logé à la même enseigne. Bien souvent, les Japonais n’apprennent pas réellement le keigo à l’école, mais lors de formations intensives avant de commencer leur premier emploi.

Vous souhaitez faire progresser votre carrière au Japon ? Le cours de japonais des affaires de Coto Academy est conçu pour vous aider à maîtriser le keigo et à améliorer votre communication professionnelle. Gagnez en confiance pour échanger avec vos collègues et clients, gérer les réunions et ouvrir de nouvelles opportunités de carrière !

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Le concept d’uchi et de soto

Pour mieux comprendre le langage respectueux, il faut se pencher sur le concept japonais d’uchi et de soto, ou « intérieur-extérieur » (内-外). L’idée peut sembler simple : uchi (内) signifie littéralement « intérieur », tandis que soto (外) signifie « extérieur ». Mais ces deux mots ne décrivent pas seulement une position physique : ils traduisent aussi une distance sociale.

Le concept d’uchi et de soto façonne la culture japonaise. En sociologie et en psychologie sociale, on parle de « endogroupe » et d’« exogroupe » ; la société japonaise prend cette distinction particulièrement au sérieux, au point qu’elle influence directement la langue.

Un endogroupe est le groupe social auquel vous vous identifiez. L’exogroupe, à l’inverse, désigne un groupe auquel vous n’appartenez pas.

En japonais, 内 signifie « foyer ». Le concept d’uchi (内) désigne l’endogroupe : toutes les personnes que vous connaissez au sein d’un cercle social précis — votre famille, votre entreprise, votre club. À l’intérieur de ce 内, par exemple, les membres d’une même famille peuvent se passer de titres honorifiques entre eux.

En japonais, soto (外) correspond à l’équivalent de l’exogroupe. Le concept de 外 englobe toutes les personnes extérieures à votre cercle social, comme un employé d’une entreprise concurrente.

Pourquoi ces notions sont-elles si importantes en matière de keigo ? Comme beaucoup de pays asiatiques à tendance collectiviste, le Japon accorde davantage d’importance à la conformité sociale, à l’inverse des cultures occidentales plus individualistes.

Autrement dit, appartenir à un groupe est un élément central de la vie japonaise. Le registre de langue varie selon le contexte social et selon ce que vous considérez, à un moment donné, comme votre endogroupe.

L’endogroupe peut se limiter à votre famille ou s’étendre à l’échelle d’un pays entier. Pensez à la logique du « nous » face au « eux » : cette dynamique influence les interactions sociales et se reflète directement dans la langue japonaise. Retenez donc que l’on n’utilise pas d’honorifiques pour parler de membres de son propre groupe à des personnes extérieures.

Le keigo japonais pour débutants

Avant même d’aborder le keigo à proprement parler, vous apprendrez probablement les formes verbales polies, appelées teinei (丁寧). Cette forme repose sur le radical du verbe suivi de la terminaison ~masu. Par exemple, le verbe « voir », 見(み)る, devient 見(み)ます.

Le keigo englobe à la fois la forme humble, kenjougo (謙譲語), et la forme polie honorifique, sonkeigo (尊敬語), avec différents niveaux de vocabulaire et d’expressions. À l’écrit, cette complexité est encore plus marquée.

En progressant en japonais, vous constaterez que la politesse revêt une grande importance face à des personnes plus âgées ou dans un cadre professionnel. Vous apprendrez à ajuster votre discours selon votre degré de familiarité avec votre interlocuteur, ou pour souligner un écart hiérarchique lorsque vous occupez une position supérieure. 

ご飯を食べます。 Gohan o tabemasu.

映画をみます。 Eiga o mimasu.

Mais que faire si vous souhaitez témoigner encore plus de respect à quelqu’un ? L’humilité occupe une place centrale dans la culture japonaise, aussi bien au travail que dans la vie sociale. Le tableau ci-dessous illustre trois niveaux de politesse.

FamilierFormelKeigo
お土産をもらった。Omiyage o morattaお土産をもらいました。Omiyage o moraimashitaお土産をいただきました。Omiyage o itadakimashita

Une de nos élèves a un jour plaisanté en disant que plus une phrase est longue, plus elle est polie et formelle. Nous ne garantissons pas que la règle soit absolue, mais c’est effectivement une tendance que l’on observe souvent.

Le registre familier s’utilise généralement avec votre endogroupe, avec qui vous entretenez une relation égalitaire ou décontractée : camarades de classe proches, amis intimes, frères et sœurs, voire parents.

Le registre formel, quant à lui, s’adresse à des personnes avec qui la distance sociale est plus marquée : enseignants, collègues ou inconnus.

Enfin, le keigo le plus poli s’utilise envers les personnes que vous considérez comme occupant un rang hiérarchique nettement supérieur : managers, supérieurs hiérarchiques, et bien sûr clients.

Rappelez-vous des notions d’endogroupe et d’exogroupe : les Japonais, en particulier les femmes, ont tendance à utiliser le keigo même face à des inconnus. Ne soyez donc pas surpris si l’on s’adresse à vous avec un langage très humble et honorifique.

Les règles de base du keigo

Maintenant que les notions d’endogroupe, d’exogroupe et de politesse sont posées, entrons dans le vif du sujet : les règles du keigo. La langue japonaise honorifique se divise en trois catégories : le style poli, le style humble et le style honorifique.

Certains mots sont remplacés par une version plus respectueuse en keigo. Par exemple, あした (demain) et ひと (personne) deviennent respectivement あす et かた. Cette forme de langage s’appelle aratamatta iikata (改まった言い方), le « langage formel ».

Deuxième élément à connaître : les préfixes honorifiques japonais o ou go peuvent s’ajouter à certains noms et verbes. L’exemple le plus courant est celui du thé, cha, qui devient « o-cha », ou de la famille, 家族, qui devient ご家族.

L’ajout d’un suffixe honorifique après un nom fait également partie du langage respectueux. Le suffixe poli さん, comme dans Tanaka-san (田中さん), devient Tanaka-sama (田中様).

1. Le japonais poli : teineigo (丁寧語)

Le style poli constitue la forme de keigo la plus simple, régie par une grammaire proche du langage courant. C’est donc la première forme de keigo enseignée aux apprenants de japonais. Utiliser です et ます à la place de la forme dictionnaire suffit déjà à adopter un ton poli et formel : c’est donc déjà une forme de keigo.

Pour rappel, la copule です se place après les noms, adjectifs et adverbes, généralement en fin de phrase, tandis que le suffixe ます se place après un verbe.

FrançaisRegistre courantTeineigo
Je vais acheter un livre.本を買いに行く。Hono kaini iku.本を買いに行きます。Hono kaini ikimasu.
Le téléphone est cassé.携帯が壊れた。Keitaiga kowareta.携帯が壊れました。Keitaiga kowaremashita.
Qu’est-ce que c’est ?これは何だ。Korewa nan da.こちらは何ですか。Kochirawa nandesuka.

2. Le japonais honorifique : sonkeigo (尊敬語)

Ce style permet de témoigner du respect envers une personne de rang supérieur, comme un supérieur hiérarchique ou un client, lorsqu’on s’adresse à elle. Le sonkeigo ne s’utilise jamais pour parler de soi-même. Cette forme est réputée difficile à maîtriser, car elle repose sur des phrases longues et élaborées, où les verbes courants sont remplacés par des formes plus polies, voire des formes honorifiques distinctes.

FrançaisRegistre courantForme honorifique
Monsieur Tanaka est-il présent ?すみません、田中先生はいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa imasukaすみません、田中先生はいらっしゃいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa irasshaimasuka
Comment s’est passé l’entretien ?面接はどうでしたか。Mensetsu wa dou deshitaka面接はいかがでしたか。Mensetsu wa ikaga deshitaka

3. Le keigo humble : kenjougo (謙譲語)

Les expressions humbles telles que おります, 参ります, いたします, いただきます, もうします ou 存じでおります appartiennent en réalité à une troisième catégorie, appelée chouteigo (丁重語). Cette forme de politesse courtoise s’utilise lorsque l’action ne concerne pas directement l’interlocuteur, mais que ce dernier reste une personne à qui l’on souhaite témoigner un profond respect.

FrançaisRegistre courantKenjougo
Je m’appelle Sakura.私はさくらです。Watashi wa sakura desu.私はさくらと申します。Watashi wa sakura to moushimasu.
J’ai lu le livre.この本を読みました。Kono hon o yomimashita.こちらの本を拝読しました。Kochira no hon o haidokushimashita.

Lorsque vous parlez de vous-même, vous devez rester humble. Il en va de même lorsque vous évoquez une personne de votre entourage proche, car le concept d’endogroupe implique qu’elle fait, en quelque sorte, partie de vous.

Le kenjougo sert à s’abaisser socialement lorsqu’on parle de soi-même. On l’utilise en s’adressant à une personne de rang supérieur, pour décrire ses propres actions ou celles d’une personne de son cercle. Comme pour le sonkeigo, le kenjougo remplace certains verbes par des formes spécifiques ; les noms peuvent également changer : le mot 人, mentionné plus haut, devient 者.

Cette distinction est particulièrement importante en entreprise au Japon. Lorsque vous vous adressez directement à votre manager, vous emploierez probablement une forme honorifique, puisqu’il occupe une position sociale supérieure à la vôtre. Simple, non ?

Mais que se passe-t-il lorsque vous parlez à un client de votre entreprise et que vous devez mentionner votre manager ? Faut-il alors employer la forme humble ou honorifique ?

La réponse est : la forme humble. À ce moment précis, votre manager fait partie de votre endogroupe (uchi), tandis que le client appartient à votre exogroupe (soto). Un point essentiel à retenir : on « élève » les personnes extérieures à son groupe et on « abaisse » celles qui en font partie, indépendamment de leur statut réel.

La conjugaison du keigo japonais

Pour les styles honorifiques et humbles, comme évoqué précédemment, certains verbes disposent d’expressions figées. Pour les autres, il existe des règles de conjugaison spécifiques au keigo. La première règle consiste à ajouter le préfixe poli « o » au radical du verbe.

On se concentre souvent sur les constructions verbales et les relations sociales entre locuteur et interlocuteur, mais le keigo va bien au-delà des expressions figées : la langue japonaise utilise également des préfixes honorifiques. Les préfixes お (o) et ご (go) peuvent en effet s’ajouter à certains noms et verbes.

Pour un nom, le préfixe お (o) ou ご (go) le précède, mais cette règle se limite généralement aux noms exprimant une action (verbes en suru). Pour un verbe, on retire ます et on ajoute になる.

FrançaisForme honorifique
Verbeお + radical du verbe (forme ます) + になる
Nomお/ご + nom + になる

部長はいつ海外からお戻りになりますか。

課長はお変えになりました。

Il est possible d’ajouter お (o) ou ご (go) devant presque n’importe quel nom pour le transformer en forme honorifique, mais attention : un excès de préfixes rendra vos phrases maladroites. Il existe d’autres façons de s’exprimer en keigo sans multiplier les お devant chaque objet.

Vous rencontrerez cependant très fréquemment ces noms honorifiques, sans même vous en rendre compte.

FrançaisJaponais honorifiqueRomaji
Théお茶Ocha
Eauお水Omizu
Alcoolお酒Osake
Repasご飯Gohan
Commandeご注文Gochuumon
Sucreriesお菓子Okashi
Tempsお時間Ojikan

Pour le style humble, la construction verbale suit le schéma suivant : お/ご + radical du verbe + する. Vous avez sans doute déjà entendu cette structure dans l’expression お願いします (« s’il vous plaît »).

Le style honorifique peut également s’exprimer via ce que l’on appelle le « keigo simplifié », en utilisant la forme passive du verbe (れる ou られる). Bien que présentée comme plus simple, cette forme peut facilement être confondue avec la voix passive classique et doit donc être utilisée avec précaution.

29 expressions de keigo utiles pour le travail

La première étape consiste à comprendre que certaines lectures de kanji et certains mots diffèrent selon que l’on parle en registre familier ou poli. L’exemple le plus simple est celui du mot « demain » : 明日 se lit あした en registre courant, mais vous rencontrerez rapidement la lecture あす en progressant dans vos études.

FrançaisJaponais courantKeigo professionnel
Demain明日(あした)明日(あす)
Après-demain明後日(あさって)明後日(みょうごにち)
Hier soir昨日の夜昨夜(さくや)
Demain matin明日の朝明朝(みょうちょう)
À partir de demain明日以降後日(ごじつ)
Cette année今年本年(ほんねん)
L’autre jourこの間先日(せんじつ)
Ce jour-làその日当日(とうじつ)
L’année dernière去年(きょねん)去年(さくねん)
Il y a deux ans一昨年(おととし)一昨年(いっさくねん)
Bientôtもうすぐまもなく
Maintenantいまただいま
Plus tôt前に以前(いぜん)
Plus tardあとで後ほど(あとほど)
Immédiatementすぐにさっそく
Cette fois今度このたび
Tout à l’heureさっき先ほど(さきほど)
どこどちら
Par iciこっちこちら
Par là-basあっちあちら
Par làそっちそちら
Lequelどっちどちら
Un instantちょっと少々(しょうしょう)
Beaucoup, énormémentとても大変(たいへん)
Beaucoup, grandementすごく非常に(ひじょうに)
Combienどのくらいいかほど
Un peu少し些少(さしょう)
Considérable多い多大(ただい)
Environ~ぐらい~ほど

Quand utiliser le keigo japonais ?

De manière générale, le langage respectueux s’emploie envers les personnes âgées, les personnes de rang élevé, et dans le cadre professionnel. Bien sûr, des exceptions existent, ce qui explique pourquoi le keigo reste un défi même pour les locuteurs natifs.

Le niveau d’exigence en matière de keigo peut varier fortement d’une entreprise à l’autre. Les étrangers bénéficient généralement d’une certaine indulgence, les Japonais n’attendant pas d’un non-natif qu’il maîtrise parfaitement ce registre.

La difficulté réside aussi dans l’inconnu : face à un groupe de personnes que vous ne connaissez pas, il est souvent difficile de savoir qui est éminent, qui a votre âge et qui est plus jeune. Dans certains contextes, le registre familier est même préféré comme brise-glace, le keigo pouvant alors paraître trop distant.

Parler keigo en tant qu’étranger au Japon

Si l’on attend des locuteurs natifs qu’ils maîtrisent parfaitement le keigo — au risque d’être jugés peu professionnels dans le cas contraire — ce n’est pas toujours le cas pour les locuteurs non natifs. Les étrangers sont généralement excusés pour leurs erreurs et leur maîtrise imparfaite de ce registre élevé de la langue.

Cela ne doit pas pour autant vous décourager d’apprendre le keigo japonais. Et la meilleure façon d’y parvenir reste d’explorer, patiemment et méthodiquement, toutes les subtilités du langage respectueux.

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FAQ

Qu'est-ce que le keigo ?

Le keigo désigne le système d’honorifiques japonais utilisé pour exprimer le respect, la politesse et l’humilité selon le contexte social.

Pourquoi le keigo est-il important ?

Il reflète le respect de la hiérarchie et des relations sociales. Bien maîtriser le keigo est essentiel dans les situations formelles : au travail, dans le service client, ou lors d’une première rencontre.

Quelles sont les trois formes de keigo ?

Teineigo (丁寧語) : le langage poli, avec les terminaisons -masu/-desu.

Sonkeigo (尊敬語) : le langage honorifique, utilisé pour élever autrui.

Kenjougo (謙譲語) : le langage humble, utilisé pour s’abaisser soi-même ou son entourage proche.

Quand utiliser le sonkeigo ?

Lorsqu’on évoque les actions d’une personne de rang supérieur : un manager, un client ou un enseignant.

Le teineigo suffit-il au quotidien ?

Oui ! Le teineigo convient parfaitement aux conversations polies courantes, notamment pour les apprenants ou dans des contextes semi-professionnels.

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Le mot keigo (敬語) est composé du kanji signifiant « respecter » ou « admirer » (敬) et du kanji « langue » (語). La société japonaise a toujours accordé une grande importance à la hiérarchie, au point que le langage honorifique peut sembler constituer une langue à part entière. Si vous envisagez de faire carrière au Japon, maîtriser le japonais des affaires vous démarquera lors de votre recherche d’emploi.

Quelle que soit la raison qui vous pousse à étudier le japonais, on suppose que vous prenez du plaisir à apprendre. Vous avez savouré l’écriture de vos premiers hiragana et katakana. Petit à petit, vous êtes parvenu à vous exprimer et à tenir une conversation informelle en japonais. Du moins, c’était le cas au début.

En arrivant au niveau intermédiaire, le plaisir laisse souvent place au découragement face à la complexité du langage honorifique japonais.

Dans cet article, nous vous guidons à travers toutes les subtilités du keigo japonais, du point de vue d’un non-natif. Nous aborderons les formes honorifiques, les formes humbles, les conjugaisons et les expressions courantes.

Introduction au keigo japonais

Saviez-vous que le Japon avait autrefois un système de castes ? Jusqu’à la restauration de Meiji, les personnes de castes différentes ne parlaient pas le même japonais, en signe de respect des rangs sociaux. Bien que ce système de castes ait disparu, le langage honorifique continue de marquer le degré d’intimité ou de statut social entre les personnes.

Utiliser le keigo, c’est témoigner de sa considération envers une personne plus âgée ou occupant un rang social supérieur. L’âge n’est pas le seul facteur : la position ou l’ancienneté au sein d’une entreprise entre également en jeu, comme avec le concept de senpai (une personne plus expérimentée). Votre façon de parler variera donc selon que vous vous adressez à un ami, un collègue, un supérieur ou un client, et selon la personne dont vous parlez : vous-même, un ami, un collègue ou un client.

Mais ne croyez pas que le keigo soit plus simple pour les locuteurs natifs. Les enfants japonais apprennent le keigo à la dure, en entrant au collège et en découvrant la hiérarchie japonaise. Ils doivent alors soudainement distinguer les 先輩 (senpai, élèves plus âgés) des 後輩 (kōhai, élèves plus jeunes).

Si l’idée d’apprendre tout un nouveau style de langage japonais vous effraie, sachez que vous n’êtes pas seul. Mémoriser le keigo représente un défi même pour les Japonais eux-mêmes : il est donc rassurant de savoir que tout le monde est logé à la même enseigne. Bien souvent, les Japonais n’apprennent pas réellement le keigo à l’école, mais lors de formations intensives avant de commencer leur premier emploi.

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Le concept d’uchi et de soto

Pour mieux comprendre le langage respectueux, il faut se pencher sur le concept japonais d’uchi et de soto, ou « intérieur-extérieur » (内-外). L’idée peut sembler simple : uchi (内) signifie littéralement « intérieur », tandis que soto (外) signifie « extérieur ». Mais ces deux mots ne décrivent pas seulement une position physique : ils traduisent aussi une distance sociale.

Le concept d’uchi et de soto façonne la culture japonaise. En sociologie et en psychologie sociale, on parle de « endogroupe » et d’« exogroupe » ; la société japonaise prend cette distinction particulièrement au sérieux, au point qu’elle influence directement la langue.

Un endogroupe est le groupe social auquel vous vous identifiez. L’exogroupe, à l’inverse, désigne un groupe auquel vous n’appartenez pas.

En japonais, 内 signifie « foyer ». Le concept d’uchi (内) désigne l’endogroupe : toutes les personnes que vous connaissez au sein d’un cercle social précis — votre famille, votre entreprise, votre club. À l’intérieur de ce 内, par exemple, les membres d’une même famille peuvent se passer de titres honorifiques entre eux.

En japonais, soto (外) correspond à l’équivalent de l’exogroupe. Le concept de 外 englobe toutes les personnes extérieures à votre cercle social, comme un employé d’une entreprise concurrente.

Pourquoi ces notions sont-elles si importantes en matière de keigo ? Comme beaucoup de pays asiatiques à tendance collectiviste, le Japon accorde davantage d’importance à la conformité sociale, à l’inverse des cultures occidentales plus individualistes.

Autrement dit, appartenir à un groupe est un élément central de la vie japonaise. Le registre de langue varie selon le contexte social et selon ce que vous considérez, à un moment donné, comme votre endogroupe.

L’endogroupe peut se limiter à votre famille ou s’étendre à l’échelle d’un pays entier. Pensez à la logique du « nous » face au « eux » : cette dynamique influence les interactions sociales et se reflète directement dans la langue japonaise. Retenez donc que l’on n’utilise pas d’honorifiques pour parler de membres de son propre groupe à des personnes extérieures.

Le keigo japonais pour débutants

Avant même d’aborder le keigo à proprement parler, vous apprendrez probablement les formes verbales polies, appelées teinei (丁寧). Cette forme repose sur le radical du verbe suivi de la terminaison ~masu. Par exemple, le verbe « voir », 見(み)る, devient 見(み)ます.

Le keigo englobe à la fois la forme humble, kenjougo (謙譲語), et la forme polie honorifique, sonkeigo (尊敬語), avec différents niveaux de vocabulaire et d’expressions. À l’écrit, cette complexité est encore plus marquée.

En progressant en japonais, vous constaterez que la politesse revêt une grande importance face à des personnes plus âgées ou dans un cadre professionnel. Vous apprendrez à ajuster votre discours selon votre degré de familiarité avec votre interlocuteur, ou pour souligner un écart hiérarchique lorsque vous occupez une position supérieure. 

ご飯を食べます。 Gohan o tabemasu.

映画をみます。 Eiga o mimasu.

Mais que faire si vous souhaitez témoigner encore plus de respect à quelqu’un ? L’humilité occupe une place centrale dans la culture japonaise, aussi bien au travail que dans la vie sociale. Le tableau ci-dessous illustre trois niveaux de politesse.

FamilierFormelKeigo
お土産をもらった。Omiyage o morattaお土産をもらいました。Omiyage o moraimashitaお土産をいただきました。Omiyage o itadakimashita

Une de nos élèves a un jour plaisanté en disant que plus une phrase est longue, plus elle est polie et formelle. Nous ne garantissons pas que la règle soit absolue, mais c’est effectivement une tendance que l’on observe souvent.

Le registre familier s’utilise généralement avec votre endogroupe, avec qui vous entretenez une relation égalitaire ou décontractée : camarades de classe proches, amis intimes, frères et sœurs, voire parents.

Le registre formel, quant à lui, s’adresse à des personnes avec qui la distance sociale est plus marquée : enseignants, collègues ou inconnus.

Enfin, le keigo le plus poli s’utilise envers les personnes que vous considérez comme occupant un rang hiérarchique nettement supérieur : managers, supérieurs hiérarchiques, et bien sûr clients.

Rappelez-vous des notions d’endogroupe et d’exogroupe : les Japonais, en particulier les femmes, ont tendance à utiliser le keigo même face à des inconnus. Ne soyez donc pas surpris si l’on s’adresse à vous avec un langage très humble et honorifique.

Les règles de base du keigo

Maintenant que les notions d’endogroupe, d’exogroupe et de politesse sont posées, entrons dans le vif du sujet : les règles du keigo. La langue japonaise honorifique se divise en trois catégories : le style poli, le style humble et le style honorifique.

Certains mots sont remplacés par une version plus respectueuse en keigo. Par exemple, あした (demain) et ひと (personne) deviennent respectivement あす et かた. Cette forme de langage s’appelle aratamatta iikata (改まった言い方), le « langage formel ».

Deuxième élément à connaître : les préfixes honorifiques japonais o ou go peuvent s’ajouter à certains noms et verbes. L’exemple le plus courant est celui du thé, cha, qui devient « o-cha », ou de la famille, 家族, qui devient ご家族.

L’ajout d’un suffixe honorifique après un nom fait également partie du langage respectueux. Le suffixe poli さん, comme dans Tanaka-san (田中さん), devient Tanaka-sama (田中様).

1. Le japonais poli : teineigo (丁寧語)

Le style poli constitue la forme de keigo la plus simple, régie par une grammaire proche du langage courant. C’est donc la première forme de keigo enseignée aux apprenants de japonais. Utiliser です et ます à la place de la forme dictionnaire suffit déjà à adopter un ton poli et formel : c’est donc déjà une forme de keigo.

Pour rappel, la copule です se place après les noms, adjectifs et adverbes, généralement en fin de phrase, tandis que le suffixe ます se place après un verbe.

FrançaisRegistre courantTeineigo
Je vais acheter un livre.本を買いに行く。Hono kaini iku.本を買いに行きます。Hono kaini ikimasu.
Le téléphone est cassé.携帯が壊れた。Keitaiga kowareta.携帯が壊れました。Keitaiga kowaremashita.
Qu’est-ce que c’est ?これは何だ。Korewa nan da.こちらは何ですか。Kochirawa nandesuka.

2. Le japonais honorifique : sonkeigo (尊敬語)

Ce style permet de témoigner du respect envers une personne de rang supérieur, comme un supérieur hiérarchique ou un client, lorsqu’on s’adresse à elle. Le sonkeigo ne s’utilise jamais pour parler de soi-même. Cette forme est réputée difficile à maîtriser, car elle repose sur des phrases longues et élaborées, où les verbes courants sont remplacés par des formes plus polies, voire des formes honorifiques distinctes.

FrançaisRegistre courantForme honorifique
Monsieur Tanaka est-il présent ?すみません、田中先生はいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa imasukaすみません、田中先生はいらっしゃいますか。Sumimasen, tanaka-sensei wa irasshaimasuka
Comment s’est passé l’entretien ?面接はどうでしたか。Mensetsu wa dou deshitaka面接はいかがでしたか。Mensetsu wa ikaga deshitaka

3. Le keigo humble : kenjougo (謙譲語)

Les expressions humbles telles que おります, 参ります, いたします, いただきます, もうします ou 存じでおります appartiennent en réalité à une troisième catégorie, appelée chouteigo (丁重語). Cette forme de politesse courtoise s’utilise lorsque l’action ne concerne pas directement l’interlocuteur, mais que ce dernier reste une personne à qui l’on souhaite témoigner un profond respect.

FrançaisRegistre courantKenjougo
Je m’appelle Sakura.私はさくらです。Watashi wa sakura desu.私はさくらと申します。Watashi wa sakura to moushimasu.
J’ai lu le livre.この本を読みました。Kono hon o yomimashita.こちらの本を拝読しました。Kochira no hon o haidokushimashita.

Lorsque vous parlez de vous-même, vous devez rester humble. Il en va de même lorsque vous évoquez une personne de votre entourage proche, car le concept d’endogroupe implique qu’elle fait, en quelque sorte, partie de vous.

Le kenjougo sert à s’abaisser socialement lorsqu’on parle de soi-même. On l’utilise en s’adressant à une personne de rang supérieur, pour décrire ses propres actions ou celles d’une personne de son cercle. Comme pour le sonkeigo, le kenjougo remplace certains verbes par des formes spécifiques ; les noms peuvent également changer : le mot 人, mentionné plus haut, devient 者.

Cette distinction est particulièrement importante en entreprise au Japon. Lorsque vous vous adressez directement à votre manager, vous emploierez probablement une forme honorifique, puisqu’il occupe une position sociale supérieure à la vôtre. Simple, non ?

Mais que se passe-t-il lorsque vous parlez à un client de votre entreprise et que vous devez mentionner votre manager ? Faut-il alors employer la forme humble ou honorifique ?

La réponse est : la forme humble. À ce moment précis, votre manager fait partie de votre endogroupe (uchi), tandis que le client appartient à votre exogroupe (soto). Un point essentiel à retenir : on « élève » les personnes extérieures à son groupe et on « abaisse » celles qui en font partie, indépendamment de leur statut réel.

La conjugaison du keigo japonais

Pour les styles honorifiques et humbles, comme évoqué précédemment, certains verbes disposent d’expressions figées. Pour les autres, il existe des règles de conjugaison spécifiques au keigo. La première règle consiste à ajouter le préfixe poli « o » au radical du verbe.

On se concentre souvent sur les constructions verbales et les relations sociales entre locuteur et interlocuteur, mais le keigo va bien au-delà des expressions figées : la langue japonaise utilise également des préfixes honorifiques. Les préfixes お (o) et ご (go) peuvent en effet s’ajouter à certains noms et verbes.

Pour un nom, le préfixe お (o) ou ご (go) le précède, mais cette règle se limite généralement aux noms exprimant une action (verbes en suru). Pour un verbe, on retire ます et on ajoute になる.

FrançaisForme honorifique
Verbeお + radical du verbe (forme ます) + になる
Nomお/ご + nom + になる

部長はいつ海外からお戻りになりますか。

課長はお変えになりました。

Il est possible d’ajouter お (o) ou ご (go) devant presque n’importe quel nom pour le transformer en forme honorifique, mais attention : un excès de préfixes rendra vos phrases maladroites. Il existe d’autres façons de s’exprimer en keigo sans multiplier les お devant chaque objet.

Vous rencontrerez cependant très fréquemment ces noms honorifiques, sans même vous en rendre compte.

FrançaisJaponais honorifiqueRomaji
Théお茶Ocha
Eauお水Omizu
Alcoolお酒Osake
Repasご飯Gohan
Commandeご注文Gochuumon
Sucreriesお菓子Okashi
Tempsお時間Ojikan

Pour le style humble, la construction verbale suit le schéma suivant : お/ご + radical du verbe + する. Vous avez sans doute déjà entendu cette structure dans l’expression お願いします (« s’il vous plaît »).

Le style honorifique peut également s’exprimer via ce que l’on appelle le « keigo simplifié », en utilisant la forme passive du verbe (れる ou られる). Bien que présentée comme plus simple, cette forme peut facilement être confondue avec la voix passive classique et doit donc être utilisée avec précaution.

29 expressions de keigo utiles pour le travail

La première étape consiste à comprendre que certaines lectures de kanji et certains mots diffèrent selon que l’on parle en registre familier ou poli. L’exemple le plus simple est celui du mot « demain » : 明日 se lit あした en registre courant, mais vous rencontrerez rapidement la lecture あす en progressant dans vos études.

FrançaisJaponais courantKeigo professionnel
Demain明日(あした)明日(あす)
Après-demain明後日(あさって)明後日(みょうごにち)
Hier soir昨日の夜昨夜(さくや)
Demain matin明日の朝明朝(みょうちょう)
À partir de demain明日以降後日(ごじつ)
Cette année今年本年(ほんねん)
L’autre jourこの間先日(せんじつ)
Ce jour-làその日当日(とうじつ)
L’année dernière去年(きょねん)去年(さくねん)
Il y a deux ans一昨年(おととし)一昨年(いっさくねん)
Bientôtもうすぐまもなく
Maintenantいまただいま
Plus tôt前に以前(いぜん)
Plus tardあとで後ほど(あとほど)
Immédiatementすぐにさっそく
Cette fois今度このたび
Tout à l’heureさっき先ほど(さきほど)
どこどちら
Par iciこっちこちら
Par là-basあっちあちら
Par làそっちそちら
Lequelどっちどちら
Un instantちょっと少々(しょうしょう)
Beaucoup, énormémentとても大変(たいへん)
Beaucoup, grandementすごく非常に(ひじょうに)
Combienどのくらいいかほど
Un peu少し些少(さしょう)
Considérable多い多大(ただい)
Environ~ぐらい~ほど

Quand utiliser le keigo japonais ?

De manière générale, le langage respectueux s’emploie envers les personnes âgées, les personnes de rang élevé, et dans le cadre professionnel. Bien sûr, des exceptions existent, ce qui explique pourquoi le keigo reste un défi même pour les locuteurs natifs.

Le niveau d’exigence en matière de keigo peut varier fortement d’une entreprise à l’autre. Les étrangers bénéficient généralement d’une certaine indulgence, les Japonais n’attendant pas d’un non-natif qu’il maîtrise parfaitement ce registre.

La difficulté réside aussi dans l’inconnu : face à un groupe de personnes que vous ne connaissez pas, il est souvent difficile de savoir qui est éminent, qui a votre âge et qui est plus jeune. Dans certains contextes, le registre familier est même préféré comme brise-glace, le keigo pouvant alors paraître trop distant.

Parler keigo en tant qu’étranger au Japon

Si l’on attend des locuteurs natifs qu’ils maîtrisent parfaitement le keigo — au risque d’être jugés peu professionnels dans le cas contraire — ce n’est pas toujours le cas pour les locuteurs non natifs. Les étrangers sont généralement excusés pour leurs erreurs et leur maîtrise imparfaite de ce registre élevé de la langue.

Cela ne doit pas pour autant vous décourager d’apprendre le keigo japonais. Et la meilleure façon d’y parvenir reste d’explorer, patiemment et méthodiquement, toutes les subtilités du langage respectueux.

Apprenez le japonais des affaires avec Coto Academy !

Vous souhaitez faire décoller votre carrière au Japon ou réussir votre reconversion professionnelle ? L’un des meilleurs moyens d’y parvenir est de suivre une formation en japonais des affaires dans une école reconnue comme Coto Academy. Nos cours de japonais des affaires couvrent l’étiquette professionnelle essentielle, le keigo (langage honorifique) et les codes de politesse propres à l’environnement de travail japonais.

Ce qui nous distingue ? Des classes réduites à 8 étudiants maximum, pour maximiser votre temps de parole et bénéficier d’un accompagnement personnalisé. La majorité de nos étudiants sont des expatriés ou des résidents de Tokyo ayant une expérience professionnelle au Japon : une belle occasion de développer votre réseau au sein d’une communauté engagée.

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FAQ

Qu'est-ce que le keigo ?

Le keigo désigne le système d’honorifiques japonais utilisé pour exprimer le respect, la politesse et l’humilité selon le contexte social.

Pourquoi le keigo est-il important ?

Il reflète le respect de la hiérarchie et des relations sociales. Bien maîtriser le keigo est essentiel dans les situations formelles : au travail, dans le service client, ou lors d’une première rencontre.

Quelles sont les trois formes de keigo ?

Teineigo (丁寧語) : le langage poli, avec les terminaisons -masu/-desu.

Sonkeigo (尊敬語) : le langage honorifique, utilisé pour élever autrui.

Kenjougo (謙譲語) : le langage humble, utilisé pour s’abaisser soi-même ou son entourage proche.

Quand utiliser le sonkeigo ?

Lorsqu’on évoque les actions d’une personne de rang supérieur : un manager, un client ou un enseignant.

Quand utiliser le kenjougo ?

Lorsqu’on parle de ses propres actions dans un contexte formel, notamment dans les métiers de service ou en entreprise.

Le teineigo suffit-il au quotidien ?

Oui ! Le teineigo convient parfaitement aux conversations polies courantes, notamment pour les apprenants ou dans des contextes semi-professionnels.

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Pour atteindre la maîtrise du japonais, il faut mémoriser un ensemble de 2 136 kanjis appelés Joyo Kanji, et pour compliquer les choses, beaucoup d’entre eux se ressemblent de façon trompeuse. Il est très facile pour les apprenants de japonais de confondre un kanji avec un autre. Mais pas d’inquiétude ! Il existe des détails subtils à repérer, et dans de nombreux cas, le contexte permet de déterminer facilement quel est le bon caractère.

Voyons donc ensemble certains des kanjis les plus connus pour leurs ressemblances troublantes, et comment les différencier facilement !

Les bases des kanjis japonais, les radicaux, et pourquoi tant de kanjis se ressemblent

Avant d’aborder notre classement des kanjis les plus similaires, il peut être utile de comprendre que les kanjis sont en réalité composés de sous-éléments appelés radicaux. Même si chaque kanji est unique, la plupart des caractères utilisent des radicaux familiers, ce qui peut faciliter la mémorisation ; en revanche, cela peut aussi prêter à confusion, puisque les caractères finissent par se ressembler énormément !

Par exemple, de nombreux kanjis utilisent des radicaux courants comme 人 (hito). Sous sa forme de radical, il ressemble généralement à ceci : 「亻」. On retrouve ainsi le radical hito dans les caractères 休 (yasu) et 体 (karada), qui partagent également le radical 木 (ki), signifiant « arbre ». Ils finissent donc par se ressembler beaucoup, à ceci près que 体 comporte en plus le radical 「一」 (ichi).

Les kanjis les plus complexes comportent simplement davantage de radicaux, ce qui augmente les chances que deux kanjis différents partagent des radicaux similaires. Mais rassurez-vous, ce n’est pas aussi difficile que cela en a l’air : malgré leurs ressemblances visuelles, vous constaterez que leurs significations n’ont vraiment rien en commun, ce qui les rend faciles à distinguer grâce au contexte.

Top 10 des kanjis Japonais qui se ressemblent le pus

Pour ne pas confondre deux kanjis similaires, il est important de repérer les détails subtils, qui peuvent parfois se limiter à une simple différence de longueur de trait.

1. 土 (Do) vs 士 (Shi)

La seule différence entre ces deux kanjis réside dans la longueur d’un trait, ce qui peut prêter fortement à confusion. Bien qu’il soit préférable de mémoriser cette différence à l’écrit comme à la lecture, leurs significations sont très éloignées l’une de l’autre. 土 (do) signifie « terre » ou « sol », tandis que 士 (shi) signifie « guerrier » ou « homme de haut rang ».

Il est donc assez facile de comprendre de quel kanji il s’agit grâce au contexte, même en cas de confusion entre les deux. On retrouve généralement 土 dans 土曜日 (doyoubi), signifiant « samedi », tandis que 士 apparaît souvent dans des mots comme 武士道 (bushidou), signifiant « la voie du guerrier ».

2. 辛い (Karai) et 幸せ (Shiawase)

Les kanjis 辛い (karai/tsurai) et 幸せ (shiawase) sont souvent confondus l’un avec l’autre tant ils se ressemblent. Ils ne diffèrent que par un seul trait en haut du caractère, ce qui suffit largement à perturber les apprenants de japonais. La bonne nouvelle, c’est que ces deux caractères ont des significations très différentes, ce qui permet de les distinguer grâce au contexte.

Selon la prononciation, 辛い (karai) signifie « épicé », tandis que 辛い (tsurai) signifie « difficile » ou « douloureux ». 幸せ (shiawase) signifie « bonheur », soit à peu près l’opposé de 辛い (tsurai).

3. 玉 (Tama) vs 王 (Ou)

Une autre paire de kanjis très similaires est 玉 (tama) et 王 (ou), qui ne se distinguent que par un tout petit trait 「丶」, appelé 点 (ten) en japonais. Mais ces deux caractères ont des significations totalement différentes, ce qui les rend faciles à distinguer grâce au contexte. 玉 signifie « bille » ou « boule », tandis que 王 (ou) signifie « roi ».

4. 未 (Mi) vs 末 (Matsu)

Ces deux kanjis semblent presque identiques au premier coup d’œil, et la seule différence réside dans la longueur des traits. Dans 未 (mi), le trait horizontal du haut est plus court que celui du dessous. Dans 末 (matsu), c’est l’inverse : c’est le trait du haut qui est le plus long des deux. C’est un détail subtil, mais une fois que vous l’avez remarqué, vous ne les confondrez plus jamais.

Heureusement, leurs significations sont aux antipodes l’une de l’autre. 未 signifie « pas encore », tandis que 末 signifie « fin » ou « final ». On retrouve souvent 未 dans des mots comme 未来 (mirai), signifiant « futur », tandis que 末 apparaît dans 週末 (shuumatsu), signifiant « week-end », ou encore 末期 (matsugo), signifiant « phase finale ».

5. 比 (Kuraberu) vs 北 (Kita)

比 (kuraberu) et 北 (kita) peuvent presque sembler être le miroir l’un de l’autre, et d’une certaine manière, c’est le cas. Les deux caractères sont composés de deux moitiés qui se ressemblent, mais c’est l’équilibre entre elles qui les distingue. Dans 比, les deux moitiés sont presque identiques, ce qui donne au caractère une apparence nette et symétrique. Dans 北, la moitié gauche est légèrement plus haute et a une forme un peu différente, ce qui rompt cette symétrie.

Malgré leur ressemblance, leurs significations n’ont rien à voir. 比べる (kuraberu) signifie « comparer », tandis que 北 (kita) signifie « nord ». On retrouve 比 dans des mots comme 比較 (hikaku), signifiant « comparaison », et 北 dans 北海道 (Hokkaido), l’île la plus septentrionale du Japon.

6. 受 (Uke) vs 愛 (Ai)

受ける (ukeru) et 愛 (ai) partagent la même forme en « couronne » en haut du caractère (爪, qui représentait à l’origine des griffes ou des mains tendues), ce qui explique pourquoi les apprenants les confondent souvent. Voici une astuce pratique pour les différencier : 愛 comporte un cœur (心) niché en son centre, ce qui est logique puisqu’il signifie « amour » ! 受, en revanche, se termine par 又, une simple forme de main, sans aucun cœur en vue.

Côté signification, 受ける signifie « recevoir », tandis que 愛 signifie « amour ». On retrouve 受 dans des mots du quotidien comme 受付 (uketsuke), signifiant « réception », et 愛 dans des mots comme 愛情 (aijou), signifiant « affection ».

7. 持 (Mochi) vs 待 (Machi) vs 侍 (Samurai)

Ce trio illustre parfaitement comment des kanjis partageant la même « base » peuvent finir par avoir des significations totalement différentes selon le radical qui lui est associé. Les trois caractères partagent 寺 (tera), qui signifiait à l’origine « temple », mais chacun l’associe à un radical différent sur la gauche.

持つ (motsu) utilise 扌, le radical de la main, ce qui est logique puisqu’il signifie « tenir » ou « avoir ». 待つ (matsu) utilise 彳, un radical associé au mouvement et aux routes, ce qui convient bien à un mot signifiant « attendre ». Et 侍 (samurai) utilise 亻, le radical de la personne, en référence à un guerrier au service et à l’attention d’un seigneur.

Alors, la prochaine fois que vous repérez 寺 dans un kanji, observez de plus près ce qui lui est associé : ce petit radical change tout !

8. 問 (Mon) vs 間 (Aida) vs 聞 (Kiku) vs 開 (Hiraku) vs 閉 (Shimeru)

Ces cinq caractères partagent tous un même radical extérieur, 門 (mon), signifiant « portail ». L’astuce pour les différencier consiste donc à regarder ce qui se trouve à l’intérieur de ce portail. Voyons cela caractère par caractère.

問 (mon/toi) contient le radical 口 (kuchi), signifiant « bouche ». Puisque 問 signifie en réalité « question », on peut imaginer une personne utilisant sa bouche pour poser une question au portail.

間 contient 日 (hi), signifiant « soleil », comme un rayon de lumière filtrant à travers l’ouverture d’un portail, ce qui donne les notions d’« intervalle » ou d’« entre ».

聞 contient 耳 (mimi), signifiant « oreille », ce qui donne « entendre » ou « écouter ».

開 comporte deux mains (廾) écartant une barre, ce qui donne « ouvrir ».

閉 comporte 才, représentant une barre de bois posée en travers du portail, ce qui donne « fermer ».

Une fois que vous savez quoi observer, vous ne confondrez plus jamais ces kanjis. On retrouve 問 dans des mots comme 質問 (shitsumon), signifiant « question », 間 dans 時間 (jikan), signifiant « temps », 聞 dans 新聞 (shinbun), signifiant « journal », 開 dans 開ける (akeru), signifiant « ouvrir », et 閉 dans 閉める (shimeru), signifiant « fermer ».

9. 大 (Dai) vs 犬 (Inu) vs 太 (Futoi)

Voici de grands classiques qui font trébucher presque tous les débutants à un moment ou un autre. Les trois caractères partent de la même base, 大 (dai), signifiant « grand », qui ressemble lui-même à une personne debout, bras et jambes écartés (pensez à un lutteur de sumo). En ajoutant un simple point, ou 点, la signification change complètement selon son emplacement.

犬 (inu) ajoute un 点 près du haut à droite, proche du bras, comme une petite queue ou une oreille qui dépasse, donnant une vague image d’un « chien ». 太 (futoi) place le point entre les jambes, changeant la signification du caractère en « gros » ou « épais ».

Le contexte permet de les distinguer facilement, même si l’emplacement du 点 vous échappe un instant. On retrouve 大 dans des mots comme 大きい (ookii), signifiant « grand », 犬 dans 子犬 (koinu), signifiant « chiot », et 太 dans 太る (futoru), signifiant « prendre du poids », ou 太陽 (taiyou), signifiant « soleil ».

10. 電 (Den) vs 雷 (Kaminari) vs 雪 (Yuki)

Ces trois caractères partagent le même radical en haut, 「雨」, signifiant « pluie ». 電 (den) et 雷 (kaminari) se ressemblent presque à l’identique, à l’exception du « parapluie », 乚, en bas de 電, signifiant « électricité ». Bien qu’il soit difficile d’expliquer pourquoi ce caractère en est venu à signifier « électricité », on peut imaginer ce trait du bas comme un câble électrique.

雷 signifie « tonnerre », « éclair » ou « orage », ce qui, si l’on décompose les radicaux, prend un peu de sens. 雨, le radical/caractère de la pluie, associé à 田 (ta), signifiant « rizière » ; on peut imaginer un orage s’abattant sur une rizière.

雪 (yuki) signifie « neige », et se distingue des deux autres par son radical du bas, ヨ, qui n’a pas vraiment de signification propre. Il ressemble cependant à une main, on peut donc imaginer la neige comme une pluie que l’on peut saisir et façonner avec la main.

Conclusion : Les kanjis similaires se distinguent facilement grâce au contexte !

Bien que de nombreux kanjis puissent se ressembler de façon frappante, leurs significations sont toujours suffisamment différentes pour qu’on ne les confonde pas facilement dans leur contexte. Vous ne penserez sans doute jamais que le mot pour « heureux », 幸せ (shiawase), signifie « épicé » ou « douloureux », malgré sa ressemblance avec 辛い (karai/tsurai). Ne vous inquiétez pas : à force de lire et d’écrire des kanjis, vous développerez naturellement le bon réflexe pour repérer le bon caractère, un peu comme lorsqu’on sait naturellement orthographier correctement un mot !

Maîtrisez la lecture et l’Écriture des kanjis avec Coto Academy !

Si vous souhaitez vraiment maîtriser la lecture et l’écriture du japonais comme un natif, rejoignez Coto Academy ! Nous proposons des cours axés sur la maîtrise de la lecture et de l’écriture des kanjis pour la vie quotidienne, la lecture de mangas, ou encore la réussite du JLPT ! Nous avons des cours adaptés à tous vos objectifs d’apprentissage du japonais, que ce soit pour lire des romans japonais ou pour tenir une conversation avec aisance.

Alors, rendez-nous visite sur l’un de nos campus à Tokyo ou à Yokohama, ou rejoignez-nous en ligne depuis n’importe où dans le monde ! Prêt(e) à vous inscrire, ou envie simplement d’un échange rapide pour en savoir plus ? Il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous !

FAQ Kanjis Japonais Similaires:

Pourquoi tant de kanjis se ressemblent-ils?

La plupart des kanjis sont construits à partir de sous-éléments appelés radicaux, et de nombreux caractères réutilisent les mêmes. Deux kanjis peuvent partager presque tous leurs traits tout en ayant des significations complètement différentes.

Quelle est la façon la plus simple de différencier des kanjis similaires?

Repérez la seule petite différence : une longueur de trait, un point en plus, ou un radical différent. Par exemple, 玉 (tama, « bille ») et 王 (ou, « roi ») ne diffèrent que par un seul point, ou 点 (ten) en japonais.

Faut-il mémoriser chaque paire de kanjis qui se ressemblent ?

Pas vraiment ; le contexte fait la majeure partie du travail. Comme ces kanjis apparaissent presque toujours dans des mots totalement différents, la phrase qui les entoure rend généralement le sens évident.

Existe-t-il une astuce pour retenir les différences ?

Oui : observez ce qui est ajouté ou modifié, et essayez de le relier au sens du mot. Par exemple, 愛 (ai, « amour ») cache un cœur (心) en son centre, alors que son sosie 受 (uke) n’en a pas.

Que faire si je continue à confondre deux kanjis ?

Écrivez-les côte à côte plusieurs fois et prononcez les lectures à voix haute. La pratique de l’écriture manuscrite permet de retenir les petites différences bien plus rapidement que la simple lecture.

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Pour de nombreux apprenants, l’objectif est de devenir bilingue le plus rapidement possible, mais ce n’est pas toujours réaliste. Selon le programme de Coto Academy, il faut environ 180 à 210 heures d’étude pour réussir le JLPT N5 sans difficulté, et les services d’immigration japonais reconnaissent également 150 heures d’apprentissage du japonais comme équivalent au certificat JLPT N5 pour les demandes de visa étudiant.

Dans les faits, tout le monde ne peut pas étudier avec une telle intensité, ni accéder à des cours et ressources de qualité pour accélérer sa progression. Concilier l’apprentissage du japonais avec le travail, la vie quotidienne et la vie personnelle signifie que peu de personnes peuvent y consacrer tout leur temps. Alors, entre cours à temps partiel et cours intensif, lequel choisir ?

En tant qu’école de japonais proposant les deux formules, voici comment faire votre choix.

Qu’est-ce qu’un cours de japonais à temps partiel ?

Les cours de japonais à temps partiel ne sont pas donnés tous les jours, ils fonctionnent, comme leur nom l’indique, sur une base partielle. Dans la pratique, cela peut prendre plusieurs formes.

Certains cours à temps partiel ont lieu régulièrement à intervalles fixes, par exemple tous les lundis soir. Chez Coto Academy, on appelle cela le Lite Intensive Course : une version allégée du cours intensif classique, donné deux fois par semaine au lieu de cinq.

D’autres formules de cours à temps partiel offrent encore plus de flexibilité. Le véritable cours de japonais à temps partiel de Coto Academy vous permet de rejoindre une session quand vous le souhaitez, sans engagement de niveau. Cela signifie que vous pouvez suivre un cours une semaine et le manquer la suivante sans aucune conséquence, à condition de bien connaître notre politique d’annulation. N’hésitez pas à contacter notre équipe pour plus de détails, tout est expliqué de façon claire et transparente.

Les cours ont généralement lieu une fois par semaine et sont axés sur la conversation, avec des horaires flexibles selon votre forfait. Le contenu des cours peut généralement être suivi en une seule séance, il n’est donc pas nécessaire de suivre les leçons dans un ordre précis. Il n’y a pas d’examen, bien que certains niveaux comportent des devoirs.

Qu’est-ce qu’un cours de japonais intensif ?

Les cours de japonais intensifs sont probablement ce à quoi la plupart des gens pensent lorsqu’ils imaginent une école de langue. Ils se déroulent généralement du lundi au vendredi, ou au moins 4 à 5 jours par semaine, jusqu’à 3 heures par jour, et exigent en général un engagement sur une durée fixe.

Dans les écoles de langue à long terme, le cours intensif est la formule par défaut et peut durer jusqu’à un an, bien que ce ne soit pas toujours le cas. Les programmes courts comme ceux de Coto Academy n’exigent pas un tel engagement, chaque niveau durant généralement 4 semaines (28 jours).

Chaque cours se termine par un examen, qu’il faut réussir pour passer au niveau suivant. À titre indicatif, une forme d’évaluation a lieu presque tous les jours. La conversation reste au cœur du programme, mais les étudiants travaillent également toutes les compétences, expression orale, écoute, écriture, lecture et kanji, afin de progresser efficacement.

Attendez-vous à des devoirs, des tests de progression et des retours réguliers de la part des enseignants.

Principales différences entre cours à temps partiel et cours intensif

1. Flexibilité et horaires

C’est la différence la plus marquante. Au-delà de la fréquence, les cours à temps partiel offrent plus de flexibilité pour rejoindre ou quitter une classe, et ont souvent lieu le week-end ou en soirée en semaine, ce qui convient parfaitement si vous travaillez la journée ou si vous ne pouvez pas vous rendre à l’école (ou suivre les cours en ligne) tous les jours.

2. Rythme

Les cours de japonais intensifs offrent une progression maximale et un rythme plus soutenu pour un apprentissage global. Grâce à un temps de cours plus important, les enseignants peuvent couvrir en profondeur tous les aspects de la langue : grammaire, vocabulaire, kanji, écoute et conversation.

Cela ne veut pas dire que les cours à temps partiel sont moins exigeants. Selon votre objectif, vous pourriez les trouver tout aussi stimulants ! Mais comme ils ont généralement lieu une à deux fois par semaine, ils laissent plus de temps libre pour le reste.

C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreux étudiants de Coto Academy travaillant à Tokyo optent pour notre cours de japonais à temps partiel ou notre Lite Intensive Course. Certains cours débutent à 19h, un horaire idéal après le travail, le temps de rejoindre l’un de nos 5 campus.

3. Objectif

Chez Coto Academy, les cours à temps partiel sont souvent conçus autour d’un objectif précis, tandis que les cours intensifs couvrent tous les aspects de la langue.

À titre indicatif, nous proposons une dix-septaine de cours à temps partiel, du niveau débutant au niveau avancé, dont un cours de japonais des affaires centré sur le keigo et l’étiquette professionnelle, un cours axé uniquement sur la conversation, un cours de préparation au JLPT, ainsi qu’un cours dédié à la lecture et à la discussion de l’actualité.

Quels sont leurs points communs ?

Maintenant que nous avons vu les principales différences, parlons des points communs. Chez Coto Academy, tous les cours de japonais, quel que soit le format, sont dispensés par des enseignants professionnels dans des classes de 8 étudiants maximum. Nous estimons que c’est la taille idéale pour permettre aux enseignants de donner un retour direct tout en laissant à chaque étudiant l’occasion de s’exprimer et de pratiquer la conversation.

Cela nous amène au point suivant : tous les cours de japonais chez Coto Academy privilégient le japonais pratique et la conversation. Certains cours à temps partiel sont spécifiquement conçus autour de la pratique orale, mais dans tous nos cours, nous mettons l’accent sur l’apprentissage par la pratique. Les enseignants vous mettent en binôme pour des jeux de rôle et des exercices d’expression orale, et interagissent avec vous en japonais, afin que tout ce que vous apprenez, quel que soit le cours ou le niveau, soit immédiatement mis en pratique.

Comment savoir quel cours de japonais vous convient

1. Évaluez votre objectif

Tout le monde souhaite devenir bilingue, mais réfléchissez plutôt au pourquoi, et à ce qu’est réellement votre objectif final. De nombreux étudiants de Coto Academy souhaitent améliorer leur japonais pour le travail. Leur objectif final n’est généralement pas de trouver un nouvel emploi (même si c’est parfois le cas), mais plutôt de mieux communiquer avec leurs collègues japonais.

D’autres fois, nous accueillons des visiteurs de courte durée qui souhaitent simplement découvrir la langue sans objectif précis au Japon : ils aiment le pays, aiment étudier, et souhaitent s’immerger dans la culture.

Chaque personne a des objectifs différents, et selon les vôtres, une formule pourra mieux vous convenir que l’autre. Par exemple, nous recommandons notre cours à temps partiel de japonais des affaires à quelqu’un qui souhaite mieux collaborer avec ses collègues, mais pas nécessairement à une personne qui apprend le japonais avec un visa touristique avant de rentrer chez elle.

Chaque apprenant est unique, c’est pourquoi nous évitons de donner des conseils universels. Si vous avez déjà un objectif précis en tête, la meilleure étape est de nous contacter pour planifier une consultation gratuite, afin que notre équipe puisse vous recommander la formule qui vous correspond vraiment.

2. Pensez à votre emploi du temps

Soyez honnête quant au temps que vous pouvez réellement consacrer chaque semaine. Certains étudiants de Coto Academy passent d’un cours intensif à un Lite Intensive Course en cours de route, et c’est tout à fait normal.

L’essentiel est de prendre en compte le temps de trajet et la charge mentale globale. Un cours de 3 heures peut par exemple impliquer une heure de trajet supplémentaire, sans compter la préparation de l’examen hebdomadaire du vendredi.

Si vous n’avez pas encore une idée précise de votre emploi du temps, ce n’est pas un problème. Nous recommandons souvent de commencer par un cours à temps partiel, et comme même notre cours intensif offre une certaine flexibilité, vous pouvez le mettre en pause ou l’arrêter si vous sentez que ce n’est pas la bonne formule.

3. Pensez à ce qui se passe en dehors des cours

L’une des erreurs les plus courantes chez les apprenants, quel que soit le cours suivi, est de négliger la révision personnelle. Même en suivant un cours intensif du lundi au vendredi, nous recommandons de consacrer un peu de temps, en dehors des cours, aux devoirs et à la révision. Cela n’a pas besoin d’être long : 30 minutes par jour font déjà une réelle différence. L’apprentissage actif et l’apprentissage par la pratique (appliquer immédiatement ce que l’on apprend) comptent tout autant que le temps passé en classe.

Conclusion : il n’existe pas de « mauvais » cours de japonais

En fin de compte, il n’existe pas de mauvais choix. Que vous vous épanouissiez dans la structure d’un cours intensif ou que vous ayez besoin de la flexibilité d’un cours à temps partiel, les deux chemins mènent à de réels progrès.

C’est justement pour cela que Coto Academy propose plusieurs façons d’apprendre. Du Lite Intensive Course aux programmes à temps partiel spécialisés en japonais des affaires, en conversation, en préparation au JLPT et bien plus encore, notre programme est conçu autour de l’idée que chaque apprenant est unique, et non autour d’un format unique valable pour tout le monde.

Si vous êtes prêt à trouver le cours qui vous correspond vraiment, rejoignez Coto Academy et commencez par une consultation gratuite. Notre équipe vous aidera à définir dès le premier jour le bon rythme, le bon objectif et le bon emploi du temps.

FAQ

Les cours de japonais à temps partiel permettent-ils aussi de se préparer au JLPT ?

Cela dépend du cours. Nous proposons un cours à temps partiel spécifiquement dédié à la préparation du JLPT, mais nos cours à temps partiel généraux, axés sur la conversation, ne sont pas structurés autour de la préparation à l’examen comme le sont un cours intensif ou un cours spécifique au JLPT.

Un cours de japonais intensif est-il plus difficile qu'un cours à temps partiel ?

Pas nécessairement plus difficile, mais plus soutenu et plus exigeant en temps. Les cours à temps partiel peuvent être tout aussi stimulants selon votre objectif, car les enseignants vous encouragent également à mettre en pratique ce que vous apprenez à chaque séance.

Puis-je essayer un cours avant de m'engager sur une durée complète ?

Contactez notre équipe pour une consultation gratuite. Nous vous présenterons les différentes formules de cours et vous aiderons à trouver celle qui correspond à votre emploi du temps et à vos objectifs avant de vous engager.

Coto Academy propose-t-il un accompagnement pour le visa étudiant ?

Non, Coto Academy ne s’occupe pas directement des demandes de visa étudiant. Si le visa fait partie de votre projet, Coto Institute, à Kokubunji, est accrédité par le ministère de l’Éducation et conçu pour les études à temps plein avec parrainage de visa. Par ailleurs, si vous hésitez encore sur l’école qui vous convient, Coto School Finder propose un accompagnement gratuit et personnalisé pour le visa ainsi qu’une mise en relation avec les écoles. N’hésitez pas à contacter l’une ou l’autre de ces équipes, elles vous guideront à travers toutes les démarches.

Une partie de ce qui rend le Japon si propre et respectueux de l’environnement tient à la façon dont les gens jettent leurs déchets : il existe donc de nombreuses règles à suivre, ne serait-ce que pour se débarrasser de ses ordures. En réalité, le Japon prend la question de l’environnement tellement au sérieux qu’il existe même une fête nationale, le Jour de la Verdure, célébrant la Terre. Selon une étude d’ECOS publiée en 2024, le Japon affiche un taux de collecte et de valorisation des plastiques de 87%.

Mais lorsqu’on vient tout juste de s’installer au Japon, il est facile de se sentir perdu face aux différentes règles de recyclage et d’élimination des déchets, ou de ne pas bien comprendre comment le Japon trie ses ordures. Il est important de bien connaître et de suivre scrupuleusement toutes les règles de gestion des déchets, car dans le cas contraire, vos ordures ne seront pas ramassées (et vous recevrez un avis à la place). Il existe également une procédure spécifique à suivre pour se débarrasser des encombrants. Pas d’inquiétude : ce n’est pas aussi compliqué que cela en a l’air, et nous allons voir ensemble tout ce qu’il faut savoir !

Les différents types de déchets au Japon

Au Japon, il est essentiel de trier et de séparer les différents types de déchets. Voici les catégories générales de déchets non recyclables dans lesquelles vous devrez généralement classer vos ordures :

  • 燃やすゴミ (Moyasu gomi) : déchets ordinaires/incinérables
  • 燃やさないゴミ (Moyasanai gomi) : déchets non incinérables (plastiques)

Pour les déchets recyclables, il faut les séparer selon le type de matériau. Voici les catégories générales à connaître :

  • ペットボトル (Petto botoru) : bouteilles PET
  • カン (Kan) : canettes
  • 瓶 (Bin) : bouteilles en verre

Il faut également sortir chaque type de déchet à des jours différents. Les jours de collecte varient selon la région, et même selon l’arrondissement où vous habitez. Chaque arrondissement peut aussi avoir ses propres règles de tri. Lorsque vous emménagez dans un nouvel appartement ou une nouvelle maison, le propriétaire, l’agence immobilière, ou même la mairie, vous enverra généralement un guide expliquant comment trier vos déchets et quels jours chaque type est collecté.

Dans la plupart des villes et quartiers, il est préférable de sortir ses poubelles avant 8 h du matin, car les camions poubelles passent généralement le matin.

JaponaisFuriganaRomajiFrançais
燃やすごみもやすごみmoyasu gomidéchets incinérables
可燃ごみかねんごみkanen gomidéchets incinérables
燃やさないごみもやさないごみmoyasanai gomidéchets non incinérables
不燃ごみふねんごみfunen gomidéchets non incinérables
生ごみなまごみnama gomidéchets organiques/de cuisine
粗大ごみそだいごみsodai gomiencombrants
資源ごみしげんごみshigen gomidéchets recyclables
有害ごみゆうがいごみyuugai gomidéchets dangereux/nocifs

Passons maintenant en revue chaque catégorie de déchets et ce qui doit y être classé !

燃やすゴミ (Moyasu Gomi) : Déchets Ordinaires

Au Japon, les déchets ordinaires ou non recyclables sont appelés 燃やすごみ (moyasu gomi) ou 可燃ごみ (kanen gomi). Ces deux termes désignent les déchets incinérables, qui incluent les restes alimentaires, les vieux vêtements et les déchets de papier.

Le terme 生ごみ (nama gomi) désigne généralement les déchets de cuisine ou alimentaires, comme les épluchures de fruits et légumes, la viande, les coquilles d’œufs et autres déchets organiques, qui peuvent dégager une forte odeur désagréable s’ils restent trop longtemps dans la poubelle. Les Japonais séparent souvent leurs nama gomi dans un sac à part et les jettent immédiatement, ou les enveloppent dans du papier journal pour éviter les mauvaises odeurs. Cela est particulièrement important pendant l’été, réputé pour être chaud et humide au Japon, où il faut veiller à jeter ces déchets le bon jour.

Les 燃やすごみ (moyasu gomi) sont généralement ramassés par la ville deux fois par semaine. Selon l’endroit où vous vivez, il peut exister une pièce dédiée aux ordures où vous pouvez les déposer à tout moment. Dans certains quartiers ou immeubles, il n’y a qu’un espace dédié aux poubelles près de la rue, parfois un filet ou une grande boîte munie d’un loquet, où les habitants déposent leurs déchets le matin des jours de collecte.

Il est important de bien noter le jour de collecte des moyasu gomi dans votre secteur.

資源ゴミ (Shigen Gomi): Recyclables

Les déchets recyclables sont appelés 資源ごみ (shigen gomi) et, comme mentionné, il est essentiel de les séparer selon les catégories de matériaux suivantes : カン (kan) : canettes, びん (bin) : bouteilles en verre, et ペットボトル (petto botoru) : bouteilles en plastique. Voici quelques bonnes pratiques pour l’élimination de chaque type de matériau recyclable.

1. ペットボトル (Petto botoru) : Bouteilles PET

Les bouteilles PET sont des contenants en plastique légers et transparents, fabriqués en polytéréphtalate d’éthylène, souvent utilisés pour les bouteilles de Coca-Cola et d’autres grandes marques. Presque toutes les boissons vendues en contenant plastique dans le commerce, de l’eau aux sodas, sont des bouteilles PET.

Au Japon, la bonne pratique consiste à retirer l’étiquette plastique des bouteilles avant de les recycler (cette étiquette plastique doit être jetée avec les déchets plastiques recyclables). La plupart des fabricants japonais perforent l’étiquette de leurs bouteilles pour en faciliter le retrait par les consommateurs.

2. カン (Kan) : Canettes

Les canettes sont de fins récipients en métal ou en aluminium utilisés pour conserver aliments, boissons et autres ingrédients. Cela inclut aussi bien les canettes de boissons comme les sodas que les boîtes de conserve alimentaires, comme celles de sauce tomate. Certaines canettes sont recouvertes d’un emballage papier qu’il faut retirer avant de les jeter.

Par ailleurs, il est préférable de bien nettoyer les canettes, surtout celles ayant contenu des aliments.

3. 瓶ボトル (Bin Botoru) : Bouteilles en Verre

瓶ボトル (Bin botoru) se traduit par « bouteille » en français, et englobe donc toutes les bouteilles en verre ou en céramique. En général, ces bouteilles en verre comprennent les contenants de boissons courants, comme les bouteilles de vin, de bière ou de soda en verre. Comme pour les canettes et les bouteilles PET, il faut retirer tout emballage extérieur et rincer avant de les jeter.

Autres Matériaux Recyclables

Dans certaines villes, les barquettes en polystyrène et les boîtes en carton doivent également être jetées dans des bacs séparés, au même titre que les canettes, bouteilles en verre et bouteilles plastiques. Certains immeubles disposent de bacs dédiés, ou demandent d’utiliser des sacs spécifiques selon le type de déchet.

Les canettes, bouteilles en verre et bouteilles plastiques sont généralement collectées une fois par semaine, un jour désigné ; vous devrez consulter le guide des déchets de votre quartier ou de votre immeuble pour savoir quels jours correspondent à quels types de déchets.

JaponaisFuriganaRomajiFrançais
資源、リサイクルしげん、リサイクルshigen, risaikururessources, recyclage
容器包装ようきほうそうyouki housouemballages plastiques
発砲トレイはっぽうトレイhappou toreibarquette en polystyrène
発砲スチロールはっぽうスチロールhappou suchirooruboîtes en polystyrène
古紙こしkoshipapier usagé
びんびんbinbouteille en verre
かんkancanette
ペットボトルペットボトルpetto botorubouteille en plastique
段ボールだんボールdanboorucarton
新聞紙しんぶんしshinbunshijournal
雑誌ざっしzasshimagazines
プラスチックプラスチックpurasuchikkuplastique

容器包装リサイクル (Youki Housou Risaikuru) : Emballages Plastiques Recyclables

Au Japon, il existe aussi une catégorie de déchets appelée 容器包装リサイクル (youki housou risaikuru), qui regroupe les articles en plastique tels que les emballages alimentaires (chips, boîtes d’œufs, pots de yaourt, etc.), les contenants de condiments, les sacs plastiques et divers autres articles. Il s’agit généralement de plastiques plus souples, et les articles de cette catégorie portent souvent un symbole spécifique avec le katakana プラ (pura), abréviation de « plastique », entouré de deux flèches en rotation, comme indiqué dans l’infographie ci-dessus.

Il est préférable de laver et de nettoyer ces articles avant de les envoyer au recyclage. Dans la plupart des arrondissements et villes, le jour désigné pour ce type de recyclage sera probablement différent de celui des canettes, bouteilles plastiques et bouteilles en verre.

燃やさないゴミ (Moyasanai Gomi) : Déchets Non Incinérables

Un autre type de déchets que vous rencontrerez au Japon s’appelle 燃やさないごみ (moyasanai gomi), ou 不燃ごみ (funen gomi) — les deux termes signifient « déchets non incinérables ». Manipulez ces objets avec une attention particulière, car ils peuvent être dangereux, aussi bien pour les personnes que pour l’environnement, s’ils sont mal jetés.

Voici quelques exemples courants de 燃やさないごみ (moyasanai gomi) :

  • Objets en verre, comme les ampoules, les contenants de maquillage ou les flacons de médicaments
  • Bombes aérosols
  • Casseroles et poêles
  • Couteaux
  • Briquets

Dans la plupart des villes, les 燃やさないごみ (moyasanai gomi) sont collectés deux fois par mois, généralement le premier et le troisième vendredi — mais vérifiez toujours le calendrier de votre arrondissement, car les jours de collecte peuvent varier selon les zones.

粗大ゴミ (Sodai Gomi) : Encombrants

Les encombrants sont appelés 粗大ごみ (sodai gomi) en japonais. Chaque ville a sa propre définition de ce qui constitue un 粗大ごみ (sodai gomi), mais il s’agit généralement de tout objet dépassant environ 30 centimètres de long. Comparé à d’autres pays, le système japonais de collecte des encombrants peut sembler étonnamment compliqué, et contrairement aux déchets ordinaires, il est payant.

Prenons l’exemple d’un vieux vélo à jeter. Voici comment se déroule le processus :

  1. Réservez un rendez-vous de collecte par téléphone ou en ligne.
  2. Payez les frais d’élimination ; pour un vélo à Tokyo, cela coûte environ 800 yens.
  3. Achetez vos 粗大ごみ処理券 (sodai gomi shori ken), les autocollants de traitement des déchets, une fois qu’on vous aura indiqué le type et le nombre nécessaires. Ces autocollants sont disponibles dans la plupart des supérettes de quartier.
  4. Collez l’autocollant sur votre objet, comme preuve du paiement des frais d’élimination.
  5. Déposez l’objet dehors le jour de collecte prévu.

Tout ça, juste pour se débarrasser d’un vieux vélo ! Ne vous inquiétez pas : le processus est loin d’être aussi compliqué qu’il n’y paraît ! Si vous ne savez pas où déposer vos déchets, qu’il s’agisse d’un encombrant ou d’autre chose, vous pouvez poser la question suivante à votre agent immobilier, votre propriétaire, ou même à un voisin :

Exemple

すみません、ゴミはどこに出せばいいですか?
Sumimasen, gomi wa doko ni desaba iidesuka?
Excusez-moi, où dois-je déposer les déchets ?

JaponaisFuriganaRomajiFrançais
ごみを出すごみをだすgomi o dasusortir les poubelles
ごみを分別するごみをぶんべつするgomi o bunbetsu surutrier les déchets
ごみを収集するごみをしゅうしゅうするgomi o shuushuu surucollecter les déchets
粗大ごみ処理券そだいごみしょりけんsodai gomi shori kenautocollant de traitement des encombrants
ごみ収集日ごみしゅうしゅうびgomi shuushuubijour de collecte des déchets
ごみ袋ごみぶくろgomi bukurosac poubelle
指定ごみ袋していごみぶくろshitei gomibukurosac poubelle officiel (désigné)
ごみ置き場ごみおきばgomi okibapoint/zone de collecte des déchets

Calendrier des Déchets

site officiel de Setagaya

Comme nous l’avons mentionné, chaque ville, arrondissement ou quartier du Japon a des jours différents pour l’élimination des différents types de déchets. Certains arrondissements collectent systématiquement les déchets le même jour chaque semaine. D’autres, comme le calendrier de collecte de Setagaya, collectent les bouteilles PET et les déchets non incinérables un lundi sur deux. Les déchets incinérables sont collectés tous les mercredis et samedis, tandis que le recyclage l’est tous les jeudis. La plupart des villes vous remettent un calendrier des déchets similaire lors de votre emménagement.

On trouve généralement le calendrier des déchets affiché près de la zone de collecte dans la plupart des immeubles. Veillez à consulter le calendrier propre à votre quartier ou arrondissement, car il n’est pas identique partout ; votre secteur sera probablement différent du calendrier de Setagaya mentionné ci-dessus.

Conclusion

Il est essentiel de bien comprendre les règles et réglementations relatives au tri et à l’élimination des déchets, à la fois par respect pour vos voisins et pour contribuer à maintenir le Japon propre et le système en bon état de fonctionnement. Cependant, certaines règles de gestion des déchets au Japon varient d’un endroit à l’autre, car chaque ville, arrondissement ou quartier fixe les siennes. Cela peut sembler décourageant au premier abord, mais vous vous habituerez rapidement au fonctionnement du système au Japon, et vous ferez ainsi votre part pour préserver la propreté et le respect de l’environnement qui caractérisent le pays !

Remarque supplémentaire : Si vous souhaitez contribuer à un environnement plus durable, n’oubliez pas que vous pouvez toujours refuser poliment les sacs plastiques dans les supérettes afin de réduire vos déchets.

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Se repérer dans les règles complexes de gestion des déchets au Japon demande parfois quelques compétences en compréhension et en conversation en japonais, alors rejoignez Coto Academy pour apprendre un japonais immédiatement utile ! Nous proposons des cours de japonais pratiques qui vous mettent en contact avec la langue réellement utilisée au quotidien. Que vous souhaitiez développer votre japonais des affaires, vos compétences pour le JLPT, ou simplement votre japonais parlé en général, nous avons des cours adaptés à vos besoins !

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FAQ:

Quelle est la différence entre 燃やすごみ et 燃やさないごみ ?

燃やすごみ (moyasu gomi) désigne les déchets incinérables, comme les restes alimentaires et le papier, tandis que 燃やさないごみ (moyasanai gomi) désigne les déchets non incinérables, comme le verre, les bombes aérosols et les couteaux.

À quelle fréquence les déchets non incinérables sont-ils collectés ?

Généralement deux fois par mois, souvent le premier et le troisième vendredi, bien que cela varie selon les villes ; il est donc préférable de vérifier le calendrier de votre arrondissement.

Qu'est-ce qui est considéré comme un encombrant, ou 粗大ゴミ (sodai gomi) ?

Les définitions varient selon les villes, mais il s’agit généralement de tout objet dépassant environ 30 centimètres de long, comme les meubles, les vélos ou les gros appareils électroménagers.

Faut-il payer pour se débarrasser des encombrants ?

Oui. Contrairement aux déchets ordinaires, l’élimination des encombrants nécessite un autocollant payant, appelé 粗大ごみ処理券 (sodai gomi shori ken).

Quelles sont les règles de gestion des déchets au Japon ?

Les règles varient selon les villes, mais en général, il faut trier ses déchets en catégories comme incinérables, non incinérables et recyclables, utiliser les sacs-poubelle officiels de sa ville, et ne sortir ses déchets que les jours de collecte assignés. Il est préférable de se renseigner auprès de la mairie de son arrondissement pour connaître les règles spécifiques à son secteur.

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En 2026, le Japon compte plus de 57 000 supérettes, familièrement appelées konbini. N’allez pas les imaginer comme la petite supérette de station-service que vous connaissez chez vous. Les konbini au Japon jouent dans une tout autre catégorie : vous pouvez y imprimer des documents, obtenir vos relevés fiscaux et votre justificatif de domicile, payer vos factures, et transférer de l’argent, tout ça juste avant de craquer pour votre premier onigiri (boulette de riz japonaise) au thon-mayonnaise (tsunamayo) de la journée, aussi délicieux soit-il.

Une chose que nos étudiants de la Coto Academy adorent plaisanter, c’est à quel point ils utilisent le fameux daijoubu desu (大丈夫です) pour répondre à tout ce que le personnel du konbini leur demande. Mais on pense que ça n’a pas à être votre réponse par défaut, une fois que vous savez réellement ce qu’on vous demande. J’ai travaillé dans un Family Mart pendant environ deux ans à l’université, donc je connais un peu ces expressions.

Si vous voulez paraître plus à l’aise en japonais, nous avons rassemblé les expressions courantes que vous entendrez (et pourrez utiliser) au konbini.

Les expressions japonaises que vous entendrez au konbini

Expressions japonaises à connaître au konbini

Cela varie d’une personne à l’autre, mais la plupart des employés de konbini sont formés pour suivre quelques étapes standard avec les clients : demander si vous avez besoin d’un sac plastique, si vous souhaitez utiliser une carte de fidélité pour la transaction, et ainsi de suite.

Ces expressions utilisent souvent le keigo (langage honorifique), donc elles peuvent sembler un peu différentes de ce que vous trouveriez en traduisant les choses directement à partir d’un dictionnaire.

Je n’ai jamais reçu de formation formelle en keigo, mais ma première semaine en tant que nouvel employé de konbini a été consacrée à observer un autre employé. Voici les expressions qui revenaient sans cesse.

1. Bienvenue ! いらっしゃいませ (Irasshaimase)

L’une des salutations les plus courantes que la plupart d’entre nous connaissent déjà est いらっしゃいませ (irasshaimase). Cela signifie essentiellement « bienvenue, entrez ». Le mot vient de irassharu (いらっしゃる), la forme honorifique de « être » (iru, いる), « venir » (kuru, くる) ou « aller » (iku, いく). Eh oui, ce seul verbe poli couvre les trois sens selon le contexte.

Le personnel du konbini n’a même pas forcément besoin de vous voir : dès que vous entrez dans un konbini, vous entendrez un jingle distinctif, c’est aussi comme ça que le personnel sait qu’un client vient d’arriver. Parfois, vous entendrez aussi d’autres employés reprendre le mot en chœur, une pratique standard qui fait partie de la culture du service client.

2. Avez-vous besoin d’un sac ? 袋はご利用ですか (Fukuro wa goriyou desu ka)?

Fukuro signifie « sac », bien que le terme complet soit en réalité binibukuro (sac plastique).

Le verbe utilisé ici est riyou (利用), qui signifie « utiliser ». Comme les employés parlent en keigo, ils ajoutent le préfixe go- pour rendre la phrase plus polie.

Vous entendrez aussi parfois une autre variante :

袋にお入れしますか? Fukuro ni oire shimasu ka? « Voulez-vous que je mette (vos articles) dans un sac plastique ? »

La version plus « manuel scolaire » est en fait :

袋は、要ります? Fukuro wa irimasu ka? « Avez-vous besoin d’un sac plastique ? »

3. Avez-vous besoin d’un ticket de caisse ? レシートはご利用ですか (Reshiito wa goriyou desu ka)?

Comme pour la question du sac plastique, le personnel est formé pour demander si vous voulez un ticket de caisse (puisque la plupart d’entre nous vont de toute façon le jeter). La plupart des konbini ont même une petite poubelle près de la caisse pour que vous puissiez le jeter directement, mais ils demandent généralement avant.

Un point important à noter : vous entendrez souvent les mots reshiito (レシート) et ryoushuusho (領収書). Les deux se traduisent par « reçu » dans le dictionnaire, mais ils ne sont pas interchangeables dans la pratique.

Reshiito est le ticket de caisse standard que vous obtenez par défaut. Ryoushuusho, en revanche, est un reçu officiel avec un tampon (hanko), généralement utilisé lorsque vous voulez vous faire rembourser un achat ou le comptabiliser. Il faut le demander spécifiquement, et le personnel vous demandera généralement le nom du payeur pour l’inscrire dessus.

4. Voulez-vous que je réchauffe ceci ? 温めますか (Atatamemasuka)?

Si vous achetez un bento, un burrito, ou même un onigiri (la plupart des onigiri sont servis légèrement froids, et bien qu’ils ne soient généralement pas destinés à être réchauffés, certaines saveurs sont en fait recommandées chaudes), le personnel pourrait vous demander :

お弁当、温めますか? Obentou, atatamemasu ka? « Voulez-vous que votre bento soit réchauffé ? »

Les micro-ondes des konbini sont généralement très puissants (un bento entier peut être réchauffé en deux minutes), donc cela ne prendra pas beaucoup de temps. Si cela prend quelques minutes, le personnel pourrait vous demander de vous mettre sur le côté pour continuer à servir d’autres clients pendant que ça chauffe.

Si vous voulez que ce soit réchauffé, dites : お願いします Onegaishimasu « Oui, s’il vous plaît. »

Sinon, dites : 大丈夫です Daijoubu desu « Non, ça va, merci. »

5. Avez-vous besoin de baguettes ? お箸は、お付けしますか (Ohashi wa otsuke shimasu ka)?

Par défaut, sauf s’il s’agit d’un dessert, les Japonais ont tendance à utiliser des baguettes (oui, même pour les pâtes). Le personnel demandera généralement :

お箸は、お付けしますか? Ohashi wa otsuke shimasu ka? « Voulez-vous des baguettes avec ça ? »

Si vous préférez utiliser autre chose, voici d’autres ustensiles que vous pouvez demander :

  • Fourchette : フォーク (fooku)
  • Cuillère : スプーン (supuun)
  • Paille : ストロー (sutoroo)

6. Avez-vous une carte de fidélité ? ポイントカードはお持ちですか (Pointo kaado wa omochi desu ka)?

Le Japon a des systèmes de cartes de fidélité pour à peu près tout, de votre supermarché local au pressing. Les konbini ne font pas exception, et chaque chaîne a tendance à gérer son propre système. Malheureusement, ils sont tous complètement séparés les uns des autres.

Par exemple, FamilyMart accepte à la fois les points T-Point et Rakuten. 7-Eleven a le nanaco. Lawson a le Ponta. Ces cartes n’ont pas besoin d’être physiques : la plupart peuvent être liées à un code-barres dans une application sur votre téléphone.

Le fonctionnement est généralement simple : chaque transaction vous rapporte des points en fonction du montant dépensé (généralement autour d’un point pour 100 à 200 yens). Les points s’accumulent au fil du temps et peuvent être utilisés pour de futurs achats.

Nous recommandons de vous inscrire si vous êtes un habitué de la même enseigne de konbini. Si vous avez plutôt tendance à changer de magasin, en revanche, les points ne s’accumuleront probablement pas de manière significative.

Si vous avez une carte et souhaitez l’utiliser, le personnel demandera :

ポイントは、ご利用ですか? Pointo wa go-riyou desu ka? « Souhaitez-vous utiliser vos points ? »

7. Est-ce que je peux vous le donner comme ça ? こちらでよろしいですか (Kochira de yoroshii desu ka)?

Si vous achetez seulement un petit article, le personnel pourrait vous demander s’il est acceptable de vous le donner tel quel, sans sac. Il collera ou scannera généralement quand même le code-barres comme preuve d’achat.

Une autre façon d’entendre cette question est avec sono mama (« tel quel ») :

そのままでよろしいですか? Sono mama de yoroshii desu ka? « Est-ce que ça vous convient comme ça (sans sac) ? »

8. Comment souhaitez-vous payer ? お支払いはどうなさいますか (Oshiharai wa dou nasaimasuka)

Le personnel pose cette question lorsque plusieurs modes de paiement sont disponibles : espèces, carte, monnaie électronique comme Suica ou PASMO, ou paiement par QR code comme PayPay.

Petite explication grammaticale : お支払い (oshiharai) est la forme polie de 支払い (shiharai), qui signifie « paiement ». どう (dou) signifie « comment ».

Pour répondre, vous pouvez simplement nommer votre mode de paiement directement :

  • Espèces : 現金 (genkin)
  • Carte de crédit : カード (kaado)
  • Suica : Suicaで (Suica de)

9. Votre total est de OOO. お会計は、◯◯円になります (Okaikei wa, ◯◯en ni narimasu).

C’est ainsi que le personnel vous annoncera le total. Par exemple, si votre total s’élève à 150 yens, il dira :

お会計は、150円になります。Kaikei hyaku gojuu en ni narimasu « Votre total est de 150 yens. »

Une chose qui déroute pas mal d’entre nous, c’est l’utilisation de になります (ni narimasu). Littéralement, 会計◯◯円になります se lit comme « le total devient ◯◯ yens », ce qui sonne étrange en français comme en anglais.

C’est une convention d’adoucissement propre au keigo. Narimasu (issu de naru, « devenir ») est utilisé dans le japonais de service à la place du plus direct desu (« être »), car cela paraît moins abrupt et plus poliment distancié. Comparez :

お会計は、◯◯円です。 Kaikei ◯◯en desu « Le total est de ◯◯ yens. »

お会計は、◯◯円になります。 Kaikei ◯◯en ni narimasu « Le total s’élève à ◯◯ yens. »

10. Voici votre monnaie. ◯◯円のお返しです (◯◯en no okaeshi desu).

Le personnel dit cela en vous rendant votre monnaie. Il la compte souvent à voix haute en la plaçant dans votre main, ce qui est un bon moment pour vérifier qu’elle est correcte.

Par exemple, si vous donnez 500 yens en espèces pour un article à 150 yens, on vous dira ceci en vous rendant votre monnaie :

350円のお返しです Sanbyaku gojuu en no okaeshi desu « Voici vos 350 yens de monnaie. »

Notez que cette expression ne s’applique que lorsque vous payez en espèces. Si vous payez avec une carte cadeau ou une carte prépayée, le personnel pourrait plutôt vous indiquer votre solde restant :

残高は500円です Zandaka wa gohyaku en desu « Votre solde restant est de 500 yens. »

11. Client suivant, s’il vous plaît. 次のお客様どうぞ (Tsugi no okyakusama, douzo)

Bien que le service en konbini soit généralement très rapide, vous pourriez tomber sur des heures d’affluence, typiquement le matin, le midi, et juste au moment où les gens quittent le travail, surtout dans les konbini situés près des gares. Lorsqu’il y a une file d’attente, le personnel pourrait dire « 次のお客様どうぞ (Tsugi no okyakusama, douzo) » pour signaler à la personne suivante qu’elle peut s’avancer.

Le personnel peut aussi dire :

次のお待ちのお客様、どうぞ Tsugi no omachi no okyakusama, douzo « Client suivant en attente, s’il vous plaît (avancez). »

12. Veuillez patienter un instant. 少々お待ちください (Shoushou omachi kudasai)

Vous entendrez cette expression si quelque chose prend un peu de temps, comme réchauffer un plat, ou lorsqu’on effectue une tâche qui ne peut pas être interrompue en cours de route.

13. Désolé de vous avoir fait attendre. お待たせしました (Omatase shimashita)

Cette expression suit généralement la précédente, une fois que ce que vous attendiez est prêt.

Réponses que vous pouvez donner au konbini

Nous avons vu jusqu’ici tout ce qu’un employé de konbini pourrait vous dire. Voyons maintenant toutes les réponses possibles que vous pouvez lui donner.

1. Non, je ne l’ai pas / ne l’ai pas apporté(e). 持っていません (Motte imasen).

持っていません (motte imasen) peut techniquement avoir deux sens : ne pas posséder quelque chose, ou ne pas l’avoir sur soi.

Vous pouvez généralement l’utiliser quand le personnel vous demande si vous avez quelque chose avec vous, comme une carte de fidélité ou votre propre sac (cela revient de plus en plus souvent maintenant que certains konbini facturent les sacs plastique).

2. Non, merci. いらないです (Iranai desu).

En japonais, on ne dit pas vraiment « non » directement avec le mot brut いいえ (iie), car cela peut paraître un peu froid. いらないです (« je n’en ai pas besoin ») est la façon naturelle de refuser un sac, des baguettes ou un reçu. Vous entendrez aussi les gens adoucir encore plus avec けっこうです (kekkou desu), ou simplement se rabattre sur 大丈夫です.

3. Oui, s’il vous plaît. お願いします (Onegaishimasu)

Le mot onegaishimasu a de multiples sens (et une grande polyvalence). Vous pouvez même l’utiliser pour dire merci, demander un service, ou comme formule de clôture dans un e-mail professionnel.

Dans ce contexte, vous pouvez utiliser cette expression chaque fois que le personnel vous propose quelque chose et que la réponse est oui : un sac, un bento réchauffé, ou l’utilisation de vos points.

4. Ça va, merci ! 大丈夫です (Daijoubu desu)

Daijoubu desu est une façon flexible et polie de refuser quelque chose sans paraître brusque. Rappelez-vous simplement : cela signifie « non merci », pas « oui ». Beaucoup d’apprenants s’y perdent et acceptent accidentellement quelque chose qu’ils voulaient refuser.

5. En espèces / par carte, s’il vous plaît ! 現金/カードでお願いします (Genkin/kaado de onegaishimasu)

À dire lorsque le personnel vous demande comment vous souhaitez payer, ou si vous voulez préciser avant qu’on vous le demande. Remplacez par 現金 (genkin, espèces) ou カード (kaado, carte) selon votre mode de paiement. Vous pouvez aussi simplement tendre votre carte ou vos espèces.

Attention : le konbini keigo et le vrai keigo, ce n’est pas tout à fait la même chose

konbini staff in japan smiling

Jusqu’ici, nous avons mentionné plusieurs fois l’usage du keigo par le personnel, mais à proprement parler, il ne s’agit pas d’une représentation totalement fidèle du « vrai » keigo, celui qu’on trouve dans les manuels scolaires.

En réalité, ce que le personnel utilise s’appelle コンビニ敬語 (konbini keigo), une variante du バイト敬語 (baito keigo), littéralement le « keigo des petits boulots ».

Le baito keigo désigne des expressions basées sur le keigo, standardisées dans des manuels officiels de service client, utilisés par de nombreuses entreprises qui forment un grand nombre d’employés en contact direct avec la clientèle. C’est aussi pour cette raison que ce style est parfois surnommé le keigo « manuel », ou マニュアル敬語 (manyuaru keigo).

S’il est traité comme une catégorie à part, plutôt que comme du « vrai » keigo, c’est parce qu’il est techniquement considéré comme incorrect. Il repose sur des formules non conventionnelles et, dans certains cas, applique de façon incohérente le système hiérarchique honorifique propre au japonais.

Par exemple, lorsque vous tendez des espèces, le personnel dira souvent :

1万円からお預かりします
Ichiman-en kara oazukari shimasu
« Je reçois à partir de 10 000 yens. »

Le point délicat ici, c’est l’utilisation de から, la particule japonaise signifiant « à partir de ».

La forme grammaticalement correcte serait en réalité :

1万円、お預かりします
Ichimaen, oazukari shimasu
« Je reçois 10 000 yens. »

La raison pour laquelle から est utilisé dans le baito keigo, c’est que le client est souvent en train de fouiller dans son porte-monnaie pour rassembler l’appoint exact, sans vraiment y arriver. À ce moment-là, から signale poliment : « Je vais simplement calculer sur la base de ces 10 000 yens, alors. »

Cela dit, tout le monde n’apprécie pas cette formule. Certains clients trouvent la tournure un peu présomptueuse, car elle peut donner l’impression que le personnel a déjà décidé que vous n’alliez pas trouver l’appoint exact.

Un autre problème vient du fait que ces expressions sont tellement standardisées, dans un souci d’efficacité et de rapidité de formation, qu’elles finissent par être utilisées de manière uniforme, peu importe la situation : que le client soit un enfant, une connaissance, un supérieur ou un subordonné.

C’est en partie pour cette raison que, dans les médias japonais, ce style de keigo est souvent associé à un discours plus large sur le « déclin de la langue ». Les jeunes, qui constituent la majorité de la main-d’œuvre à temps partiel utilisant le baito keigo, sont perçus comme s’appuyant fortement sur ce style, et le transposant même par la suite dans leur vie professionnelle.

Les choses changent : des transactions sans échange verbal

Si vous avez visité un konbini récemment, vous avez peut-être remarqué que les choses évoluent. Ces dernières années, de nombreux magasins se sont numérisés, et les paiements sont désormais souvent traités par une machine plutôt que gérés manuellement par le personnel. Les employés restent présents pour l’emballage des articles, mais ce système de paiement automatique permet à la fois d’éviter les erreurs humaines dans le calcul de la monnaie et de gagner du temps.

Certains magasins vont encore plus loin : Lawson a commencé à employer des employés à distance depuis l’étranger pour servir les clients via des avatars numériques. L’entreprise tire parti du décalage horaire pour permettre à un employé basé à l’étranger de couvrir le service de nuit au Japon, tout en travaillant pendant ses propres heures de journée habituelles.

Le libre-service en caisse devient également la norme dans de nombreux établissements : vous scannez vous-même vos articles et payez sans passer par un caissier.

Ces changements signifient que certaines des expressions que nous avons évoquées plus haut deviennent progressivement moins courantes. Autrefois, le personnel vous annonçait le total à voix haute et comptait votre monnaie à la main. Aujourd’hui, vous n’avez même plus besoin de connaître les chiffres en japonais pour savoir combien vous devez payer.

Quelques règles de savoir-vivre au konbini

La révérence (l’inclinaison)

Même dans un « konbini » où tout va vite, vous remarquerez que le personnel fait souvent une légère révérence en vous tendant vos articles ou votre monnaie. C’est un signe de respect et de gratitude, un petit geste qui dit : « Merci d’avoir fait vos achats chez nous. »

L’échange à deux mains

Lorsque le caissier vous tend votre ticket, votre monnaie ou vos articles, il le fait souvent avec les deux mains. C’est un autre signe de politesse et d’attention, montrant qu’il traite votre transaction avec soin. Parfois, le caissier peut vous demander si vous souhaitez votre reçu.

Le geste de pointer du doigt

Lorsque le personnel pointe quelque chose du doigt, c’est souvent pour clarifier une question ou une action liée à votre achat. Par exemple, on pourrait vous demander こちらを温めますか (Kochira wo atatamemasu ka?), ce qui signifie « Voulez-vous que je réchauffe ceci ? »

Vous pouvez simplement répondre はい、お願いします (Hai, onegaishimasu) si vous le voulez chaud, ou いいえ、大丈夫です (Iie, daijoubu desu) si vous ne le voulez pas. C’est un moyen rapide et simple de vous assurer que votre commande est comme vous le souhaitez !

En utilisant ces expressions et ces gestes, vous facilitez votre expérience tout en montrant du respect envers les gens et la culture qui vous entourent. Et puis, il y a quelque chose d’incroyablement satisfaisant à réussir un « Arigatou gozaimashita ! » parfait en quittant le magasin. C’est une petite victoire qui apporte beaucoup de joie à votre journée.

Quelques conseils en plus !

Prêt à mettre vos nouvelles connaissances à l’épreuve ? Voici comment commencer à pratiquer le japonais du konbini dès aujourd’hui :

  1. Commencez petit : lors de votre prochaine visite au konbini, utilisez juste une ou deux expressions que vous avez apprises. Même un simple « Onegaishimasu » en tendant votre article peut faire une grande différence.
  2. Observez et imitez : regardez comment font les habitants. Écoutez les expressions qu’ils utilisent, prêtez attention aux signaux non verbaux, et n’ayez pas peur d’imiter ce que vous voyez. C’est le moyen le plus rapide d’apprendre !
  3. Prenez confiance : plus vous pratiquerez, plus cela deviendra naturel. Ne vous inquiétez pas si vous faites des erreurs, chaque effort est apprécié, et le personnel est généralement très patient.
  4. Posez des questions : n’hésitez pas à demander où se trouve quelque chose ou si un produit spécifique est disponible. Des phrases comme « XX wa doko desu ka ? » ou « Kono shouhin wa arimasu ka ? » vous aideront à trouver ce dont vous avez besoin, tout en vous donnant plus d’occasions de pratiquer.
  5. Amusez-vous : apprendre le japonais du konbini, ce n’est pas seulement une question d’utilité, c’est aussi l’occasion de se connecter à une culture différente. Alors amusez-vous, et profitez du voyage !

Qui aurait cru qu’une simple visite au magasin puisse être aussi agréable ? Maintenant que vous êtes équipé de ces expressions et de ces conseils, vous êtes prêt à conquérir le monde des konbini comme un véritable habitué. Que vous payiez en espèces, par carte ou avec Suica, que vous demandiez un sac plastique ou que vous partiez à la recherche de votre en-cas préféré, vous pouvez naviguer rapidement et en toute confiance.

Conclusion : apprendre le japonais pour la vie quotidienne

Les expressions japonaises du konbini peuvent sembler compliquées au premier abord, mais après quelques visites, vous remarquerez qu’elles s’écartent à peine de celles que nous avons abordées ci-dessus.

Si vous souhaitez continuer à approfondir ce japonais authentique et pratique du quotidien, la Coto Academy propose des cours à Tokyo et à Yokohama pour tous les niveaux, des débutants complets aux apprenants avancés en préparation du JLPT. Nos enseignants se concentrent sur un japonais naturel et pratique que vous utiliserez réellement, pas seulement la grammaire des manuels scolaires.

Découvrez nos formations et trouvez le cours qui correspond à vos objectifs, ou passez par l’un de nos campus à Shibuya, Shinjuku, Iidabashi, Yokohama, ou Minato pour découvrir ce que c’est que d’étudier à la Coto Academy.

FAQ

Puis-je payer avec ma carte de crédit étrangère dans un konbini ?

La plupart des konbini au Japon acceptent désormais les cartes de crédit internationales (Visa, Mastercard, JCB, etc.), ainsi que les paiements sans contact et certaines applications de paiement mobile. Cela dit, il est toujours utile d’avoir un peu d’espèces sur vous, surtout dans les zones plus rurales.

Dois-je répondre quand le personnel dit いらっしゃいませ (irasshaimase) ?

Non, ce n’est pas nécessaire. いらっしゃいませ est une salutation à sens unique destinée à souhaiter la bienvenue aux clients ; vous n’avez pas besoin d’y répondre verbalement. Un simple signe de tête ou sourire suffit si vous croisez le regard du personnel.

Qu'est-ce qu'un konbini ?

Un konbini (コンビニ) est une supérette japonaise ouverte 24h/24 et 7j/7, comme 7-Eleven, Lawson ou FamilyMart. Contrairement aux petites supérettes qu’on connaît en Occident, les konbini offrent bien plus que de la nourriture : impression de documents, paiement de factures, retrait d’argent, achat de billets d’événements, et bien plus encore.

Comment puis-je pratiquer mon japonais au konbini si je suis débutant ?

Commencez petit : essayez d’utiliser une ou deux expressions à chaque visite, comme お願いします (onegaishimasu) ou 大丈夫です (daijoubu desu). Observez aussi comment les employés et les autres clients interagissent, c’est l’un des meilleurs moyens d’apprendre du japonais naturel et pratique au quotidien.

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Où que l’on vive, se rendre à l’hôpital est parfois inévitable. Alors, à quoi doit-on s’attendre lorsqu’on va à l’hôpital au Japon ? L’idée d’aller consulter dans un hôpital japonais peut sembler intimidante, mais rassurez-vous : les hôpitaux japonais sont très accueillants et font de leur mieux pour vous offrir les soins dont vous avez besoin, même si votre niveau de japonais n’est pas très élevé.

Alors, ne laissez pas la barrière de la langue vous décourager de consulter, surtout si vous sentez que quelque chose ne va pas. Mais pour rendre votre visite à l’hôpital aussi fluide et efficace que possible, voyons ensemble quelques mots et expressions clés à connaître !

Mots et expressions japonais de base pour une visite à l’hôpital

Avant de voir comment trouver le bon hôpital au Japon ou comment décrire votre état, passons en revue quelques termes et expressions de base à connaître. Il est utile de savoir comment dire « médecin », « infirmier(ère) » ou même « médicament » en japonais avant de vous rendre réellement à l’hôpital.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Médecin医者いしゃisha
Infirmier(ère)看護師かんごしkangoshi
Carte d’assurance保険証ほけんしょうhokensho
Carte de patient診察券しんさつけんshinsatuken
Poids体重たいじゅうtaijuu
Taille身長しんちょうshinchou
Tension artérielle血圧けつあつketsuatsu
Groupe sanguin血液型けつえきがたketsuekigata
Température corporelle体温たいおんtaion
Hospitalisation入院にゅういんnyuuin
Vaccinワクチンわくちんwakuchin
Traitement処置しょちshochi
Anesthésie麻酔ますいmasui
Allergiesアレルギーあれるぎーarerugii

Parfois, on ne va pas à l’hôpital parce qu’on se sent malade, mais pour un besoin précis, comme se faire vacciner ou faire une prise de sang. Savoir comment le formuler peut donc s’avérer très utile.

Trouver le bon hôpital au Japon

Même si vous n’êtes pas à l’aise pour parler japonais, les réceptionnistes et les infirmier(ère)s feront de leur mieux pour vous aider, quoi qu’il arrive. L’objectif principal de chaque hôpital et de chaque clinique est d’aider les patients, qu’ils parlent japonais ou non. Bien sûr, connaître quelques expressions peut les aider à vous offrir les soins dont vous avez besoin.

Commencez par rechercher les hôpitaux près de chez vous. Au Japon, il existe des 総合病院 (sougou byouin), de grands hôpitaux comportant plusieurs services, ainsi que de petits hôpitaux ou cliniques spécialisés dans un domaine particulier, comme la médecine interne ou la pédiatrie. Voici quelques types d’établissements à connaître pour vous aider à trouver celui qui vous convient.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Hôpital病院びょういんByouin
CliniqueクリニックくりにっくKurinikku
Médecine interne内科ないかNaika
Chirurgie外科げかGeka
Orthopédie整形外科せいけいげかSeikeigeka
Pédiatrie小児科しょうにかShounika
Gynécologue婦人科医ぐじんかいFujinkai
ORL (oreilles, nez, gorge)耳鼻科じびかJibika
Dermatologue皮膚科ひふかHifuka
Gynécologie-obstétrique産婦人科さんふじんかSanfujinka
Ophtalmologue眼医者めいしゃMeisha
Dentiste歯医者はいしゃHaisha
Clinique dentaire歯科しかshika

En général, vous pouvez vous rendre dans un hôpital général ou une clinique si vous vous sentez mal ou si vous présentez des symptômes dont vous n’êtes pas certain(e). Habituellement, les Japonais préfèrent se rendre dans de petites cliniques plutôt qu’à l’hôpital pour tout ce qui n’est pas urgent, par exemple pour obtenir un traitement contre certains symptômes.

Comment se déroule une visite à l’hôpital au Japon, et ce qu’il faut apporter

Où que vous alliez, l’élément le plus important à avoir sur vous est votre 保険証 (carte d’assurance maladie), ainsi que de l’argent liquide ou une carte bancaire. Sachez que certaines petites cliniques japonaises n’acceptent pas systématiquement les cartes de crédit, bien que cela devienne de moins en moins fréquent.

Cependant, si vous ne résidez pas au Japon, vous n’aurez pas de carte d’assurance maladie japonaise. Il est tout à fait possible de consulter sans assurance, ce qui coûte généralement entre 5 000 et 10 000 yens. Que vous viviez au Japon ou non, les hôpitaux et cliniques vous fourniront toujours des soins.

Ainsi, si vous résidez au Japon, voici ce que vous devrez apporter :

  • 保険証 (hokenshou) : carte d’assurance maladie
  • 在留資格 (zairyuu shikaku) : carte de résident
  • 現金・クレジットカード (genkin/kurejitto kaado) : argent liquide ou carte de crédit

Pour la plupart des hôpitaux généraux et des cliniques, il n’est pas nécessaire de prendre rendez-vous à l’avance pour voir un médecin, car les hôpitaux japonais fonctionnent généralement sans rendez-vous. Cependant, pour certains services comme les bilans de santé annuels, une réservation est requise, car les cliniques proposent en général des créneaux horaires spécifiques à choisir, souvent organisés par votre entreprise ou votre établissement scolaire.

En revanche, pour les cliniques plus spécialisées comme les dentistes ou les gynécologues, une réservation sera nécessaire.

Expressions japonaises à votre arrivée à l’hôpital

À votre arrivée à l’hôpital, vous devez d’abord vous adresser au 受付 (uketsuke), c’est-à-dire la réception, où vous expliquerez généralement le motif de votre visite. En vous adressant au/à la réceptionniste, vous pouvez commencer par dire :

昨日から熱がありますので、診察をお願いします。 Kinou kara netsu ga arimasu node, shinsatsu o onegaishimasu. J’ai de la fièvre depuis hier, alors j’aimerais consulter un médecin.

Même si les rendez-vous ne sont pas nécessaires, le/la réceptionniste pourra vous demander si vous avez un rendez-vous et si c’est votre première visite dans cet établissement :

受付:予約はありますか?
Uke tsuke: yoyaku wa arimasuka?
Réceptionniste : Avez-vous un rendez-vous ?

あなた:いいえ、ないです。
Anata: iie, naidesu.
Vous : Non, je n’en ai pas.

受付:初診ですか?/初めてですか?
Uke tsuke: shoshindesuka? / hajimetedesuka?
Réceptionniste : Est-ce votre première visite ici ?

あなた:はい、初診です。/ はい、初めてです。
Anata: hai, shoshindesu / hai, hajimetedesu.
Vous : Oui, c’est ma première visite.

En général, vous devrez remplir un questionnaire médical appelé 問診票 (monshin-hyou), qui porte généralement sur le motif de votre visite, votre état de santé actuel, les médicaments que vous prenez, ainsi que vos antécédents médicaux. Voici quelques termes que vous rencontrerez probablement sur ce formulaire :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Nom名前なまえNamae
Date de naissance生年月日せいねんがっぴSeinengappi
Sexe性別せいべつSeibetsu
Âge年齢ねんれいNenrei
Maladies actuellement traitées現在治療中の疾患げんざいちりょうちゅうのしっかんGenzai chiryouchuu no shikkan
Médicaments actuellement pris現在服用中の薬げんざいふくようちゅうのくすりGenzai fukuyouchuu no kusuri
Enceinte / pas enceinte妊娠している・していないにんしんしている・していないNinshin shite iru / shite inai
Antécédents médicaux既往症きおうしょうKioushou
AllergiesアレルギーアレルギーArerugii

Expressions japonaises pour parler à votre médecin

Une fois le questionnaire rempli et votre inscription enregistrée à la clinique, on vous demandera d’attendre d’être appelé(e) en salle de consultation, ou 診察室 (shinsatsushitsu). Une fois appelé(e), vous pourrez parler avec un médecin, ou お医者さん (Oisha-san), de votre état général et du motif de votre visite. Si vous présentez un symptôme particulier comme de la fièvre ou des maux de ventre, ou si vous pensez avoir attrapé quelque chose comme la grippe, c’est le moment d’en informer le médecin.

Voici quelques symptômes courants que vous pourriez avoir besoin de décrire à votre médecin ou infirmier(ère) :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
J’ai de la fièvre熱があるねつがあるNetsu ga aru
J’ai 38 degrés de fièvre38度の熱があるさんじゅうはちどのねつがあるSanjuu hachi do no netsu ga aru
Je ne me sens pas bien気分が悪いきぶんがわるいKibun ga warui
J’ai la nausée吐き気がするはきけがするHakike ga suru
J’ai la diarrhée下痢ですげりですGeri desu
Je suis constipé(e)便秘ですべんぴですBenpi desu
J’ai des frissons寒気がするさむけがするSamuke ga suru
J’ai la grippeインフルエンザですいんふるえんざですInfuruenza desu
J’ai le rhume des foins花粉症がするかふんしょうがするKafunshou ga suru

Exemple :

お医者さん:どうしましたか?
Oishasan: doushimashitaka?
Médecin : Qu’est-ce qui ne va pas ?

あなた:今朝から38度の熱があります。
Anata: kesa kara san juu do no netsu ga arimasu.
Vous : J’ai 38 degrés de fièvre depuis ce matin.

Décrire ses symptômes en japonais à son médecin

Si vous n’êtes pas tout à fait sûr(e) de ce qui ne va pas, ou si vous souhaitez savoir comment traiter au mieux vos symptômes, vous devrez trouver comment les décrire à votre médecin afin qu’il puisse établir un diagnostic précis. Cela peut être difficile même dans sa propre langue maternelle, tant il peut être compliqué d’exprimer exactement ce que l’on ressent.

Pas d’inquiétude : les médecins savent très bien poser les bonnes questions pour cerner le problème. Passons donc en revue quelques symptômes courants, ou 症状 (shoujou), et la façon de les communiquer à votre médecin.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Symptômes症状しょうじょうShoujou
Mal de tête頭が痛い・頭痛がするあたまがいたい・ずつうがするAtama ga itai / Zutsuu ga suru
Mal de ventreお腹が痛い・腹痛がするおなかがいたい・ふくつうがするOnaka ga itai / Fukutsuu ga suru
Mal de gorgeのどが痛いのどがいたいNodo ga itai
Mal d’oreille耳が痛いみみがいたいMimi ga itai
Rhume des foins花粉症がするかふんしょうがするKafunshou ga suru
Nez bouché鼻詰まりがするはなずまりがするHanazumari ga suru
Yeux irrités目が痒いめがかゆいMe ga kayui
Mal de dos腰痛ようつうyoutsuu
Rhume風邪かぜkaze
Touxせきseki
Éternuementくしゃみくしゃみkushami
Vertigeめまいめまいmemai
Nausée吐き気がするはきけがするhakike ga suru
Vomissement嘔吐おうとouto
J’ai mal aux dents歯が痛いはがいたいHa ga itai
J’ai une carie虫歯があるむしばがあるMushi ba ga aru
J’ai mal iciここが痛いここがいたいKoko ga itai

Lorsque vous décrivez vos symptômes au médecin, il vous posera généralement des questions complémentaires, par exemple depuis combien de temps vous les ressentez ou si vous avez d’autres symptômes, afin de déterminer le meilleur traitement. Voici quelques questions que votre médecin pourrait poser, et comment y répondre :

Exemple 1 :

お医者さん:症状はいつから始まりましたか?
Oisha-san: Shoujou wa itsu kara hajimarimashita ka?
Médecin : Depuis quand avez-vous ces symptômes ?

あなた:2週間前からです。
Anata: Ni shuukan mae kara desu.
Vous : Depuis 2 semaines.

Exemple 2 :

お医者さん:他の症状がありますか?
Oisha-san: Hokano shoujou ga arimasuka?
Médecin : Avez-vous d’autres symptômes ?

あなた:喉の痛みもあります。
Anata: nodo no itami mo arimasu.
Vous : J’ai aussi mal à la gorge.

Exemple 3 :

お医者さん:3月ごろは、いつも花粉症の症状がありますか?
Oisha-san: san gatsu goro wa, itsumo kafunsho no shoujou ga arimasu ka?
Médecin : Avez-vous généralement des symptômes de rhume des foins vers le mois de mars ?

あなた:はい、あります。
Anata: Hai, arimasu.
Vous : Oui, c’est le cas.

Parler de ses blessures à son médecin

Si vous vous êtes blessé(e) et devez vous rendre à l’hôpital ou dans une clinique, savoir décrire clairement votre blessure peut vraiment faire la différence pour obtenir rapidement le bon traitement. Qu’il s’agisse d’une entorse à la cheville en randonnée ou d’une coupure lors d’un accident de cuisine, voici les mots et expressions clés à connaître :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Blessure怪我けがKega
Entorse捻挫ねんざNenza
Fracture / os cassé骨折こっせつKossetsu
Coupure/lacération切り傷きりきずKirikizu
Bleu/contusion打撲だぼくDaboku
Brûlure火傷やけどYakedo
Gonflement腫れはれHare
Saignement出血しゅっけつShukketsu
Douleur musculaire筋肉痛きんにくつうKinnikutsuu
Luxation脱臼だっきゅうDakkyuu
PlaieきずKizu

Voici quelques exemples d’échanges naturels que vous pourriez avoir avec votre médecin en décrivant une blessure :

Exemple 1 :

お医者さん:どうされましたか?
Oisha-san: Dou saremashita ka?
Médecin : Que s’est-il passé ?

あなた:階段で転んで、足首を捻挫してしまいました。
Anata: Kaidan de koronde, ashikubi o nenza shite shimaimashita.
Vous : Je suis tombé(e) dans les escaliers et je me suis foulé la cheville.

Exemple 2 :

あなた:ここがすごく腫れていて、動かすと痛いです。
Anata: Koko ga sugoku harete ite, ugokasu to itai desu.
Vous : C’est très gonflé ici, et ça fait mal quand je bouge.

お医者さん:レントゲンを撮りましょう。骨折していないか確認します。
Oisha-san: Rentogen o torimashou. Kossetsu shite inai ka kakunin shimasu.
Médecin : Nous allons faire une radio pour vérifier s’il y a une fracture.

Exemple 3 :

あなた:料理中に火傷をしてしまいました。水ぶくれができています。
Anata: Ryouri chuu ni yakedo o shite shimaimashita. Mizubukure ga dekite imasu.
Vous : Je me suis brûlé(e) en cuisinant. Des cloques se forment.

Vous pouvez utiliser 怪我をしました (kega o shimashita), soit « je me suis blessé(e) », comme expression simple et naturelle à la réception avant d’entrer dans les détails avec votre médecin. Associée au geste de pointer la zone concernée, elle permet de communiquer l’essentiel de votre blessure même avec un japonais limité.

Expressions japonaises à l’hôpital pour les traitements et examens

Une fois que votre médecin a évalué vos symptômes et votre état, il vous indiquera le type de traitement ou d’examen qu’il recommande. C’est le moment où connaître quelques termes clés peut vraiment vous aider à comprendre ce qui vous est prescrit ou demandé, et à vous sentir plus en confiance quant aux soins que vous recevez. Voici quelques traitements et examens courants que vous pourriez entendre lors de votre visite :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Ordonnance処方箋しょほうせんShohousen
MédicamentくすりKusuri
Comprimé/pilule錠剤じょうざいJouzai
Antidouleur痛み止めいたみとめItamitome
GéluleカプセルかぷせるKapuseru
Pommade/crème塗り薬ぬりぐすりNurigusuri
Gouttes滴下剤てきかざいTekikazai
Inhalateur吸入器きゅうにゅうきKyuunyuuki
Suppositoire坐薬ざやくZayaku
Perfusion点滴てんてきTenteki
Examen/bilan検査けんさKensa
RadiographieレントゲンれんとげんRentogen
Scanner (CT)CT検査CTけんさCT Kensa
IRMMRI検査MRIけんさMRI Kensa
Prise de sang (analyse)血液検査けつえきけんさKetsueki Kensa
Prélèvement sanguin採血さいけつSaiketsu
Analyse d’urine尿検査にょうけんさNyou Kensa
Piqûre/injection注射ちゅうしゃChuusha
Pharmacie薬局やっきょくYakkyoku
Chirurgie手術しゅじゅつShujutsu
Lettre d’orientation紹介状しょうかいじょうShoukaijou
Consultation de suivi再診さいしんSaishin

Un point très important à retenir ! Après avoir reçu votre ordonnance à l’hôpital, vous devrez apporter votre 処方箋 (shohousen), le bon de prescription du médecin, à une 薬局 (yakkyoku), c’est-à-dire une pharmacie, pour récupérer vos médicaments. Au Japon, les hôpitaux et les pharmacies sont souvent séparés, alors ne repartez pas sans votre ordonnance !

En général, on trouve une pharmacie à proximité de la clinique ou de l’hôpital, parfois même dans le même bâtiment, car elles ont souvent un partenariat. Voici maintenant quelques expressions naturelles que votre médecin pourrait utiliser pour vous expliquer votre traitement, et comment y répondre ou demander des précisions :

Exemple 1 :

お医者さん:薬を処方しますので、この処方箋を薬局に持っていってください。
Oisha-san: Kusuri o shohou shimasu node, kono shohousen o yakkyoku ni motte itte kudasai.
Médecin : Je vais vous prescrire des médicaments, veuillez donc apporter cette ordonnance à la pharmacie.

あなた:わかりました。ありがとうございます。
Anata: Wakarimashita. Arigatou gozaimasu.
Vous : Compris. Merci beaucoup.

Exemple 2 :

お医者さん:血液検査をしますので、少し血を採らせていただきます。
Oisha-san: Ketsueki kensa o shimasu node, sukoshi chi o torasete itadakimasu.
Médecin : Nous allons faire une prise de sang, je vais donc prélever un peu de sang.

あなた:はい、わかりました。
Anata: Hai, wakarimashita.
Vous : Oui, compris.

Exemple 3 :

あなた:この薬はどのように飲めばいいですか?
Anata: Kono kusuri wa dono you ni nomeba ii desu ka?
Vous : Comment dois-je prendre ce médicament ?

お医者さん:1日3回、食後に飲んでください。
Oisha-san: Ichinichi san kai, shokugo ni nonde kudasai.
Médecin : Veuillez le prendre trois fois par jour, après les repas.

Exemple 4 :

あなた:また来院する必要がありますか?
Anata: Mata raiin suru hitsuyou ga arimasu ka?
Vous : Dois-je revenir ?

お医者さん:はい、一週間後にまた来てください。
Oisha-san: Hai, isshuukan go ni mata kite kudasai.
Médecin : Oui, veuillez revenir dans une semaine.

Conclusion : un japonais minimal suffit pour se faire soigner à l’hôpital

Se rendre à l’hôpital dans une langue totalement différente peut être intimidant, surtout en japonais, mais cela ne doit pas vous décourager d’obtenir les soins dont vous avez besoin. Essayez de retenir quelques expressions clés de cet article : cela devrait suffire à indiquer au personnel médical comment vous soigner au mieux ! Sachez que, quel que soit votre niveau de japonais, aucun hôpital ne vous refusera de soins et fera tout son possible pour vous offrir la prise en charge dont vous avez besoin.

Vous pouvez également trouver des hôpitaux et cliniques anglophones un peu partout au Japon, ce qui peut aider à réduire la barrière de la langue et le stress lors de votre visite.

Apprenez un japonais pratique pour la vie quotidienne avec Coto Academy !

Entraînez-vous à utiliser des expressions japonaises pratiques pour vos visites à l’hôpital et d’autres situations de la vie quotidienne avec Coto Academy ! Nous proposons des cours axés sur la conversation qui vous permettent d’utiliser un japonais authentique et de développer une véritable intuition pour vous exprimer naturellement. De plus, notre programme est très structuré, avec des niveaux progressifs qui vous permettent de constater des progrès concrets !

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Prêt(e) à vous inscrire, ou envie simplement d’un échange informel pour en savoir plus ? Remplissez simplement le formulaire ci-dessous, et nous vous recontacterons rapidement !

FAQ:

Comment dit-on « je suis malade » en japonais ?

L’expression la plus naturelle et la plus courante est 気分が悪いです (kibun ga warui desu), qui signifie « je ne me sens pas bien / je me sens malade ». Pour quelque chose de plus précis, vous pouvez décrire directement vos symptômes : 熱があります (netsu ga arimasu), signifiant « j’ai de la fièvre », ou 頭が痛いです (atama ga itai desu), signifiant « j’ai mal à la tête ».

Comment dit-on « je suis blessé(e) » en japonais ?

L’expression la plus naturelle est 怪我をしました (kega o shimashita), signifiant « je me suis blessé(e) ». Vous pouvez ensuite pointer la zone concernée en disant ここが痛いです (koko ga itai desu), signifiant « j’ai mal ici », ce qui, combiné, donne au médecin suffisamment d’informations pour commencer à poser les bonnes questions, même avec un japonais limité.

Faut-il prendre rendez-vous pour se rendre dans un hôpital japonais ?

Pour la plupart des hôpitaux généraux et cliniques au Japon, les consultations sans rendez-vous sont acceptées, et vous n’avez pas besoin de réserver à l’avance. Cependant, pour les cliniques plus spécialisées comme les dentistes ou les gynécologues, une réservation est généralement requise. À votre arrivée, dirigez-vous vers le 受付 (uketsuke), la réception, et expliquez le motif de votre visite. On vous demandera probablement si c’est votre première visite dans cette clinique, et de remplir un questionnaire médical appelé 問診票 (monshin-hyou).

Que faut-il apporter à un hôpital japonais ?

L’élément le plus important à apporter est votre carte d’assurance maladie, ainsi que votre 在留カード (zairyu kaado), c’est-à-dire votre carte de résident, et de l’argent liquide ou une carte de crédit pour le paiement. Notez que certaines petites cliniques n’acceptent pas les cartes de crédit, il est donc toujours utile d’avoir de l’argent liquide sur soi. Si vous n’avez pas d’assurance maladie japonaise, une visite à l’hôpital coûte généralement entre 5 000 et 10 000 yens sans couverture.

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Comment Parler de sa Famille en Japonais

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Que ce soit en japonais ou en français, la famille est l’un des premiers sujets abordés lorsqu’on rencontre quelqu’un. Quand on se présente en japonais, sa famille proche fait généralement partie des toutes premières choses que l’on évoque. Et même en l’absence de sa famille, les conversations tournent souvent autour d’elle, surtout lorsqu’il s’agit de parler de qui vous êtes et d’où vous venez.

Au Japon, comme dans de nombreux pays, la famille est considérée comme un pilier central de la vie quotidienne et de la société. Savoir en parler est donc essentiel. Découvrons ensemble comment parler de sa famille en japonais, des parents et frères et sœurs jusqu’aux oncles, tantes, et même à la belle-famille.

Les termes de base pour la famille proche en japonais

Le terme le plus courant pour désigner la famille en japonais est 家族 (kazoku), qui renvoie généralement à la famille proche. Cependant, lorsqu’il s’agit de parler des membres de sa famille, les mots changent selon que l’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre. En japonais, il existe deux catégories de termes selon qu’on se trouve à l’intérieur ou à l’extérieur de son propre cercle familial :

  • 家 (Uchi/ie) : désigne sa propre famille ; de façon générale, le terme 家 (ie) renvoie à son propre foyer ou à sa propre famille
  • 外 (Soto) : 外 signifie littéralement « extérieur », et sert donc à désigner les membres de la famille en dehors de la sienne

Par exemple, pour parler de sa propre mère, on dira 母 (haha), mais pour parler de celle de quelqu’un d’autre, on utilisera お母さん (Okaasan). Le terme お母さん relève en réalité du keigo honorifique, une forme de langage plus formelle utilisée pour marquer le respect envers autrui. Cette même distinction s’applique aux autres membres de la famille, y compris les pères, frères et sœurs. Gardez aussi à l’esprit que les mots diffèrent selon que le frère ou la sœur est plus jeune ou plus âgé(e).

Voici donc un tableau présentant les différents termes pour la famille proche et leurs équivalents plus formels. Ce tableau montre comment désigner chaque membre de la famille lorsqu’on parle de lui ou qu’on s’adresse à lui, ainsi que comment désigner les membres de la famille de quelqu’un d’autre, ce qui est généralement plus formel.

FrançaisEn parlant de sa propre famille (formel/familier)En s’adressant à sa propre famille (familier)En parlant de la famille d’autrui
Parents両親 (ryoushin)両親 (ryoushin)両親 (ryoushin)
Mère母 (haha)・お母さん (okaasan)ママ (mama)・母ちゃん (kaachan)・お袋 (ofukuro)お母さん (okaasan)
Père父 (chichi)・お父さん (otousan)パパ (papa)・父ちゃん (touchan)・親父 (oyaji)お父さん (otousan)
Frères et sœurs兄弟 (kyoudai)兄弟 (kyoudai)兄弟 (kyoudai)
Frère aîné兄 (ani)・お兄さん (oniisan)兄ちゃん (niichan)お兄さん (oniisan)
Frère cadet弟 (otouto)Prénom弟さん (otoutosan)
Sœur aînée姉 (ane)・お姉さん (oneesan)お姉ちゃん (oneechan)お姉さん (oneesan)
Sœur cadette妹 (imouto)Prénomお妹さん (oimoutosan)

À noter : les jeunes enfants appellent généralement leur mère ママ (mama) et leur père パパ (papa). Mais les adultes peuvent appeler leur père 親父 (oyaji) et leur mère お袋 (ofukuro), ces mots véhiculant une certaine affection ou proximité.

Exemple :

家族は母、父、姉、私、妹の5人です。
Kazoku wa haha, chichi, ane, watachi, imouto no gonin desu.
Ma famille compte 5 personnes : ma mère, mon père, ma sœur aînée, moi, et ma sœur cadette.

Comment parler de ses proches (oncles, tantes, grands-parents, cousins) en japonais

Alors, comment parle-t-on de ses proches, ou 親戚 (shinseki), qui regroupe les oncles, tantes, grands-parents et cousins ? Tout comme pour la famille proche, les termes changent selon qu’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre.

FrançaisEn parlant de sa propre famille (formel/familier)En s’adressant à sa propre famille (familier)En parlant de la famille d’autrui
Grand-père祖父 (sofu)じいちゃん (ojiichan)・ジジ (jiji)おじいさん (ojiisan)
Grand-mère祖母 (sobo)ばあちゃん (obaachan)・ババ (baba)おばあさん (obaasan)
Oncle叔父・伯父 (oji)おじさん (ojisan)おじさん (ojisan)
Tante叔母・伯母 (oba)おばさん (obasan)おばさん (obasan)
Cousin(e)いとこ (itoko)いとこ (itoko) / Prénomいとこさん (itokosan)

Il est intéressant de noter que, contrairement à la plupart des autres termes familiaux, « oncle » et « tante » utilisent des kanjis différents selon que la personne est plus âgée ou plus jeune que le parent concerné. 伯父 (oji) et 伯母 (oba) désignent un oncle ou une tante plus âgé(e) que le parent, tandis que 叔父 (oji) et 叔母 (oba) désignent celui ou celle qui est plus jeune. Les deux se prononcent de la même façon : la distinction n’apparaît qu’à l’écrit, jamais à l’oral.

Notez également que ジジ (jiji) et ババ (baba) sont généralement utilisés comme des surnoms affectueux pour « papy » et « mamie ». Ces termes peuvent toutefois être perçus comme grossiers lorsqu’ils désignent une personne âgée en général, voire comme une insulte s’ils sont adressés directement à une personne âgée.

Exemple :

私の祖父と祖母はメキシコからきました。
Watashi no sofu to sobo wa mekishiko kara kimashita.
Mon grand-père et ma grand-mère sont venus du Mexique.

Comment parler de son/sa conjoint(e) et de ses enfants en japonais

Si vous êtes marié(e), votre famille proche est composée de votre conjoint(e) et de vos enfants. Quels mots faut-il connaître pour en parler ? Contrairement aux autres termes familiaux, les mots pour « mari », « femme », « fils » ou « fille » ne changent pas vraiment selon qu’on parle de sa propre famille ou de celle de quelqu’un d’autre. Voici donc tous les termes à connaître, du statut marital au conjoint et aux enfants.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Mariage結婚けっこんkekkon
Marié(e)既婚きこんkikon
Célibataire未婚みこんmikon
Divorcé(e)離婚りこんrikon
Mariおっとotto
Femmeつまtsuma
Fils息子むすこmusuko
Filleむすめmusume

À noter : 結婚 (kekkon) désigne le mariage ou l’action de se marier, tandis que 既婚 (kikon) désigne le statut de personne mariée.

Exemple :

去年、私の夫と結婚しました。
Kyonen, watashi no otto to kekkon shimashita.
L’année dernière, je me suis mariée avec mon mari.

Comment parler de sa belle-famille en japonais

Vous vous demandez peut-être maintenant comment désigner votre belle-famille en japonais. Bonne nouvelle : c’est assez simple ! Il suffit d’ajouter 義理 (giri) devant les termes familiaux déjà vus. Par exemple, pour parler de la mère de son/sa conjoint(e), on dira 義理の母 (giri no haha) pour « belle-mère ».

À noter : pour « belle-mère », on utilise haha plutôt que okaasan, ce dernier étant le terme plus général pour « mère ». La même règle s’applique à tous les autres membres de la belle-famille. Il existe également des formes abrégées : par exemple, « belle-mère » et « beau-père » peuvent aussi se dire 義母 (gibo) et 義父 (gifu). Voici un tableau récapitulatif des termes pour la belle-famille en japonais.

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Beau-père義父・義理の父ぎふ・ぎりのちちGifu
Belle-mère義母・義理の母ぎぼ・ぎりのははGibo
Beau-frère aîné義兄・義理の兄ぎけい・ぎりのあにGikei
Beau-frère cadet義弟・義理の弟ぎてい・ぎりのおとうとGitei
Belle-sœur aînée義姉・義理の姉ぎし・ぎりのあねGishi
Belle-sœur cadette義妹・義理の妹ぎまい・ぎりのいもうとGimai
Gendre婿むこMuko
Belle-fille (bru)よめYome

La famille dans la culture et la société japonaises

Comme vous avez pu le remarquer, il existe de nombreux mots différents pour désigner un même membre de la famille en japonais. Cela s’explique en grande partie par le fait que la langue japonaise fait une distinction marquée selon les âges. L’âge d’une personne est essentiel pour déterminer qui mérite le plus d’attention ou de respect. Cela dépasse le cadre familial : on le retrouve par exemple dans la culture du travail japonaise. La hiérarchie est profondément ancrée dans la culture traditionnelle japonaise, et savoir qui est plus âgé, ainsi que la façon de s’adresser à lui avec respect, est indispensable pour parler la langue comme un natif.

C’est aussi pour cette raison que la notion de chef de famille est importante. Au Japon, il faut généralement remplir des documents administratifs pour diverses démarches officielles, qui demandent le nom du « chef de famille » ainsi que les personnes vivant avec lui. Nous verrons un peu plus loin comment fonctionnent les formulaires liés au foyer et à la famille.

Vous avez peut-être appris que 家 (ie/uchi) signifie « maison » ; en réalité, ce terme peut aussi désigner le « foyer », c’est-à-dire les membres de la famille, voire la lignée familiale. Le 家 traditionnel se composait généralement du mari, de ses parents, de sa femme et de ses enfants, le fils héritant généralement de la majorité des biens et étant chargé de s’occuper de ses parents une fois adulte. Le chef de famille était donc le mari, puisque la lignée familiale lui était rattachée.

Mais de nos jours, cette structure est moins répandue : les foyers se concentrent davantage sur le couple marié et ses enfants. Le modèle de la « famille nucléaire » est aujourd’hui privilégié, même si l’on trouve encore des grands-parents vivant avec la famille, du côté du mari comme de celui de la femme.

Parler de sa famille dans les documents officiels en japonais

Parler de sa famille en japonais n’est pas seulement utile pour se présenter, mais aussi pour l’enregistrer dans les registres publics, via le système du 戸籍 (koseki). Il est également souvent nécessaire de fournir des informations sur son foyer et sa famille pour d’autres démarches officielles, comme la déclaration d’impôts, l’enregistrement de son adresse ou l’ouverture d’un compte bancaire.

En remplissant ces documents, vous rencontrerez souvent des termes plus formels ou juridiques pour désigner les liens familiaux, différents des mots employés au quotidien. Comme ces termes apparaissent sur des documents officiels, il est utile de les connaître même si on ne les emploie pas souvent à l’oral. Voici quelques termes clés que vous êtes susceptible de rencontrer :

FrançaisJaponaisFuriganaRomaji
Registre familial戸籍こせきKoseki
Chef de famille世帯主せたいぬしSetainushi
Lien de parenté (avec le chef de famille)続柄つづきがらTsuzukigara
Conjoint(e)配偶者はいぐうしゃHaiguusha
Personne à charge扶養家族ふようかぞくFuyou kazoku
Foyer世帯せたいSetai
Colocataire/cohabitant(e)同居人どうきょにんDoukyonin

Le système du 戸籍 (koseki), propre au Japon, retrace les liens familiaux, y compris les naissances, mariages et décès, au sein d’un seul registre de famille, généralement placé sous la responsabilité du 世帯主 (setainushi). Ce système diffère du registre de résidence utilisé dans la plupart des autres pays, car il est rattaché à la lignée familiale plutôt qu’à une simple adresse physique.

続柄 (tsuzukigara) est un terme que l’on retrouve spécifiquement sur les formulaires, pour indiquer le lien qui vous unit au 世帯主 (setainushi) ou à un autre membre de la famille inscrit. Par exemple, si vous êtes le/la conjoint(e) du chef de famille, vous inscrirez 配偶者 (haiguusha) dans ce champ, plutôt que les termes plus familiers 妻 (tsuma) ou 夫 (otto) vus précédemment.

扶養家族 (fuyou kazoku) apparaît le plus souvent sur les documents fiscaux et d’assurance : il désigne les membres de la famille financièrement à votre charge (comme un(e) conjoint(e) ou un enfant), ce qui peut avoir une incidence directe sur vos déductions fiscales.

Conclusion : parler de sa famille en japonais, une compétence essentielle

La famille est le socle de la culture et de la société japonaises : c’est donc l’un des tout premiers sujets de conversation abordés. Pour pouvoir échanger et vous présenter correctement, vous et votre famille, il est essentiel de savoir en parler ! De plus, si vous décidez de vous installer au Japon avec votre famille, vous devrez fournir des informations la concernant sur des documents officiels. Alors, retenez bien quelques-uns des termes présentés dans cet article, et essayez de les utiliser lors de votre prochaine conversation en japonais !

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FAQ

Faut-il vraiment utiliser des mots différents selon qu'on parle de sa propre famille ou de celle d'un(e) autre ?

Oui, c’est l’un des aspects les plus délicats lorsqu’on parle de sa famille en japonais. Comme indiqué dans les tableaux précédents, on utilise généralement des termes simples et humbles (comme 母/haha ou 兄/ani) pour parler de ses propres proches à un tiers, mais on emploie les formes polies (お母さん/okaasan, お兄さん/oniisan) pour désigner la famille de quelqu’un d’autre.

Quelle est la différence entre 父 (chichi) et お父さん (otousan) ?

父 (chichi) est le terme simple et humble utilisé pour parler de son propre père à un tiers, par exemple en évoquant son père avec un collègue. お父さん (otousan) est la version polie, utilisée pour s’adresser directement à son propre père, ou pour parler du père de quelqu’un d’autre. Notez toutefois qu’il est fréquent d’appeler directement son père 親父 (oyaji).

Quelle est la différence entre 戸籍 (koseki) et 住民票 (juuminhyou) ?

戸籍Le koseki (戸籍) retrace les liens familiaux, naissances, mariages et décès au sein d’un seul registre familial, tandis que l’enregistrement d’adresse (住民票, juuminhyou) indique simplement où vous résidez actuellement. Il est possible de changer d’adresse sans que cela modifie votre koseki, mais des événements majeurs comme un mariage ou un divorce le mettront à jour.

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