Si vous commencez tout juste à apprendre le japonais, il y a de fortes chances qu’on vous présente les hiragana et le tableau des hiragana dès le premier jour. Ce système d’écriture japonais constitue l’un des fondements de la langue. Mais qu’est-ce que les hiragana exactement, et pourquoi sont-ils si importants ?

Dans cet article, vous trouverez un tableau des hiragana en PDF à télécharger gratuitement, idéal pour les débutants, ainsi que des fiches d’exercices pour vous aider à mémoriser chaque caractère. En bonus, nous avons également inclus des liens vers certaines des meilleures applications pour apprendre le japonais, afin que vous puissiez continuer à pratiquer où que vous soyez.

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Qu’est-ce que les hiragana ?

Les hiragana, écrits ひらがな, constituent l’un des trois systèmes d’écriture japonais, aux côtés des katakana et des kanji.

Il existe 46 caractères hiragana de base, connus pour leurs traits souples, arrondis et fluides. Ces caractères sont utilisés dans l’écriture japonaise quotidienne et sont essentiels pour lire et écrire en japonais.

Vous débutez votre apprentissage du japonais ? Consultez notre article principal sur le système d’écriture japonais pour un guide complet sur les katakana, hiragana et kanji.

Hiragana Chart Japanese Practice
Tableau d’entraînement aux hiragana

Téléchargez gratuitement notre tableau des hiragana

Si vous préférez apprendre le japonais de manière traditionnelle, notre tableau des hiragana et nos fiches d’exercices à imprimer sont parfaits pour vous ! Vous trouverez ci-dessous notre tableau des hiragana le plus populaire.

Il vous suffit de cliquer sur le lien pour l’ouvrir dans un nouvel onglet, où vous pourrez facilement l’imprimer et commencer à vous entraîner où et quand vous le souhaitez !

Dans ce blog, nous partageons nos propres fiches PDF pour apprendre les hiragana, ainsi que des liens vers des applications populaires pour apprendre le japonais. Vous débutez votre apprentissage ? Consultez notre article principal sur le système d’écriture japonais pour un guide complet !

Japanese hiragana chart practice sheet

Téléchargez gratuitement la fiche d’exercices hiragana

Prêt(e) à vous entraîner à écrire les hiragana ? Une fois les caractères mémorisés, téléchargez notre fiche d’exercices gratuite conçue spécialement pour les débutants.

Comment utiliser les fiches d’exercices :

  • Imprimez les fiches ou complétez-les directement sur votre ordinateur.
  • Dans la première section, reliez les caractères hiragana à leur son correspondant.
  • Dans la deuxième section, entraînez-vous à écrire chaque caractère pour renforcer votre mémoire et améliorer votre écriture.

Nous avons aussi combiné le tableau des hiragana et la fiche d’exercices ! Vous pouvez les télécharger en mode lecture et les imprimer pour obtenir une version papier.

Comment lire les hiragana ?

Contrairement à l’alphabet de l’anglais ou d’autres langues, où un groupe de lettres représente un son, chaque caractère hiragana représente une syllabe complète, comme « ka », « no » ou « mu ». C’est pour cela que l’on parle de syllabaire et non d’alphabet.

À la base des hiragana, on trouve les cinq voyelles fondamentales du japonais : /a/, /i/, /u/, /e/ et /o/. Ces voyelles simples et régulières constituent le fondement pour lire toutes les autres combinaisons hiragana.

HiraganaRomaji (alphabet latin)Son
acomme le a dans maman
icomme le i dans ski ou lit
ucomme le ou dans fou ou bonjour
ecomme le é dans été ou école
ocomme le o dans eau ou mot (sans diphtongue)

Cela peut sembler peu comparé à l’anglais, qui a entre 12 et 14 voyelles (en comptant les diphtongues — deux voyelles combinées dans une même syllabe).

Bien que les voyelles japonaises soient plus stables et uniformes, certaines variations existent, notamment pour les sons /a/, /e/ et /o/. Par exemple, le japonais utilise ce qu’on appelle les voyelles longues (長音・ちょうおん), qui consistent à allonger la durée de la voyelle, comme si elle était prononcée deux fois plus longtemps.

📖 À lire aussi : Notre guide sur les voyelles longues et les consonnes doubles en japonais

Mais pour le moment, restons concentrés sur les bases : le niveau débutant en hiragana pour apprendre à lire et écrire le japonais !

À quoi sert le hiragana ?

Maintenant que vous savez ce que sont les hiragana, vous vous demandez sûrement : comment sont-ils utilisés dans la langue japonaise ? La réponse est simple : partout !

Le hiragana est indispensable pour lire, écrire et comprendre le japonais, et fonctionne en complément des kanji et des katakana pour former l’ensemble du système d’écriture.

Voici comment le hiragana est couramment utilisé :

1. Les particules grammaticales

Les hiragana servent à écrire les petites particules grammaticales qui indiquent la fonction des mots dans la phrase. Les particules de base incluent :

  • は (wa) : marqueur du sujet/thème
  • を (o) : indique le complément d’objet direct
  • に (ni) : indique la direction, le temps, la position, etc.

📖 À lire aussi : 11 particules japonaises essentielles à connaître

2. Les okurigana

Ce sont des caractères hiragana qui suivent un kanji pour compléter la conjugaison d’un verbe ou d’un adjectif. Le kanji exprime la racine du mot, tandis que le hiragana indique le temps, la forme ou le niveau de politesse.

Exemple : 食べる (taberu) = manger

  • 食 (kanji) : « manger »
  • べる (hiragana) : complète la conjugaison

Conjugaisons possibles :

  • 食べます (tabemasu) : je mange
  • 食べません (tabemasen) : je ne mange pas

📖 À lire aussi : Notre guide pratique sur la conjugaison des verbes japonais

3. Les mots sans kanji

Tous les mots japonais n’ont pas de kanji associé. De nombreux mots simples ou utilisés dans les livres pour enfants sont écrits uniquement en hiragana.

Exemples :

  • よく (yoku) : souvent
  • さようなら (sayounara) : au revoir

4. Les furigana (guides de prononciation)

Les hiragana sont souvent utilisés pour aider à lire les kanji, notamment quand ceux-ci sont difficiles ou peu connus. On les appelle furigana : ce sont de petits hiragana écrits au-dessus ou à côté d’un kanji pour en indiquer la prononciation.

Les furigana sont très fréquents dans les mangas, manuels scolaires, ou les livres destinés aux enfants et aux apprenants en japonais.

hiragana chart blocks scattered on table

Faut-il apprendre les hiragana ou les katakana en premier ? 

Entre les hiragana et les katakana, il est préférable de commencer par les hiragana, car ils constituent la base du système d’écriture japonais. Les hiragana sont utilisés pour les mots japonais d’origine, les particules grammaticales et les terminaisons verbales, ce qui en fait un élément essentiel pour lire et écrire le japonais au quotidien. 

La plupart des cours et manuels pour débutants commencent par les hiragana afin de développer des compétences de base en lecture. Les katakana, quant à eux, sont principalement utilisés pour les mots étrangers, les onomatopées ou pour mettre un mot en valeur. On les apprend généralement après avoir maîtrisé les hiragana. 

En apprenant d’abord le tableau des hiragana, vous poserez des bases solides qui faciliteront l’apprentissage des katakana par la suite.

Prêt·e à apprendre les katakana ? Consultez notre article pour télécharger gratuitement notre tableau, à imprimer ou à conserver sur votre téléphone !

📖 À lire aussi : Qu’est-ce que les katakana ? Téléchargez notre tableau et guide d’apprentissage

Conseils pour apprendre les hiragana 

Certaines personnes parviennent à apprendre les hiragana en une journée, mais pour la plupart, il faut de la pratique régulière. Voici quelques conseils efficaces pour vous aider à les maîtriser :

Familiarisez-vous avec tous les hiragana

Commencez par mémoriser les 46 hiragana de base. Concentrez-vous d’abord sur leur forme et leur son avant de passer à une étude plus approfondie.

Entraînez-vous à écrire à la main

Même s’il est facile d’écrire en japonais avec un clavier, l’écriture manuscrite vous aide à développer la mémoire musculaire et à assimiler l’ordre des traits. Par exemple, vous pouvez apprendre 5 kana par jour et les écrire 20 fois chacun. Cette répétition est l’un des moyens les plus efficaces de retenir ce que vous apprenez.

Utilisez des flashcards (comme Anki)

Les flashcards permettent de faire travailler la mémoire active. Des applications comme Anki sont très utiles car elles utilisent la répétition espacée, une méthode qui vous montre les cartes juste avant que vous ne soyez sur le point de les oublier.

Applications pour apprendre les hiragana

Si vous débutez l’apprentissage des hiragana, vous pouvez trouver plus pratique d’utiliser une application mobile, en complément du tableau de hiragana.

Les applis sont pratiques à utiliser partout, mais nous vous conseillons aussi de prendre le temps d’écrire à la main, car cela ancrera plus profondément les caractères dans votre mémoire.

Voici quelques applications ludiques et efficaces que nous recommandons :

Dr. Moku – Hiragana & Katakana

Il s’agit de deux applications distinctes. Chaque kana est associé à une image et à une histoire courte pour vous aider à le retenir plus facilement. Cette méthode mnémotechnique est bien plus efficace que la simple mémorisation.

Mindsnacks (version gratuite limitée)

Cette appli propose une interface très agréable. Sa version gratuite permet de s’entraîner sur les hiragana et katakana comme si vous étiez en train de jouer à un mini-jeu éducatif.

👉 Envie d’en savoir plus ? Découvrez notre sélection des meilleures applications pour apprendre le japonais.

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Hiragana FAQ

À quoi sert l’hiragana ?

L’hiragana est un système d’écriture fondamental en japonais. Il est utilisé pour écrire les phrases, les particules grammaticales (comme は, が, を), ainsi que certaines parties de mots. Il sert aussi à écrire les mots qui n’ont pas de kanji ou à indiquer la prononciation des kanji via les furigana (petits hiragana placés au-dessus des kanji).

Combien y a-t-il de caractères hiragana ?

Il existe 46 hiragana de base. Certains caractères peuvent changer de son lorsqu’on leur ajoute des marques (゛ou ゜), par exemple : か (ka) devient が (ga), et は (ha) devient ぱ (pa).

Quel est le moyen le plus simple d’apprendre les hiragana ?

Voici quelques méthodes efficaces pour apprendre les hiragana :

  • Utiliser des moyens mnémotechniques (par exemple, し (shi) ressemble à un visage souriant)
  • S’exercer à écrire tous les jours
  • Utiliser des flashcards pour mémoriser
  • Écouter des chansons sur les hiragana ou utiliser des applications d’apprentissage

Quelle est la différence entre hiragana et katakana ?

Hiragana et katakana représentent les mêmes sons, mais ont des usages différents. L’hiragana est utilisé pour les mots d’origine japonaise et la grammaire, tandis que le katakana sert pour les mots étrangers, les noms et l’emphase. Ils se prononcent pareil mais s’écrivent différemment.

Peut-on tout écrire en hiragana ?

Oui, mais ce n’est pas recommandé. L’écriture japonaise combine hiragana, katakana et kanji. Écrire uniquement en hiragana rend la lecture difficile et peu naturelle.

Quelle est la différence entre hiragana et romaji ?

Le romaji est la transcription du japonais en alphabet latin (utilisé dans les langues occidentales). L’hiragana est un véritable système d’écriture japonais.

Combien de temps faut-il pour apprendre les hiragana ?

En général, il faut entre 1 et 2 semaines pour apprendre les 46 caractères de base avec une pratique quotidienne. Certaines personnes peuvent les mémoriser en un jour, mais être à l’aise en lecture et en écriture demande plus de temps.

Saviez-vous que watashi, boku et ore ne sont pas les seules façons de dire « je » en japonais ? En français, nous utilisons simplement « je » pour parler de nous-mêmes. En japonais, en revanche, les pronoms personnels à la première personne sont nombreux et varient selon le contexte.

Alors, comment choisir le bon « je » en japonais ? Si vous regardez des anime, des films ou les actualités japonaises, vous remarquerez que watashi (わたし) est la forme la plus neutre et la plus courante. Boku (僕) et ore (俺) sont également très utilisés, mais leur nuance dépend du niveau de politesse, du genre, de la relation entre les interlocuteurs et même de l’image que l’on souhaite projeter.

Rassurez-vous : il n’est pas nécessaire de tout maîtriser d’un coup. De nombreux Japonais adaptent eux-mêmes leur pronom selon la situation. Dans cet article, vous apprendrez les différences entre watashi, boku, ore et d’autres formes, afin de savoir quel pronom utiliser pour parler japonais de manière naturelle et appropriée.

À propos de Watashi, Boku, Ore… et des nombreux autres pronoms « je » en japonais

Si l’anglais est votre langue maternelle, voici une information intéressante : de nombreuses langues possèdent plusieurs pronoms à la première personne, comme le vietnamien, l’indonésien ou le coréen. Mais parmi toutes ces langues, le japonais est probablement celle qui offre le plus de façons différentes de dire « je ».

La manière et le moment où vous vous désignez dépendent :

  • de la personne à qui vous parlez
  • de la situation
  • du contexte

Autrement dit, cela dépend de l’image que vous souhaitez projeter.

Par exemple, utiliser watashi (わたし) est considéré comme formel, voire poli. En revanche, si vous utilisez ore (俺) devant votre supérieur, cela pourrait être très mal perçu au Japon — au point de vous attirer de sérieux ennuis professionnels.

C’est pourquoi vous remarquerez que les Japonais passent souvent d’un pronom à un autre selon qu’ils sont avec des amis proches, leur famille ou leurs collègues. Beaucoup ont un pronom favori, mais ils l’adaptent selon le contexte.

Les différences de genre jouent également un rôle important dans le japonais parlé. Les hommes et les femmes ont tendance à privilégier certains pronoms. Le statut social influence aussi la manière dont on parle de soi et des autres.

Par exemple :

72 % des hommes japonais utilisent ore (俺) avec leurs amis.

Face à un inconnu, plus de 60 % utilisent boku (僕).

Environ 75 % des femmes japonaises utilisent watashi lorsqu’elles s’adressent à quelqu’un qu’elles ne connaissent pas.

Bien sûr, watashi, boku et ore ne sont pas les seuls pronoms à la première personne en japonais. Ils ne couvrent pas toutes les variantes régionales et phonétiques. Avez-vous déjà entendu ora (おら) ? Il s’agit d’un pronom informel issu du dialecte du Kantō, proche de oira (おいら). Son utilisation donne une impression rustique, évoquant quelqu’un venant d’une région très rurale.

Nous verrons d’autres façons de dire « je » en japonais au fil de l’article.

Faut-il utiliser un pronom « je » en japonais ?

Contrairement à la plupart des langues, la grammaire japonaise n’exige pas l’utilisation d’un pronom à la première personne. Vous pouvez donc omettre watashi, boku ou ore.

En effet, une phrase japonaise n’a pas toujours besoin d’un sujet explicite.

Prenons un exemple :

銀行へ行ってきます。
Ginkou e ittekimasu.
Je vais à la banque (et je reviens).

Dans cette phrase japonaise, le watashi (わたし) est absent. Une version plus « scolaire » serait :
わたしは銀行へ行ってきます (watashi wa ginkou e itte kimasu).

Littéralement, la phrase signifie simplement « Aller à la banque ». Le contexte permet de comprendre que la personne parle d’elle-même. Il est donc inutile d’ajouter « je ».

Si le sens reste clair, vous pouvez supprimer les pronoms signifiant « je » ou « tu » en japonais. Cependant, dans certaines situations, l’ambiguïté oblige à les préciser.

Exemple :

A : 誰が銀行にいますか?
Dare ga ginkou ni imasu ka ?
Qui est à la banque ?

B : 銀行へ行っていますが、家にいます。
Ginkou e itteimasu ga, ie ni imasu.
(En allant à la banque, à la maison.)

Ici, on ne sait pas clairement qui va à la banque et qui reste à la maison. Il faut donc préciser :

私銀行へ行っていますが、お兄さんは家にいます。
Watashi wa ginkou e itteimasu ga, onii-san wa ie ni imasu.
Je vais à la banque, mais mon frère est à la maison.

Les verbes qui rendent les pronoms inutiles

Certains verbes japonais indiquent déjà la relation entre le sujet et l’objet.

En français, nous utilisons « donner » ou « recevoir » sans changer le verbe selon la direction de l’action. En japonais, il existe plusieurs verbes :

  • あげる (ageru) : donner à quelqu’un
  • くれる (kureru) : donner à moi / me donner
  • もらう (morau) : recevoir

Par exemple, kureru implique qu’une personne me donne quelque chose.
Ageru implique que je donne quelque chose à quelqu’un.

Ces nuances rendent souvent les pronoms inutiles, car la relation est déjà claire.

Les pronoms japonais sont-ils liés au genre ?

Oui, les pronoms japonais à la première personne sont historiquement associés à des genres, même s’il n’existe pas de règle officielle interdisant leur usage.

Par exemple :

  • Ore (俺) était utilisé par les samouraïs et véhiculait une image d’assurance et d’affirmation.
  • Boku (僕) était un terme plus modeste, souvent employé par de jeunes hommes.
  • Watashi (私) était privilégié par les femmes dans les contextes formels pour exprimer politesse et retenue.
  • Atashi (あたし) est une variante plus informelle et plus douce de watashi.

Ces associations existent toujours aujourd’hui, car les pronoms servent de marqueurs sociaux : ils indiquent non seulement le genre, mais aussi le niveau de formalité, la personnalité et la position sociale.

Par exemple :

  • Une femme utilisant boku peut être perçue comme garçon manqué ou non conventionnelle.
  • Un homme utilisant watashi en contexte professionnel montre politesse et humilité.
  • Dans le japonais moderne, ces distinctions deviennent progressivement plus flexibles, notamment chez les jeunes générations et dans les médias. Néanmoins, le choix du pronom reste porteur de nuances sociales et culturelles importantes.

Les différentes façons de dire « je » en japonais

Sans plus attendre, découvrons les manières les plus courantes de dire « je » ou « moi » en japonais. Cette liste est volontairement complète : certains pronoms sont rares, anciens ou très formels, mais nous les incluons pour vous donner une vision globale des pronoms japonais à la première personne.

1. Watashi : 私(わたし)

C’est le choix le plus sûr, surtout si vous débutez en japonais.

En contexte formel, watashi est neutre et ne porte pas de nuance de genre. En revanche, dans un cadre informel, わたし peut avoir une connotation légèrement féminine et est alors davantage utilisé par les femmes. Un homme qui l’utilise entre amis peut sembler un peu rigide.

C’est le pronom le plus polyvalent : il convient aux situations professionnelles, publiques ou lorsque vous ne connaissez pas bien votre interlocuteur.

Cependant, comme les Japonais évitent souvent de se mentionner explicitement, ils omettent fréquemment le pronom :

私は和菓子が好き → 和菓子が好き。
Watashi wa wagashi ga suki → Wagashi ga suki.
J’aime les pâtisseries japonaises.

Si le contexte est clair, inutile d’ajouter « je ».

2. Watakushi : わたくし

Watakushi est une version encore plus formelle de watashi. Très polie et sophistiquée, elle est aujourd’hui considérée comme vieillie.

On l’entend surtout dans :

  • des discours officiels
  • des excuses publiques
  • des contextes politiques

Dans la vie quotidienne, elle sonnera trop rigide.

3. Atashi : あたし

Atashi est une forme féminine et plus mignonne dérivée de わたし. Utilisée à l’oral, elle est fréquente chez les jeunes filles et les enfants.

Elle donne une impression douce et familière.
Il existe aussi あたくし, dérivé de わたくし, mais beaucoup plus rare.

4. Boku : ぼく(僕)

Boku (ぼく) est un pronom principalement utilisé par les hommes. Il trouve son origine dans des mots comme geboku (serviteur) ou kouboku (serviteur public). Sa popularité a grandi parmi les jeunes générations, qui l’emploient pour parler d’eux-mêmes de manière humble.

Techniquement, ぼく sert à s’adresser à quelqu’un d’égal ou de inférieur à soi, mais on peut le considérer comme une alternative douce et semi-formelle à d’autres pronoms. C’est pour cette raison que c’est l’un des premiers pronoms de première personne que les garçons japonais apprennent et utilisent couramment.

僕もわかんない。
Boku mo wakannai.
Moi non plus, je ne sais pas.

Boku est perçu comme humble, mais peut donner une impression juvénile chez les hommes plus âgés. Beaucoup de garçons passent de boku à ore en grandissant.

Il est aussi parfois utilisé par des femmes pour donner une image plus neutre ou non conventionnelle.

Boku comme pronom pour parler à un garçon

On peut également utiliser boku pour s’adresser à un petit garçon :

僕は何歳ですか?
Boku wa nansai desu ka ?
Tu as quel âge ?

Les parents disent parfois « boku-chan » pour encourager leur fils à utiliser ce pronom au lieu de son prénom.

5. Ore : おれ(俺)

En tant que pronom de première personne à l’image très rude, おれ (俺 / ore) s’utilise uniquement dans un cadre informel, entre personnes très proches. Il peut s’écrire en hiragana, en kanji ou en katakana — オレ étant souvent utilisé dans les mangas pour ajouter de l’emphase.

On observe souvent une transition chez les garçons : ils passent de boku à ore en grandissant. Certaines personnes utilisent aussi ore dans des phrases semi-formelles, mais cela peut vite paraître inapproprié.

Parce que ore est l’un des pronoms les plus répandus chez les hommes japonais, on pourrait penser qu’il faut l’adopter dès que l’on parle un peu japonais. Pourtant, mieux vaut éviter, sauf si votre japonais est très naturel et fluide. Même entre proches, boku et ore projettent des images différentes.

Ore peut donner une impression d’arrogance, d’agressivité ou de forte masculinité. Si vous l’associez à des structures trop polies ou formelles, le contraste sonnera étrange — comme mélanger de l’argot avec un discours officiel. Voici deux exemples pour comparer.

俺は知らねえな。
Ore wa shiraneena.
Comment veux-tu que je sache ?

Mélanger ore avec un langage formel sonne étrange. Si votre japonais n’est pas encore fluide, mieux vaut éviter ore, car il peut donner une impression arrogante.

6. Uchi : うち

Une autre façon de dire « je » en japonais est うち (uchi), souvent considérée comme l’équivalent féminin de おれ (ore).

À Tokyo, il est principalement utilisé par les jeunes filles. Dans la région du Kansai, うち est employé aussi bien par les jeunes femmes que par les femmes plus âgées. À l’écrit, il s’écrit généralement en kana.

On peut voir うち comme une version plus détendue et informelle que le plus rigide わたし (watashi). Beaucoup de filles — de l’école primaire jusqu’à l’université — en font leur pronom par défaut. D’ailleurs, c’est l’un des pronoms les plus utilisés par les écolières au Japon.

Cependant, prudence : comme 俺 (ore), うち peut paraître familier, voire argotique. Utilisé hors du bon contexte social, régional ou relationnel, il peut sembler déplacé ou étrange.

うちのせいだ。
Uchi no sei da.
C’est ma faute.

Comme うち signifie aussi « chez soi » ou « notre groupe », il peut inclure la famille ou l’entreprise :

うちの娘が迷惑をかけてすみません。
Je suis désolé que ma fille ait causé des problèmes.

7. Jibun : じぶん(自分)

Jibun signifie littéralement « soi-même ».

自分でケーキを作りました。
J’ai fait le gâteau moi-même.

Utilisé comme pronom, il donne une impression masculine, modeste et distante. On l’entend souvent dans les milieux sportifs ou militaires.

Dans le Kansai, il peut aussi signifier « toi », ce qui peut sembler brusque.

8. Ware : われ(我)

Ware (われ / 我) est une manière très formelle et quelque peu archaïque de dire « je » en japonais. On l’utilise בעיקר dans les discours officiels, les écrits formels ou dans des contextes philosophiques et littéraires, plutôt que dans la conversation quotidienne. Employer ware dans une situation informelle peut paraître rigide ou prétentieux.

La forme plurielle wareware (我々) signifie « nous » et est couramment utilisée lors de réunions, de discours ou dans des documents pour désigner un groupe de manière formelle.

9. Washi : わし(儂)

Washi (わし) est un pronom japonais à connotation masculine et souvent âgée. Il est principalement utilisé par des hommes plus âgés, notamment dans les zones rurales ou les contextes traditionnels.

En pratique, on l’entend surtout dans la région du Kansai chez les hommes âgés. Il est également fréquemment attribué aux personnages de vieil homme dans les jeux vidéo, les mangas ou les animes.

10. Utiliser son prénom comme pronom

Si vous avez grandi en parlant français, cela peut sembler étrange d’apprendre que beaucoup d’enfants dans les familles asiatiques utilisent leur propre prénom pour parler d’eux-mêmes — nous compris.

Au Japon, les enfants utilisent souvent leur prénom ou leur surnom, simplement parce que c’est ainsi que leurs parents les appellent. C’est la première identité à laquelle ils s’associent. En grandissant, ils adoptent généralement un pronom de première personne plus adapté comme boku, ore, watashi (ou atashi) ou uchi. Malgré cela, beaucoup continuent d’utiliser leur prénom lorsqu’ils sont en famille.

Pour les garçons, continuer à utiliser boku peut parfois donner une image un peu « fils à maman ». Pour les filles, utiliser son propre prénom (avec ou sans le suffixe ちゃん) peut paraître enfantin. Si vous aimez la culture kawaii, pourquoi pas — mais en dehors du cercle familial, cela peut sembler immature ou forcé, comme si vous cherchiez trop à paraître mignon·ne. Par exemple :

モエもほしい!
Moe mo hoshii!
« Moe (moi) en veut aussi ! »

Les adultes — surtout les femmes — qui utilisent leur propre prénom pour parler d’elles-mêmes sont parfois qualifiées de burikko (ぶりっ子), un terme d’argot japonais désignant une personne qui adopte un comportement exagérément mignon pour attirer l’attention, notamment celle des hommes.

11. Utiliser son rôle familial

Les parents peuvent se désigner par leur rôle :

お母さんは駐車してくるから、ちょっと待ってね。
Okaasan wa chuusha shitekureru kara, chotto matte ne.
Maman va se garer, attends un instant.

On peut aussi utiliser ママ ou パパ.

Il est également possible d’utiliser des termes comme お姉さん (grande sœur) pour rassurer un enfant inconnu :

お姉さんが手伝ってあげようか?
Oneesan ga tetsudatte ageyou ka.
Grande sœur (je) t’aide ?

12. Utiliser un titre professionnel

Si vous êtes un professionnel — enseignant, médecin, auteur ou même manager — vous pouvez utiliser votre titre comme pronom pour parler de vous au travail. Bien sûr, cela dépend du contexte.

Par exemple, si vous êtes professeur et qu’un élève vous demande de l’aide, vous pouvez vous désigner comme 先生 (sensei) au lieu d’utiliser un pronom comme watashi, boku ou ore.

Dans une salle de classe, les enseignants utilisent souvent 先生 pour parler d’eux-mêmes :

誰が先生を助けてくれる?
Dare ga sensei o tasukete kureru?
« Qui veut aider le professeur (moi) ? »

Attention toutefois à deux points :

  1. Si vous vous appelez sensei devant d’autres professeurs, cela peut paraître enfantin.
  2. En japonais, 先生 ne signifie pas seulement « professeur ». Le terme s’emploie aussi pour les médecins, auteurs, maîtres d’arts martiaux ou toute personne possédant une expertise particulière.

De la même manière, certains responsables utilisent leur titre pour parler d’eux-mêmes. Par exemple, un gérant de magasin peut dire 店長 (tenchou) en s’adressant à son personnel, surtout aux plus jeunes.

店長が明日休みだから、お店を頼むよ。
Tenchou ga ashita yasumi da kara, omise o tanomu yo.
« Le gérant (moi) sera en congé demain, je te confie donc le magasin. »

En résumé : comment dire je en japonais

Choisir le bon pronom pour dire « je » en japonais dépend du contexte, du niveau de politesse, du genre, de l’âge et de l’image que vous souhaitez projeter.

Maîtriser ces nuances vous aidera non seulement à améliorer votre grammaire japonaise, mais aussi à comprendre les subtilités culturelles qui rendent la langue japonaise si unique.

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FAQ

Quel est le pronom le plus sûr pour dire “je” en japonais ?

Le plus sûr est 私 (わたし / watashi). Il convient aux situations formelles, professionnelles et neutres. C’est le choix recommandé pour les débutants.

Quelle est la différence entre boku et ore ?

僕 (ぼく / boku) est plutôt utilisé par les garçons et les hommes dans un registre poli ou semi-formel.
俺 (おれ / ore) est plus familier, masculin et peut paraître brusque. Il s’utilise uniquement entre proches.

Les femmes peuvent-elles utiliser boku ou ore ?

Oui, mais cela dépend du contexte. Certaines femmes utilisent boku pour un style plus neutre ou moderne. En revanche, ore reste très masculin et peut surprendre.

Est-il obligatoire de dire “je” en japonais ?

Non. Le japonais omet souvent le pronom lorsque le sujet est évident. Par exemple :
和菓子が好きです signifie simplement “(Je) aime les wagashi”, sans mentionner watashi.

Peut-on utiliser son propre prénom pour dire “je” ?

Oui, surtout chez les enfants. Certains adultes (souvent des femmes) l’utilisent aussi, mais cela peut paraître enfantin ou affecté selon le contexte.

Qu’est-ce que uchi signifie ?

うち (uchi) est un pronom informel souvent utilisé par des femmes, notamment dans la région du Kansai. Il peut aussi signifier “chez nous” ou “notre groupe”.

Lire aussi

Si vous avez déjà encouragé un ami au Japon, vous avez sûrement crié « Ganbare ! » ou « Ganbatte ! » au moins une fois. Mais que signifient vraiment ces expressions ?

Ganbare (頑張れ) et ganbatte (頑張って) sont des expressions japonaises que l’on peut traduire par « Allez ! », « Courage ! » ou « Donne le meilleur de toi-même ! ». Littéralement, elles signifient « Fais de ton mieux » et s’utilisent pour motiver un ami, un collègue ou un proche avant un événement sportif, un examen important ou toute situation qui demande un petit coup de boost.

Mais saviez-vous que ce mot typiquement japonais a une signification bien plus nuancée qu’un simple « bonne chance » ? Dans ce guide complet, nous allons explorer le verbe ganbaru, ses différentes conjugaisons, sa portée culturelle et comment utiliser chaque forme correctement. N’hésitez pas à regarder la vidéo YouTube ci-dessous et à lire notre guide en entier !

Signification de Ganbaru et Ganbarimasu

Les mots japonais ganbare, ganbatte et ganbarimasu viennent tous du même verbe : ganbaru (頑張る). Pris seul, ce verbe signifie « persévérer », « faire de son mieux » ou « travailler dur ».

Pour mieux comprendre le sens de ganbaru, regardons les kanji qui le composent :

  • signifie « tirer », « étendre » ou « déployer », ce qui évoque l’idée de fournir un effort et de se dépasser.
  • signifie « obstiné », « tenace » ou « ferme », et renvoie à la détermination et à la volonté.

Ainsi, le verbe 頑張る exprime littéralement l’idée de se pousser à ses limites, de persévérer avec détermination et de ne pas abandonner malgré les difficultés.

Origine du mot 頑張る (ganbaru)

Il existe deux principales théories concernant l’origine du verbe ganbaru :

  1. Il viendrait de 我を張る (ga o haru), qui signifie « insister sur ses propres idées ».
  2. Il pourrait également provenir de 眼張る (ganharu), qui signifie « rester vigilant » ou « ouvrir grand les yeux ».

Dans les deux cas, on retrouve le kanji 張 (haru), qui signifie « étendre » ou « tendre ». Cette idée d’effort soutenu et de tension vers un objectif est au cœur du sens moderne de ganbaru.

L’esprit de Ganbare ou Ganbatte dans la culture japonaise

Bien que ce terme paraisse simple, ganbare, ganbatte, ou leurs autres variantes ont des racines profondes dans la culture japonaise et reflètent la persévérance et la détermination.
On les entend souvent scandés lors de compétitions sportives ou dans les séries d’anime, principalement pour encourager quelqu’un à donner le meilleur de lui-même et à ne jamais abandonner, peu importe la difficulté du défi.

Mais ces mots ne sont pas réservés aux grandes occasions.
Dès le plus jeune âge, les Japonais entendent ganbatte dans de nombreuses situations du quotidien : faire ses devoirs, réviser un examen ou se réconcilier après une dispute entre amis.

L’expression ganbare est ancrée à chaque étape de la vie au Japon. En grandissant, les défis deviennent plus importants : trouver un emploi, surmonter une rupture difficile ou résoudre un problème professionnel.
Au final, l’esprit de ganbatte rappelle aux Japonais que, même dans les moments les plus durs, il faut croire en sa capacité à surmonter les épreuves.

Variations de Ganbaru, Ganbatte et Ganbare : comprendre les différentes formes

Si vous débutez en japonais, vous connaissez sans doute 頑張る (ganbaru) dans sa forme de base. Mais vous rencontrerez aussi de nombreuses variantes : 頑張ります (ganbarimasu), 頑張って (ganbatte), 頑張れ (ganbare), 頑張ろう (ganbarou)… Pourquoi autant de formes ?

La réponse est simple : tout repose sur la conjugaison des verbes japonais.

Chaque forme conserve le sens principal de « faire de son mieux », mais ajoute une nuance différente : polie, familière, encourageante ou collective. Voyons cela en détail pour vous aider à utiliser chaque forme naturellement.

FormeJaponaisSens / NuanceUsage / Contexte
Forme dictionnaire頑張る (ganbaru)Faire de son mieux, persévérerForme neutre, utilisée dans les dictionnaires ou en style familier
Présent / futur poli頑張ります (ganbarimasu)Je ferai de mon mieuxConversation formelle, travail, école
Volitif poli頑張りましょう (ganbarimashou)Faisons de notre mieuxEncouragement collectif poli
Impératif / encouragement familier頑張れ! (ganbare)Donne tout ! / Accroche-toi !Encouragement fort, ton direct
Forme en -te頑張って! (ganbatte)Courage ! / Fais de ton mieux !Encouragement amical, courant à l’oral et par message
Passé頑張った (ganbatta)J’ai fait de mon mieuxPour parler d’un effort accompli
Volitif familier頑張ろう (ganbarou)Faisons de notre mieuxMotivation collective, ton décontracté

Petit point grammaire : quel type de verbe est Ganbaru ?

Ganbaru (頑張る) est un verbe en -u, appelé aussi 五段活用動詞 (godan katsuyou doushi).

Les verbes en -u se terminent par un son en « u » dans leur forme dictionnaire (う, つ, む, ぬ, る, く, ぐ, す, ぶ, ぷ). Leur terminaison change selon le temps, le mode ou le niveau de politesse.

C’est pour cela que ganbaru devient :

  • ganbarimasu
  • ganbatte
  • ganbarou
  • ganbatta

Comprendre le type de verbe vous aide à appliquer les bonnes terminaisons naturellement.

1. Ganbaru (頑張る)

La forme simple 頑張る (ganbaru) est la forme neutre que vous trouverez dans un dictionnaire japonais.

Elle peut signifier :

  • « persévérer »
  • « je persévère »
  • « je persévérerai »

Le japonais ne possède pas de futur distinct comme en français, donc le contexte détermine le sens.

Exemple :

だから頑張ることにしました。
Dakara ganbaru koto ni shimashita.
C’est pourquoi j’ai décidé de faire de mon mieux.

On peut aussi l’utiliser pour parler de ses projets :

明日テストを頑張る。
Ashita tesuto o ganbaru.
Je ferai de mon mieux pour le test demain.

Ou pour demander pourquoi quelqu’un fait tant d’efforts :

なぜ、そんなに頑張るんですか。
Naze, sonna ni ganbarun desu ka.
Pourquoi fais-tu autant d’efforts ?

2. Ganbarimasu (頑張ります)

La forme 頑張ります (ganbarimasu) est la version polie.

La seule différence avec ganbaru est la terminaison -ます, qui remplace le る final.

Utilisez ganbarimasu :

  • avec des inconnus
  • au travail
  • à l’école
  • face à un supérieur

Exemple :

明日も頑張ります。
Ashita mo ganbarimasu.
Je ferai de mon mieux demain aussi.

Le sens reste identique à ganbaru, mais le ton devient formel et respectueux.

3. Ganbatte (頑張って)

頑張って (ganbatte) est la forme en -て.

La forme en -te sert souvent à relier des verbes, mais ici elle fonctionne comme un encouragement. Elle est en réalité souvent abrégée de :

頑張ってください (ganbatte kudasai)
« S’il te plaît, fais de ton mieux. »

Ganbatte est donc une demande douce, similaire à « Vas-y ! » ou « Courage ! » en français.

試験、頑張って!
Shiken, ganbatte !
Bon courage pour ton examen !

明日も頑張ってください。
Ashita mo ganbatte kudasai.
Faites de votre mieux demain aussi.

Même si c’est grammaticalement un impératif, il est perçu comme chaleureux et encourageant.

4. Ganbare (頑張れ)

頑張れ (ganbare) est un impératif plus fort que ganbatte.

Si ganbatte ressemble à un « Courage ! » amical, ganbare est plus proche de :

« Donne tout ! »
« Bats-toi ! »
« Vas-y à fond ! »

On l’entend souvent lors de compétitions sportives.

頑張れ、チーム!
Ganbare, chiimu !
Allez l’équipe !

Attention toutefois : le ton est plus direct et peut sembler brusque dans un contexte formel. Pour un usage quotidien, mieux vaut privilégier ganbatte.

5. Ganbarou (頑張ろう)

頑張ろう (ganbarou) est la forme volitive, qui signifie « faisons… ».

Contrairement à ganbatte ou ganbare, vous ne donnez pas un ordre : vous vous incluez dans l’effort. L’énergie est collective et motivante.

さぁ、今日も一日頑張ろう。
Saa, kyou mo ichinichi ganbarou.
Allez, donnons le meilleur de nous-mêmes aujourd’hui aussi !

On peut aussi l’utiliser pour exprimer une détermination personnelle :

期待に応えられるように、頑張ろう。
Kitai ni kotaerareru you ni, ganbarou.
Je vais travailler dur pour répondre aux attentes.

Le volitif transmet une intention plus forte qu’une simple déclaration.

6. Ganbarimashou (頑張りましょう)

頑張りましょう (ganbarimashou) est la version polie de ganbarou.

Elle signifie :
« Faisons de notre mieux »
« Travaillons dur ensemble »

Parfaite en entreprise, en réunion ou dans un cadre formel, elle garde l’énergie motivante tout en ajoutant une touche de respect.

L’esprit de Ganbare et Ganbatte dans la culture japonaise

À première vue, ganbare ou ganbatte semblent être de simples mots d’encouragement. Pourtant, ces expressions sont profondément enracinées dans la culture japonaise et reflètent une vision très forte de la persévérance, de la détermination et de l’endurance.

Au Japon, vous entendrez souvent « ganbare ! » scandé lors de compétitions sportives, dans les écoles ou même dans les séries animées. L’objectif est toujours le même : encourager quelqu’un à donner le meilleur de lui-même et à ne pas abandonner, peu importe la difficulté du défi.

Mais ces mots ne sont pas réservés aux grandes occasions. Dès leur plus jeune âge, les Japonais entendent « ganbatte » dans des situations du quotidien :

  • faire ses devoirs
  • réviser pour un examen
  • résoudre un conflit avec des amis

Le mot ganbare accompagne ainsi presque toutes les étapes de la vie. En grandissant, les défis deviennent plus importants : trouver un emploi, surmonter une rupture difficile, affronter un problème professionnel. Dans ces moments-là, l’esprit de ganbatte rappelle qu’il faut croire en ses capacités, même face à l’adversité.

Kanji et écriture japonaise de Ganbare et Ganbatte

Le mot ganbatte vient du verbe 頑張る (ganbaru), qui signifie « faire de son mieux » ou « travailler dur ». Dans la plupart des contextes sociaux, l’accent est davantage mis sur l’idée de « donner le meilleur de soi-même ».

Les kanji qui composent ce mot apportent une nuance intéressante :

  • 頑 (gan) signifie « tenace », « obstiné », « résistant ».
  • 張る (haru) signifie « tendre », « étirer » ou « se déployer ».

Ensemble, ils évoquent l’idée de se pousser au maximum, avec détermination.

Ganbare vs Ganbatte : quelle différence ?

Alors, comment passe-t-on de ganbaru à ganbare ou ganbatte ?

1. Ganbatte (頑張って)

Ganbatte (頑張って) est la forme en -て du verbe 頑張る. Elle est souvent une version raccourcie de :

頑張ってください
Ganbatte kudasai
qui signifie littéralement : « Je vous demande de faire de votre mieux. »

La version longue est plus polie, mais peut sembler trop formelle entre amis ou en famille. C’est pourquoi on utilise très souvent simplement ganbatte.

On peut l’écrire de différentes manières :

  • En kanji : 頑張って
  • En hiragana : がんばって
  • En katakana : ガンバッテ

Vous vous demandez peut-être pourquoi utiliser le katakana alors que ce n’est pas un mot étranger ? En japonais, le katakana sert aussi à mettre l’accent sur un mot, notamment dans les publicités, les affiches ou les messages écrits.

Écrire ガンバッテ donne un effet visuel plus percutant, comme si vous insistiez sur votre encouragement.

On peut aussi ajouter des particules pour renforcer la nuance :

頑張ってね!
Ganbatte ne !
(Courage, d’accord ? / Fais de ton mieux, hein !)

頑張ってよ!
Ganbatte yo !
(Allez, donne tout !)

Les particules ね (ne) et よ (yo) ajoutent une dimension affective ou insistante.

Ganbare (がんばれ)

Ganbare (頑張れ) provient du même verbe, mais sous forme impérative.

C’est un ordre plus direct, plus énergique. Il est moins poli que ganbatte kudasai et peut paraître plus intense.

Il est souvent utilisé :

  • lors de matchs sportifs
  • dans des contextes compétitifs
  • pour transmettre une forte énergie

Cependant, comme le ton est plus ferme, il faut l’utiliser avec prudence dans les situations formelles.

Quand utiliser Ganbare ou Ganbatte ?

Même si ganbare et ganbatte ont une connotation positive, ils doivent être employés avec empathie et sincérité.

Voici des situations appropriées :

  • Un collègue ou un ami passe un examen
  • Un ami participe à une compétition sportive ou à un marathon
  • Un proche s’apprête à faire quelque chose de difficile (par exemple une demande en mariage)
  • Quelqu’un exprime son inquiétude face à un événement important

Dans ces cas, dire « ganbatte ! » montre votre soutien et votre confiance.

Situations où il vaut mieux éviter Ganbare ou Ganbatte

Malgré leur polyvalence, ces expressions ne conviennent pas toujours.

Parfois, la meilleure réaction n’est pas d’encourager à « faire de son mieux », mais simplement d’écouter et de faire preuve de compassion. Dire « courage ! » à quelqu’un qui traverse une véritable épreuve peut paraître déplacé ou insensible.

Évitez d’utiliser ganbare ou ganbatte si :

  • Un ami a vécu un événement tragique
  • Une personne exprime une profonde tristesse ou une grande détresse

Dans ces situations, privilégiez l’empathie, l’écoute et la présence plutôt que l’encouragement à l’effort.

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Même si ganbarimasu est une expression incontournable, parler japonais avec confiance demande bien plus que quelques phrases clés.

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FAQ

Que signifie « Ganbare ganbare » ?

Ganbare ganbare (頑張れ頑張れ) est simplement la répétition de ganbare, utilisée pour encourager quelqu’un avec encore plus d’énergie.

Quelle est la différence entre ganbare et ganbatte ?

Ganbatte (頑張って) est une forme plus douce et plus courante pour encourager quelqu’un. Elle sonne amicale et chaleureuse. Ganbare (頑張れ) est plus directe et plus intense. Elle est souvent utilisée lors d’événements sportifs ou dans des situations compétitives. Dans un contexte formel, elle peut paraître un peu brusque.

Quand utiliser ganbarimasu ?

Ganbarimasu (頑張ります) est la version polie de ganbaru. On l’utilise au travail, à l’école ou avec des personnes que l’on ne connaît pas bien. Elle signifie : « Je ferai de mon mieux. »

Quand faut-il éviter de dire ganbare ou ganbatte ?

Il vaut mieux éviter ces expressions si une personne traverse une épreuve grave (deuil, grande détresse émotionnelle). Dans ces cas-là, l’empathie et l’écoute sont plus appropriées qu’un simple « courage ».

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En savoir plus

Vous vous demandez quand et comment utiliser les expressions japonaises いってきます (ittekimasu)いってらっしゃい (itterasshai)ただいま (tadaima) et おかえりなさい (okaerinasai) ?
Ces phrases très courantes rythment les départs et retours du quotidien, et sont échangées entre la personne qui part et celle qui reste ou accueille. En français, on se contenterait de dire « à tout à l’heure », « je rentre », ou « bienvenue », mais au Japon, il existe quatre expressions bien précises, ancrées dans la politesse et la vie familiale.
On les entend partout :
– des enfants qui quittent la maison pour l’école,
– par des collègues qui s’absentent pour un rendez-vous,
– des membres de la famille qui reviennent au foyer.

Ces échanges courts mais chaleureux expriment l’attention portée à l’autre et un sentiment de lien au quotidien. Mais alors, comment fonctionne ce petit “rituel” japonais ? Et comment les utiliser correctement pour sonner naturel ? Découvrons-le dans ce guide complet.

Comment utiliser Ittekimasu et Itterasshai

Quand utiliser Ittekimasu et Itterasshai

Infographique sur ittekimasu, itterasshai, tadaima, okaeri.

Ittekimasu et Itterasshai : des formules du quotidien au Japon

Ittekimasu et itterasshai sont des salutations japonaises utilisées dès qu’une personne quitte un lieu.

  • Ittekimasu est prononcé par la personne qui part.
  • Itterasshai est la réponse chaleureuse de ceux qui restent.

Ce n’est pas un simple « au revoir ». Ces expressions transmettent une idée d’attention et de lien : “Je pars… mais je reviendrai.”
Elles apportent une touche de proximité et de bienveillance dans la vie quotidienne. On pourrait croire que ces phrases sont réservées au cadre familial, mais on les retrouve partout dans la société japonaise, jusque dans le travail et le service client.

Dans les hôtels, par exemple, le personnel utilise une forme plus polie : いってらっしゃいませ (itterasshaimase), pour souhaiter une bonne sortie aux clients. Au bureau, les collègues s’échangent naturellement ittekimasu et itterasshai lorsqu’une personne part en rendez-vous, voit un client ou s’éclipse faire une course. Même dans un environnement professionnel, ces formules restent légères, amicales et contribuent à maintenir une atmosphère harmonieuse.

1. Ittekimasu (行ってきます)

La phrase Ittekimasu est utilisée lorsqu’une personne s’apprête à quitter un endroit, comme le bureau ou la maison.

Origine grammaticale

Elle provient de la forme verbale 行ってくる (itte kuru), qui combine :

  • 行く (iku) → aller
  • 来る (kuru) → venir / revenir

La structure exprime l’idée de : « Je pars… et je reviendrai. »

Si on traduit ittekimasu littéralement en anglais comme « to go, to come », cela peut sembler étrange.
Mais en japonais :

  • il n’existe pas de vrai futur ;
  • le sujet est souvent omis car évident dans le contexte.

Ainsi, dans la vie quotidienne, ittekimasu signifie plus naturellement :

  • « Je pars ! »
  • « À tout à l’heure ! »
  • « Je sors, je reviens ! »

Forme polie

La forme polie est également 行ってきます (itte kimasu), construite sur le modèle 〜てくる, qui exprime :

  • une action effectuée avant de revenir,
  • ou un changement qui “arrive” vers le locuteur.

Exemple :
学校に行ってくる。 → « Je vais à l’école et je reviendrai. »

Traduction naturelle

La traduction la plus proche du sens réel est : « J’y vais et je reviens. »

Mais la traduction la plus naturelle en français reste : « À tout à l’heure ! »/ « Je pars ! »

2. Itterasshai (いってらっしゃい)

Lorsque quelqu’un dit ittekimasu, la réponse appropriée est itterasshai ! Littéralement, itterasshai signifie : « vas-y… et reviens-nous ». Dans la vie quotidienne, cela correspond à « à tout à l’heure », « bonne journée », ou « prends soin de toi », mais aucune de ces traductions ne rend vraiment la douceur et la bienveillance contenues dans l’expression japonaise.

Itterasshai résulte de deux éléments :

  • 行く (iku) → aller
  • いらっしゃる (irassharu) → forme honorifique de venir / être

Ensemble, le sens devient : « Je te laisse partir, mais reviens en sécurité. »

Ainsi :

  • Ittekimasu exprime : « Je pars maintenant, mais rassure-toi, je reviendrai sain et sauf. »
  • Itterasshai signifie : « Tu vas partir, mais reviens-nous en sécurité. »

Forme familière : 行っておいで (itte oide)

La version plus décontractée d’itterasshai est itte oide. Le mot おいで (oide) signifie littéralement « viens ici », mais dans ce contexte, il garde l’idée : « Vas-y, et reviens ensuite.». C’est une forme souvent utilisée au sein de la famille ou entre amis proches. Parfois même, on dit simplement おいで ! (oide!) en mode très familier.

Quand l’utiliser ?

Bien sûr, vous n’avez pas besoin d’attendre que quelqu’un dise ittekimasu pour répondre itterasshai. Si vous voyez une personne partir, vous pouvez naturellement lui lancer : « Itterasshai ! » (Sous-entendu : « Bon courage ! À tout à l’heure ! »)

Exemple de dialogue (frère et sœur)

としお:アイス、買いに行くけど。
Toshio : Aisu, kai ni iku kedo.
Toshio : Je vais acheter une glace.

みか:いいね!わたしのもお願い。
Mika : Ii ne ! Watashi no mo onegai.
Mika : Super ! Tu peux m’en prendre une aussi ?

としお:じゃ、いってくる!
Toshio : Jaa, itte kuru !
Toshio : Ok, j’y vais !

みか:いってらっしゃい!
Mika : Itterasshai !
Mika : À tout à l’heure !

Exemple 2 : Mika et sa mère

みか:お母さん、いってきます!
Mika : Okaasan, ittekimasu !
Mika : Maman, je sors !

母:どこ行くの?
Haha : Doko iku no ?
La mère : Où vas-tu ?

みか:友達と映画、見に。待ち合わせに遅れそうだから、バイバイ!いってきます。
Mika : Tomodachi to eiga mi ni. Machiawase ni okure sou dakara, baibai! Ittekimasu.
Mika : Je vais voir un film avec une amie. Je risque d’être en retard, alors bye ! J’y vais !

母:はい、いってらっしゃい、気をつけてね!
Haha : Hai, itterasshai, ki o tsukete ne !
La mère : D’accord, à tout à l’heure, fais attention !

Ittekimasu n’est pas un simple « au revoir »

Il ne doit pas être utilisé comme un adieu classique :

  • Ittekimasu implique que l’on reviendra à l’endroit que l’on quitte.
  • Itterasshai implique que l’on attend ce retour.

La plupart du temps, ittekimasu est prononcé en premier — mais ce n’est pas une règle absolue. Ensemble, ces deux formules créent un sentiment chaleureux, lié à l’idée de partir puis revenir dans un lieu où l’on est attendu.

Quand ne pas utiliser Ittekimasu et Itterasshai

Ittekimasu et itterasshai sont utilisés lorsqu’une personne quitte un lieu pour y revenir ensuite. C’est précisément pour cette raison qu’ils ne conviennent pas à toutes les situations. Ces expressions impliquent subtilement : « Je pars… mais je reviendrai ici. » Elles ne doivent donc être utilisées que lorsque ce sens fait réellement sens.

Exemples où l’on n’utilise pas ittekimasu

  • en quittant un magasin, un restaurant, ou tout autre lieu commercial ;
  • en repartant de chez quelqu’un lorsqu’on était invité.

Dans ces contextes, dire ittekimasu reviendrait à sous-entendre : « Je reviendrai quand je veux », ce qui peut sembler impoli ou intrusif. La formule correcte lorsque vous quittez la maison de quelqu’un est : お邪魔しました (ojama shimashita) — “Merci de m’avoir reçu / désolé du dérangement.”

Quand éviter itterasshai ?

De la même manière, vous ne devez pas dire itterasshai à un invité sauf si la personne vit réellement chez vous.

Voici ce qu’il faut dire à la place :

  • またね (mata ne) — « À plus tard ! » (décontracté)
  • 失礼します (shitsureishimasu) — formule respectueuse pour prendre congé
  • さようなら (sayonara) — « au revoir » (plus formel)

Itterasshai ne s’emploie que lorsque :

  • vous restez sur place,
  • la personne qui part revient normalement dans ce même lieu,
  • et il existe une relation familière ou amicale.

L’utiliser avec des inconnus ou dans des situations formelles peut sembler étrangement intime ou déplacé.

Comment utiliser Tadaima et Okaerinasai

Tout comme ittekimasu et itterasshai, ces deux expressions vont toujours ensemble.
Tadaima et okaerinasai (ou okaeri) sont utilisées lorsqu’une personne revient dans un lieu familier.

1. Tadaima (ただいま)

Littéralement, tadaima signifie « maintenant ».
En le décomposant :

  • tada → « juste »
  • ima → « maintenant »

Cependant, dans ce contexte précis, il s’agit d’une forme abrégée de :

ただいま帰りました (tadaima kaerimashita)
👉 « Je viens juste de rentrer. »

Tadaima est utilisé par la personne qui revient à la maison, au bureau ou dans un lieu familier, après s’être absentée.

2. Okaerinasai (お帰りなさい)

Lorsque vous êtes la personne qui accueille quelqu’un qui revient, vous dites
おかえりなさい (okaerinasai).

Cette expression est utilisée en réponse à tadaima, pour reconnaître le retour de l’autre.

Décomposition :

  •  : préfixe honorifique
  • 帰り (kaeri) : retour
  • なさい (nasai) : forme impérative polie (« veuillez… »)

Littéralement, okaerinasai signifie :
👉 « Revenez en toute sécurité » ou plus naturellement : « Bon retour ! »

La forme courte おかえり (okaeri) est la version familière, utilisée entre :

  • collègues dans un cadre informel.
  • membres de la famille,
  • amis proches,

Dans la vie quotidienne

À la maison, une personne qui rentre de l’école, du travail ou d’une course dira tadaima, et les personnes présentes répondront okaeri ou okaerinasai.

Au travail, il est également courant de saluer un collègue qui revient d’une réunion, d’une course ou même d’une courte pause avec okaeri.

Exemple 1

としお:ただいま!バニラアイス、買ってきたよ!
Toshio : Tadaima ! Banira aisu katte kita yo !
Toshio : Je suis rentré ! J’ai acheté de la glace à la vanille !

みか:おかえりなさい!ありがとう。
Mika : Okaerinasai ! Arigatou.
Mika : Bon retour ! Merci !

Exemple 2

みか:ただいま!
Mika : Tadaima !
Mika : Je suis rentrée !

母:おかえり。楽しかった?
Haha : Okaeri. Tanoshikatta ?
La mère : Bon retour ! Tu t’es bien amusée ?

みか:うん!
Mika : Un !
Mika : Oui !

Quand ne pas utiliser Tadaima et Okaerinasai

Même si tadaima et okaerinasai sont des expressions du quotidien à la maison ou dans des environnements familiers, elles ne s’emploient pas dans toutes les situations.

On n’utilise généralement pas tadaima lorsque l’on revient dans un lieu avec lequel on n’a aucun lien personnel, comme :

  • la maison d’un inconnu,
  • un lieu public,
  • un espace dans lequel on ne fait que passer.

De la même manière, okaerinasai est réservé à l’accueil d’une personne qui entretient un lien réel avec le lieu :

  • membres de la famille,
  • amis proches,
  • collègues,
  • clients ou invités dans un hôtel.

L’utiliser dans un contexte professionnel ou informel sans relation préalable peut sembler étrange, trop familier ou déplacé.

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FAQ

Que signifie « Ittekimasu » et quand l’utilise-t-on ?

Ittekimasu (いってきます) est une expression utilisée lorsqu’une personne est sur le point de quitter un lieu, comme la maison ou le bureau.
Littéralement, elle signifie : « Je pars et je reviens », et transmet l’idée :
« Je m’en vais maintenant, mais je reviendrai sain et sauf. »

Son usage est proche de « à tout à l’heure » en français.

Comment répondre à « Ittekimasu » ?

La réponse appropriée à ittekimasu est itterasshai (いってらっしゃい), qui signifie littéralement « allez-y et revenez ».
Cette expression véhicule le message :
« Tu pars, mais reviens en toute sécurité. »

Elle s’apparente à « bonne journée »« prends soin de toi » ou « à tout à l’heure » en français.

Que signifie « Tadaima » et quand l’utilise-t-on ?

Tadaima (ただいま) est une expression utilisée lorsqu’une personne rentre chez elle ou dans un lieu familier.
Elle se traduit par « Je suis rentré(e) » ou « Me revoilà », et signale simplement son retour.

Comment répondre à « Tadaima » ?

La réponse habituelle à tadaima est okaerinasai (おかえりなさい), qui signifie « bon retour » ou « bienvenue à la maison ». Cette formule reconnaît et accueille la personne qui revient.

Peut-on utiliser « Ittekimasu » et « Itterasshai » dans un contexte professionnel ?

Oui, d’autres expressions fréquemment utilisées incluent :
Konbanwa (こんばんは) : « Bonsoir »
Ohayō gozaimasu (おはようございます) : « Bonjour » (le matin)
Konnichiwa (こんにちは) : « Bonjour » / « Bon après-midi »

Existe-t-il d’autres salutations japonaises courantes liées aux départs et aux arrivées ?

Yes, other related phrases include:​

“Konbanwa” (こんばんは): Used to say “good evening.”

“Ohayou gozaimasu” (おはようございます): Used to say “good morning.”​

“Konnichiwa” (こんにちは): Used to say “good afternoon” or “hello.

Pour aller plus loin :

Combien d’heures d’étude faut-il pour réussir le JLPT ? Le Japanese Language Proficiency Test est la référence pour mesurer votre niveau de japonais. L’une des premières questions que l’on se pose est souvent : « Combien de temps dois-je prévoir pour me préparer au JLPT ? »

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  • votre niveau actuel,
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Heures d’étude nécessaires pour préparer les JLPT N5 à N1

how many hours needed to pass the jlpt
Niveau JLPTHeures nécessaires d’étude
Avec connaissance des KanjiSans connaissance des kanji
N5350 heures400 – 500 heures
N4550 heures800 – 1,000 heures
N3900 heures1,325 heures
N21,500 heures2,200 heures
N12,150 heures3,900 – 4,500 heures

Le nombre d’heures nécessaires pour réussir le JLPT peut varier considérablement selon les apprenants.
Si vous vivez au Japon ou êtes régulièrement exposé(e) au japonais — notamment aux kanji — vous progresserez généralement plus vite grâce à la pratique quotidienne et à l’immersion.
De même, les apprenants qui parlent déjà le chinois ou le coréen ont souvent besoin de moins d’heures, en raison des similarités avec les kanji ou certaines structures grammaticales.

Notez que les chiffres indiqués ci-dessus représentent des totaux cumulatifs.
Par exemple, pour atteindre le niveau JLPT N2, il faut environ 1 500 à 2 200 heures au total, et non pas seulement 1 000 heures après avoir obtenu le N3.
Si vous avez déjà validé le N4 et que vous visez le N3, il vous faudra environ 250 à 400 heures supplémentaires, selon votre niveau.

Pour vous aider à planifier votre étude, voici un récapitulatif des heures totales estimées pour chaque niveau du JLPT, ainsi qu’une estimation du temps nécessaire si vous étudiez 1 heure par jour.
Nous incluons aussi une projection si vous étudiez 2 heures par jour.

Combien de jours faut-il pour étudier pour le JLPT ?

Niveau JLPTJours nécessaires (1 h/jour)Jours nécessaires (2 h/jour)
N5250 – 400 jours125 – 200 jours
N4600 – 750 jours300 – 375 jours
N3950 – 1,100 jours475 – 550 jours
N21,600 – 2,200 jours800 – 1,100 jours
N12,150 – 4,500 jours1,075 – 2,250 jours

Que signifient ces chiffres ?

Certaines personnes peuvent atteindre le JLPT N5 en seulement 6 mois, et avec une étude intensive, il est même possible de réussir le JLPT N1 en moins de 2 ans.
Cependant, tout dépend de votre rythme et de votre régularité.

Voici un aperçu général basé sur une étude d’1 heure par jour :

  • N5 : Avec 1 h/jour, vous pouvez être prêt(e) en moins d’un an.
  • N4 : Ce niveau renforce le vocabulaire et la grammaire du N5. Il faut environ 1,5 à 2 ans.
  • N3 : Niveau intermédiaire, avec un grand saut en vocabulaire et en kanji. Environ 3 ans à 1 h/jour.
  • N2 : Niveau intermédiaire avancé, avec de la grammaire complexe et des matériaux proches du réel. Souvent 4,5 à 6 ans à 1 h/jour.
  • N1 : Peut demander environ 6 ans à raison de 2 h/jour, ou plus de 12 ans si vous étudiez légèrement.

Heures d’étude nécessaires pour le JLPT N5

Temps d’étude estimé : 350 à 500 heures

For students with kanji knowledge, it takes around 350 hours to study for the JLPT! It’s close to the hours you would spend in preparing for a driver’s license in Japan.
Pour les autres étudiants qui n’ont pas de connaissances préalables en kanji, il faut compter entre 400 et 500 heures d’étude. Cela correspond à peu près au temps nécessaire pour suivre une formation et obtenir un diplôme de pâtisserie au Cordon Bleu, qui représente environ 453 heures de cours.

Le nombre d’heures peut sembler important lorsque vous débutez totalement le japonais.
En effet, avant même d’aborder les kanji ou la grammaire, vous devez d’abord apprendre les bases : hiragana, katakana, vocabulaire essentiel, etc.
Cela explique pourquoi la préparation du N5 demande plus d’heures que les niveaux supérieurs.

Heures d’étude nécessaires pour le JLPT N4

Temps d’étude estimé : 550 à 1 000 heures

Le JLPT N4 s’appuie sur tout ce que vous avez appris au niveau N5.
Vous élargirez votre vocabulaire jusqu’à environ 1 500 mots et connaîtrez près de 300 kanji.
La grammaire devient un peu plus complexe, et vous commencerez à comprendre davantage de japonais conversationnel, comme des instructions simples ou des dialogues informels.

our les étudiants ayant déjà des connaissances en kanji, il faut environ 550 heures pour réussir l’examen.
Pour un apprenant non natif en anglais, cela correspond à peu près au temps nécessaire pour améliorer son score au TOEIC de 500 à 700. Pour les autres étudiants, il faut compter environ 787 heures. Avec ce volume d’heures, vous pourriez devenir conducteur de train au Japon !

Heures d’étude nécessaires pour le JLPT N3

Temps d’étude estimé : 900 à 1 325 heures

Le N3 représente un grand saut de difficulté et marque votre entrée dans le japonais intermédiaire.
Vous devrez connaître environ 650 kanji et 3 700 mots de vocabulaire.
À ce niveau, vous devriez être capable de comprendre des contenus écrits et oraux sur des sujets du quotidien, avec parfois un peu de langage abstrait.

Pour les étudiants ayant des connaissances en kanji, il faut environ 900 heures.
Cela correspond au temps requis pour obtenir un diplôme espagnol de cuisine au Cordon Bleu, qui demande environ 880 heures.

Pour les autres étudiants n’ayant aucune connaissance préalable des kanji, il faut environ 1 325 heures de préparation pour le JLPT N3.
Avec ce nombre d’heures, vous pourriez devenir architecte, une formation qui nécessite environ 1 500 heures.

Heures d’étude nécessaires pour le JLPT N2

Temps d’étude estimé : 1 500 à 2 200 heures

Le N2 est souvent requis pour travailler au Japon ou entrer dans une université japonaise. Vous devrez connaître environ 1 000 kanji et 6 000 mots de vocabulaire.
Le test inclut des textes plus complexes, une grammaire plus nuancée et un japonais parlé nettement plus rapide.

Pour les apprenants ayant déjà une base solide en kanji, il faut environ 1 475 heures de préparation — soit le temps nécessaire pour devenir copilote d’un avion ! Pour les autres, il faut environ 2 200 heures, ce qui correspond presque au temps nécessaire pour obtenir un USCPA (Certified Public Accountant).

Heures d’étude nécessaires pour le JLPT N1

Temps d’étude estimé : 2 150 à 4 500 heures

Pour réussir le JLPT N1, il faut en général 3 900 à 4 500 heures d’étude si vous partez sans connaissance des kanji.
Si vous maîtrisez déjà la plupart des kanji, environ 2 150 heures suffisent.

Vous remarquerez qu’il existe un énorme écart entre le N2 et le N1.
Le N1 exige une compréhension beaucoup plus approfondie de la grammaire, du vocabulaire et des kanji.
C’est pourquoi de nombreux apprenants mettent 1 à 3 ans juste pour passer du N2 au N1, après avoir déjà étudié pendant plusieurs années pour atteindre le N2.

Pour vous donner une idée :

  • 2 150 heures, c’est le temps qu’il faudrait pour traverser l’île principale du Japon (Honshū) à pied, du sud de Yamaguchi jusqu’au nord d’Aomori.
  • 4 500 heures, c’est environ le temps nécessaire pour faire le tour du monde en croisière.

Réussissez le JLPT avec Coto Academy !

Maintenant que vous savez combien de temps il faut pour préparer le JLPT, il est temps de construire votre plan d’étude !

La meilleure façon de réussir le JLPT est d’étudier dans une école de japonais reconnue, comme Coto Academy.

Coto Academy propose des cours de préparation JLPT en ligne et en présentiel à Tokyo, encadrés par des enseignants expérimentés qui vous guideront dans chaque section de l’examen.
Que vous visiez le N5 ou le N1, notre environnement d’apprentissage structuré et bienveillant vous aidera à rester motivé(e) et à progresser régulièrement.

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FAQ sur les heures d’étude pour le JLPT

Combien d’heures faut-il pour réussir le JLPT N5 ?

Il faut généralement 350 à 500 heures d’étude pour réussir le JLPT N5.
Ce niveau couvre la grammaire de base, le vocabulaire essentiel et les systèmes hiragana/katakana.

Puis-je réussir le JLPT en étudiant seul ?

Oui, de nombreux apprenants réussissent le JLPT en autodidacte.
Cependant, suivre un cours structuré comme ceux proposés par Coto Academy peut considérablement améliorer votre efficacité et vos chances de réussite.

Est-il possible de devenir fluent en japonais en 2 ans ?

Oui, c’est possible si vous étudiez régulièrement et que vous vous immergez dans la langue.
Pour atteindre un niveau conversationnel, visez 1,5 à 3 heures d’étude par jour, pratiquez l’expression orale, et exposez-vous au japonais réel (TV, podcasts, livres).

Puis-je réussir le JLPT N3 en 1 an ?

Oui, vous pouvez réussir le JLPT N3 en un an si vous étudiez environ 3 heures par jour de manière constante.
Il faut entre 900 et 1 325 heures pour se préparer au N3.

Si vous apprenez le japonais, vous avez probablement déjà entendu parler des kanji — ces caractères complexes qui constituent une grande partie de l’écriture japonaise. Mais avec plus de 50 000 kanji existants, il est facile de se sentir dépassé et de se demander si vous parviendrez un jour à les lire et les écrire.

La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin de connaître ces 50 000 caractères pour lire et écrire correctement en japonais. Maîtriser seulement quelques centaines de kanji peut déjà vous mener très loin.

Mais alors, comment savoir sur lesquels se concentrer ?
Dans ce guide ultime pour maîtriser les kanji, nous verrons les caractères les plus courantscomment les apprendre efficacement, ainsi que des conseils pour les mémoriser et les utiliser au quotidien.

Et si vous avez besoin de conseils personnalisés ou d’un accompagnement pour apprendre le japonais, n’hésitez pas à nous contacter directement.

Qu’est-ce que le kanji ?

Les kanji sont l’un des trois systèmes d’écriture principaux du japonais, aux côtés des hiragana et des katakana.
Ils sont composés de caractères empruntés au système d’écriture chinois, et chacun représente une idée ou un concept spécifique.

Pourquoi est-il important d’apprendre les kanji ?

Les kanji sont une partie essentielle de la langue japonaise. Contrairement aux hiragana et katakana, qui sont des syllabaires phonétiques, les kanji forment un système logographique : chaque caractère représente une idée ou un concept.
Les phrases japonaises mélangent généralement kanji, hiragana et katakana, ce qui rend indispensable la maîtrise des trois systèmes d’écriture pour lire et écrire couramment.

Les kanji sont omniprésents : dans la littérature, les journaux, les magazines, la signalisation, les noms de rues, de bâtiments et d’entreprises. Ils font donc partie intégrante de la culture japonaise. Pour toute personne souhaitant devenir réellement fluente, apprendre les kanji est incontournable.

Mais au-delà de leur importance culturelle, vous remarquerez que lire un texte avec des kanji est beaucoup plus facileque lire un texte entièrement en hiragana ou katakana.
Pourquoi ? Parce que les kanji apportent des indices visuels et découpent le texte en unités de sens.

En japonais, contrairement à l’anglais, il n’y a pas d’espaces entre les mots. Par exemple :

わたしはいぬがすきです。
Watashi wa inu ga suki desu.

Imaginez lire une phrase en anglais sans espaces :

Jaimeleschiens.

Pas très agréable à lire, n’est-ce pas ?

Maintenant, si l’on remplace certains hiragana par des kanji :

私は犬が好きです。

Grâce à leurs formes distinctes et à leurs structures visuelles, les kanji permettent de transmettre l’information plus clairement et plus rapidement qu’avec du hiragana ou du katakana seuls. Le sens global d’une phrase devient ainsi plus facile à saisir.

Combien de kanji devriez-vous apprendre par jour ?

Le nombre de kanji que vous pouvez apprendre quotidiennement varie selon plusieurs facteurs :
votre style d’apprentissage, votre disponibilité, votre mémoire, et votre niveau actuel.

Pour donner un repère, on peut observer ce qui est enseigné dans les cours de japonais :

  • Dans la plupart des classes débutantes à intermédiaires, on apprend entre 5 et 10 kanji par jour.
  • Dans les cours intensifs, il est courant d’en apprendre jusqu’à 20 par jour.

Cependant, plus vous progressez, plus les kanji deviennent complexes et rares, et plus leur étude devient exigeante.

En général, il est raisonnable de viser 5 à 10 kanji par jour. Certains apprenants peuvent en gérer davantage, mais la plupart commettent l’erreur de vouloir mémoriser un maximum de kanji juste avant un test.

Notre conseil : ne faites pas ça.
Cela mène au surmenage, et vous retiendrez très peu d’informations.

L’objectif n’est pas d’apprendre beaucoup, mais d’apprendre bien : comprendre le sens, les lectures, l’ordre des traits et s’entraîner suffisamment pour garantir une mémorisation durable.

Combien de kanji devez-vous connaître ?

Pour commencer, prenons comme référence le nombre de kanji requis pour chaque niveau du JLPT.

  • JLPT N5 : environ 100 kanji.
    Si vous apprenez 5 à 10 kanji par jour, vous pourrez atteindre cet objectif en 10 à 20 jours.
  • JLPT N4 : il faut apprendre 200 kanji supplémentaires, soit environ 300 kanji au total.
    Cela peut généralement être accompli en un à deux mois.
  • JLPT N3 : le programme couvre environ 650 kanji.
    Vous n’avez pas besoin de tous les connaître pour réussir, mais il est impossible de prévoir lesquels apparaîtront à l’examen.
  • JLPT N2 : environ 1 000 kanji sont nécessaires.
  • JLPT N1 : environ 2 000 kanji sont recommandés.

Au moment où vous préparez le N1, vous aurez en général mis en place une routine d’étude solide pour les kanji et le vocabulaire.
Comme le JLPT N1 teste énormément de kanji dans des phrases complexes, il devient plus efficace d’apprendre les kanji en fonction de leur usage réel plutôt que de mémoriser uniquement leur sens ou leur prononciation.

Pour être considéré comme réellement fluide en japonais, il faut connaître environ 1 500 à 2 500 kanji, soit l’équivalent d’un niveau N2/N1.

Qu’est-ce que les Joyo Kanji ?

Bien qu’il existe plus de 50 000 kanji, le Japon utilise une liste officielle appelée joyō kanji (常用漢字).
Cette liste regroupe les caractères considérés comme « d’usage courant » par le gouvernement japonais.

Créée en 1981 par le ministère de l’Éducation, elle comprenait à l’origine 1 945 kanji, puis a été étendue à 2 136 caractères en 2010.
Ce sont les kanji enseignés dans les écoles japonaises et ils constituent la base de la littératie pour tous les locuteurs natifs.

8 étapes pour apprendre les kanji efficacement

1. Commencer par les bases : vocabulaire et systèmes d’écriture

Si vous suivez un cours de japonais débutant, n’attendez pas que l’enseignant vous plonge dans les kanji dès le premier jour !
Il est généralement recommandé de commencer par les bases :

  • apprendre les mots essentiels en japonais,
  • maîtriser les systèmes d’écriture hiragana et katakana.

Ces deux syllabaires sont fondamentaux pour lire et écrire, car ils représentent les sons du japonais.

Construire un socle de vocabulaire de base est également important : cela vous permet de communiquer même sans kanji. Apprendre les mots essentiels, les phrases simples et les premières structures grammaticales vous aide à comprendre la logique de la langue et à former vos premières phrases.

Une fois que vous maîtrisez les hiragana, les katakana et un peu de vocabulaire, vous pouvez introduire progressivement les kanji dans votre apprentissage.

2. Fixer des objectifs réalistes

Étudier les kanji tous les jours est important… mais seulement si vous fixez des objectifs réalistes !
Pensez à la vitesse à laquelle vous souhaitez maîtriser les environ 2 200 kanji nécessaires pour lire un journal japonais couramment. Est-ce vraiment faisable pour vous ?

Par exemple, si vous souhaitez atteindre cet objectif en un an, cela signifie apprendre environ 6 à 7 kanji par jour.

Demandez-vous :

  • Pourrez-vous vraiment étudier chaque jour, sans exception ?
  • Qu’en est-il des vacances ?
  • Et des jours où vous serez malade ou trop fatigué ?

Si vous pouvez vous engager à étudier quotidiennement, c’est formidable !

Mais si ce rythme vous semble trop élevé, pas d’inquiétude. Vous pouvez :

  • prolonger votre objectif à deux ans,
  • ou simplement trouver un rythme qui vous correspond mieux.

L’essentiel, ce n’est pas d’aller vite : c’est de trouver un équilibre qui vous permette d’apprendre durablement, sans vous épuiser.

3. Apprendre les radicaux des kanji

Les radicaux, appelés bushu (部首) en japonais, sont les blocs de construction des kanji. Ce sont de petits éléments ou caractères qui composent un kanji plus grand.
Ils peuvent indiquer un sens, donner un indice de prononciation, ou servir de marqueur sémantique.

Apprendre les radicaux permet de comprendre la structure et le sens des kanji, ainsi que les liens entre eux. C’est une base essentielle pour progresser plus facilement et rendre l’apprentissage plus intuitif.

Prenons un exemple simple :

Si vous voyez ce kanji : 森 (mori), qui signifie “forêt”, vous remarquerez qu’il est composé de trois radicaux 木 (arbre) empilés les uns sur les autres.

En reconnaissant le radical 木, vous pouvez deviner que le caractère aura un lien avec les arbres ou la nature.
Puisque 木 signifie “arbre”, il est logique que 森 signifie “forêt”.

Voici quelques radicaux courants, leur signification, et un exemple de kanji utilisant ce radical :

RadicalSignificationExemple de kanjiSens du kanji
人 (ひと)Personne休 (やす)Se reposer
日 (ひ)Soleil明 (あか)Lumineux
月 (つき)Lune朝 (あさ)Matin
木 (き)Arbre林 (はやし)Bois
火 (ひ)Feu灰 (はい)Cendres
水 (みず)Eau池 (いけ)Étang
山 (やま)Montagne岩 (いわ)Roche
口 (くち)Bouche唇 (くちびる)Lèvres
心 (こころ)Coeur愛 (あい)Amour
手 (て)Main持 (も)Tenir

4. Apprendre les composés de kanji

Si les radicaux sont les petites pièces qui forment un kanji, les mots composés (jukugo / 熟語) sont quant à eux des mots créés par l’association de plusieurs kanji.

Exactement comme des lettres qui forment des mots — sauf qu’ici, chaque “lettre” est porteuse d’un sens.

Par exemple :

  • 日 (soleil / jour)
  • 本 (origine / livre)

Pris séparément, ils ont leur propre signification.
Ensemble, ils forment 日本 (Nihon / Nippon), qui signifie “Japon”.

Un piège courant : apprendre les kanji individuellement mais oublier leurs composés, alors qu’ils sont indispensables pour comprendre le vocabulaire japonais.

Prenons 人 (hito / nin), que vous connaissez peut-être.

Combiné avec d’autres kanji, il donne :

  • 二人 (futari) — deux personnes
  • 社会人 (shakaijin) — adulte actif / personne dans la société
  • 人間 (ningen) — être humain / humanité

Vous le voyez : apprendre 1 000 kanji, c’est aussi apprendre leurs multiples combinaisons !

En maîtrisant les composés, vous accédez à un vocabulaire bien plus large et vous comprenez plus rapidement le sens des mots.

5. Pratiquer l’écriture des kanji

Même si vous n’êtes pas un apprenant visuel ou kinesthésique, l’apprentissage des kanji reste un processus très visuel.
Nous recommandons vivement de pratiquer l’écriture régulièrement pour renforcer la compréhension et la mémoire musculaire.

Utilisez du papier quadrillé ou des feuilles d’entraînement indiquant l’ordre correct des traits.

Si vous manquez de temps (ou de papier), il existe d’excellentes applications comme Kaizen, qui vous permettent de pratiquer les traits directement sur votre téléphone.

6. Apprendre l’ordre des traits

Connaître l’ordre des traits des kanji est utile pour plusieurs raisons :

  • Cela garantit une écriture correcte et lisible, car un bon ordre donne des caractères harmonieux et cohérents.
  • Cela aide à reconnaître et différencier les kanji, car de petites variations de traits peuvent changer complètement un caractère.
  • Cela améliore la mémoire visuelle et kinesthésique, puisque répéter les traits dans l’ordre renforce la mémorisation.
  • C’est essentiel pour la calligraphie, car cela influence l’équilibre et l’esthétique des kanji.

En bref, apprendre l’ordre des traits améliore votre écriture, votre reconnaissance des kanji et votre capacité à les mémoriser durablement.

7. Utiliser des flashcards ou la répétition espacée

Apprendre à lire les kanji est aussi important que d’apprendre à les écrire.
Une méthode simple consiste à utiliser des applications mobiles comme Anki ou Flashcards Deluxe, qui fonctionnent grâce au système de répétition espacée (SRS).

Comment cela fonctionne :

  • Vous créez vos propres cartes : kanji d’un côté, signification ou prononciation de l’autre.
  • Vous pouvez aussi utiliser des phrases contenant le kanji, ou essayer d’écrire le kanji correspondant à un mot de votre langue maternelle.
  • Le SRS adapte la fréquence en fonction de votre niveau :
    • si vous maîtrisez un kanji, il apparaîtra moins souvent ;
    • si vous avez du mal, il reviendra plus fréquemment jusqu’à ce que vous le reteniez.

Avec ces applications, l’apprentissage devient personnalisé, motivant et beaucoup plus efficace. Essayez et voyez vos progrès en lecture !

8. Lire beaucoup et souvent

Pas besoin d’être avancé pour commencer à lire en japonais.

Si vous avez un niveau intermédiaire, essayez de lire vos mangas préférés en version originale.
Bonne nouvelle : la plupart utilisent un japonais courant et comportent des furigana, ce qui facilite la transition du tout-hiragana vers la lecture avec kanji.

Les sites web, blogs et réseaux sociaux sont aussi d’excellentes ressources pour vous immerger dans des textes japonais. Explorez des sujets qui vous passionnent — culture, langue japonaise, cuisine, anime, actualité, etc.
Votre apprentissage sera bien plus agréable si vous l’alimentez avec des contenus que vous aimez.

Si vous préférez l’audiovisuel, des plateformes comme Crunchyroll proposent des anime et des films :

  • choisissez des dessins animés pour enfants,
  • activez les sous-titres en japonais,
  • suivez en même temps l’audio et le texte pour améliorer lecture et écoute simultanément.

Pour les lectures simples et authentiques, NHK News Web Easy est une ressource incontournable : des articles d’actualité en japonais facile, parfaits pour pratiquer dans un contexte réel.

📌 À lire aussi : 10 kanji parmi les plus difficiles

Erreurs courantes à éviter lorsqu’on apprend les kanji

Apprendre les kanji peut être difficile, et il est fréquent que les débutants commettent certaines erreurs. Voici celles qu’il vaut mieux éviter :

1. Négliger l’ordre des traits

Faites attention à l’ordre correct des traits lorsque vous écrivez un kanji.
Respecter l’ordre officiel aide à mieux reconnaître les caractères et à écrire plus facilement.
Sauter ou modifier un trait rendra le kanji plus difficile à identifier et à reproduire correctement.

2. Se concentrer uniquement sur la mémorisation

Ne considérez pas les kanji comme une simple liste de caractères à mémoriser.
Comprenez leur sens, leurs radicaux, leurs composants, et apprenez comment ils se combinent pour former des mots.
Le contexte est essentiel pour retenir un kanji durablement.

3. Négliger le contexte et le vocabulaire

Les kanji doivent être appris dans leur contexte.
Mémoriser un caractère et ses lectures sans connaître les mots et expressions dans lesquels il apparaît limite énormément la compréhension.

Étudiez les mots contenant ce kanji pour comprendre son usage réel.

Exemple : le kanji  signifie “écrire / livre”.
Mais c’est en le voyant dans des mots comme :

  • 図書館 (toshokan – bibliothèque)
  • 読書 (dokusho – lecture)
    …que vous saisirez vraiment son sens et ses nuances.

4. Ignorer les différentes lectures

Un même kanji peut avoir plusieurs lectures :

  • lecture on-yomi (origine chinoise)
  • lecture kun-yomi (origine japonaise)

Évitez de penser qu’un kanji n’a qu’une seule prononciation.
Le contexte détermine la lecture correcte.

Apprendre les mots réels dans lesquels apparaît le kanji est la meilleure solution pour mémoriser naturellement ses différentes lectures.

5. Vouloir aller trop vite

Les kanji constituent un domaine complexe de la langue japonaise.
Évitez d’essayer d’en apprendre des dizaines d’un coup sans compréhension réelle.

Misez sur la qualité plutôt que la quantité.
Établissez une routine régulière et apprenez un nombre raisonnable de kanji chaque jour, en révisant systématiquement.

6. Manquer de révision et de consolidation

Une révision régulière est indispensable pour retenir les kanji.
Sans répétition, ils s’oublient vite.

  • Programmez des sessions de révision.
  • Continuez à écrire les kanji pour renforcer votre mémoire visuelle et musculaire.
  • Faites des exercices avec des flashcards (30 minutes par jour peuvent suffire !)

Et n’oubliez pas :
revoyez non seulement la forme du kanji, mais aussi

  • sa signification,
  • ses mots composés,
  • ses lectures on-yomi et kun-yomi.

7. N’utiliser qu’une seule ressource

Variez les ressources pour enrichir votre apprentissage :

  • manuels,
  • sites web,
  • flashcards,
  • applications mobiles,
  • techniques mnémotechniques,
  • jeux de kanji,
    etc.

Plus votre exposition est diversifiée, plus votre mémorisation sera solide et durable.

Conclusion

Apprendre les kanji peut sembler difficile, mais avec une approche progressive et structurée, cela devient une expérience à la fois enrichissante et motivante.
Commencez par les bases, radicaux, ordre des traits, vocabulaire simple, puis avancez progressivement vers les joyō kanji.
Pratiquez régulièrement, utilisez différentes ressources en ligne et évitez les erreurs les plus courantes.

Avec constance et la bonne méthode, vous pouvez réellement progresser, gagner en confiance, et ouvrir la porte à de nouvelles opportunités au Japon.

Commencez à apprendre le japonais et maîtrisez les kanji !

Vous avez un objectif en japonais ? Nous pouvons vous aider à l’atteindre.
Si vous ne connaissez pas encore votre niveau, nous proposons un test de niveau gratuit pour vous guider dans votre parcours d’apprentissage.

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FAQ

Combien de caractères kanji existe-t-il au total ?

Le nombre de kanji est immense : on en recense des dizaines de milliers, y compris des caractères rares ou historiques.
Cependant, dans la vie quotidienne japonaise, on utilise généralement entre 2 000 et 3 000 kanji.

Combien de kanji dois-je connaître pour être fluent en japonais ?

Le nombre de kanji nécessaires pour être considéré comme “fluent” dépend du contexte et de votre utilisation du japonais.
En général, atteindre un bon niveau de fluidité implique d’apprendre entre 2 000 et 3 000 kanji, ce qui correspond aux kanji listés dans les joyō kanji.

Qu’est-ce que la liste des joyō kanji ?

Les joyō kanji sont les caractères officiellement désignés comme “kanji d’usage quotidien” au Japon.
La liste comprend 2 136 kanji, considérés comme essentiels pour la communication courante : journaux, magazines, livres, documents officiels, etc.
Elle sert de référence standard pour les apprenants et est fréquemment utilisée pour évaluer la maîtrise des kanji.

Combien de kanji devrais-je apprendre par jour ?

Commencez avec une quantité raisonnable, comme 5 à 10 kanji par jour, puis augmentez progressivement le rythme lorsque vous êtes plus à l’aise. C’est une approche efficace et durable.

Prêt(e) à apprendre quelques verbes japonais, ou どうし (動詞) ? 100 mots peuvent sembler beaucoup, mais il existe 898 espèces de Pokémon au total. Si on y pense, notre liste représente moins d’un dixième de ce nombre. Combien en connaissez-vous, et à quelle fréquence les utilisez-vous dans vos conversations quotidiennes en japonais (les verbes, pas les Pokémon) ?

Le nombre de mots que vous connaissez en dit long sur votre niveau de japonais. Par exemple, si vous connaissez entre 500 et 1 000 mots de base, vous êtes un(e) débutant(e) non officiel(le). Passez à 2 000 mots et vous pouvez vous féliciter, vous êtes alors un(e) apprenant(e) de niveau intermédiaire. Pour être considéré(e) comme avancé(e), comptez environ 8 000 mots.

Les verbes sont l’épine dorsale de toute langue, et le japonais ne fait pas exception.
Voyons maintenant quelques verbes japonais essentiels pour débutants, que vous entendrez dans presque toutes les conversations !

Comment Apprendre les Verbes Japonais

infographique verbes japonais de base

S’il y a bien une chose encore plus importante que de mémoriser du nouveau vocabulaire japonais, c’est d’apprendre les bons mots. C’est pourquoi apprendre les verbes japonais de base ne devrait pas être simplement une étape basique — c’est une étape essentielle.
Une fois que vous avez assimilé les structures grammaticales importantes, l’étape suivante est de les appliquer et d’enrichir votre bibliothèque mentale de vocabulaire.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, assurons-nous d’abord que vous possédez une base solide concernant les verbes japonais.
Ce guide se veut simple et clair : une fiche mémo qui n’entrera pas dans les détails des conjugaisons ou des règles grammaticales. Pour cela, nous vous conseillons de consulter notre guide complet sur les verbes japonais.

1. Verbes japonais vs Verbes français

Commençons par la structure de phrase classique en français : sujet + verbe + complément.
Par exemple :
« Je (sujet) lis (verbe) un livre (complément). »
C’est la structure de base qu’on retrouve dans de nombreuses langues occidentales.

En japonais, les trois éléments principaux restent les mêmes (sujet, verbe, complément), mais l’ordre est différent. En règle générale, le complément précède le verbe.

SujetComplémentVerbe
私は
watashi ha
ご飯を
gohan o
食べる
taberu

Ainsi, une phrase japonaise suit généralement l’ordre : sujet + complément + verbe.
Par exemple :
「私は本を読みます。」(Watashi wa hon o yomimasu)
→ Littéralement : « Moi, un livre, (je) lis. »

Cela peut sembler contre-intuitif au début, mais on s’y habitue rapidement avec un peu de pratique.

Cette règle grammaticale peut donner mal à la tête à beaucoup de débutants (car la plupart des langues suivent la même structure que l’anglais), mais elle devient plus facile avec la pratique — et, heureusement, grâce à une astuce simple de la langue japonaise.

Les locuteurs japonais aiment garder les choses courtes et concises. Contrairement au français, une phrase en japonais peut être grammaticalement complète avec uniquement un verbe. Si le sujet et le complément sont évidents dans le contexte, les omettre est tout à fait acceptable.

A : 田中さん、ご飯もう食べている?
A : Tanaka-san, gohan mou tabete iru ?
A : Tanaka, tu as déjà mangé ?

B: 僕もう食べた。
B: Tabeta.
B : Oui. (Littéralement : « Ai mangé »)

Dans cet exemple, le contexte est clair : le complément est « repas » (ご飯 signifie aussi « riz ») et le sujet est la personne à qui l’on s’adresse.
C’est en partie grâce à ce raccourci que vous remarquerez parfois des traductions un peu bancales du japonais vers le français, surtout lorsque tous les éléments attendus dans d’autres langues ne sont pas explicitement mentionnés.

2. En japonais, les verbes ne changent pas au singulier ou au pluriel

Encore une spécificité qui rend la langue japonaise relativement simple : les verbes ne changent pas en fonction du nombre. Qu’il s’agisse d’une personne, de deux ou de cent, le verbe reste le même.

Prenons deux exemples pour illustrer cela :

  • レストランで一人のお客様は食べている
    Resutoran de hitori no okyakusama wa tabete iru.
    → Une personne est en train de manger au restaurant.
  • レストランで10人のお客様は食べている
    Resutoran de juunin no okyakusama wa tabete iru.
    → Dix personnes sont en train de manger au restaurant.

En français, les verbes s’accordent avec le sujet : « il mange » contre « ils mangent ». C’est ce qu’on appelle la concordance sujet-verbe.
Mais en japonais, cette concordance n’existe tout simplement pas. Le verbe reste identique, quel que soit le sujet ou le nombre.

De plus, le japonais n’a pas de genre grammatical (comme c’est le cas en français, espagnol ou arabe). Cela simplifie encore davantage la conjugaison.

3. Les groupes de conjugaison des verbes japonais

Les verbes japonais se divisent en trois groupes :

Le groupe auquel appartient un verbe détermine la façon dont il se conjugue, que ce soit pour former le passé, le négatif, ou encore le potentiel.

Forme de conjugaisonVerbe en -ruVerbe en -uVerbe irrégulier
Forme dictionnaireみる (miru)飲む (nomu)くる (kuru)
Passé (forme dictionnaire)みた (mita)飲んだ (nonda)きた (kita)
Forme négativeみない (minai)飲まない (nomanai)こない (konai)
Présent poli (ます)みます (mimasu)飲みます (nomimasu)きます (ikimasu)
Présent négatifみません (mimasen)飲みません (nomimasen)きません (ikimasen)
Passé affirmatifみました (mimashita)飲みました (nomimashita)きました (kimashita)
Passé négatifみませんでした (mimasendeshita)飲みませんでした (nomimasendeshita)きませんでした (kimasendeshita)

Les verbes japonais suivent-ils des règles logiques ?

Tu as peut-être remarqué que la plupart des verbes japonais obéissent à une certaine logique. Les verbes en -ru et les verbes en -u se conjuguent généralement de manière prévisible. Par exemple, la forme négative de みる (miru, voir) devient みない (minai), tandis que celle de のむ (nomu, boire) devient のまない (nomanai).

En revanche, les verbes irréguliers font bande à part : leur conjugaison suit d’autres règles. Le verbe くる (kuru, venir) ne devient pas kurai, mais こない (konai) à la forme négative. Un cas à part qu’il faut mémoriser.

Un mot sur la forme en て

Le tableau précédent ne couvre que quatre formes de base. Il n’inclut pas des conjugaisons comme « en train de faire quelque chose » (manger, boire, marcher…). Pour cela, il faut utiliser la forme en て (te-form) — qui varie selon le type de verbe. Si tu veux dire « je suis en train de manger », tu utiliseras par exemple 食べている (tabete iru).

Les types de verbes japonais

Dans ce guide, nous avons choisi de classer les verbes par contexte d’utilisation, plutôt que selon leur structure grammaticale (ru-verbes, u-verbes, verbes irréguliers). Cela permet de mieux les mémoriser selon les situations dans lesquelles tu pourrais les utiliser : au travail, en voyage, dans la vie quotidienne…

Bien sûr, il ne faut pas confondre cette classification contextuelle avec les distinctions grammaticales plus techniques, comme verbes transitifs vs intransitifs ou ru-verbes vs u-verbes.

📘 Pour aller plus loin : découvre notre article complet sur les types de verbes japonais et leurs conjugaisons.

Verbes japonais pour exprimer les émotions et les états mentaux

Commençons par les verbes qui permettent d’exprimer des émotions ou des états mentaux, comme pleurer, être surpris, tomber amoureux ou réfléchir.
Ce sont des verbes intangibles, souvent sans action physique visible, mais qui sont essentiels pour parler de ce que l’on ressent ou pense.

KanjiHiraganaRomajiFrançais
驚くおどろくodorokuêtre surpris
泣くなくnakupleurer
怒るおこるokoruse fâcher, se mettre en colère
笑うわらうwaraurire
怖がるこわがるkowagaruavoir peur
惚れるほれるhorerutomber amoureux
慌てるあわてるawaterupaniquer, être confus
慰めるなぐさめるnagusameruréconforter, consoler
思うおもうomoupenser
考えるかんがえるkangaeruréfléchir, considérer
褒めるほめるhomerufaire des compliments
支えるささえるsasaerusoutenir
忘れるわすれるwasureruoublier
覚えるおぼえるoboeruretenir, mémoriser
疲れるつかれるtsukareruêtre fatigué
信じるしんじるshinjirucroire, avoir foi
要るいれるiruavoir besoin de
間違えるまちがえるmachigaeruse tromper
知るしるshirusavoir, connaître
苦しむくるしむkurushimusouffrir
痛むいたむitamuavoir mal, être blessé
可愛がるかわいがるkawaigaruchérir, être affectueux

Apprenez les verbes japonais avec un professeur natif !

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Verbes japonais utilisés dans les activités quotidiennes à la maison

Apprenez les verbes essentiels pour décrire vos routines quotidiennes et ce que vous faites chez vous au jour le jour. Ces mots font partie du vocabulaire de base à connaître pour parler de votre vie quotidienne en japonais.

KanjiHiraganaRomajiFrançais
住むすむsumuvivre, habiter
洗うあらうaraulaver
付けるつけるtsukeruallumer (lumière)
帰るかえるkaerurentrer (à la maison)
切るきるkirucouper
手伝うてつだうtetsudauaider
飲むのむnomuboire
食べるたべるtaberumanger
浴びるあびるabiruprendre une douche / un bain
磨くみがくmigakubrosser (les dents)
寝るねるnerudormir
触るさわるfurerutoucher
着るきるkiruporter (un vêtement)
届けるとどけるtodokerulivrer
焼くやくyakucuire, faire griller
混ぜるまぜるmazerumélanger
開けるあけるakeruouvrir
入るはいるhairuentrer
出るでるderupartir
作るつくるtsukurufaire, fabriquer
置くおくokuposer, mettre
遊ぶあそぶasobujouer

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Verbes japonais pour les actions physiques

Passons à l’action ! Ces verbes décrivent des mouvements du corps, comme courir, nager, venir ou aller quelque part.
Vous entendrez ou utiliserez presque tous ces verbes dans des conversations quotidiennes, alors autant les connaître dès maintenant !

KanjiHiraganaRomajiFrançais
歩くあるくarukumarcher
走るはしるhashirucourir
登るのぼるnoborugrimper
泳ぐおよぐoyogunager
座るすわるsuwarus’asseoir
飛ぶとぶtobuvoler (dans les airs)
来るくるkuru*venir
行くいくikualler
通うかようkayoufaire la navette / fréquenter
踊るおどるodorudanser
抱くだくdakuenlacer, étreindre
会うあうaurencontrer
働くはたらくhatarakutravailler
書くかくkakuécrire
消すけすkesueffacer, éteindre
聞くきくkikuécouter, entendre
待つまつmatsuattendre
動くうごくugokubouger
次ぐつぐtsugusuivre (dans l’ordre), venir après
見るみるmiruvoir, regarder
見せるみせるmiserumontrer
起きるおきるokiruse lever, se réveiller
降りるおりるorirudescendre (d’un véhicule)
逃げるにげるnigerufuir, s’échapper
倒れるたおれるtaorerutomber, s’effondrer
急ぐいそぐisoguse dépêcher
あげるagerudonner, lever, augmenter
もらうmoraurecevoir
終わるおわるowarufinir
買うかうkauacheter
返すかえすkaesurendre, retourner
代わるかわるkawaruremplacer, échanger
押すおすosupousser
引くひくhikutirer

「くる」(来る, “venir”) est un verbe irrégulier car il ne suit pas les schémas de conjugaison classiques des verbes Godan (U-verbes) ou Ichidan (Ru-verbes). Sa racine change de manière imprévisible selon les formes — par exemple, la forme négative est こない (konai) au lieu de くらない (kuranai), et la forme volitive est こよう (koyou) au lieu de くろう (kurou).

Ces changements de racine irréguliers signifient qu’il faut mémoriser ce verbe séparément.

Les verbes ne sont qu’une partie de l’équation : pour former des phrases en japonais, vous devrez les combiner avec des particules, des éléments grammaticaux propres au japonais.

Verbes japonais utilisés pour s’exprimer verbalement

Ces verbes sont essentiels pour parler, demander, répondre, enseigner, etc. Voici une courte liste non exhaustive :

KanjiHiraganaRomajiFrançais
話すはなすhanasuparler
言ういうiudire
歌ううたうutauchanter
話すしゃべるshaberudiscuter
答えるこたえるkotaerurépondre
教えるおしえるoshieruenseigner, montrer
聞くきくkikudemander
頼むたのむtanomudemander (une faveur)
呼ぶよぶyobuappeler

Verbes japonais irréguliers

La conjugaison des verbes japonais est en général très régulière, comme c’est souvent le cas pour les langues agglutinantes, mais il existe un certain nombre d’exceptions. Les verbes irréguliers les plus connus sont する (suru, “faire”) et 来る (kuru, “venir”), parfois classés comme les deux seuls verbes du groupe 3.

KanjiHiraganaRomajiFrançais
するsurufaire
電話するでんわするdenwa surutéléphoner
勉強するべんきょうするbenkyou suruétudier, apprendre
宿題するしゅくだいするshukudai surufaire ses devoirs
復習するふくしゅうするfukushuu sururéviser
料理するりょうりするryouri surucuisiner
練習するれんしゅうするrenshuu surupratiquer
結婚するけっこんするkekkon suruse marier
掃除するそうじするsouji surufaire le ménage
散歩するさんぽするsanpo suruse promener

Et après avoir appris les verbes japonais ?

Mémoriser ces verbes essentiels est un bon début, mais ce n’est qu’une étape. Pour vraiment progresser en japonais, il faut savoir les utiliser dans différents contextes : au passé, à la forme négative, mais aussi dans des constructions plus complexes.
Par exemple, la langue japonaise utilise beaucoup plus la voix passive que le français ou l’anglais — c’est donc une structure importante à maîtriser (consultez notre guide sur la voix passive en japonais.

Et ce n’est pas tout : vous aurez également besoin de connaître la forme volitive, qui permet d’exprimer une volonté ou une suggestion, comme « Faisons-le ! » ou « Allons-y ! ».

Besoin de pratique ?

Pour apprendre à utiliser ces verbes en conversation, pensez à suivre des cours chez Coto Academy, où nos professeurs natifs vous aideront à parler naturellement, avec fluidité, tout en enrichissant progressivement votre vocabulaire.

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FAQ:

Quels sont les verbes japonais les plus courants pour les débutants ?

Parmi les verbes les plus essentiels, on retrouve する (suru – faire), 行く (iku – aller), 見る (miru – voir), et 食べる (taberu – manger).

Combien de verbes japonais devrais-je apprendre au début ?

Commencez par apprendre environ 50 à 100 verbes essentiels. Cela couvre la majorité des conversations du quotidien et vous prépare aux niveaux JLPT N5 et N4.

Les verbes japonais sont-ils difficiles à apprendre ?

Les verbes japonais sont parfois plus simples que ceux en français (il n’y a pas d’accord singulier/pluriel), mais les conjugaisons peuvent être complexes. Les apprendre par groupes et pratiquer régulièrement aide beaucoup.

Comment puis-je m’entraîner à utiliser les verbes japonais ?

Utilisez-les dans de courtes phrasespratiquez avec un partenaire linguistique, ou suivez des cours centrés sur la conversation avec des professeurs expérimentés à Coto Academy.

Le hiragana, le katakana et le kanji composent le système d’écriture japonais. Lorsque l’on commence à apprendre le japonais, comprendre comment lire et écrire peut sembler accablant. Après tout, c’est un système totalement différent de notre alphabet latin ! Et là, on découvre qu’il existe non pas un, mais trois systèmes d’écriture utilisés simultanément. Comment est-ce possible ?

Pas de panique, ces systèmes sont plus simples qu’il n’y paraît ! Chacun possède des caractéristiques et des usages bien définis. Une fois que vous les comprenez, lire et écrire le japonais devient beaucoup plus accessible.

Nous avons rédigé des articles plus détaillés sur chaque système d’écriture japonais. N’oubliez pas de consulter notre tableau des hiragana téléchargeable ainsi qu’un quiz pour approfondir votre apprentissage avec des ressources complémentaires.

Origines de l’alphabet japonais

Connaissez-vous l’histoire et l’origine des hiragana et katakana ? À l’origine, les Japonais n’avaient pas de système d’écriture. Ce n’est qu’au Ve siècle qu’ils commencèrent à utiliser les kanji, des idéogrammes adoptés depuis la Chine et la Corée. Mais au lieu de s’en servir pour leur sens, ils en ont principalement utilisé la prononciation phonétique. À cette époque, ces caractères étaient appelés manyōgana (万葉仮名).

Cependant, les kanji comportent de nombreux traits et sont assez longs à écrire, comme vous l’avez sûrement remarqué ! En raison de leur complexité, ces idéogrammes ont été progressivement simplifiés pour donner naissance aux alphabets kana : le hiragana et le katakana. Ces systèmes sont appelés syllabaires, car chaque caractère représente un son unique dans la langue japonaise.

D’après les historiens, ce changement aurait été initié par des moines bouddhistes, convaincus que les kanji ne représentaient pas fidèlement la langue japonaise. Selon eux, un alphabet phonétique était plus adapté.

Exemples de transformation

À gauche, vous trouverez le caractère manyōgana d’origine, et à droite ses versions simplifiées en hiragana et katakana.

  • 安 → あ | 阿 → ア (a)
  • 以 → い | 伊 → イ (i)
  • 宇 → う | ウ (u)
  • 衣 → え | 江 → エ (e)
  • 於 → お | オ (o)

Cette transformation aurait eu lieu entre le VIIIᵉ et le IXᵉ siècle.

👉 Le hiragana peut être considéré comme une version calligraphiée et simplifiée des traits de kanji.
👉 Le katakana, quant à lui, est extrait d’un seul élément du kanji d’origine.

Dans certains cas, les hiragana et katakana proviennent de kanji différents, bien qu’ils représentent le même son.

Certains hiragana et katakana ont des formes similaires, comme :

  • り (hiragana) et リ (katakana)

Tandis que d’autres sont très différents :

  • あ (hiragana) et ア (katakana)

En règle générale :

  • Le hiragana a un style plus cursif, avec des courbes douces.
  • Le katakana est plus anguleux, avec des lignes droites et nettes.

⚠️ À noter : Un même son peut avoir plusieurs hiragana !
En 1900, les deux syllabaires, hiragana et katakana, ont été normalisés, et c’est en 1946 que les règles du système d’écriture japonais ont été officiellement établies.

Système d’écriture japonais #1 : Le hiragana (ひらがな)

Lorsque l’on commence à apprendre le japonais, le hiragana est généralement le premier système d’écriture étudié.

Techniquement, le hiragana est un syllabaire : cela signifie que chaque symbole représente une syllabe entière (comme « ba » ou « to »), et non un son isolé (comme « b » ou « t »).

➡️ En effet, tous les mots japonais sont construits à partir de ces petites unités sonores, donc il n’est pas nécessaire d’écrire des sons individuels comme en français.

Il existe 46 syllabes de base en hiragana, regroupées en lignes par consonnes :

Voyelles seules :

  • a (あ), i (い), u (う), e (え), o (お)

Ligne K :

  • ka (か), ki (き), ku (く), ke (け), ko (こ)

Ligne S :

  • sa (さ), shi (し), su (す), se (せ), so (そ)
    (Note : le son “si” devient “shi” en japonais)

Ligne T :

  • ta (た), chi (ち), tsu (つ), te (て), to (と)
    (Note : “ti” et “tu” deviennent “chi” et “tsu”)

Ligne N :

  • na (な), ni (に), nu (ぬ), ne (ね), no (の)

Ligne H :

  • ha (は), hi (ひ), fu (ふ), he (へ), ho (ほ)
    (Note : “hu” est prononcé “fu”)

Ligne M :

  • ma (ま), mi (み), mu (む), me (め), mo (も)

Ligne Y :

  • ya (や), , yu (ゆ), , yo (よ)
    (Il n’y a pas de « yi » ou « ye »)

Ligne R :

  • ra (ら), ri (り), ru (る), re (れ), ro (ろ)

Sons isolés :

  • wa (わ), o/wo (を), n (ん)
    (Le caractère « を » se prononce souvent simplement « o » et « ん » est une syllabe à part entière)

En plus de ces 46 sons de base, il existe 23 syllabes additionnelles, obtenues grâce à l’ajout de marques diacritiques appelées dakuten (゛) ou handakuten (゜).

En voici quelques exemples :

Ligne G :

  • ga (が), gi (ぎ), gu (ぐ), ge (げ), go (ご)

Ligne Z :

  • za (ざ), ji (じ), zu (ず), ze (ぜ), zo (ぞ)
    (“ji” est utilisé à la place de “zi”)

Ligne D :

  • da (だ), ji (ぢ), zu (づ), de (で), do (ど)
    (Attention : les sons « ji » et « zu » existent en deux versions différentes, selon leur origine)

Ligne B :

  • ba (ば), bi (び), bu (ぶ), be (べ), bo (ぼ)

Ligne P (avec le handakuten) :

  • pa (ぱ), pi (ぴ), pu (ぷ), pe (ぺ), po (ぽ)

Écrire les hiragana

Maintenant que nous avons vu les sons de base, voyons comment ces syllabes s’écrivent en hiragana.

hiragana chart

Combinaisons avec や (ya)、ゆ (yu)、よ (yo)

Il est possible de combiner une consonne avec les sons yayu ou yo en ajoutant un petit caractère や、ゆ ou よ à une syllabe se terminant par « i ».

Par exemple :

に (ni) + よ → にょ (nyo)

き (ki) + や → きゃ (kya)

し (shi) + ゅ → しゅ (shu)

Les 23 sons additionnels

Comme évoqué précédemment, 23 nouvelles syllabes sont obtenues en ajoutant des marques appelées diacritiques aux hiragana de base.

Voici ces lignes :

Ligne G :

  • が (ga), ぎ (gi), ぐ (gu), げ (ge), ご (go)

Ligne Z :

  • ざ (za), じ (ji), ず (zu), ぜ (ze), ぞ (zo)

Ligne D :

  • だ (da), ぢ (ji), づ (zu), で (de), ど (do)
    (Note : じ et ぢ se prononcent toutes deux “ji” mais ont des usages différents — même chose pour ず et づ)

Ligne B :

  • ば (ba), び (bi), ぶ (bu), べ (be), ぼ (bo)

Ligne P :

  • ぱ (pa), ぴ (pi), ぷ (pu), ぺ (pe), ぽ (po)

Remarqué quelque chose ?

Ces sons sont en fait les mêmes hiragana que ceux des lignes K, S, T, H, etc., auxquels on ajoute un signe diacritique:

  • Deux petites barres  (appelées dakuten) : elles transforment le son (ex. : ka → ga)
  • Un petit cercle  (appelé handakuten) : utilisé seulement avec la ligne H pour produire les sons en P (ex. : ha → pa)

Bonne nouvelle : pas besoin d’apprendre de nouveaux symboles — il suffit de reconnaître les modifications avec les diacritiques !

Sons contractés (combinaisons avec や、ゆ、よ)

En japonais, on trouve aussi des sons contractés, qui sont considérés comme une seule syllabe.

Ils s’obtiennent en combinant :

  • une syllabe en « i »
  • avec une petite version de や、ゆ ou よ

Voici les principales combinaisons par ligne :

LigneCombinaisons
Kきゃ (kya), きゅ (kyu), きょ (kyo)
Sしゃ (sha), しゅ (shu), しょ (sho)
Tちゃ (cha), ちゅ (chu), ちょ (cho)
Nにゃ (nya), にゅ (nyu), にょ (nyo)
Hひゃ (hya), ひゅ (hyu), ひょ (hyo)
Mみゃ (mya), みゅ (myu), みょ (myo)
Rりゃ (rya), りゅ (ryu), りょ (ryo)
Gぎゃ (gya), ぎゅ (gyu), ぎょ (gyo)
Zじゃ (ja), じゅ (ju), じょ (jo)
Bびゃ (bya), びゅ (byu), びょ (byo)
Pぴゃ (pya), ぴゅ (pyu), ぴょ (pyo)

⚠️ Attention : certaines syllabes contractées perdent légèrement le son “y” dans leur prononciation.

Comment utiliser les hiragana

Les hiragana sont les véritables couteaux suisses de l’écriture japonaise ! Ils représentent toutes les syllabes de la langue japonaise, ce qui les rend très polyvalents.

Voici dans quels cas les hiragana sont utilisés :

  • Terminaisons de verbes
  • Particules grammaticales (は, を, が, に, etc.)
  • Mots grammaticaux comme les conjonctions (たとえば, そして, でも, etc.)
  • Mots d’origine japonaise sans kanji attribué
  • Mots rares ou peu courants, pour lesquels les kanji ne sont pas utilisés
  • Furigana : hiragana placés au-dessus d’un kanji pour en indiquer la prononciation. Très utile pour les débutants ou dans les livres pour enfants.

Les voyelles longues et les consonnes doublées en hiragana

Consonnes doublées

En japonais, une consonne double est indiquée par un petit caractère っ (appelé “petit tsu”), placé avant la consonne à doubler.

Exemple :

  • 勝った (katta, “a gagné”) → s’écrit en hiragana : かった
    • Le petit っ vient avant la deuxième consonne “t”.

💡 Astuce : ce petit “tsu” marque une pause ou une tension dans la prononciation — il ne se prononce pas vraiment, mais on l’entend comme un arrêt.

Voyelles longues

Une voyelle longue signifie que le son de la voyelle est prolongé.

En hiragana, cela se fait en ajoutant une autre voyelle en fonction du son d’origine.

Voici un tableau explicatif :

Son de voyelleProlongé avec…Exemple
aおばあさん (obāsan = grand-mère)
i, eおおきい (ōkii = grand), きれい (kirei = joli)
u, oこうこう (kōkō = lycée), くうき (kūki = air)

⚠️ À noter : cette règle de prolongement des voyelles est très fréquente en japonais et essentielle pour bien différencier des mots qui peuvent sembler identiques (ex. じこ vs じこう).

Exemple Exemple d’une phrase en hiragana

Commençons par une phrase toute simple :
« Le nom de mon animal de compagnie est Bob. » (Quel drôle de nom pour un animal !)

En hiragana, cela s’écrit :

わたしの ぺっと の なまえ は ぼぶ です。
Watashi no petto no namae wa bobu desu.

Comme tu peux le voir, on peut écrire une phrase complète uniquement en hiragana !
C’est d’ailleurs comme cela que les enfants japonais commencent à apprendre la lecture et l’écriture.

Bien sûr, plus tu progresses et plus tu vas apprendre à remplacer certains mots par des kanji (comme 名前 pour “namae”) ou des mots en katakana (comme ペット pour “petto” = animal domestique).

Cependant, certains éléments restent en hiragana, comme :

  • les particules grammaticales の (no) et は (wa),
  • les verbes simples comme です (desu), ou les auxiliaires.

Conseils pour écrire en japonais

1. Il n’y a pas d’espace entre les mots en japonais

À la différence du français, le japonais s’écrit sans espaces.
Pour faciliter la lecture, les Japonais utilisent un mélange de hiragana, kanji et katakana, ce qui permet de distinguer les mots à l’intérieur d’une phrase.

🔍 D’ailleurs, une phrase 100 % en hiragana est souvent plus difficile à lire, même pour les natifs, qu’une phrase qui utilise des kanji.

2. Attention aux hiragana qui se ressemblent !

Plusieurs caractères ont une forme proche et sont souvent confondus par les débutants.
Voici quelques exemples :

  • つ (tsu) vs す (su)
  • ろ (ro), れ (re), る (ru)
  • ぬ (nu) vs め (me)

💡 Conseil : prends bien ton temps au début, et entraîne-toi à les écrire lentement pour bien voir la différence.

3. Le sens et l’ordre des traits sont importants

Quand tu écris un caractère japonais, il y a un ordre de tracé spécifique à respecter.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cela permet de mieux mémoriser chaque caractère.
  • Ton écriture sera plus lisible et naturelle.
  • Cela t’aidera aussi à deviner comment écrire de nouveaux caractères plus tard.

✍️ S’exercer à bien écrire chaque caractère, même à la main, reste un excellent moyen de progresser.

Système d’écriture japonais #2 : Le Katakana

Katakana  Chart for Japanese learners

Après avoir appris les hiragana, il est logique de passer au katakana.
Le katakana fonctionne exactement comme le hiragana : chaque symbole représente une syllabe, mais les caractères sont différents. Certains sont même visuellement proches de leurs équivalents en hiragana !

D’ailleurs, on regroupe souvent hiragana et katakana sous le nom de kana, car ils partagent le même principe phonétique.

Écriture des katakana de base

Les voyellesア(a), イ(i), ウ(u), エ(e), オ(o)
Ligne Kカ (ka), キ(ki), ク(ku), ケ(ke), コ(ko)
Ligne Sサ(sa), シ(shi), ス(su), セ(se), ソ(so)
Ligne Tタ(ta), チ(chi),ツ(tsu), テ(te), ト(to)
Ligne Hハ(ha), ヒ(hi), フ(fu), へ(he), ホ(ho)
Ligne Nナ(na), ニ(ni), ヌ(nu), ネ(ne), ノ(no)
Ligne Mマ(ma), ミ(mi), ム(mu), メ(me), モ(mo)
Ligne Yヤ(ya), ユ(yu), ヨ(yo)
Ligne Rラ(ra), リ(ri), ル(ru), レ(re), ロ(ro).
Sons particuliersワ(wa), ヲ(o/wo), and ン(n).

Sons modifiés (avec marques diacritiques)

Comme en hiragana, il existe 23 sons supplémentaires, modifiés avec les marques dakuten (゛) ou handakuten (゜) :

Ligne G ガ (ga), ギ (gi), グ (gu), ゲ (ge), ゴ (go)
Ligne Z ザ (za), ジ (ji), ズ (zu), ゼ (ze), ゾ (zo)
Ligne D ダ (da), ヂ (ji), ヅ (zu), デ (de), ド (do)
Ligne B バ (ba), ビ (bi), ブ (bu), ベ (be), ボ (bo)
Ligne P パ (pa), ピ (pi), プ (pu), ペ (pe), ポ (po)

Sons contractés et sons étrangers

Les sons contractés (kya, shu, etc.) sont formés de la même manière qu’en hiragana : on ajoute un petit ヤ, ユ ou ヨ après une syllabe en -i. Mais le katakana permet aussi de transcrire des sons étrangers que le japonais ne possède pas à l’origine, en combinant des petites voyelles avec des consonnes.

Exemples :

  • カフェ (kafe) — café → フェ = “fe”
  • パーティー (paatii) — fête → ティ = “ti”
  • ハロウィーン (harowiin) — Halloween → ウィ = “wi”

C’est ce qui rend le katakana particulièrement utile pour les mots d’origine étrangère !

Katakana vs Hiragana : comment les reconnaître ?

Les katakana ont un style plus anguleux et géométrique que les hiragana.
Ils comportent plus de lignes droites et moins de courbes.
C’est l’un des moyens les plus simples de les distinguer en un coup d’œil.

Lire aussi : Guide Complet pour Maîtriser ce Syllabaire Japonais

How and When to Use Katakana Quand et comment utiliser le katakana ?

Un autre moyen de distinguer le katakana des autres systèmes d’écriture japonais, c’est par son usage.

1. Mots étrangers (les « loanwords »)

Le katakana est principalement utilisé pour écrire des mots étrangers, c’est-à-dire des mots empruntés à d’autres langues.

Par exemple :

  • ハンバーガー (hanbāgā) → hamburger (anglais)
  • アルバイト (arubaito) → petit boulot (vient de l’allemand Arbeit, travail)

C’est aussi dans le katakana que l’on écrit les prénoms non-japonais, les noms de pays, marques, plats internationaux, etc.

2. Onomatopées et sons

Le katakana est aussi utilisé pour écrire des onomatopées – ces mots qui imitent un son ou une ambiance :

  • ピカピカ (pikapika) — scintillement
  • ガチャ (gacha) — cliquetis
  • ワンワン (wanwan) — aboiement du chien

On les retrouve partout : dans les mangas, les pubs, les dessins animés…

3. Mettre un mot en valeur

Comme l’italique ou le gras en français, le katakana permet d’accentuer un mot dans une phrase.

C’est très fréquent dans les panneaux publicitaires, les menus ou les emballages.

Exemples :

  • メガネ (megane) — lunettes
  • ラーメン (rāmen) — ramen

Même si ce sont des mots japonais, ils sont écrits en katakana pour attirer l’attention.

Les voyelles longues et consonnes doubles en katakana

Voyelles longues
Bonne nouvelle : en katakana, c’est simple !
Les voyelles longues sont représentées par un simple trait horizontal : 「ー」

Exemple :

  • アート (āto) → “art” → le trait prolonge le “a”.

Consonnes doubles
On utilise le petit 「ッ」 (tsu) pour indiquer une consonne doublée, comme en hiragana.

Exemple :

  • バッグ (baggu) → “sac” → le petit tsu sert à allonger le son “g”.

Exemple en contexte

Souviens-toi de notre animal de compagnie au prénom rigolo ? Voici la phrase de tout à l’heure, mais cette fois avec du katakana. Saurez-vous deviner quelles parties sont écrites en katakana ?

わたしのペットのなまえは ボブ です。
Watashi no petto no namae wa Bobu desu.

✅ Réponse : ペット (petto) et ボブ (Bobu) sont des mots d’origine étrangère, donc écrits en katakana.

Le katakana est donc un excellent moyen de clarifier visuellement une phrase, surtout en japonais où il n’y a pas d’espaces entre les mots !

Quelle est la différence entre le hiragana et le katakana ?

Mais alors, pourquoi y a-t-il deux syllabaires japonais ? Est-ce simplement une question de style ? Pas du tout !

Chaque syllabaire a son usage spécifique :

Le hiragana (ひらがな)

Il est utilisé pour :

  • écrire les mots d’origine japonaise (natifs), surtout quand ils n’ont pas de kanji associé ou que le kanji est trop compliqué ;
  • écrire les éléments grammaticaux, comme les particules :
    • を (wo)
    • に (ni)
    • へ (he)
    • が (ga)
    • は (ha, mais se prononce wa)

👉 Le hiragana est donc omniprésent dans n’importe quelle phrase japonaise.

Le katakana (カタカナ)

Il est utilisé pour :

  • les mots d’origine étrangère (ex. hamburger → ハンバーガー) ;
  • les noms étrangers, de personnes ou de pays ;
  • les onomatopées dans les mangas (ドキドキ, バン!) ;
  • mettre un mot en valeur, dans les publicités, les enseignes, etc.

Et les furigana ?

As-tu entendu parler des furigana ?
Ce sont de petits caractères en hiragana ou katakana écrits au-dessus d’un kanji pour en indiquer la prononciation.

On les retrouve dans :

  • les livres pour enfants ;
  • les manuels pour débutants ;
  • les textes avec des kanji rares ou complexes.

Les furigana permettent ainsi de lire un mot même sans connaître le kanji correspondant.

Système d’écriture japonais #3: Les kanji (漢字)

Dernier système d’écriture japonais à aborder : les kanji !

Qu’est-ce que les kanji ?

Les kanji (漢字) sont des caractères d’origine chinoise.
Ils ont été le premier système d’écriture utilisé au Japon, bien avant le hiragana et le katakana, et ils sont apparus il y a plus de 1 500 ans. C’est à partir des kanji que le hiragana et le katakana ont été créés, par simplification ou découpage de traits.

Combien de kanji existe-t-il ?

Il existe plus de 50 000 kanji au total.
Heureusement, seuls 2 000 à 3 000 sont nécessaires pour lire la plupart des textes japonais modernes (journaux, livres, panneaux, etc.).

Lire les kanji

Les kanji sont différents du hiragana et du katakana, car un seul caractère peut avoir plusieurs prononciations. Cela peut paraître déroutant au début, mais il y a une explication logique.

Il existe deux types de lectures :

📗 Kun-yomi (訓読み) : la lecture japonaise, utilisée souvent quand le kanji est seul ou suivi d’une terminaison en hiragana.

📕 On-yomi (音読み) : la lecture d’origine chinoise, utilisée lorsqu’un kanji est combiné avec d’autres kanji dans un mot composé.

La lecture on-yomi est généralement plus courte et plus « technique », tandis que la kun-yomi est plus proche du japonais parlé de tous les jours.

✍️ Exemple :
Le kanji 人 (personne) peut se lire :

  • じん (jin) dans 外国人 (gaikokujin → personne étrangère) → on-yomi
  • ひと (hito) dans 一人 (hitori → une personne seule) → kun-yomi

Donc, si tu vois un kanji avec plusieurs prononciations selon le mot, c’est tout à fait normal !

Écrire les kanji

Les radicaux

Tous les kanji sont construits à partir d’éléments plus petits appelés radicaux (部首 bushu en japonais).
Un radical est un petit symbole qui peut :

  • Être un kanji à lui tout seul, comme 一 (ichi → un), ou
  • Faire partie d’un kanji plus complexe en combinaison avec d’autres éléments.

Par exemple :
一 (un) + 亅 = 丁 (chō → quartier, bloc)

Il existe 214 radicaux officiels, et ils peuvent se placer à 13 endroits différents dans un caractère kanji (à gauche, en haut, en bas, autour, etc.).

💡Astuce : Si tu considères les kanji comme un assemblage de pièces, un peu comme un puzzle, cela t’aidera à les mémoriser plus facilement.

Radicals

Les 4 grandes catégories de kanji

Les kanji sont classés selon comment les radicaux ont été assemblés. On peut les regrouper en 4 types principaux :

1. Pictogrammes (象形文字 shōkei moji)

Ce sont les kanji les plus anciens, issus de dessins d’objets réels.
C’est un peu comme les emojis d’aujourd’hui ! 😄

Exemple :
山 (yama, montagne) — le caractère ressemble à trois sommets de montagne.

2. Simple Ideograms Idéogrammes simples (指事文字 shiji moji)

Ces kanji représentent des idées abstraites comme “haut” ou “bas” à l’aide de traits et de points.

Exemple :

  • 上 (ue, en haut) : un point au-dessus d’une ligne
  • 下 (shita, en bas) : un point en dessous de la ligne

3. Idéogrammes composés (会意文字 kaii moji)

Ce type de kanji est formé par la combinaison de deux kanji plus simples qui, ensemble, créent une nouvelle signification.

Exemple :
Le kanji  (yasumu, se reposer) est composé de :

  • 人 (hito, personne) — souvent représenté par le radical ⺅
  • 木 (ki, arbre)

L’image mentale ? 👉 Une personne adossée à un arbre, en train de se reposer.
C’est cette association logique qui donne tout son sens au caractère .

4. Kanji phonético-idéographiques (形声文字 keisei moji)

Ces kanji mélangent deux éléments :

  • Un radical qui donne une indication de sens
  • Un autre kanji qui représente la prononciation (souvent l’on-yomi)

Ce système a été mis en place pour résoudre un problème fréquent : parfois, un kanji représentait bien un son, mais pas du tout le sens du mot. Pour éviter toute confusion, les anciens Japonais ont combiné deux kanji — un pour le sonun pour le sens.

💧 Exemple :
Le kanji  (sei, propre / pur) est composé de :

  • ⺡ le radical de l’eau (forme simplifiée de 水 mizu)
  • 青 (sei, bleu)

🔍 Comme l’eau est souvent associée à la propreté, on a combiné ces deux idées : eau + bleu = pur.

En résumé

Les kanji sont plus complexes que les hiragana ou les katakana, mais une fois que tu comprends la logique des radicaux et les différents types de kanji, cela devient beaucoup plus facile à retenir.

📚 Apprendre l’ordre des traits (l’ordre dans lequel on écrit les traits d’un kanji) aide aussi à mieux mémoriser.
Tu peux utiliser des sites spécialisés comme ce site pour verifier des kanji et voir l’ordre de ses traits.

Utilisation des kanji

Les kanji sont utilisés pour écrire :

  • Les noms (substantifs)
  • Les radicaux de verbes
  • Les adjectifs

👉 En bref, les kanji servent à écrire la majorité des mots-clés de la langue japonaise que vous rencontrerez dans la vie quotidienne.
Même si les hiragana et katakana sont essentiels, il est impossible de se passer des kanji si vous voulez lire ou écrire en japonais de manière fluide.

Exemple

Reprenons une dernière fois notre phrase avec Bob, mais cette fois-ci écrite comme elle le serait dans un contexte courant :

私のペットの名前はボブです。
Watashi no petto no namae wa bobu desu.

Vous avez remarqué ? Cette version est plus courte que celle tout en hiragana !
Ici :

  •  (watashi, je) et 名前 (namae, nom) sont en kanji.
  • ペット (petto, animal de compagnie) et ボブ (Bob) sont en katakana.
  • Les particules  et , ainsi que le verbe です (desu), restent en hiragana.

En combinant les trois systèmes, la phrase devient plus lisible visuellement, et c’est ainsi que les Japonais écrivent naturellement !

Bien que cela puisse paraître intimidant au début, tout devient plus simple avec un peu de pratique !

✍️ Essayez d’écrire les kanji à la main pour mieux comprendre la logique des radicaux.
📱 Vous pouvez aussi utiliser des applications spécialisées pour vous entraîner à reconnaître, lire et écrire les kanji.

Conclusion

On a vu beaucoup de choses aujourd’hui ! Voici un petit récapitulatif pour bien tout retenir :

🇯🇵 Le système d’écriture japonais est composé de trois types d’écriture :

Hiragana

  • Formes arrondies
  • Chaque caractère représente une syllabe
  • Utilisé pour les particulesterminaisons verbalesmots grammaticauxmots d’origine japonaise

Katakana

  • Formes anguleuses
  • Représente aussi des syllabes
  • Utilisé pour les mots étrangersnoms étrangersonomatopées, et mises en valeur

Kanji

  • Idéogrammes complexes formés de radicaux
  • Représentent un concept, un son, ou les deux
  • Utilisés pour les nomsverbesadjectifs

Prêt(e) à vous lancer ?

Vous voilà maintenant bien équipé pour commencer à lire et écrire le japonais comme un pro !
Et si vous avez besoin d’un coup de main, n’hésitez pas à nous contacter ou à rejoindre l’un de nos cours de japonais à Coto.

FAQ

Quel est le système d’écriture japonais ?

Le système d’écriture japonais utilise les scripts hiraganakatakana et kanji.

Que représente l’hiragana ?

L’hiragana est utilisé pour écrire les mots japonais d’origine, les particules grammaticales et les terminaisons verbales.

Que représente le katakana ?

Le katakana sert à transcrire les mots étrangers, les emprunts linguistiques, les onomatopées et les mots que l’on souhaite mettre en valeur.

Combien y a-t-il de caractères en hiragana et katakana ?

Il y a 46 caractères dans chacun des syllabaires hiragana et katakana.

Qu’est-ce qui ressemble le plus à l’alphabet français ?

Il n’existe pas d’alphabet en japonais, mais les éléments les plus proches seraient les syllabaires hiragana et katakana.

Combien de kanji faut-il apprendre ?

Pour être considéré comme fluent en japonais, il faut apprendre entre 1 500 et 2 500 caractères kanji.